Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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facteur V de la coagulation sanguine l.m.

factor V

Facteur de coagulation synthétisé par le foie sous forme unicaténaire.
Son clivage par la thrombine aboutit à une forme bicaténaire qui stabilise le complexe d'activation de la prothrombine ou complexe prothrombinase permettant au facteur Xa d'activer la prothrombine en thrombine en conditions stœchiométriquement idéales.
Le facteur V activé est inhibé par clivage par la protéine C activée. Une mutation du facteur V à un site de clivage par la protéine C le rend moins sensible à cette inactivation. En plus de la forme circulante plasmatique il est présent dans les granules alpha plaquettaires liés à la multimérine.

proaccélérine, stroechiométrique, thrombine, prothrombine, multimérine

[C1,F1]

Édit. 2018

facteur VIII de la coagulation sanguine l.m.

factor VIII

Facteur de coagulation synthétisé par le foie sous forme unicaténaire, dont le déficit est responsable de l'hémophilie A.
Son clivage par la thrombine aboutit à une forme bicaténaire qui stabilise le complexe d'activation du facteur X, aussi connu sous le nom de tenase. Le facteur VIII activé est inactivé par clivage par la protéine C activée. Dans la circulation, le facteur VIII est stabilisé par liaison aux multimères du facteur von Willebrand ce qui prolonge sa durée de vie. Il est dosé dans le plasma le plus souvent par son activité coagulante (F VIII:c) qui est exprimée en unité. Il peut aussi être dosé par dosage immunologique reconnaissant sa protéine (F VIII:ag).
Il est isolé du plasma humain, ou obtenu par synthèse in vitro à partir d'un recombinant génétique pour obtenir le produit nécessaire au traitement substitutif de l'hémophile A.

E. von Willebrand, médecin interniste finlandais (1926)

Syn. facteur antihémophilique A

hémophilie A

[C1,F1]

Édit. 2018

facteur d'élongation l.m.

elongation factor

Protéine jouant un rôle de cofacteur nécessaire à l'élongation de la chaîne de protéine en cours de synthèse sur un ribosome, permettant la traduction d'un ARN messager.
Les facteurs d'élongation qui assurent la biosynthèse des chaines polypeptidiques sur les ribosomes sont des protéines appartenant à la famille des protéines G, qui ne sont actives que lorsqu'elles sont liées au guanosine-triphosphate.

Sigle EF, angl. EF

ribosome, ARN messager, guanosine-triphosphate, protéine G

[C1, Q1]

Édit. 2019

facteur d'initiation l.m.

initiation factor

Protéine jouant un rôle de cofacteur nécessaire à l'initiation de la traduction d'un ARN messager en permettant la mise en place de l'ARN de transfert du premier acide aminé de la chaîne au niveau du codon initiateur AUG.
Chez les procaryotes, qui commencent la synthèse d'une protéine par une formyl-méthionine, on a identifié 3 facteurs IF1, IF2 et IF3, encore appelés FA, FB, FC. Chez les eucaryotes, on connaît au moins 9 eIF acr. pour eucaryote Initiation Factor.

Sigle IF

eIF, ARN messager, codon

[C1, Q1]

Édit. 2020

facteur V Leiden de la coagulation sanguine l.m.

Leyden’s factor V

Anomalie moléculaire du facteur V de la coagulation due à une mutation du codon 506 se traduisant par le remplacement du résidu arginine par un résidu glutamine.
Cette mutation a lieu au niveau d’un site de clivage du facteur V activé par la protéine C activée. Elle se traduit fonctionnellement par une résistance à l'inhibiteur physiologique qui est la protéine C. C'est la plus fréquente des anomalies héréditaires connues responsables d'un état thrombophile.

Étym. Leyden, ville des Pays-Bas

facteur V de la coagulation, protéine C

[F4]

Édit. 2018

famille HECT sigle angl. pour Homologous E6-AP Carboxy-Terminus

HECT family

Famille de protéines possédant une activité d’ubiquitine ligase.
Les protéines de la famille HECT comportent un domaine homologue de la partie carboxy-terminale d’une protéine appelée E6-AP. Il en existe au moins une vingtaine de membres chez l’Homme. Elles catalysent le fixation d’ubiquitine sur la protéine cible.

ubiquitine, ubiquitination, ubiquitine ligase

[C1]

Édit. 2018

fer n.m.

