Babinski-Weill (épreuve de) l.f.
Babinski-Weill’s test
Manœuvre destinée à mettre en évidence un trouble de l’équilibre d’origine vestibulaire ou cérébelleuse.
Le sujet, les yeux fermés, fait alternativement dix pas en avant et dix pas en arrière, en ligne droite, plusieurs fois de suite. Un sujet normal ne dévie pas. En cas de troubles vestibulaires, on constate une déviation angulaire de plus en plus importante.
J. Babinski, membre de l'Académie de médecine, neurologue français et G. Weill, ophtalmologiste français (1913)
Syn. épreuve de déviation angulaire, épreuve de la marche en étoile
→ ataxie labyrinthique, syndrome vestibulaire central, syndrome vestibulaire périphérique
[H1 ]
Édit. 2018
baud n.m.
baud
Unité de rapidité de transmission d'un message télégraphique : un point par seconde.
Par extension, rapidité de transmission de tout message : 1 baud = 1 bit/seconde.
Pour la transmission d'un message téléphonique audible, il faut une ligne de 1 500 bauds, comme la rapidité d'idéation humaine est environ trois fois plus rapide que l'élocution on peut estimer l'ordre de grandeur de la rapidité d'élaboration de la pensée à 5 000 bauds.
É. Baudot, ingénieur télégraphiste français (1874)
→ bit
Édit. 2017
Beau (lignes de) l.f.p.
Beau's lines
Sillons transversaux observés sur les ongles, apparaissant sous le repli sus-unguéal et s'éliminant avec la pousse de l'ongle.
Cette déformation est le témoin d'un processus inflammatoire atteignant la matrice ; elle est localisée, dans sa forme monodactylique ou paucidactylique, ou généralisée : les sillons sont alors situés au même niveau sur tous les ongles, plus accentués sur les ongles des pouces. On les rencontre dans des circonstances très variées : affections fébriles générales d'apparition brutale, inflammations digitales telles que traumatismes, paronychies, refoulement maniaque des cuticules, de même qu’après des polychimiothérapies lourdes. Habituellement, il n'y a qu'une ligne sur chaque ongle, mais, si le facteur causal se répète, de nouvelles lignes apparaissent à chaque récurrence.
J. Beau, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1846)
Syn. sillons transversaux, lignes transversales
Édit. 2017
Berman (position de) l.f.
Berman's position
Position de la femme utilisée lors de la radiopelvimétrie pour réaliser un cliché de face du détroit supérieur.
Le tronc n'est incliné qu'à 25° par rapport à l'horizontale, un coussin dans le dos permettant de le maintenir en lordose ; le tube est centré verticalement au milieu de la ligne joignant les épines iliaques antéro-supérieures. Les clichés ont un aspect comparable à ceux de la technique de Thoms, mais l'irradiation du fœtus serait moindre.
R. Berman, gynécologue obstétricien américain (1955)
Édit. 2017
bifidité scrotale l.f.
bifid scrotum
Dédoublement du scrotum, non fusionné sur la ligne médiane, généralement en rapport avec un hypospadias postérieur, ébauche de disposition féminine.
Édit. 2017
bifurcation du tronc pulmonaire l.f.
bifurcatio trunci pulmonalis (TA)
bifurcation of pulmonary trunk
Division du tronc pulmonaire en ses 2 branches droite et gauche pour chacun des poumons, formant un angle obtus de 130 à 150 degrés ouvert en haut, en arrière et à droite.
Elle se fait sans délimitation nette à angle obtus, au-dessus de l'auricule gauche, à gauche de la ligne médiane, au-dessous et à gauche de la portion horizontale de la crosse aortique. Elle répond par l'intermédiaire du toit péricardique à la bronche principale gauche et aux nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs.
Édit. 2017
biomètrie (critères de réussite d'une) l.m.p.
criteria of success of a biometry
En ophtalmologie, éléments visibles sur l'écran du moniteur permettant de vérifier que l'examen est techniquement correct.
