hyperplasie inflammatoire épithéliale l.f.
En bordure d'une plaie chronique, surélévation plus ou moins localisée et irrégulière correspondant à une multiplication des cellules épithéliales en travées désordonnées, entourées de leucocytes polynucléaires et de macrophages.
Syn. hyperplasie inflammatoire pseudoépithélio
hypersensibilité à médiation cellulaire l.f.
cell-mediated hypersensitivity
Immunité assurée par les lymphocytes T et les macrophages, transmissible par les lymphocytes T.
La réaction est souvent initiée par un petit nombre de lymphocytes T spécifiques de l’antigène qui, lors de leur activation, sécrètent des chimiokines à l’origine de la migration d’un ensemble de leucocytes vers le site de la réaction, constituant l’infiltrat cellulaire.
Chez l’animal, l’implication des cellules T dans un mécanisme d’hypersensibilité est démontrée par le transfert adoptif de ce type de réaction à l’aide des lymphocytes T du donneur, possible seulement si donneur et receveur possèdent les mêmes molécules du CMH de classe I (transfert de lymphocytes T CD8+) ou de classe II (transfert de lymphocytes T CD4+).
Cette hypersensibilité est dite retardée car ses manifestations n’apparaissent qu’environ 24 à 48 heures après le contact avec l’antigène. Elle correspond au type IV de la classification de Gell et Coombs.
G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963)
→ hypersensibilité retardée, Gell et Coombs (classification de), CMH, chimiokine, lymphocyte T, macrophage
hypersensibilité immédiate l.f.
immediate-type hypersensitivity
Réaction immunitaire due aux anticorps IgE, liée à l’activation des mastocytes et d’autres cellules, lors d’une seconde administration de l'antigène. Cette hypersensibilité met en jeu des médiateurs préformés libérés lors de la dégranulation des mastocytes (TNFα, histamine) et la synthèse de médiateurs néoformés (leucotriènes, cytokines, etc.).
Cette hypersensibilité est immédiate en raison de la rapidité d'apparition de la lésion, de quelques secondes à 30 minutes, après contact avec l'antigène. Elle peut être transférée à un autre individu uniquement par le sérum, et être une manifestation de l'immunité à médiation humorale.
Étym. gr. huper : en excès ; lat. sensibilitas : sensibilité
Syn. hypersensibilité de type I
hypersensibilité retardée l.f.
delayed type hypersensitivity
Forme d’hypersensibilité qui se manifeste, chez un sujet immunisé, 24 à 48 heures après la réaction de l’antigène avec les lymphocytes effecteurs T-CD4 spécifiques de cet antigène.
Répondant au type IV de la classification de Gell et Coombs, elle s’oppose ainsi aux autres formes d’hypersensibilité médiées par des anticorps humoraux dont les manifestations suivent immédiatement, ou très rapidement, le contact entre antigène et anticorps.
Le déroulement des réactions d’hypersensibilité retardée comprend successivement : la reconnaissance de l’antigène par des lymphocytes effecteurs T-CD4 porteurs à leur surface de récepteurs spécifiques pour l’antigène, la production de cytokines par les lymphocytes activés, l’action des cytokines sur les cellules environnantes et en particulier les macrophages, la production par les macrophages activés de cytokines à activités essentiellement pro-inflammatoires.
La réaction tuberculinique est un exemple caractéristique de l’hypersensibilité retardée déclenchée par le contact entre des antigènes provenant du bacille tuberculeux et des lymphocytes sensibilisés. Elle intervient également dans un très grand nombre de situations : lutte anti-microbienne, eczémas et dermites de contact, rejet d’homogreffes, certaines granulomatoses dues à des micro-organismes intracellulaires, certaines réactions médicamenteuses, plusieurs maladies auto-immunes, etc.
Il ne faut pas confondre hypersensibilité retardée et hypersensibilité cellulaire car certaines d’entre elles relèvent de mécanismes différents.
G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963)
→ Gell et Coombs (classification de), hypersensibilité à médiation cellulaire
hyperthermie n.f.
hyperthermia
1) Augmentation de la température centrale au-dessus de 37,5°C, chez l'Homme.
2) Méthode thérapeutique mettant en jeu les effets biologiques, sur les cellules et les tissus, d'une élévation modérée de la température, portée à 41-45°C.