iron

Élément métallique de numéro atomique 26, de masse atomique 55,85, qui fait partie des oligoéléments présents dans le corps humain à la concentration d’environ 5 p. 100 000, surtout sous forme de chromoprotéines.
Le fer est indispensable à la vie. Son métabolisme est finement régulé ; une carence ou un excès de fer peuvent avoir des effets délétères sur les cellules.
Les deux sources plasmatiques du fer sont exogènes, l’alimentation qui couvre largement les besoins, et endogène d’origine macrophagique.
L’absorption digestive du fer au niveau duodénal est de 1 à 2 mg par jour, soit le dixième du fer contenu dans les aliments. Au niveau intestinal, le fer est présent sous deux formes moléculaires le fer héminique lié à l’hème, présents dans les aliments d’origine animale, représentant 1/10 du fer alimentaire et le fer non héminique, présents dans les aliments d’origine végétale, représentant 9/10 du fer alimentaire. L’absorption du fer héminique est plus efficace que celle du fer non héminique. L’absorption est augmentée par la vitamine C et diminuée par le thé. Le fer ferrique (Fe 3+) doit être réduit en fer ferreux (Fe2+) pour pouvoir être absorbé par l’entérocyte. Cette réduction est effectuée par une enzyme de la bordure en brosse : la ferriréductase duodénale (DCYTB Duodenal Cytochrome B). Le fer ferreux est ensuite transporté à travers la bordure en brosse via le transporteur des métaux divalents DMT1 (Divalent Metal Transporter) codé par le gène SLC11A2 (solute carrier family 11, member 2), dont les mutations sont associées à des carences martiales. Le fer gagne ensuite la membrane latéro-basale de l’entérocyte où se situe la ferroportine (FPN1), seule protéine exportatrice du fer ferreux. La ferroportine est codée par le gène SLC40A1(solute carrier family 40, member 1). La mutation de ce gène est responsable d’une surcharge en fer, la maladie de la ferroportine. Le fer ferreux est ensuite exporté dans le plasma lié à la transferrine ; mais la liaison nécessite que le fer soit sous forme ferrique. Cette oxydation est médiée par l’héphaestine (HEPH), ferroxydase membranaire co-localisée au pôle baso-latéral de l’entérocyte avec la ferroportine.
La régulation de l’absorption intestinale est liée à l’hepcidine. Cette hormone régule l’absorbtion intestinale du fer et contrôle la libération du fer depuis les stocks hépatiques et les macrophages. L’expression de l’hepcidine est augmentée par des stocks élevés en fer, une infection ou un syndrome inflammatoire ; son expression est réduite en cas de carence en fer. L’hepcidine est codée par le gène HAMP (hepcidin antimicrobial peptide). Les mutations du gène HAMP sont responsables d’une surcharge en fer d’expession rapide à l’origine de l’hémochromatose juvénile.
Dans l’organisme, le fer se répartit entre les sites d’utilisation et de stockage. 70 % du fer sont utilisés dans la moelle osseuse, lié à l’hème dans l’hémoglobine des érythrocytes et aussi dans la myoglobine des cellules musculaires. Les cellules érythroïdes de la moelle osseuse sont les plus grandes consommatrices de fer. Les macrophages éliminent les érythrocytes sénescents et assurent le recyclage du fer héminique, source importante de fer pour l’érythropoïèse. Le site de stockage est le foie, notamment lorsque le fer est en excès dans le plasma.
Le fer circule dans le plasma, lié à sa protéine de transport la transferrine ou sidérophiline. A l’état normal, il existe un excès de transferrine circulante par rapport à la quantité de fer à transporter, de sorte que le coefficient de saturation de la transferrine (CST) est inférieur à 45 %. Une élévation du CST correspond à une surcharge en fer acquise ou génétique. Lorsque le CST augmente, il peut apparaître du fer non lié à la transferrine. Cette forme est captée par les cellules parenchymateuses du foie, du pancréas, du coeur et de l’hypophyse. Une part du fer non lié à la transferrine correspond à une forme circulante de fer potentiellement toxique, le fer plasmatique réactif.

