infarctus cérébral (anatomo et physiopathologie, étiologie) l.m.
cerebral infarct (anatomo and physiopathology, etiology)
Ischémie cérébrale appelée aussi ramollissement ou encéphalomalacie, génératrice d'une nécrose circonscrite irréversible et d'un œdème qui peut rester réversible.
L'obstruction vasculaire n'est pas toujours décelée au voisinage de l'infarctus : délitement d'une embolie, ischémie de mécanisme hémodynamique révélant une faille dans les dispositifs de suppléance en face d'une oblitération vasculaire située à distance.
L'aspect grisâtre de l'infarctus efface la distinction entre substance grise et substance blanche. Habituel dans une obstruction veineuse (phlébite cérébrale), le ramollissement rouge peut aussi se produire fréquemment à la levée de l'obstacle lors des infarctus par oblitération artérielle, avec appel à des suppléances. La tomographie d'émission de positons (PET) a pu montrer le contraste entre l'effondrement du métabolisme oxydatif dans la zone infarcie et le maintien du débit circulatoire régional (perfusion de luxe).
Sont principalement en cause les cardiopathies emboligènes (rétrécissement mitral, fibrillation auriculaire, communication interauriculaire) et l'athérome des artères cervicales à destination céphalique. C'est dire l'importance de l'enregistrement du rythme cardiaque (Holter), de l'échographie cardiaque et de l'examen des vaisseaux du cou (Doppler, échotomographie). Des anomalies structurelles des artères (dysplasie fibromusculaire, moya moya), des dissections artérielles spontanées ou traumatiques, diverses artérites (Horton, Takayashu, etc.), certaines affections génétiques ((hémocystinurie, maladie de Fabry, CADASIL) interviennent exceptionnellement.
Les contraceptifs oraux, la drépanocytose, une polyglobulie, les déficits en inhibiteurs de la coagulation (antithrombine III, protéine C, protéine S) constituent des facteurs favorisants.
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
iron regulatory element l. angl.
Séquence de l'ARNm impliquée dans l'adaptation au statut en fer de nombreuses protéines participant au métabolisme martial telles que la ferritine, la transferrine ou encore son récepteur.
Sur cette région de l'ARNm se fixe de façon spécifique une protéine (IRE-binding protein) analogue à l'aconitase. La structure spatiale de cette protéine, et par conséquent son affinité pour l'ARNm, diffèrent selon qu'elle est ou non liée à un atome de fer.
Sigle : IRE
KCNE1 gene sigle angl. pour potassium voltage-gated channel subfamily E regulatory subunit 1
Localisé en 21q22.12, ce gène code une protéine qui règle l’activité d’un canal constitué de protéines produites par le gène KCNQ1.
Quatre sous-unités alpha faites par KCNQ1 forment la structure de chaque canal. Une sous-unité bêta produite par le gène KCNE1 lie le canal et régule son activité. Ces canaux sont actifs au niveau de l’oreille interne et du myocarde. Dans l’oreille, les canaux maintiennent la balance ionique nécessaire à une audition normale. Dans le myocarde les canaux sont impliqués dans la recharge musculaire qui suit chaque contraction afin de maintenir un rythme cardiaque régulier. La protéine KCNE1 est aussi produite dans les reins, les testicules, l’utérus où elle règle probablement l’activité d’autres canaux.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des syndromes de Jervell et Lange-Nielsen et du QT long.
Syn. delayed rectifier potassium channel subunit IsK ; IKs producing slow voltage-gated potassium channel beta subunit Mink ; ISK ; JLNS2 ; LQT5 ; minimal potassium channel ; mink ; potassium channel, voltage gated subfamily E regulatory beta subunit 1 ; potas
→ KCNQ1 gene, Jervell et Lange-Nielsen (syndrome de), syndrome du QT long
[Q2,K2,P1 ]
kinésine n.f.
kinesin
Protéine cytoplasmique qui joue un rôle dans le déplacement d'organites à l'intérieur de la cellule le long des microtubules.
Cette protéine de masse moléculaire 380 kDa est hétérotétramérique, possédant 2 chaînes lourdes et 2 chaînes légères ; la tête globulaire à l'extrémité NH2-terminale des chaînes lourdes constitue le domaine moteur, se déplaçant de façon antérograde sur la tubuline grâce à de l'ATP ; la queue, reliée à la tête par un domaine central en -hélice, porte les chaînes légères et le site de fixation des organites à transporter. La kinésine est aussi désignée par le sigle MTBP (microtubule binding protein).