En mode A, ils dépendent des lois de propagation du faisceau ultrasonore et de la forme supposée sphérique de l'œil emmétrope. Les appareils actuels donnent plusieurs mesures successives. Il est indispensable de regarder les différentes courbes enregistrées par la machine pour chaque mesure et ne sélectionner comme valables que les courbes donnant les plus grandes longueurs avec les plus hauts pics. Il est utile également de vérifier que l'écart-type des valeurs successives des différents segments mesurés (chambre antérieure, cristallin, vitré, longueur axiale totale) est inférieur à 0,01 pour la longueur axiale totale et inférieur à 0,06 pour l'épaisseur du cristallin et la profondeur de la chambre antérieure.
En mode B, l'alignement sur une même ligne de l'apex cornéen, se matérialise par deux petits fragments curvilignes correspondant à l'épithélium et à l'endothélium, de la pupille matérialisée par la cristalloïde antérieure convexe vers l'avant au travers du diaphragme irien plan, du centre de la cristalloïde postérieure, de la macula localisée à 3 mm en temporal de la papille facilement reconnaissable avec un petit pertuis en son centre (cet axe visuel fait environ 15° avec l'axe joignant le centre de la cornée à la papille).
Étym. gr. bios : vie ; metron : mesure
Édit. 2017
biopsie nerveuse l.f.
nerve biopsy
Prélèvement d'un fragment de nerf pour étude histologique.
Au terme des investigations complémentaires dans le cadre d'une polyneuropathie, ce type de prélèvement peut être indiqué, généralement associé à celui du muscle. Leur étude permet d'affirmer l'atteinte neurogène.
Il se fait sous anesthésie locale, le plus souvent aux membres inférieurs, sur le nerf musculocutané, à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur de la jambe, à un centimètre en avant d'une ligne unissant la tête du péroné à la malléole externe (parfois au dos du pied ou encore sur la branche sensitive du nerf radial au membre supérieur). Il s'agit généralement de prélèvements de nerfs sensitifs, très exceptionnellement, dans des indications précises, d'une biopsie de filet moteur.
Les fragments sont examinés en microscopie optique et électronique, et immunohistochimie. Des études dites de microdissection portant séparément sur chaque fibre nerveuse, permettent d'apprécier l'état des gaines myéliniques.
L'étude histologique du nerf permet p. ex. de confirmer une vascularite, une amylose ou une lèpre
Ainsi peut être également précisé le mécanisme des lésions du nerf périphérique au cours de certaines maladies comme la dysglobulinémie monoclonale
Le diagnostic de génétique moléculaire a supplanté la biopsie nerveuse dans certaines affections dégénératives comme la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie, neuropathie périphérique
Édit. 2017
bit n.m.
bit
Unité binaire qui permet de quantifier le contenu d'un message et la place qu'il tient dans la mémoire qui l'enregistre.
Tout message (oral, écrit ou image) peut être transcrit en une suite de bits ; aussi les calculateurs électroniques et les ordinateurs utilisent le principe binaire du tout ou rien (passage d'une impulsion ou pas d'impulsion, présence d'une tension électrique ou non, etc.), codés 1 ou 0 respectivement (on code aussi 0 = + et 1 = - ). En informatique, la capacité de mémoire se mesure en bits : ex. une disquette a une capacité de 2 millions de bits (2.106) et les mémoires des ordinateurs s'évaluent en milliards de bits ou gigabits (2 109) et plus.
Comme les neurones du cerveau répondent à la loi du tout ou rien, le fonctionnement cérébral est binaire, en principe : la capacité du cerveau humain est beaucoup plus grande que celle des ordinateurs (100 milliards de neurones établissant chacun 10 000 connexions en moyenne avec d'autres neurones = 1011 x 104 = 1015 bits # 4.1012 octets). Par contre le débit de délivrance d'un message est beaucoup plus rapide dans les machines que dans le système nerveux : pour transmettre une conversation téléphonique une ligne à 1 500 bauds suffit, mais pour les connexions entre ordinateurs on utilise des lignes d'environ 300 000 bauds et à l'intérieur des machines, la fréquence porteuse, de l'ordre de 500 MHz, permet un débit de message de l'ordre du mégabauds, soit un passage d'un point à l'autre en moins d'un millionième de seconde, alors que le passage des synapses entre neurones demande environ 1 ms.