Symb. Fe

sidérémie, ferriréductase duodénale, transporteur des métaux divalents, ferroportine, héminique, ferroportine, maladie de la ferroportine, transferrine, héphaestine, hepcidine, hémochromatose juvénile, hémoglobine, myoglobine, érythrocyte

[C2]

Édit. 2018 

fer (élément régulateur du) l.m.

iron regulatory element (IRE), iron responsive element (IRE)

Élément localisé dans la région 5' non traduite du gène de la ferritine H, il intervient comme site de reconnaissance d'une protéine cytoplasmique qui inhibe la traduction des sous-unités de ferritine lorsque le stock en fer est bas.
L’IRE a un rôle dans la régulation du métabolisme du fer. L’IRE est une séquence nucléotidique localisée dans les régions non traduites d’un ARN m. Le système IRE est lié à l’IRP (Iron regulatory Protein). On parle de système IRE/IRP ; sur l’IRE se lie l’IRP, protéine cytoplasmique détectrice du fer. La baisse de la teneur cellulaire en fer active la fixation de l’IRE sur l’IRP, conduisant d’une part à une diminution de la synthèse de la ferritine, d’autre part à une stimulation du récepteur de la transferrine de type 1 (TFR1). L’augmentation de la teneur en fer conduit aux effets opposés. La synthèse de ferritine augmente amplifiant le stockage du fer, la synthèse du recepteur de la transferrine diminue ; il y a donc une chute de la captation cellulaire du fer.
Ce système régule les protéines liées au fer, dont le TFR1, la ferritine H, la ferritine L, la ferroportine, le transporteur des métaux divalents et la delta–aminolevulinate synthase.

IRP, ferritine, ferroportine, transporteur des métaux divalents, delta–aminolévulinate synthase, récepteur de la transferrine

[C2,Q1]

Édit. 2018 

ferroportine n.f.

ferroportin

Protéine transmembranaire permettant la sortie du fer hors des cellules.
La ferroportine est la seule protéine connue permettant l'exportation du fer intracellulaire. Elle est fortement exprimée  sur la membrane basolatérale des entérocytes, permettant la sortie du fer de la cellule intestinale vers le sang. Elle est également exprimée fortement par les macrophages et les hépatocytes, cellules servant au stockage du fer et capables de le libérer (par l’intermédiaire de la ferroportine) dans la circulation. Le fonctionnement de la ferroportine est bloqué par l'hepcidine qui induit sa dégradation et régule ainsi l'absorption intestinale du fer et son recyclage.

hepcidine, maladie de la  ferrportine

[C2]

Édit. 2018

fibrilles amyloïdes l.f.p.

amyloid fibrils

Fibrilles d'environ 7,5 à 10 nm de diamètre, de nature protéique, dont l'enchevêtrement constitue le composant principal de la substance amyloïde.
Les fibrilles ont habituellement une configuration spatiale moléculaire bêtaplissée, avec des chaines polypeptidiques disposées perpendiculairement à l'axe de la fibrille. Deux types principaux de protéines fibrillaires peuvent être distingués : la protéine AL (amyloid protein chain related), décrite dans les myélomes, et la protéine AA (amyloid protein A), décrite dans la maladie périodique.

amyloïde (substance), bêtafibrillose

[A2]

Édit. 2018 

FMR1 gene sigle angl. pour Fragile X Mental Retardation 1

Gène situé dans le locus chromosomique Xq27.3, codant pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques.
L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe, inhibition causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG).

syndrome de l'X-fragile, protéine FMRP, codon, triplet

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

fractalkine n.f.

Protéine transmembranaire, dotée d’un domaine chemokine CX3C, intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques.
Chez l’Homme, CX3CL1 est exprimée dans de nombreux types cellulaires. C’est une protéine transmembranaire faite d’une chaîne polypeptidique traversant une fois la membrane. Elle est clivée par ADAM-10 et -17 (« A disintegrin and metalloproteinase domain-containing protein 10/17 »). CX3C se lie au récepteur CXCR1 et active, ainsi, une voie de signalisation intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques. Par exemple, dans l’asthme, ce processus favorise la rétention de lymphocytes T auxiliaires (« helpers ») Th1 et Th2 dans le poumon. Ces lymphocytes libèrent des cytokines agissant sur la production d’IgE et l’éosinophilie.

ADAM 17, ADAM 10, CXCR1, CX3C, chimiokine, asthme, lymphocyte T, IgE, éosinophilie

[C1, C3]

Édit. 2018

frataxine n.f.

frataxin

Protéine de 210 acides aminés, dont le défaut dans la moelle épinière, le cœur et le pancréas pourrait expliquer l'ataxie de Friedreich.
Le gène codant pour cette protéine est localisé sur le chromosome 9q13 et les mutations décelées chez les patients comportent une expansion trinucléotidique dans une région non traduite de l'intron 1.