Étym. gr. kinesis : mouvement
klotho n.f.
klotho
Protéine hormonale régulatrice du vieillissement, douée d’activité enzymatique de glucuronidase ou glucosidase, dont une mutation (chez le rat) entraîne un vieillissement rapide.
Le gène klotho code pour une glycoprotéine transmembranaire du rein présente aussi dans l'urine. Cette protéine inhibe la synthèse de vitamine D active et agit sur l'homéostasie du calcium.
Étym. Klôthô (grec) ou clotho (latin) la première des trois Moires ou Parques qui, dans les mythologies grecques et latines, règlent la vie humaine : Klôthô préside à la naissance et tient la quenouille où s’enroule le fil de l’existence.
lactadhérine n.f.
lactadherin
Protéine globulaire du lait, considérée comme facteur de protection contre l'infection infantile à rotavirus, présente dans l'épithélium de la glande mammaire mais exprimée aussi dans les cellules musculaires lisses de la média aortique.
Faite de 378 acides aminés, sa fonction normale est inconnue mais elle contient plusieurs domaines caractéristiques. La partie N-terminale contient un domaine EGF-like et également une séquence RGD indiquant un lien avec la membrane cellulaire. Dans la partie C-terminale, existent deux domaines avec forte homologie de séquences avec les domaines C1 et C2 fonctionnellement importants dans les facteurs de coagulation C et VIII. Ces similitudes et l'expression de la lactadhérine par les cellules musculaires lisses vasculaires soulèvent l'hypothèse d'une fonction régulatrice de cette protéine dans la coagulation ou dans la fibrinolyse.
glissière à leucine l.f.
leucine-zipper, leu-zipper
Domaine hydrophobe d'une protéine formé par l'accolement de deux séquences peptidiques constituées de leucines, dont les alignements sont comparables aux deux bords d'une fermeture à glissière, dite aussi fermeture éclair, et qui stabilisent un repliement de la protéine.
Ces domaines fonctionnels en trois dimensions sont observés dans les protéines ayant une forme d’hélice, contenant des répétitions régulières de résidus leucine, facilitant la dimérisation.
Les protéines pourvues de glissière à leucine sont fréquemment observées dans les facteurs de transcription. Dans des protéines dimériques contenant deux hélices alpha, ces motifs permettent la formation d'un pont entre les leucines évoquant une sorte de fermeture éclair.
Cette structure se trouve dans des protéines qui se lient aux ADN des noyaux cellulaires, comme p. ex. les proto-oncogènes c-jun ou c-fos.
Syn. fermeture éclair à leucine
→ dimérisation, leucine, transcription, proto-oncogène
[C3]
Édit. 2018
L1CAM gene sigle angl. pour cell adhesion molecule
Localisé en Xq28, ce gène code la production de la protéine L1 présente dans l’ensemble des neurones, qui intervient dans le développement et l’organisation des cellules, la formation de la myéline et celle des synapses.
Les mutations de ce gène entraînent le syndrome L1 en modifiant la structure de la protéine L1 et interrompant sa production
Syn. CAML1, CD171, HSAS1, MASA, HSAS, MIC5, S10, SPG1
→ Bickers et Adams (syndrome de), syndrome L1
LMX1B gene sigle angl. pour LIM homeobox transcription factor 1 beta
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q33.3, codant pour une protéine qui se lie à des régions spécifiques de l’ADN et régule l’action d’autres gènes.
Appelée facteur de transcription, cette protéine joue un rôle important durant le développement embryonnaire précoce des membres, reins et yeux. Des mutations de ce gène entraînent l’ostéo-onychodysplasie.
Syn. LIM homeo box transcription factor 1, beta, LIM homeobox transcription factor 1, beta, LMX1.2, LMX1B_HUMAN, MGC138325, MGC142051, NPS1
→ ostéo-onychodysplasie, ostéo-onychodysostose
loricrine n.f.
loricrin
Protéine de 315 acides aminés présente dans l'épiderme humain, faisant partie de l'enveloppe des kératinocytes.
La structure de cette protéine est extrêmement riche en glycine (environ 50 %), en sérine et cystéine. Elle comporte aussi des ponts intra-chaînes de epsilon-gamma-glutamyl-lysine, dont la synthèse dépend d'une transglutaminase et qui donne à la molécule une conformation en rosette avec des boucles riches en glycine.
macrothrombocytopénie n. m.
macrothrombocytopoenia, inherited giant platelet disorders, IGPDs, MHY9-related disease
Hémopathie congénitale caractérisée par des troubles de la coagulation sanguine liée à une thrombopénie et à une formation anormale des plaquettes, à transmission autosomique dominante par altération du gène MYH9 (MYosin Heavy chain 9) dont le nombre des mutations, l’expressivité variables et l’association à l’atteinte d’autres organes a donné lieu à l’isolement de plusieurs formes cliniques.
