pelvimétrie radiologique l.f.
X-ray pelvimetry
Technique évaluant la forme et les dimensions de la filière pelvienne dans le but d'établir un pronostic obstétrical.
Elle comporte trois clichés de base : une coupe sagittale médiane (paroi antérieure et postérieure, orientation du bassin, inclinaison du détroit supérieur, mesure de diamètre antéropostérieur), un cliché du détroit supérieur (diamètres transverses), un cliché de l'arcade pubienne permettant de mesurer le diamètre bi-sciatique du détroit moyen.
Syn. radiopelvimétrie
radiopelvimétrie n.f.
Mensurations, à l'aide de radiographies, des dimensions du bassin féminin (aux détroits supérieur, moyen et inférieur), effectuées près du terme présumé de la grossesse, leur confrontation à celles de la tête fœtale permettant d'évaluer les risques de dystocie.
De nombreuses mesures sont possibles, les principales étant celles des diamètres transverse, promontorétropubien et bisciatique, auxquelles s'ajoute la courbure du sacrum.
Plusieurs techniques ont été utilisées soit indirectes (report à des tables tenant compte de l'agrandissement), soit directes, utilisant des règles ou des grilles spéciales aux graduations radio-opaques, que l'on radiographie en même temps que le sujet ou par surimpression; parmi ces dernières, les méthodes de Thoms et de Fernström furent les plus courantes et peuvent être encore employées dans certains cas exceptionnels.
Actuellement, on utilise le plus souvent la scanographie très basse dose avec des paramètres adaptés à une irradiation minimale.
Pour éviter de faire appel aux rayons X, on peut s'adresser aux ultrasons (pelvimétrie échographique ou ultrasonique) dont les mesures ont actuellement une précision un peu moindre et à la résonance magnétique (pelvimétrie par IRM), difficilement praticable sur une grossesse à terme (volume abdominal).
H. Thoms, gynécologue américain (1939 et 1946) ; U. Borell et I Fernström, gynécologues suédois (1960)
[B2, O3]
Édit. 2020