Elle entraîne une mortalité cellulaire, un accroissement de la radiosensibilité et de la chimiosensibilité. Ces effets ont suscité des applications au traitement des tumeurs mais la méthode se heurte à la difficulté de réaliser dans les tissus un chauffage sélectif et uniforme.
Étym. gr. huper : trop (en composition) ; thermê : chaleur
hypoblaste n.m.
hypoblast
Feuillet inférieur du disque embryonnaire didermique à partir duquel se forme la membrane de Heuser ((9ème jour du développement de l’embryon).
Avec la membrane de Heuser avec laquelle il est en continuité au niveau de la marge du disque embryonnaire, il forme la limite de la vésicule vitelline primitive ou cavité exocœlomique. Au cours de la formation du disque embryonnaire tridermique (3ème semaine du développement), il sera envahi et refoulé par l’invagination des cellules de l’épiblaste qui vont former entoblaste embryonnaire.
Syn. trophoblaste primaire
→ disque embryonnaire didermique, membrane de Heuser, marge du disque embryonnaire, vésicule vitelline primitive, cavité exocœlomique, disque embryonnaire tridermique, épiblaste, entoblaste, trophoblaste
[A4,O6]
hypoderme n.m.
1) hypodermis ; tela subcutanea (TA)
subcutaneous tissue
Couche de tissu située au-dessous du derme profond. Elle consiste en un tissu graisseux banal cloisonné par des travées conjonctivo-élastiques qui délimitent des lobules remplis de cellules adipeuses.
2) Diptère myiasigène du genre Hypoderma.
Plusieurs espèces d'hypodermes parasitent, à l'état larvaire, les bovins et parfois l'Homme, entraînant alors une myiase furonculeuse ou ambulatoire (hypodermose).
Syn. tissu sous-cutané
→ Hypoderma bovis, Hypoderma lineatum, hypodermose
hypoxie rétinienne l.f.
retinal hypoxia
Réactions à l’hypoxie ont en commun une souffrance des cellules nerveuses du cortex et de la rétine.
Cet état perturbe la fonction visuelle en altitude.
Étym. gr. hupo : sous ; oxus : oxygène
ibrutinib n.m.
Inhibiteur de la tyrosine kinase indiqué pour le traitement du lymphome à cellules du manteau (en rechute ou réfractaire), de la leucémie lymphoïde chronique (ayant reçu au moins un traitement antérieur, ou en première ligne en cas de délétion 17p ou de mutation TP53 chez les patients pour lesquels une immuno-chimiothérapie est inadaptée) de la macroglobulinémie de Waldenström (ayant reçu au moins un traitement antérieur, ou en première ligne de traitement chez les patients pour lesquels une immuno-chimiothérapie est inadaptée).
→ tyrosine kinase, tyrosine kinase (inhibiteurs de la), maladie de Waldenström
[G5, F1]
Édit. 2021
ICAM sigle angl pour Inter Cellular Adhesion Molecule
Molécules d’adhésion intercellulaire appartenant à la famille des immunoglo
Ce sont des protéines transmembranaires exprimées par un grand nombre de cellules, qui constituent le ligand des intégrines leucocytaires ou d’autres molécules de la superfamille des immunoglobulines.
ICE sigle angl. pour Interleukin-1-Converting Enzyme
Enzyme protéolytique qui intervient dans la transduction des signaux conduisant à l'apoptose.
On connaît plusieurs protéases de ce type, ICE, CPP32, ICH1, ICH2, MCH2, ICE rel III, agissant séparément ou ensemble selon les cellules de l'organisme.
→ apoptose
ichtyose n.f.
ichthyosis
Génodermatose, c’est-à-dire dermatose dystrophique familiale, marquée par une desquamation cutanée continue donnant à la peau un aspect sec et craquelé, en écailles de poisson; il existe toutefois des ichtyoses acquises, ni héréditaires ni familiales.
