Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

trocart de Cushing l.m.

Trocart mousse gradué pour la ponction des ventricules cérébraux.

H. Cushing, neurochirurgien américain, membre de l'Académie de médecine (1869-1939)

Syn. aiguille de Cushing, canule de Cushing

Southey (trocart de) l.m.

Petit trocart comportant une seule lame et plusieurs canules fines (tubes de Southey) que l’on introduit l’une après l’autre dans les tissus.
Cet appareil était utilisé pour le drainage des œdèmes sous-cutanés graves d’origine cardiaque.

R. Southey, médecin britannique (1878)

Syn. aiguille de Southey, canule de Southey, tube de Southey, tube de Southey-Leech

[B3]

Édit. 2018

tronc artériel apicodorsal de l'artère pulmonaire droite l.m.

Branche de division de l'artère principale du lobe supérieur du poumon droit, destinée aux segments apical et postérieur du lobe supérieur droit.
Le tronc est vertical, naissant en regard de la terminaison de la bronche lobaire supérieure, long de 1 cm. Il se bifurque en artère segmentaire apicale et artère segmentaire postérieure.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

tronc artériel basal antéromédial de l'artère pulmonaire gauche l.m.

Tronc antérieur de division du tronc basal de l'artère pulmonaire gauche.
Il se divise en une branche interne grêle pour le segment basal médial et une branche antérieure pour le segment basal antérieur.
Anc. dénom. tronc artériel ventroparacardiaque du lobe inférieur gauche

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

tronc artériel broncho-intercostal l.m.

Tronc formé par la réunion de l'artère bronchique droite et de la 4e artère intercostale droite (1ère artère intercostale aortique), observé 2 fois sur 3.
Il naît de la face postérieure de l'aorte thoracique descendante, près de son bord droit, passe derrière l'œsophage transversalement et se divise au contact du bord interne de la bronche principale droite en artère bronchique droite et 4e artère intercostale droite.

[Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica]

tuberculoïde (granulomatose) l.f.

→ granulomatose pulmonaire

tumeur à cellules granuleuses l.f.

granular cell tumor

Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkératosique, de consistance ferme, non douloureux.
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison. 

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof

→ tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome

tumeur de la granulosa l.f.

granulosa cell tumor of the ovary

Tumeur endocrine de l'ovaire développée aux dépens des cellules de la granulosa.
Sécrétant des œstrogènes, elle entraine chez la fillette une puberté précoce isosexuelle, chez la femme des ménométrorragies par hyperplasie de l'endomètre.
Son traitement est chirurgical, avec ou sans chimiothérapie selon qu'elle est histologiquement bénigne ou maligne.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur de la granulosa et de la thèque l.f.

granulosa theca cell tumor of the ovary

Tumeur bénigne ou maligne de l'ovaire sécrétant des œstrogènes, dans laquelle coexistent des cellules de la granulosa et des cellules thécales, pouvant être les unes et les autres, lutéinisées.

tumeur de malignité atténuée l.f.

low grade malignant tumor

Tumeur maligne d’évolution spontanée lente et caractérisée par l’apparition tardive de métastases.

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur du sac vitellin l.f

yolk sac tumor

Tumeur germinale placentaire, apparaissant comme la complication d’un tératome  siégeant sur l’axe rachidien, surtout sur son extrémité sacro-coccygienne et sur le testicule (presque jamais sur l’ovaire).
L’extériorisation vaginale est la plus fréquente marquée par des masses polypoïdes non ulcérées en grappes assez semblables à celles vues  dans le myosarcome botryoïde. Histologiquement, ces masses sont constituées de grandes cellules claires réunies en massifs ou en cordons sur un fond encombré de débris, permettant de décrire des formes solides, réticulaires, polyvésiculaires etc. Deux signes sont caractéristiques : la présence, souvent abondante de gouttelettes hyalines, éosinophiles, P.A.S positives (production vitelline) et la franche positivité pour l’alpha-fœtoprotéine. Celle-ci passe dans le sang et constitue un excellent marqueur de l’évolution de cette tumeur. Malgré sa sensibilité à la chimiothérapie, cette tumeur est très agressive.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur du sinus endodermique

→ tératome

tumeur du sinus endodermique l.f.

endodermal sinus tumor

Tumeur embryonnaire, hautement maligne, de l'ovaire ou de la prostate, reproduisant le mésoblaste extra-embryonnaire et les sinus endodermiques d'origine vitelline, apparaissant chez l'embryon au moment de la différenciation des villosités choriales.
Elle est chimiosensible.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. mésoblastome, tumeur vitelline de l'ovaire, dysembryome mésoblastique

→ sac vitellin (tumeur du)

tumeur du sinus endodermique du médiastin l.f.

endodermal sinus tumor

→ tumeur vitelline maligne

tumeur glomique pulmonaire et médiastinale l.f.

glomus tumor of lung and mediastinum, glomangioma

Tumeur bénigne développée à partir du glomus neurovasculaire de Masson, très rare au niveau du poumon et du médiastin.
Ce sont de petites tumeurs asymptomatiques découvertes chez l'adulte. Elles peuvent siéger au niveau de la trachée, des poumons et des carrefours artérioveineux. Elles sont superposables aux autres tumeurs glomiques, faites de cavités vasculaires bordées par un endothélium régulier, un amas de petites cellules issues de cellules lisses peu différenciées.