Nota : la transmission d'un message ne doit pas être confondue avec la quantité d'information qu'il apporte car un long message peut n'apporter que très peu d'information.
Étym. angl. bit : contraction de binary digit : chiffre binaire.
→ baud, information, mémoire, octet, shanon
Édit. 2017
bord antérieur du poumon l.m.
margo anterior (pulmonis) (TA)
anterior border (lung)
Arête qui sépare en avant la face costale de la face médiastinale du poumon.
Le bord antérieur du poumon droit décrit une courbe convexe en dedans. Il est presque vertical. Il atteint, voir dépasse la ligne médiane, en regard des 2e, 3e et 4e espaces intercostaux, en inspiration.
Le bord gauche convexe en haut, présente une large échancrure à sa partie moyenne, l'incisure cardiaque prolongée au-dessous par le processus linguiforme du segment lingulaire inférieur.
Édit. 2017
branche supérieure du pubis l.f.
ramus superior ossis pubis (TA)
superior pubic ramus
Segment allongé et horizontal du pubis placé au-dessus du foramen obturé.
Il s’étend de l’acétabulum en arrière au corps du pubis en avant. Il présente à décrire l’éminence ilio-pubienne, la ligne pectinéale du pubis, la crête obturatrice, le sillon obturateur, le tubercule obturateur antérieur, le tubercule obturateur postérieur.
Syn. anc. branche horizontale du pubis
→ éminence ilio-pubienne, ligne pectinéale du pubis, crête obturatrice, sillon obturateur, tubercule obturateur postérieur.
Édit. 2017
bride masculine l.f.
masculin fold
Bandelette limitée par deux bords légèrement concaves en dehors qui parcourent d’avant en arrière, sur la ligne médiane, l’espace compris, chez la femme, entre la papille uréthrale et la face inférieure du clitoris.
Apparente chez les vierges, elle s’atténue chez la femme déflorée et disparait chez la multipare. Elle est assimilable à la grosse bride qui, dans l’hypospadias périnéo-scrotal, relie, chez l’homme, le gland imperforé au méat urinaire anormal. Dans l’un et l’autre sexe, cette bride est le vestige de la portion pénienne de l’urèthre dont la formation a avorté.
Édit. 2017
canal spiral du modiolus l.m.
canalis spiralis modioli (TA)
spiral canal of modiolus
Conduit osseux creusé dans le modiolus le long de la lame spirale de la cochlée.
Il est en connexion avec la cavité du canal de la cochlée par les canaux nerveux de la lame spirale de la cochlée, et avec le crible spiral, série de très fins orifices disposés en double ligne spirale dans la paroi du modiolus ; ces derniers font communiquer, par de très fins canalicules, le canal spiral du modiolus avec la cavité du canal spiral de la cochlée. Ces canalicules livrent passage aux filets du nerf cochléaire.
Syn. anc. canal spiral de Rosenthal
[A1,P1]
Édit. 2015
Cantrell et Crittenden (syndrome de)
Cantrell and Crittenden syndrome
Ensemble malformatif rare associant une brèche diaphragmatique antérieure, une fente sternale inférieure, une diastasis des muscles droits de l’abdomen, une hernie ombilicale, un anévrisme cardiaque apical et parfois d’autres anomalies cardiaques ou péricardiques.
Il est dû à une anomalie du développement des zones dérivant du septum transversum. Ebauche primitive du diaphragme.
Syn. Syndrome de la ligne médiane, syndrome du septum transversum.
J. R. Cantrell, chirurgien américain (1958) ; I. H. Crittenden, pédiatre cardiologue américain (1959)
[Q2]
capsule de Tenon l.f.
Tenon's capsule
vagina bulbi
Capsule qui entoure la partie postérieure du globe et qui bute vers l'équateur contre les muscles oculomoteurs.