Les types les plus fréquents d'ichtyose congénitale et héréditaire sont l'ichtyose vulgaire, l'ichtyose due à l'érythrodermie congénitale ichtyosiforme sèche ou ichtyose lamellaire et l'érythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse; d'autres formes, plus rares, ont été décrites, telles l'ichtyose linéaire circonflexe de Comèl, celle du syndrome de Sjögren-Larsson, l'ichtyose liée à l'X, voire celle du syndrome de Rud, etc. Du point de vue physiopathologique, on reconnaît actuellement trois variétés d'ichtyose : les formes avec hyperkératose de type rétentionnel à vitesse de renouvellement épidermique normale, celles avec hyperkératose de type prolifératif à activité accrue des cellules germinatives de l'épiderme et les formes à hyperkératose épidermolytique qui correspondent aux érythrodermies congénitales ichtyosiformes.
M. Comèl, dermatologue italien (1949) ; T. Sjögren, neuropsychiatre et T. Larsson, statisticien suédois (1957) ; E. Rud, médecin danois (1927)
Étym. gr. ichthus : poisson
→ ichtyose linéaire circonflexe de Comèl, Sjögren-Larsson (syndrome), Rud (syndrome), ichtyose liée à l'X
identification génétique l.f.
genetic identification
Manière de reconnaître un individu par le relevé des caractéristiques inscrites dans l’ADN de ses cellules.
Cette identification ne peut être recherchée, en matière civile, qu’en exécution d’une mesure d’instruction ordonnée par un juge dans le cadre d’une action relative à la filiation ou relative à des subsides. Elle exige le consentement de l’intéressé. Elle ne peut être réalisée après la mort sauf accord express de la personne manifesté de son vivant (art. 16-11 du code civil-art. L.1131-1, 1131-5 du code de santé publique).
Les applications en sont multiples : recherche de paternité ou de maternité, identification d’un corps ou d’un fragment, identification d’un ADN sur une scène de crime, personnalisation de l’ADN d’un agresseur… Ces analyses nécessitent pour les laboratoires une obligation de moyens importants pour qu’elles soient exactes, fiables et reproductibles. Le laboratoire doit être certifié et géré par une personne accréditée.
→ empreinte génétique, examen des caractéristiques génétiques.
idiotie amaurotique familiale de type juvénile l.f.
amaurotic family idiocy, juvenile type
Forme juvénile de lipofuscinose neuronale céroïde se manifestant entre 5 et 8 ans et fatale en une dizaine d'années avec quadriplégie spasmodique, démence et cachexie.
Elle débute cliniquement vers 6 ans par une baisse progressive et rapide de la vision avec une détérioration mentale progressive, viennent ensuite troubles cérébelleux, signes extrapyramidaux, hyperréflexie et rigidité, et enfin épilepsie et état psychotique. La maladie évolue vers une quadriplégie spasmodique et le décès survient dans la démence et la cachexie vers 18 ans. La baisse de vision débute entre 3 et 7 ans avec une discrète atteinte maculaire prise souvent pour une maladie de Stargardt et une altération marquée des composantes photopiques puis la rétinite pigmentaire devient typique, la papille est pâle, on peut trouver un nystagmus, une cataracte. L'ERG est alors très altéré ou éteint. On trouve dans le sang des lymphocytes vacuolés et des inclusions lipofusciniques lysosomiques dans les cellules en microscopie électronique (biopsie de conjonctive).
Le diagnostic anténatal de la maladie peut être réalisé. Le locus du gène (CNL3) est en 16p12)1) L’affection est autosomique récessive (MIM 204200) ou sporadique.
F. Batten, neuropédiatre britannique (1903) ; M. S. Mayou, ophtalmologue britannique (1904) ; W. Spielmeyer, neuropsychiatre allemand (1908) ; W. Stock, ophtalmologue allemand (1908) ; H. Vogt, neurologue allemand (1905)
Étym. gr. idios : isolé
Syn. Vogt-Spielmeyer (maladie de), Stock-Vogt-Spielmeyer (maladie de), Batten-Mayou (maladie de) en Angleterre, dégénérescence cérébromaculaire, lipofuscinose neuronale céroïde
I(f) courant l.m.
Courant fondamental de la physiologie du nœud sinusal qui s’active lentement suite à une hyperpolarisation.
Sa vitesse d’activation conditionne la pente de dépolarisation diastolique lente des cellules du nœud sinusal et donc la fréquence cardiaque. Ce courant I(f) est étroitement régulé par la concentration intra cellulaire d’AMPc . L’Ivabradine est un inhibiteur du canal I(f).