Les plaquettes, peu nombreuses de 30000 à 100000, ont un volume comparable à celui des hématies ; la perte de leur fonction provoque une tendance hémorragique. Des troubles associés peuvent dominer le tableau clinique : néphropathie interstitielle, surdité et cataracte congénitale, ces complications pouvant être constatées d’emblée ou lors de l’évolution..
Le gène responsable MYH9, situé en 22q12.13, code pour la protéine MYHIIA ( d’une chaîne lourde de la myosine II A non musculaire) ; elle est exprimée dans certaines cellules sanguines, polynucléaires, monocytes, plaquettes. La protéine, instable, précipite sous forme de particules (corps de Döhle) et le cytosquelette est désorganisé. Les divers variants alléliques vont donner des formes cliniques qui ont été isolées :
- Le syndrome de Sebastian, le moins grave, se traduit par une simple tendance hémorragique : épistaxis, ecchymoses, métrorragies ; les inclusions cytoplasmiques sont petites.
- Le syndrome de May-Hegglin présente de grosses inclusions intraleucocytaires et souvent une cataracte et des atteintes cochléaire et rénale.
- Le syndrome de Fechtner est caractérisé par une néphropathie importante et l’absence de cataracte.
- Le syndrome d’Epstein a une faible tendance hémorragique, une absence d’inclusions cytoplasmiques mais l’attreinte rénale et la surdité peuvent être sévères.
Parmi les autres macrothrombocytopénies, diagnostic différentiel des précédentes, on peut citer : la thrombocytopénie autoimmune chronique, où moins de 10% des plaquettes sont augmentées de volume, non héréditaire, identifiée par la recherche des anticorps spécifiques, le syndrome de Bernard-Soulier, le syndrome de Jacobsen, le syndrome des plaquettes grises.
Sebastian et Fechtner sont les noms des familles atteintes de ces syndromes et décrits respectivement par A. Greinacher et L. C. Peterson
A. Greinacher, immunologiste et hématologue allemand (1990) ; R. May, médecin interniste allemand (1909) ; R. Hegglin, médecin interniste suisse (1945) ; C. J. Epstein, pédiatre américain (1972) ; (1972), LoAn C. Peterson, anatomopathologiste américaine (1985) ; Jean Bernard, membre de l'Académie de médecine et J. P. Soulier, hématologues français (1948) ; Petrea Jacobsen, médecin généticienne danoise (1973) ; K. G. P. Döhle, anatomopathologiste allemand (1892)
Étym. gr. macros : grand ; thrombos : caillot ; cutos : cellule ; poenia : pauvreté ;
Syn. MHY9 (syndrome)
→ Epstein (syndrome), Fechtner (syndrome), May-Hegglin (syndrome) Sebastian (syndrome), Bernard-Soulier syndrome, Jacobsen (syndrome de), plaquettes grises (syndrome des), Döhle (corps de)
MAP acr. angl.
1) Sigle pour Mitogen Activated Protein, protéine cellulaire dont la phosphorylation est provoquée par des agents mitogènes et qui est impliquée dans les processus du cycle mitotique.
2) Sigle pour Microtubule Associated Protein, protéine cellulaire associée aux microtubules ; certaines MAP, dites « motrices », telles que les kinésines et les dynéines, servent au transport des organites intracellulaires, et d'autres dites « de structure », sont impliquées dans la stabilité et l'assemblage des microtubules.
maturase n.f.
maturase
Protéine enzymatique produite par un ARNm mosaïque et qui a la propriété de catalyser l'excision de l'intron qui participe à son codage.
Cette protéine a été décrite dans les mitochondries de levure.
McKusick- Kaufman (syndrome de) l.m.
McKusick- Kaufman syndrome, MKKS
Syndrome malformatif congénital comportant une cardiopathie congénitale, un hydro ou hématocolpos, une hexadactylie postaxiale et des anomalies viscérales multiples.
La cardiopathie congénitale peut être une communication interventriculaire ou interauriculaire, un canal artériel, une tétralogie de Fallot ou autre ; il peut s’y associer, une atrésie ou une imperforation anale, une maladie de Hirschprung et des malformations urogénitales ; hydrométrocolpos par atrésie vaginale ou imperforation hyménéale chez la fille, chyptorchidie et hypospadias chez le garçon. Un mamelon surnuméraire est fréquent, parfois retrouvé isolé dans des cas familiaux. L’affection est autosomique récessive ; sa fréquence est de un pour cent chez les Amish. Le gène MKKS est localisé en 20p12. La protéine MKKS a un rôle dans le repliement d’autres protéines (protéine chaperonne), dans le transport des protéines dans la cellule et dans le développement des organes. Une autre mutation du gène intervient dans le syndrome voisin de Bardet-Bield.