Elle se replie alors sur eux pour se continuer dans les gaines musculaires. Entre les muscles, elle s'attache sur le globe par une ligne festonnée. En avant des muscles, elle devient de plus en plus mince et se fixe sur le globe en se perdant avant le limbe sous la conjonctive. Sa faible adhérence au stroma conjonctival permet une dissection chirurgicale facile. Elle s’étend à partir de l’insertion des muscles droits où elle y est la plus épaisse, pour couvrir toute la surface de l’épisclère, s’amincissant en avant pour disparaitre juste avant le limbe cornéen. Elle est plus épaisse chez l’enfant et s’amincit progressivement au cours du vieillissement.
J. Tenon, chirurgien et anatomiste français (1803)
→ capsule de Tenon, gaine du bulbe de l'œil
[A1,P2]
Édit. 2015
cavité amniotique l.f.
amniotic cavity
Cavité qui, au 8ème jour de développement de l’embryon, se creuse dans l’épiblaste du bouton embryonnaire ; les cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
La cavité amniotique est alors délimitée par l’amnios et par les cellules épiblastiques qui forment l’ectoblaste ; la ligne de jonction amnio-ectoblastique constituera, après les phénomènes de gastrulation (disque embryonnaire tridermique de la 3ème semaine de développement) et la délimitation progressive de l’embryon entre la 3ème et la 8ème semaine, l’anneau ombilical primitif. La cavité amniotique constituée est remplie de liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus. Sa paroi est formée par l’amnios au travers duquel s’effectuent les échanges d’eau et d’électrolytes avec la mère ; ils se font par l’intermédiaire du trophoblaste particulièrement épaissi au niveau du pôle embryonnaire où, sous le nom de chorion, il participe à la constitution du placenta.
→ épiblaste, bouton embryonnaire, cytotrophoblaste, amnioblaste, amnios, ectoblaste, ligne de jonction amnio-ectoblastique, anneau ombilical, trophoblaste, chorion, placenta
[A1,O6]
cellule musculaire striée squelettique l.f.
striated muscle cell fibre
Cellule cylindrique, de 10 à 100µ de diamètre, de longueur variable, du mm à plusieurs dizaines de cm, plurinucléée à noyaux situés sous le sarcolemme, contenant des myofibrilles, structures cylindriques allongées parallèlement dans le sarcoplasme.
Chaque myofibrille est constituée de protéines contractiles disposées en ordre régulier qui la fait apparaître striée. Les striations correspondent à l’alternance de disques clairs, I, isotropes en lumière polarisée, région riche en actine, et sombres, A, anisotropes ; zone riche en myosine. En microscopie électronique, chaque disque clair est divisé en deux parties égales par une fine ligne sombre appelée strie Z. Toutes les myofibrilles ont leurs bandes I, A et Z disposées au même niveau dans la cellule. L’espace compris entre deux stries Z est le sarcomère. Entre les myofibrilles se trouvent de nombreux grains de glycogène et des mitochondries. La cellule musculaire striée est entourée par le sarcolemme ; lui-même en rapport avec une membrane basale.
Étym. lat. musculus : muscle
Syn. fibre musculaire striée
→ muscle strié, muscle squelettique
[A2,I]
centre de rotation l.m.
center of rotation
Point théorique à l'intérieur du globe autour duquel l'œil exécute tous les mouvements de rotation.
La position moyenne du centre de rotation est à 13,5 mm derrière le sommet de la cornée sur la ligne de visée.
A. Fick, physiologiste allemand (1829-1901)
[P2]
cervicocystoptose l.f.
Abaissement du col et du plancher vésical féminins au-dessous du niveau de la symphyse pubienne du fait du relâchement des muscles périnéaux.
Radiologiquement la ligne de référence va de l'articulation sacrococcygienne au bord inférieur du pubis. Cet abaissement faisant sortir l'urèthre initial de l'enceinte de pression abdominale peut créer une incontinence urinaire d'effort.
Syn. cystoptose
[M2]
césarienne segmentovaginale l.f.
vagino-segmental cesarean section
Césarienne vaginale qui consiste à extraire le fœtus par voie basse grâce à une incision longitudinale suivant la ligne médiane de la lèvre antérieure du col et du segment inférieur, tous deux exposés après avoir refoulé la vessie par colpotomie antérieure.
Cette intervention n'a plus guère d'indication actuellement.
