Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide épsilon-aminocaproïque l.m.

epsilon aminocaproic acid

Acide aminé, ayant des propriétés inhibitrices sur certaines protéases et dont l’action est analogue à celle de l'alpha-2-antiplasmine.

Syn. acide 6-aminohexanoïque

[C1,C3]

Édit. 2017

acide érythrorbique l.m.

erythrorbic acid

Composé glucidique isomère de l’acide ascorbique.

Syn. D-isoascorbique, D-araboascorbique

acide ascorbique

[C1]

Édit. 2017

acide érucique l.m.

erucic acid

Acide cis13-docosènoïque, acide gras monoéthylénique à longue chaîne homologue en C22 de l'acide oléique.
Cet acide était présent dans l'huile de colza des variétés anciennes et d'autres Brassicaceae.
Comme tous les acides gras à très longue chaîne, il n'est catabolisé que lentement par début dans les peroxysomes. Son accumulation dans les muscles et le myocarde pouvait expliquer la toxicité constatée exceptionnellement chez l’animal de laboratoire. Mais d’une part cette accusation était limitée à cette condition expérimentale, d’autre part des travaux d’amélioration modernes du génome du Colza réalisés au Canada, en France et en Pologne ont permis d’éliminer pratiquement l’acide érucique des triglycérides de l’huile de Colza. Elle est d’ailleurs maintenant considérée comme une excellente source d’acides gras oméga-6.

Étym. lat. eruca, Roquette (Brassicaceae, ex-Crucifères)

[C1,G3,G4,R2]

Édit. 2017

acide éthanoïque l.m.

acide acétique

[C1]

Édit. 2017

acide éthylène-diamine-tétra-acétique l.m.

Sigle EDTA

chélation

[C1]

Édit. 2017

acide folinique l.m.

folinic acid

Acide N5-formyltétrahydrofolique.
Dérivé de l'acide folique, facteur de croissance de Leuconostoc citrovorum, d'où les noms qu'on lui a donné de leucovorine, citrovorine et citrovorum factor.
Il est utilisé en thérapeutique comme facteur hématopoïétique contre les effets des antifoliques.
 Syn. leucovorine

[C1,F1,G3,G5]

Édit. 2017

acide folique l.m.

folic acid

Acide N-[(2-amino-4-hydroxyptéridyl-6)-méthyl]-4'-aminobenzoyl-glutamique], vitamine du groupe B, dont la forme métaboliquement active est tétrahydrogénée, capable de transférer des radicaux monocarbonés, formyle, hydroxyméthyle, méthyle, impliqués dans la formation des acides nucléiques, la multiplication cellulaire, la lipotropie.
Nécessaire à l'hématopoïèse, sa carence est cause d'anémie mégaloblastique.

Cette vitamine est apportée par la plupart des aliments mais aussi par les bactéries intestinales. L'acide folique et ses dérivés tri- ou heptaglutamiques, appelés vitamine Bc conjuguée, sont synthétisés par les bactéries à partir d'acide paraaminobenzoïque et d'une ptéridine, de sorte que le développement bactérien est inhibé par les sulfamides, analogues structuraux de l'acide p-aminobenzoïque, sans que ces médicaments n'inhibent le métabolisme de l'hôte.
Le besoin quotidien en folates est de l'ordre de 300 µg chez l'adulte et de 800 µg chez la femme enceinte.
L’apport d’acide folique diminue la fréquence des anomalies de fermeture du tube neural qui constituent le groupe des spina bifida, soit spina bifida occulta qui n’intéresse que l’arc vertébral postérieur, soit spina bifida  avec tumeur ou spina bifida aperta qui comporte différents degrés, du plus simple au plus grave : méningocèle, myéloméningocèle, myéloschisis ou rachischisis de la plus haute gravité car il expose le tissu nerveux épendymaire à l’air libre. 
Les analogues structuraux, comme l'aminoptérine, sont des antifoliques (médicaments provoquant une aplasie médullaire).
L’acide folique peut être dosé dans le sérum et dans les globules rouges par électro-chimioluminescence. Le dosage de l’acide folique sérique est un reflet souvent infidèle du stock de folates de l’organisme. La concentration de folates intra-érythrocytaire est un marqueur beaucoup plus fiable du statut vitaminique du patient. La concentration normale d’acide folique dans le serum est supérieure à 11,5 nmol/L. Dans les érytrocytes, elle est supérieure à 460 nmol/L. En cas de carence en acide folique, elle chute en dessous de 370 nmol/L.