IGF sigle angl. m. pour Insulin-like Growth Factor
Facteur de croissance semblable à l'insuline.
On connaît deux IGF (IGF-I et IGF-II). L'IGF-I est un polypeptide de 70 acides aminés comportant 3 ponts disulfure. L'IGF-II a 67 acides aminés, dont 45 sont identiques à ceux de l'IGF-I. Ils sont biosynthétisés par le foie, mais aussi par d'autres tissus, surtout embryonnaires.
Sécrétés dans le plasma, ils sont transportés par des protéines spécifiques. Ils ont des propriétés analogues aux somatomédines qui leur sont très similaires, voire identiques. Ils stimulent la multiplication des chondrocytes et des fibroblastes, surtout après que les cellules aient été activées par d'autres facteurs, p. ex. le PDGF. L'IGF-I se fixe sur un récepteur membranaire semblable ou identique à celui de l'insuline, exerçant des effets analogues à ceux de l'insuline sur la consommation de glucose, en plus de ses effets mitogènes. L'IGF-II se fixe sur un récepteur différent qui est une glycoprotéine de masse moléculaire 250 kDa.
Syn. somatomédines
îlot de Walthard l.m.
Walthard’s islet, Walthard's cell rest
Tumeur bénigne disséminée sur la séreuse de la trompe de Fallope, qui correspond à des invaginations de cellules mésothéliales métaplasiques.
M. Walthard, gynécologue suisse (1867-1933)
imagerie optique l.f.
Le principe de l’imagerie optique consiste à éclairer le corps avec un laser et à récupérer les photons qui sont réémis par les premières couches de cellules, soit de manière naturelle, soit parce que des particules fluorescentes ont été préalablement injectées dans le corps.
Cette technique trouve des applications dans l’imagerie de la peau (carcinomes), de la rétine (cataracte), ou des parois du colon (grâce à l’introduction d’un petit endoscope dans l’intestin). C’est une technique d’imagerie inoffensive et extrêmement rapide. Elle permet de voir des détails très fins, comme une hématie (cellule sanguine) dans un vaisseau.
Normalement l’imagerie optique ne permet pas d’observer directement le corps au-delà d’un demi-millimètre de profondeur. En effet, les tissus diffusent énormément la lumière et rares sont les photons à voyager en ligne droite – seul moyen de reconstituer une image.
L’utilisation de « sondes » pour des explorations plus profondes est donc indispensable. Actuellement, les seules sondes commercialisées pour l'imagerie in vivo sont des molécules ou nanoparticules fluorescentes qui émettent des photons pendant des temps très courts, de l'ordre de la dizaine de nanosecondes. Pour pallier cet inconvénient, une équipe du CNRS conçoit depuis plusieurs années des nanoparticules aux propriétés optiques originales. Ces matériaux peuvent stocker l'énergie lumineuse d'excitation et la restituer lentement pendant plusieurs heures dans la zone de transparence des tissus biologiques.
Cette technique permet l’observation non destructive des couches périphériques du cerveau humain. Des détecteurs au silicium permettent de révéler l’activation cérébrale au niveau du cortex.
Sigle angl. OCT
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,H1]
immunisation fœtomaternelle l.f.
feto-maternal immunization
Apparition d’anticorps dans la circulation maternelle dirigés contre les antigènes correspondants du fœtus.
Ces anticorps maternels utilisent la voie transplacentaire pour atteindre la circulation fœtale où ils provoquent la
destruction de cellules fœtales. Sa gravité est évaluée par le dosage de la bilirubine fœtale dans le liquide amniotique et le dosage de l’hémoglobine fœtale obtenue par cordocentèse. Elle se traite par des transfusions in utero, dans la veine ombilicale, de sang rhésus négatif, jusqu’à la viabilité fœtale, autour de 34 semaines d’aménorrhée en pratique. Elle se prévient par l’injection dans les 72 heures qui suivent la naissance, de gamma globulines anti-D à toute femme rhésus négatif non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, cette sérothérapie s'applique aussi à toute femme enceinte rhésus négatif non immunisée à l’occasion d’une fausse couche, d’une grossesse extra-utérine, d’une amniocentèse, d’un cerclage, d’une version par manœuvre externe ou de métrorragies d’un placenta praevia.