V. A. McKusick, médecin interniste et généticien, membre de l'Académie de médecine (1964), R. L. Kaufman, médecin généticien américain (1971), G. Bardet, ophtalmologiste français (1920, A. Biedl, anatomopathologiste et endocrinologue austrohongrois (1922)
Syn. syndrome de Kaufman
→ Bardet-Bield (syndrome de), chaperonne, MKKS gene
MC4R gene sigle angl. pour melanocortin 4 receptor
Gène localisé en 18q21.32, codant pour une protéine qui est un récepteur lié à la membrane et qui appartient à la famille des récepteurs de la mélanocortine.
Cette protéine agit, sous la médiation de protéines G, en collaboration avec l’hormone adrénocorticotrope et la mélanotropine (MSH).
La mutation de ce gène est à l’origine de l’obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4
→ protéine G, obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4, récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, hormone adrénocorticotrope
ménine n.f.
menin
Protéine intranucléaire ayant un rôle de suppresseur de tumeur dans les cellules glandulaires endocrines, dans la constitution du cytosquelette et dont les mutations sont responsables des néoplasies endocriniennes multiples de type 1.
Régulatrice de la prolifération cellulaire par interaction avec des facteurs de transcription, elle intervient dans l’apoptose. Constituée de 610 acides aminés, elle est codée par le gène MEN1 (Multiple Endocrine Neoplasia 1) en 11q13 (Biström). Ses mutations, ponctuelles, souvent de type non-sens ou par délétion donnent une protéine tronquée, inactive, les cellules se divisent alors sans contrôle et développent des tumeurs des glandes endocrines : parathyroïdes, pancréas, hypophyse, et aussi corticosurrénales, thyroïde, thymus. Ces mutations, autosomiques dominantes, étant ponctuelles mais très nombreuses, l’expression est très variable d’une famille à l’autre. La prédominance de l’atteinte duodéno-pancréatique avec gastrinomes multiples et récidivants constitue de syndrome de Zollinger-Ellison.
Camilla Byström, médecin généticienne suédoise (1988)
→ néoplasie endocriniennes multiple de type 1, Zollinger-Ellison (syndrome de),
MLKL sigle angl. pour Mixed Lineage Kinase domain Like 1
Protéine intracellulaire contenant un domaine de type kinase mais dépourvu d’activité kinasique.
Après phosphorylation par RIPK3, la protéine MLKL forme un homotrimère qui est transporté à la membrane cellulaire. Elle y induit une entrée massive d’ions Ca2+ et des altérations membranaires induisant la nécroptose.
→ protéine kinase, RIPK, nécroptose
MRP2 sigle angl. pour Mutidrug Resistance Protein 2
Protéine exprimée au pôle apical des hépatocytes, appartenant à la famille des transporteurs d’anions organiques (Organic Anion Transporter, OAT)
Dans le foie, la protéine MRP2 assure la plus grande partie de l’excrétion de la bilirubine conjuguée dans les canalicules biliaires. Des mutations de cette protéine sont responsables du syndrome de Dubin-Johnson.
Syn. ABCC2, CMOAT1
→ transporteurs d'anions organiques, Dubin-Johnson (sydrome de)
MT-TL1 gene, sigle angl. pour mitochondrially encoded tRNA leucine 1 (UUA/G)
Gène situé sur les paires de base 3,230 to 3,304 de l’ADN mitochondrial codant pour une protéine transfert ARN (tRNA)qui aide à l’assemblage des blocs d’acides aminés en protéines fonctionnelles ; dans ce cas précis il s’agit d’une protéine spécifique tRNAleu(UUR).
Des mutations de ce gène sont à l’origine de l’encéphalomyopathie, acide lactique et accidents vasculaires cérébraux, le syndrome de Leigh, le diabète et surdité d’origine mitochondriale, l’épilepsie myoclonique à fibres rouges en lambeau, l’ophtalmoplégie progressive externe
→ encéphalomyopathie, acide lactique et accidents vasculaires cérébraux, Leigh (syndrome de), diabète et surdité d'origine mitochondriale, épilepsie myoclonique à fibres rouges en lambeau, ophtalmoplégie progressive externe
mutation partielle l.f.
leaky mutation
Mutation qui n'abolit pas complètement l'expression du gène muté.
La protéine défectueuse ainsi formée est dite protéine « leaky ».