Étym. lat. folium : feuille (ainsi nommé en raison de son abondance dans les feuilles d’épinard)

Syn. vitamine B9, vitamine Bc, vitamine M, acide ptéroylglutamique

absorption de l'acide folique, tube neural, spina bifida, méningocèle, myéloméningocèle, myéloschisis, rachischisis

[A4, C1, C2, F1, O6, R2]

Édit. 2020

acide formamidinoglutarique n.m.

Autre nom de l’acide formimino-glutamique, produit du catabolisme de l’histidine

acide formimino-glutamique

[C1]

Édit. 2017

acide formiminoglutamique l.m.

formiminoglutamic acid

Acide constitué d'une molécule d'acide L-glutamique portant sur l'azote un radical formimine HN=CH-.
C'est un métabolite de la dégradation physiologique de l'histidine, formé par l'ouverture du cycle de l'acide imidazolone-propionique, et qui normalement cède son radical formimine à l'acide tétrahydrofolique, coenzyme de la formiminoglutamique-transférase. L'accumulation de ce composé s'observe en cas de carence en acide folique, lors d'un test comportant l'ingestion d'une certaine quantité d'histidine (test au FIGLU).

Syn. acide formamidinoglutarique

Abrév. FIGLU

[A4,C1,C2,F1,O6,R2]

Édit. 2017

acide formique l.m.

formic acid

Acide monocarboné HCOOH, liquide incolore, caustique présent dans les sécrétions des fourmis ainsi que de certains végétaux (orties).
On en trouve aussi dans la sueur.
Il est un produit du métabolisme des radicaux monocarbonés (méthyle, hydroxyméthyle, formyle) et de l'acide glyoxylique (par l'intermédiaire du formylglutamate. Intégré dans le métabolisme sous la forme active de l'acide formyl-tétrahydrofolique, il participe à la biosynthèse de tous les composés dérivés des radicaux monocarbonés : purines thymine, sérine, glycine, méthionine, choline.

Étym. lat. formica, fourmi

[C1]

Édit. 2017

acide formyltétrahydrofolique l.m.

formyltetrahydrofolic acid

Dérivé formylé de l'acide tétrahydrofolique, qui constitue une forme réactive de l'acide formique dans le métabolisme des radicaux monocarbonés.
Il y a deux dérivés formylés isomères : le N10-formyltétrahydrofolique et le N5-formyltétrahydrofolique. Le premier est directement impliqué dans la biosynthèse des nucléotides puriques, et il est formé par transfert de ce radical formyle à partir de la glycine, de l'histidine ou du tryptophane ; il se transforme réversiblement en son dérivé cyclique, le N5-N10-méthényltétrahydrofolique (précurseur lui-même du N5-N10-méthylènetétrahydrofolique). Le second, encore appelé acide folinique, a été identifié avec la leucovorine ou facteur citrovorum, c'est-à-dire un facteur de croissance indispensable à certains microorganismes tels que le Leuconostoc citrovorum, utilisé en thérapeutique comme antidote des antifoliques.