Cette immunisation peut concerner le système érythrocytaire rhésus avec production d’anticorps anti-D, anti-E, anti-e, anti-C, anti-c et le système Kell. Il peut s’agir d’une immunisation antiplaquettaire dans le système Pla, responsable de purpura thrombopénique néonatal, ou d’une immunisation antileucocytaire dans le système HLA, responsable de granulopénie transitoire.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunoglobuline anti-D, maladie hémolytique du nouveau-né, plasmaphérèse, transfusion fœtale in utero
immunité naturelle ou innée l.f.
innate immunity, natural immunity
Ensemble des mécanismes permettant à un hôte de résister à un microorganisme pathogène, à l'exclusion des mécanismes de l'immunité adaptative ou spécifique.
Les principaux effecteurs de l’immunité innée sont cellulaires (monocytes, macrophages, polynucléaires, cellules NK (natural killer) et moléculaires (protéines plasmatiques telles que les composants du complément appartenant à ses voies d’activation alterne et lectinique (lectin-pathway), certaines cytokines, les toll-like receptors de description plus récente. La mise en jeu de l’immunité acquise commence par la reconnaissance par ses effecteurs de structures communes à de nombreux agents pathogènes. Ces structures, les PAMPs (Pathogen-Associated-Molecular-Patterns), sont phylogénétiquement très anciennes et ont été conservées tout au long de l’Evolution. La reconnaissance de ces structures par les effecteurs de l’immunité innée entraîne l’activation de nombreux gènes pro-inflammatoires. À la différence de ce qui se passe dans l’immunité adaptative, la mise en jeu de l’immunité innée est immédiate, sans phase de latence, intervenant dès la reconnaissance de l’agent déclenchant. Elle n’est pas non plus inductrice de mémoire, la réaction à une réexposition à l’agent déclenchant se déroulant comme la première exposition, c'est-à-dire qu’elle n’est ni plus rapide, ni plus intense que la réponse à la première exposition.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ monocytes, macrophages, polynucléaires, cellules NK, complément, cytokine
immunobilles n.f.p.
immunobeads
Billes plastiques ou magnétiques couplées à des anticorps, souvent utilisées au laboratoire pour la séparation d'un mélange de cellules.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunocompétence n.f.
immuno-competency
Propriété d’agent de l’immunité acquise par certaines cellules dérivées de la moelle osseuse et peuplant les tissus lymphoïdes.
Elle est due d’une part aux lymphocytes B et aux plasmocytes qui en dérivent, responsables de l’immunité à médiation humorale par leur sécrétion d’immunoglobulines, d’autre part, aux lymphocytes T responsables de l’immunité à médiation cellulaire.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ lymphocytes B, aux plasmocytes, lymphocytes T, immunité à médiation cellulaire
immunodéficience acquise l.f.
acquired immunodeficiency
Déficit du système immunitaire qui se produit après la naissance à la suite d’infections, de malnutrition ou de traitements responsables d’une déplétion de cellules immunitaires.
Parmi les infections virales, une place particulière est actuellement réservée aux infections par rétrovirus comme les VIH, qui sont responsables du syndrome d’immunodépression acquise ou sida, par atteinte des lymphocytes T4, CD4, ce qui détruit la capacité de la réponse immune à médiation cellulaire et ouvre la porte aux infections opportunistes par Pneumocystis carinii et cytomégalovirus notamment
Étym. lat. immunis : exempt de
→ sida
immunoglobuline monoclonale l.f.
M-component, monoclonal immunoglobulin
Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.
J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)
Étym. lat. immunis : exempt de
immunohistochimie n.f.
Méthode de détection d'antigènes tissulaires sur les tissus ou sur frottis cellulaires (im
munocytochimie) à l'aide d'anticorps couplés à un fluorochrome ou à un enzyme.
Cette technique peut être appliquée à l’étude d’anticorps dans les liquides biologiques. Les autoanticorps se fixent sur les antigènes correspondant au sein du tissu ou des cellules étudiées ; les immunoglobulines non fixées sont éliminées par lavage et les anticorps fixés sont ensuite révélés par addition d’anticorps anti-immunoglobulines couplés à un fluorochrome ou à un enzyme (technique dite d’immuno
Étym. lat. immunis : exempt de