Étym. lat. mutatio : déplacement, changement
MYCN gene sigle anglais pour v-myc avian myelocytomatosis viral oncogene neuroblastoma derived homolog
Gène situé sur le locus chromosomique 2p24.3 codant pour une protéine qui joue un rôle dans la formation tissulaire durant la vie embryonnaire ; elle est nécessaire au développement du cœur, des reins, du système nerveux, du système digestif, des poumons.
Cette protéine régule l’activité des autres gènes en se liant à des régions spécifiques de l’ADN. Sur la base de cette action, elle est appelée facteur de transcription.
Ce gène appartient à la classe des oncogènes qui, après mutation, sont la cause de la cancérisation cellulaire.
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome de Feingold (syndrome oculo-digito-œsophago-duodénal), de neuroblastome.
Syn. bHLHe37, MYCN_HUMAN, MYCNOT, N-myc, N-myc proto-oncogene protein, neuroblastoma-derived v-myc avian myelocytomatosis viral related oncogene, neuroblastoma MYC oncogene, NMYC, oncogene NMYC, pp65/67, v-myc avian myelocytomatosis viral related oncogene, neu
→ Feingold (syndrome), oculo-digito-oesophago-duodénal (syndrome), neuroblastome
myristoylation n.f.
myristoylation
Fixation d'une molécule d'acide myristique.
Ce processus physiologique concerne certaines protéines qui acquièrent ainsi un domaine lipophile et se trouvent dans les membranes (protéine-ser-thr-kinases, protéine-tyr-kinases, phosphoprotéine-phosphatases, NO-synthase, réticuline, etc.).
NAD-ADP-ribosyl-transférase n.f.
NAD-ADP-ribosyltransferase
Enzyme qui catalyse le transfert d'un radical ADP-ribosyle du NAD sur un reste d'aminoacide d'une protéine, en particulier sur des histones, réalisant une ADP-ribosylation ou sur le C2 du ribose de l'ADP d'un reste ADP-ribosyle précédent, réalisant une poly-ADP-ribosylation, comportant 20 à 30 unités.
Par ex., une telle transférase fait partie de la toxine de certaines bactéries, qui exercent un effet inhibiteur sur une G-protéine (dans le cas de la toxine du choléra) ou sur le facteur d'élongation EF2 des ribosomes, bloquant la synthèse des protéines (dans le cas de la toxine diphtérique).
Syn. ADP-ribosyl-transférase. Poly ADP-ribose synthétase
neuréguline n.f.
neuregulin
Protéine ayant des propriétés mitogènes et différenciatrices, découverte initialement sous le nom de NDF ou "neu differentiation factor" pour son action sur des carcinomes mammaires du Rat, et dont on a trouvé de nombreux variants dans les tissus animaux et humains.
Les neurégulines constituent une famille de facteurs de croissance agissant sur des récepteurs membranaires de type erbB2 ou HER2, proto-oncogène encore appelé protéine neu, ou erbB3 ou erbB4. Chez l'Homme les neurégulines ont été appelées hérégulines ou HRG. Le terme de neuréguline désigne chacun des facteurs de croissance de cette famille de structure analogue aux HRG, comprenant Par ex. le facteur de croissance glial (GGF) ou le facteur agissant comme inducteur du récepteur de l'acétylcholine (ARIA). Les neurégulines sont des protéines qu'on trouve dans les membranes des cellules du système nerveux central et périphérique et de divers organes parenchymateux, et qui peuvent en être détachées par protéolyse. Elles peuvent être synthétisées et sécrétées par les neurones ou par les astrocytes. Elles exercent un effet mitogène sur les cellules de Schwann. Elles jouent un rôle dans la formation des synapses neuromusculaires.
Étym. neu : de la protéine neu ; réguline : facteur régulateur
neurexine n.f.
neurexin
Protéine membranaire des neurones qui joue un rôle dans les jonctions intercellulaires.
La neurexine est constituée d’une chaine peptidique qui traverse la membrane, dont la partie cytoplasmique comporte 55 acides aminés, et dont la partie extracellulaire présente trois domaines, le premier riche en glucides, le second homologue des laminines et des globulines fixant les hormones sexuelles (TEBG), le troisième peptide signal N-terminal.
Plusieurs protéines apparentées ont été identifiées. Les neurexines sont des protéines hautement conservées par l’évolution, présentant plus de 95% d’identité chez tous les mammifères. Leur fonction principale serait la reconnaissance des neurones et la formation de jonctions inter-neuronales. La neurexine Ia a été identifiée comme la protéine fixant l’ alpha-latrotoxine.