P. Masson, anatomopathologiste  français, membre de l’Académie de médecine (1924)

Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote

tumeur maligne d'Abrikossof l.f.

malignant granular cell tumor

Tumeur maligne rare, survenant chez l'adulte jeune, siégeant habituellement à la tête ou au cou, se manifestant comme une masse profonde, souvent douloureuse, à croissance rapide, et dont la structure histologique, qui rappelle celle de la forme bénigne de la tumeur, s'en différencie par la présence d'atypies nucléaires et de mitoses.
Au cours de l'évolution les métastases régionales et viscérales sont fréquentes. Le pronostic est sévère. Le traitement consiste en l'ablation chirurgicale, suivie éventuellement par une chimiothérapie appropriée.

A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1875-1955)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. myoblastome granulocellulaire malin, tumeur granulocellulaire maligne

tumeur myofibroblastique inflammatoire du poumon l.f.

inflammatory pseudotumor of lung

Lésion nodulaire composée de cellules inflammatoires lymphocytaires et surtout plasmocytaires, de macrophages chargés de lipides et de cellules conjonctives myofibroblastiques.
Son histogénèse n'est pas déterminée. Habituellement bénigne, elle peut être localement invasive sur les bronches et sur la plèvre.
Elle se voit surtout dans la première partie de la vie, révélée parfois par des signes infectieux. Ailleurs, c'est une découverte d'examen radiographique. Le nodule radiologique est homogène, bien circonscrit, contenant des calcifications parfois. L'évolution est lente. Le diagnostic est souvent post-opératoire sur l'examen histopathologique de la pièce.
Selon la prédominance du type histologique dans cette tumeur composite, de nombreux noms lui ont été donnés.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. plasmocytome, histiocytome, xanthome, tumeur à mastocytes, granulome histiocytaire, pseudotumeurs inflammatoires

→ xanthome pulmonaire

tumeur vitelline de l'ovaire l.f.

endodermal sinus tumor of the ovary

→ tumeur du sinus endodermique

tumeur vitelline maligne l.f.

endodermal sinus tumor

Tumeur hautement maligne reproduisant le mésoblaste extra-embryonnaire et les sinus endodermiques d'origine vitelline qui apparaissent chez l'embryon au moment de la différenciation des villosités choriales.
Cette tumeur appartient aux tératomes malins du médiastin. Elle est très évolutive et donne des signes de compression médiastinale. L'alpha-fœtoprotéine est tout particulièrement associée à la tumeur vitelline où son taux est très élevé, alors que les bêta-HCG sont normales. Elle s'observe surtout chez l'enfant. Le traitement repose sur une association de chimio- et de radiothérapie complétée parfois par la chirurgie.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. mésoblastome, dysembryome mésoblastique, tumeur du sinus endodermique

TWNK gene , sigle angl. pour twinkle mtDNA helicase

Gène situé sur le locus chromosomique 10q24.31 codant pour deux protéines similaires Twinkle et Twinky situées dans les mitochondries qui sont impliquées dans la production et le maintien de l’ADN mitochondial.
Des mutations de ce gène sont responsables du syndrome OHAHA, du syndrome de Perrault, de l’ataxie spino-cérébelleuse, de l’ophtalmoplégie externe progressive.

Syn. C10orf2, chromosome 10 open reading frame 2, PEO1, PEO1_HUMAN, progressive external ophthalmoplegia 1 protein, T7 gp4-like protein with intramitochondrial nucleoid , ocalization, T7-like mitochondrial DNA helicase, twinkle

→ OHAHA (syndrome), Perrault (syndrome de), ataxie spino-cérébelleuse, ophtalmoplégie externe progressive, Twinkle, Twinky

tympanum n.m.

tympanum

→ caisse du tympan

tyrosinurie n.f.

tyrosinuria

Présence ou quantité de tyrosine dans l'urine.
L'élimination urinaire de tyrosine est normalement inférieure à 200 µmol (35 mg)/j. Elle est augmentée au cours des tyrosinoses.

ulcère cornéen annulaire l.m.

corneal ring ulcer

Ulcère cornéen périphérique parfois circonférentiel survenant volontiers lors de maladies systémiques (périartérite noueuse, lupus éryhtémateux disséminé, maladie de Wegener, arthrite rhumatoïde).

F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936)

Étym. lat. ulcus : ulcère

→ ulcère, périartérite noueuse, lupus érythémateux disséminé, Wegener (maladie de), polyarthrite rhumatoïde

unicorne adj.

unicornuate

Étym. lat.unum : un ; cornu : corne

→ utérus unicorne

urgence (deuxième) l.f.

second degree emergency ('expression inusitée en anglais)

Blessé dont la conscience est conservée, et dont les hémorragies sont arrêtées.
Il doit être transporté couché.

Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)

→ urgence

urgence (première) l.f.

first degree emergency (expression inusitée en anglais)

Situation d'un blessé grave mais dont la ventilation spontanée est efficace et dont la conscience subsiste plus ou moins (au contraire un patient présentant une extrême urgence est souvent très dyspnéique voire au bord de l'asphyxie).

Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)

→ urgence

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