[C1,F1,G5]

Édit. 2017

acide fumarique l.m.

fumaric acid

Diacide à 4 carbones ayant une liaison éthylénique trans qui fait partie des métabolites du cycle tricarboxylique, provenant de la déshydrogénation de l'acide succinique et conduisant à l'acide malique par hydratation.
Il participe à la gluconéogénèse.
Il provient aussi de la décomposition de l'acide fumarylacétylacétique (catabolisme des acides aminés aromatiques), de la désamination de l'acide aspartique par clivage de l'acide argininosuccinique (cycle de l'uréogénèse), de l'acide adénylosuccinique et du 5-amino-4-imidazole-N-succino-carboxamide-ribotide (biosynthèse des nucléotides puriques). Présent à l'état libre dans de nombreux végétaux, il a initialement été isolé de la fumeterre (Fumaria officinalis).

Étym. Fumaria

[C1]

Édit. 2017

acide fusidique l.m.

fusidic acid

Antibiotique bactériostatique, inhibiteur de la synthèse protéique bactérienne, habituellement actif sur les staphylocoques sensibles à la méticilline et inconstamment sur les staphylocoques résistants à celle-ci.
Il a une bonne diffusion tissulaire, à l’exception du tissu méningé et son élimination est biliaire. Il se prescrit par voie orale, en association avec un autre staphylococcique, sur les données de l’antibiogramme. Il comporte aussi une préparation à usage externe, sous forme de crème.

[C1, D1, G5]

Édit. 2020

acide gadoléique l.m.

gadoleic acid

Delta9-cicosènoïque, acide gras monoéthylénique à 20 carbones ayant une double liaison en 9.
Il est présent dans de nombreuses huiles de poissons ou végétales. On en trouve aussi en petite quantité dans les phospholipides cérébraux, à côté de son isomère delta11-eicosénoïque de la famille oléique.

Étym. gade : poisson téléostéen ; oléique

[A2,C1,H5]

Édit. 2017

acide gadopentétique l.m.

gadopentetic acid

Sel de diméglumine, complexe de gadolinium de l'acide diéthylène-triamine penta-acétique (gadolinium DTPA), possèdant des propriétés paramagnétiques qui le font utiliser comme produit de contraste en IRM.
Il s’administre essentiellement par voie veineuse, accessoirement par voie intra-articulaire sous forme très diluée.

gadolinium

[B2,C1]

Édit. 2017

acide gadotérique méglumine l.m.

meglumine acid gadotérique

Complexe de gadolinium de l'acide tétra-azacyclododécane-tétra-acétique (gadolinium DOTA).
Il possède des propriétés paramagnétiques, qui le font utiliser comme moyen de contraste en IRM. Il s’administre essentiellement par voie veineuse, accessoirement par voie intra-articulaire sous forme très diluée.

gadolinium

[B2,C1]

Édit. 2017

acide galacturonique l.m.

galacturonic acid

Acide dérivant du galactose par transformation de la fonction alcool primaire du C6 en fonction acide carboxylique.
La biosynthèse de cet acide s'effectue à partir de l'UDP galactose par des enzymes de déshydrogénation à NAD, aboutissant directement à la forme active de l'acide galacturonique, l'UDPgalacturonate. C'est un constituant de mucopolysaccharides tels que les mucilages, les acides pectiques, et de mucopolyosides bactériens (Pneumocoque I).

UDP, uridine-diphosphate

[A2,C1]

Édit. 2017

acide gamma-aminobutyrique l.m.

γ-aminobutyric acid

Acide aminé dérivé de l'acide glutamique par décarboxylation, jouant un rôle de neurotransmetteur dans certaines fibres nerveuses inhibitrices.
Ayant des effets anxiolytique, anticonvulsivant, hypnotique et myorelaxant, il est utilisé dans le traitement de l’épilepsie et de l’hypertension artérielle.

Syn. 4-aminobutanoïque (acide), pipéridique (acide)

Sigle GABA pour gamma-aminobutyric acid

[C1,C2,C3,G5,H1]

Édit. 2017

acide gammalinolénique l.m.

gammalinolenic acid

Acide gras triéthylénique à 18 carbones isomère de l'acide linolénique ou alphalinolénique.
Cet acide gras, qui fait partie de la famille des acides gras polyéthyléniques essentiels de la série n-6, est présent en petite quantité dans les lipides animaux.