[O3]
chef court du muscle biceps fémoral l.m.
caput breve musculi bicipitis femoris (TA)
short head of biceps femoris
Courte portion du muscle biceps femoral qui s’insère sur la partie distale de l’interstice de la ligne âpre.
Il fusionne à son extrémité distale avec le chef long du muscle biceps fémoral et se fixe par un tendon commun sur la tête du la fibula, le condyle latéral du tibia et le fascia crural.
[A1]
chirurgie bariatrique n.f.
bariatric surgery
La chirurgie bariatrique regroupe les interventions proposées comme remède chirurgical dans certains cas d’obésité sévère.
Elle ne se discute que chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 appelé obésité morbide ou un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après chirurgie (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil, maladies ostéo-articulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique), en deuxième intention après échec d’un traitement bien conduit pendant 6 à 12 mois (en l’absence d’une perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids), pour des patients bien informés et ayant bénéficié d’une prise en charge pré-opératoire pluridisciplinaire, ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi à long terme, en présence d’un risque opératoire acceptable. Les interventions sont classées en deux types principaux : - les techniques restrictives : l’anneau gastrique ajustable, de moins en moins pratiqué et la gastrectomie longitudinale ou sleeve gastrectomy,- les techniques mixtes : court-circuit gastrique ou Roux-en-Y gastric bypass et aussi la dérivation bilio-pancréatique qui est très peu utilisée et réservée aux obésités extrêmes (IMC ≥ 55 kg/m2). L’anneau gastrique ajustable consiste à placer un anneau de diamètre modifiable autour de la partie supérieure de l'estomac, délimitant ainsi une petite poche. Les aliments vont s'écouler très lentement selon le principe du sablier. L'anneau est relié par un petit tube à un boitier de contrôle placé sous la peau. La gastrectomie longitudinale qui consiste à retirer 2/3 de l’estomac, réduit sa partie fonctionnelle à un tube vertical en lui donnant une forme allongée comme une manche (sleeve). La partie de l’estomac réséquée secrète la ghréline, hormone régulatrice de la faim, dont la diminution de la concentration sanguine réduitla sensation de faim. Le court-circuit gastrique crée une poche gastrique proximale de capacité restreinte et la continuité digestive est rétablie par une gastro-jéjunostomie.La dérivation bilio-pancréatique consiste à réséquer une partie de l’estomac et à diviser l’intestin grêle en deux parties l’une anse alimentaire dans laquelle transitent les aliments et l’autre ne contenant ni bile ni suc pancréatique. Ces interventions chirurgicales se pratiquent le plus souvent sous cœlioscopie. L’anneau gastrique ajustable est pratiquement abandonné en raison de complications tardives et de reprise du poids conduisant à son retrait chez presque la moitié des patients. Après bypass gastrique, les complications chirurgicales sont les fistules digestives, l’occlusion par hernie interne, la dilatation aigue de l’estomac exclu, l’hémorragie digestive, la sténose gastro-jéjunale.Après sleeve gastrectomy, les complications chirurgicales dominantes sont liées au risque de rupture de la ligne d’agrafes, créant une fistule ou un saignement et la sténose médio-gastrique. Cette intervention peut aussi favoriser l’apparition d’un reflux gastro-œsophagien avec le risque d’endobrachyœsophage. Les complications médicales sont dominées par les déficits nutritionnels, vitaminiques et en oligoéléments s’ils ne sont pas reconnus et corrigés. Ils peuvent entraîner, en particulier, des complications neurologiques sévères. Les autres complications sont les pathologies psychiatriques, les suicides, le dumping syndrome, les hypoglycémies fonctionnelles, la lithiase biliaire, la néphrolithiase.Avant et après l'acte chirurgical, le protocole comporte un suivi pluridisciplinaire par endocrinologue, nutritionniste, chirurgien, psychiatre ou psychologue. La consultation psychiatrique a pour but de repérer les troubles du comportement alimentaire : boulimie ou autre. Les recommandations sont consultables sur le site de la haute autorité de santé : « Obésité : prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2009). Chirurgie bariatrique : un nouveau set d’indicateurs pour évaluer la qualité de la prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2013). Définition des critères d’éligibilité pour la réalisation d’une chirurgie bariatrique chez les moins de 18 ans (2016) ». Le site obesite.sante.gouv. permet d’accéder au plan Obésite 2010-2013 et de consulter la liste des centres spécialisés et intégrés et les établissements partenaires dans la prise en charge de l’obésité. La chirurgie bariatrique est efficace entraînant une réduction pondérale, une réduction de la mortalité cardio-vasculaire et par cancer, améliorant le diabète, l’hypertension artérielle, le statut lipidique, l’apnée du sommeil, la qualité de vie.