N. Friedreich, neurologiste allemand (1863)

ataxie de Friedreich

[H1]

Édit. 2019

fukutin-related protein l.f.angl.

Protéine présente dans de nombreux tissus et particulièrement abondante dans le muscle squelettique, le cœur et le cerveau.
La fukutin-related protein est impliquée dans la glycosylation de l’alpha-dystroglycane. Des mutations de cette protéine sont responsables de dystrophies musculaires congénitales.

Abrév. FKRP

dystroglycane, glycosylation

fusion de gènes l.f.

gene fusion

1) Technique consistant à greffer dans un vecteur un gène et ses séquences de contrôle en phase avec un autre gène dont on peut facilement mesurer l'expression : p. ex. celui de la ß-galactosidase.
L'expression du gène hybride ainsi constitué aboutit à la production d'une protéine hybride dite protéine de fusion.
2) Par extension, fusion du promoteur d'un gène avec le gène d'expression.

cadre de lecture, fusion d'opérons

Gardner (syndrome de) l.m.

Gardner’s syndrome, FPC (Familial Polyposis of the Colon)

Génopathie rare à transmission autosomique dominante, caractérisée par l’association d’une polypose colique du type de la polypose adénomateuse familiale (PAF) à des polypes duodénaux, des anomalies dentaires, des ostéomes bénins de la face, du crâne et des os longs, ainsi qu’à des tumeurs cutanées à type de kystes épidermoïdes, à des tumeurs desmoïdes et plus rarement des lipomes, léiomyomes, neurofibromes ou carcinomes basocellulaires.
Les polypes intestinaux présentent des risques très élevés de transformation maligne
Des lésions hamartomateuses du fond d’œil (hypertrophie congénitale de l’épithélium pigmentaire rétinien) sont présentes dans environ 70% des cas et peuvent précéder l’apparition des polypes et du cancer colo-rectal.
La fréquence est de 1 à 6/10.000 naissances ; dans 70% des cas il existe des antécédents familiaux. L’affection est liée à une mutation du gène APC (Adenomatous Polyposis Coli) situé sur le bras long du chromosome 5 en 5q21-q22, La pénétrance est complète, l’expression variable. Ce gène suppresseur de tumeur code pour la protéine APC produite dans de nombreux tissus. La plupart des mutations connues conduisent à la production d’une protéine tronquée incapable de bloquer la prolifération cellulaire.
La détection des porteurs sains est possible en biologie moléculaire.

E. J. Gardner, médecin généticien américain (1950) ; E. J. Gardner médecin généticien et R. C. Richards chirurgien américains (1953)

Syn. syndrome de Gardner et Richards, syndrome ostéomatose-polypose intestinale, polypose adénomateuse familiale, polypose intestinale héréditaire

polypose adénomateuse familiale

[L1,Q2,P3,I1,J1]

géranylgéranyltransférase n.f.

geranylgeranyltransferase

Enzyme qui catalyse la géranylgéranylation d’une protéine à partir de géranyl-géranylpyrophosphate.
On connaît deux enzymes de ce type GGTase-I, qui se lie à une séquence CAAX, et une GGTase-II, qui se lie à un motif de deux cystéines terminales CC, CXC ou CCXX, mais seulement après fixation d’une autre protéine appelée Rab-escort protein (REP-1). La GGTase-II est formée de 2 sousunités alpha (50 kDa) et bêta (38 kDa)

gigaxonine n.f.

gigaxonin

protéine cytoplasmique ubiquitaire codée par le gène GAN.
La gigaxonine appartient au système ubiquitine-protéasome. Des mutations de cette protéine entrainent une désorganisation des filaments intermédaires du cytosquelette, en particulier dans les neurones, entrainant la maladie appelée neuropathie à axones géants

GAN gene, neuropathie à axones géants.

glaucome primitif à angle ouvert l.m.

primary open angle glaucoma

Hypertonie oculaire isolée avec gêne à l'écoulement de l'humeur aqueuse à travers le réseau trabéculaire.
Très fréquente (1 à 2% de la population de plus de 40 ans) la maladie débute le plus souvent dans la troisième décennie de la vie. Son expressivité est variable, et certaines formes semblent polygéniques. La transmission n'est pas toujours dominante, le mode récessif est possible et le mode lié au sexe exceptionnel. Le gène, GLC1A, est localisé en 1q24.3, le gène GLC1B est probablement en 2cen-q13. Le gène GLC1a code pour une protéine TIGR (trabecular meshwork induced glucocorticoid response protein) ou myociline (MYOC), protéine de structure située dans le trabéculum et le corps ciliaire. Plusieurs mutations ont été trouvées dans le gène TIGR/MYOC. Un autre gène responsable de GPAO et de glaucome congénital a été localisé en 6p25 (iridogoniodysgénésie, MIM 601631). L’affection est autosomique dominante (GLC1B : MIM 137760, locus en 2cen-q13, GLC1C : MIN 601682, locus en 3q21-q24).