[C1]

Édit. 2017

acide glucarique l.m.

glucaric acid

Diacide provenant de l'oxydation des carbones 1 et 6 du glucose en fonctions carboxyliques.
C'est un catabolite de l'acide glucuronique. Sa présence dans l'urine peut résulter d'une induction enzymatique de la glucuronoconjugaison, par les barbituriques par ex.

[C1,G3]

Édit. 2017

acide gluconique l.m.

gluconic acid

Acide aldonique dérivant du glucose par oxydation de la fonction aldéhydique en fonction acide carboxylique.
Cette oxydation peut être réalisée in vitro par le brome ou par voie enzymatique par une glucose-oxydase. Dans le métabolisme animal, on ne trouve que son ester phosphorique qui se forme par oxydation du glucose-6-phosphate par la glucose-6-phosphate déshydrogénase en présence de NADP.

[C1]

Édit. 2017

acide glucuronique l.m.

glucuronic acid

Acide dérivant du glucose par transformation de la fonction alcool primaire du C6 en fonction acide carboxylique.
La biosynthèse de cet acide s'effectue à partir de l'UDPG par des enzymes de déshydrogénation à NAD, aboutissant directement à la forme active de l'acide glucuronique, l'UDPglucuronate. C'est le plus important des acides uroniques dans l'organisme animal. Il existe dans les tissus et les liquides biologiques sous forme combinée bêta-osidique (glucuronoside, mucopolysaccharides).

Syn. glycuronique (acide)

[C1]

Édit. 2017

acide glutamique l.m.

glutamic acid

Acide alpha-aminoglutarique, acide aminé diacide présent à l'état libre dans toutes les cellules animales et végétales, ainsi que dans le plasma sanguin (qui en contient environ 50 µmol/L).
C’est l’un des 20 acides aminés constitutifs des protéines.
Facilement synthétisable dans l'organisme animal à partir des glucides et d'une source d'azote ammoniacal, l'acide glutamique est un acide aminé non indispensable et glycoformateur. Il joue un rôle métabolique important dans le métabolisme des acides aminés, étant impliqué dans la transamination de la plupart d'entre eux et précurseur métabolique de la glutamine, de la proline, de l'ornithine. Il est aussi un neuromédiateur, de même que son dérivé de décarboxylation, l'acide gamma-aminobutyrique.

Étym. gluten, (dans l'hydrolysat duquel il a été isolé).

Symb. dans la formule des protéines : E

Abrév. Glu

[C1]

Édit. 2017

acide glutarique l.m.

glutaric acid

Diacide à cinq carbones COOH-(CH2)3-COOH.
Cet acide, trouvé dans les betteraves et dans le suint de mouton, figure parmi les métabolites du catabolisme de la lysine, dégradable sous forme de glutaryl-coenzyme A.
Ses dérivés chimiques (acide alpha-cétoglutarique, acide glutamique) appartiennent à des voies métaboliques différentes.

Syn. acide pentanedioïque

[C1]

Édit. 2017

acide glycérique l.m.

glyceric acid.
Acide dialcool dérivé d'oxydation du glycérol, de formule CH2OH-CHOH-COOH.
L'acide D-glycérique se forme dans le foie lors du catabolisme du fructose, qui conduit à une molécule de glycéraldéhyde qu'une glycéraldéhyde-déshydrogénase oxyde en acide D-glycérique. Le métabolite le plus important dérivé de cet acide est l'acide phospho-3-D-glycérique.
Les acides D- et L-glycériques se forment par hydrogénation de l'acide 3-hydroxypyruvique provenant de la sérine. L'acide L-glycérique ne se forme en quantité importante que dans les cas de déficience congénitale en D-glycérate-déshydrogénase, cause de l'oxalurie de type II, où l'élimination urinaire d'acide L-glycérique peut atteindre 600 mg/j.

Syn. acide dihydroxypropionique

[C1,L1]

Édit. 2017

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