→ court-circuit gastrique, gastrectomie longitudinale, leptine, syndrome du court-circuit digestif
[L2,R1,R2]
Édit. 2017
clitoris n.m.
clitoris (TA)
clitoris
Organe érectile, médian et impair, situé à la partie antérieure de la vulve.
Il est constitué de deux corps caverneux, de structure analogue à celle des corps caverneux de la verge, qui s’attachent au bord inférieur des branches ischio-pubiennes et s’unissent sur la ligne médiane pour former le corps du clitoris. Celui-ci se termine par une extrémité conique dont le sommet est arrondi, le gland du clitoris.
Étym. gr. cleidos : clé (du plaisir)
[A1]
Édit. 2015
clivus de la partie basilaire de l'os occipital l.m.
clivus partis basilaris ossis occipitalis (TA)
clivus of basilar part of occipital bone
Dépression en gouttière située sur la ligne médiane de la face endocrânienne de la partie basilaire de l’os occipital, en avant du foramen magnum.
Elle est complétée en avant par le dos de la selle turcique. Dans cette gouttière reposent la moelle allongée et le pont.
Syn. anc. gouttière basilaire
→ clivus
[A1]
Édit. 2015
cocaïne n.f.
cocain
Alcaloïde tropanique majoritaire de la feuille de coca (Erythroxylon coca Lmk.), à activités pharmacologiques anesthésiques locales et sympathomimétiques indirectes, classé en outre parmi les stupéfiants.
C’est un inhibiteur des transporteurs membranaires assurant la recapture neuronale de la noradrénaline, de la dopamine et de la sérotonine.
Anesthésique de surface à effets vasoconstricteurs, le chlorhydrate de cocaïne fut longtemps utilisé spécialement en otorhinolaryngologie (mélange de Bonain).
La cocaïne est largement utilisée par les toxicomanes soit sous forme de chlorhydrate qui est aspiré par voie nasale, à partir d’une “ligne” ou d’un” rail” disposés sur une surface plane. L’alcaloïde peut être coupé par addition d’anesthésiques locaux (lidocaïne, procaïne en particulier), de caféine, d’autres alcaloïdes (strychnine, atropine...). L’effet commence après deux à trois minutes pour se maintenir trois heures. Le chlorhydrate de cocaïne est aussi injecté par voie veineuse, associé éventuellement à l’héroïne (speed ball) et à des amphétamines. Très rapidement apparus, les effets se maintiennent plusieurs heures.
De son côté, la base (crack) peut être introduite dans des cigarettes. C’est un mélange de produits alcalinisants (carbonate de sodium et d’ammonium) qui contribue à maintenir la cocaïne à l’état de base; il se présente sous l’aspect d’une masse compacte, d’un caillou. La biodisponibilité de ces deux produits n’est pas la même, le crack exerçant des effets beaucoup plus abrupt : les effets surviennent en moins de dix secondes pour durer jusqu’à une heure.
Les manifestations toxiques sont liées à la stimulation adrénergique : vasoconstricytion intense, accidentsvasculaires cérébraux possibles, tachycardie et troubles du rythme, céphalées et convulsions, délire paranoïaque, bronchospasme... Coma et collapsus peuvent survenir.
Un trafic international intense sévit depuis les pays producteurs d’Amérique du Sud, en particulier la Colombie. La consommation en France est actuellement en hausse.
A. Bonain, otorhinolaryngologiste français (1907)
Étym. espagnol coca, mot tiré d'un dialecte arawak
→ drogue (durée d'élimination d'une), enfants de mère toxicomane
[G3,G5]