glycation n.f.

glycation

Fixation d'une molécule d'un sucre réducteur, généralement le glucose, sur une fonction amine d'une molécule, généralement une protéine.
Cette réaction (réaction de Maillard) se produit spontanément dès la température ordinaire. La fonction amine de la lysine se combine à la fonction aldéhyde de l'ose en donnant une imine dont le réarrangement (réarrangement d'Amadori) avec le carbone 2, qui forme une fructosamine, rend la combinaison irréversible.
Le contact plus ou moins prolongé d'une protéine avec un ose entraîne ainsi la synthèse de protéines "glyquées", telles qu'on peut en déceler dans le plasma ou les globules des diabétiques (hémoglobine glyquée, lipoprotéines glyquées, etc.).

glycinine n.f.

glycinin

Protéine de la classe des globulines qui constitue la principale protéine de la graine de soja.

glycogène-synthétase n.f.

glycogen synthetase

Enzyme catalysant la biosynthèse du glycogène à partir de l'uridine-diphosphate-glucose (UDP-glucose), en transférant le radical glucosyle sur l'extrémité d'une chaîne préexistante de glycogène.
Cet enzyme est présent dans toutes les cellules animales. Il existe sous deux formes : la glycogène-synthétase a directement active dont l'abondance dépend de l'insuline ; et la glycogène-synthétase b inactive, forme phosphorylée de la première, mais qui peut être active en présence de glucose-6-phosphate ; la phosphorylation de la forme a est catalysée par une protéine-kinase  adénosine monophosphate cyclique (AMPc)-dépendante ; la déphosphorylation de la forme b en forme a est catalysée par une protéine-phosphatase activée par la présence de glucose.

Gubler (taches de) l.f.p.

Taches bleu ardoisé situées sur la face interne des joues au niveau de l’orifice du canal de Sténon, liées à l’élimination salivaire du sulfure de plomb, manifestation rare du saturnisme.
Observées surtout en cas de mauvaise hygiène bucco-dentaire, elles ne réflètent ni l’ancienneté ni l’intensité de l’intoxication causale.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.

A. Gubler, médecin pharmacologue français, membre de l’Académie de médecine (1821-1879)

Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC

dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)

Hallgren (syndrome d') l.m.

Hallgren’s syndrome

Syndrome associant une rétinite pigmentaire, une cataracte présénile, une surdité congénitale et une ataxie vestibulo cérébelleuse avec déficience mentale.
Il comporte un nystagmus horizontal, une héméralopie dans l’enfance et une cécité à la cinquantaine. Actuellement, considérée comme un syndrome de Usher de type III, l’affection est autosomique récessive liée à la mutation du gène CLRN1 (protéine clarine1, autrefois USH3A), localisé en 3q-21q25 codant pour la protéine USH3A intervenant dans le développement et la maintenance de l’oreille interne et de la rétine(MIM 276900).

B. Hallgren, généticien et psychiatre suédois (1958) ; C. H. Usher, ophtalmologiste britannique (1914)

Syn. syndrome otoneurorétinien

Usher (syndrome de)

[P2,Q2]

Édit. 2015

HER2 acr. angl. pour Human Epidermal Growth Factor Receptor-2

Protéine codée génétiquement chez les humains par un proto-oncogène appelé HER2/neu.
Le terme HER2/neu ou ErbB-2, CD340 signifie récepteur pour les facteurs de croissance épidermiques humains. L’amplification ou la surexpression de ce gène joue un rôle majeur dans la pathogénèse et la progression de certaines formes agressives de cancer du sein. De plus il s’est révélé un marqueur biologique important et un enjeu thérapeutique pour cette affection. Sa surexpression est un critère de sensibilité à l’action thérapeutique du tastuzumab : un anticorps monoclonal recombinant qui agit sur les récepteurs HER2/neu (également appelé ErbB2). Le gène codant pour la protéine HER2 a été localisé en 17q21.

C. R. King, biologiste américain (1985)

cancer du sein, trastuzumab

[O5,C1]

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