Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fistule colovésicale l.f.

colovesical fistula

Fistule faisant communiquer le côlon avec la vessie.
Elle résulte le plus souvent de l'inflammation d'un diverticule ou d’un cancer du côlon sigmoïde ou encore d’une maladie de Crohn.

Étym. lat. fistula : canal

→ fistule sigmoïdovésicale, Crohn (maladie de), côlon sigmoïde

[A3,M2,L1]

Édit. 2018

fistule (signe de la) l.m.

fistula sign, fistula test

Vertige rotatoire, nystagmus et déviation posturale déclenchés par une variation de pression dans le conduit auditif externe.
Il traduit une communication anormale entre l’oreille moyenne et l’oreille interne.
Lorsque, lors de la compression, le nystagmus bat vers l’oreille testée, s’inversant à la décompression, il s’agit d’une fistule par érosion de la paroi du canal semi-circulaire latéral osseux par ostéite ou cholestéatome (signe de Lucae).
Lorsque le nystagmus, lors de la compression, bat vers l’oreille opposée, il s’agit d’une fistule de la fenêtre ovale d’origine traumatique, d’une hyperlaxité du ligament annulaire de l’étrier d’origine syphilitique (signe d’Hennebert) ou d’autre nature, d’une maladie de Menière.
Cette distinction classique reste assez schématique et n’est pas toujours respectée dans les faits.

C. Hennebert, otorhinolaryngologiste belge (1909) ; J. C. A. Lucae, otorhinolaryngologiste allemand (1881) ; P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. méd. fistula : tuyau

Syn. Lucae (signe de).

→ cholestéatome, Lucae (signe de), Hennebert (signe de), Menière (maladie de)

[P1]

Édit. 2018

réflexe de fixation l.m.

fixation reflex

Réflexe d’apparition très précoce, dès les premiers jours de la vie (regard ¨surpris¨ de van Heule).
On le recherche avec une lumière douce (pour éviter la fermeture brutale des paupières), puis avec un objet contrasté ou coloré. Toutefois, le visage maternel constitue le meilleur moyen de le provoquer. Cette recherche peut être facilitée en faisant appel à la méthode de la motricité libérée de Grenier, ou à la méthode de Bullinger (chez l’enfant infirme moteur).
Le réflexe de fixation peut être normal, retardé (retard de maturation visuelle), absent (suspicion d’une atteinte sévère, de la fonction visuelle ou neurologique), ou anormal (mouvements anormaux des yeux, nystagmus, photophobie).
L’absence ou l’altération du réflexe de fixation doit toujours impliquer un bilan ophtalmologique (clinique et électrophysiologique), ainsi qu’un bilan neurologique et neuroradiologique.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17q21.2, codant pour une protéine de la famille des récepteurs intracellulaires appelée immunophillines.
Leur propriété principale est l’isomérisation de peptidyl-prolyl cis-trans. La plupart d’entre elles sont impliquées dans des évènements de conjugaison et d’échanges. Leur rôle est important dans des processus correctifs de molécules complexes tel que le collagène.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Bruck, la maladie de Kuskokwim, l’osteogenesis imperfecta.

R. Vanheule, pédiatre belge (1982) ; A. Grenier, pédiatre français (2000) ; A. Bullinger, psychologue suisse (2004)

Syn. arthrogryposis-like syndrome, Bruck syndrome 1, Kuskokwim disease

→ Bruck (syndrome de), Kuskokwim (maladie de), l'osteogenesis imperfecta

[O1,P2]

Édit. 2018

signe du flacon d'Erlenmeyer l.m.

Erlenmeyer flask deformity

Aspect radiologique élargi et allongé de l'os métaphysaire qui tranche avec l'aspect plus mince de la diaphyse adjacente, évoquant l'aspect d'un flacon et de son goulot comme celui du flacon d'Erlenmeyer utilisé en laboratoire.
Cette image se voit dans l'ostéodysplasie métaphysaire ou maladie de Pyle.

E. Pyle, chirurgien orthopédiste américain (1931)

→ Pyle (maladie de)

[I2]

Édit. 2018

Flavivirus

Flavivirus
Virus à ARN transmis à l’homme ou aux animaux par des arthropodes, tiques ou moustiques.
Ces virus sont nombreux :
Flavivirus transmis par les tiques : virus du  louping ill, virus des encéphalites à tique, de la fièvre hémorragique d’Omsk, virus de la maladie de la forêt de Kyasanur, etc.
Flavivirus transmis par les moustiques : virus West Nile, virus de l’encéphalite japonaise, virus de l’encéphalite de Saint-Louis, virus de la dengue, virus de la fièvre jaune, etc.

[D1,D2,D4]

Édit. 2018

Fleischer-Grüber (dystrophie de) l.f.

Fleischer-Grüber’s dystrophy

Dystrophie épithéliale de la cornée, dite cornea verticillata, en raison des opacités épithéliales en tourbillons, en comète, la membrane de Bowman étant souvent dédoublée.
L'affection est héréditaire et liée au sexe dans la maladie de Fabry où elle touche les garçons.

B. Fleischer, ophtalmologiste allemand (1910) ; M. Grüber, ophtalmologiste suisse (1946) ; J. Fabry, dermatologiste allemand (1898)

[P2]

Édit. 2018

floride adj.

florid

En pleine floraison, se dit en médecine de la présence de tous les signes d'une maladie, p. ex. le diabète floride.
Le sens a été étendu à l'aspect que présente quelqu'un en bonne santé.
En anglais, par métonymie, le sens a été étendu à l'aspect rubicond de la face et par là floridée a pris le sens de rouge. Cet anglicisme n'est pas acceptable en français ; traduire alors par rouge.

Étym. lat. floridus : en fleur dérivé de flor : fleur

[N1]

Édit. 2018

fluoro-uracile n.m.

fluoro-uracile

Médicament antimitotique de la classe des antimétabolites, de type anti-pyrimidique, utilisé dans la chimiothérapie, notamment des cancers digestifs, de l’ovaire et du sein.
Il s’administre par voie veineuse. Sa prodrogue est la capécitabine qui s’administre par voie orale. Des pommades au 5 FU sont utilisées dans les cancers baso-cellulaires de la peau, ou les états précancéreux tels la maladie de Bowen ou l’érythroplasie de Queyrat.
5 FU et capécitabine ont les mêmes risques de toxicité, hématologique, digestive (nausées, vomissements, diarrhée, mucites), syndrome main-pied, beaucoup plus rarement cardiaques.
Le métabolisme des fluoropyrimidines dépend majoritairement de l’activité de la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), enzyme clé du métabolisme et de l’élimination des fluoropyrimidines, qui inactive plus de 80 % du 5-FU au niveau hépatique permettant la réduction du 5-FU en 5-fluoro-5,6-dihydrouracile, lui-même hydrolysé puis éliminé. Il existe des variabilités interindividuelles importantes de l’activité de cette enzyme liées à des mutations du gène de la DPD, responsables d’une réduction, avec pour conséquence, une accumulation des métabolites actifs du 5-FU et un risque accru de toxicité aiguë, précoce et grave.

Sigle 5 FU

→ capécitabine, maladie de Bowen, érythroplasie de Queyrat, syndrome main-pied

[F2,G5,L1,O3,O5]

Édit. 2018

folie intermittente l.f.

Manifestations psychiatrique qui peuvent correspondre à la maladie bipolaire ou à une démence.

→ maladie bipolaire, démence

[H3]

Édit. 2018

folie périodique l.f.

maniaco-depressive psychosis

Syn. maladie bipolaire

→ maladie bipolaire

[H3]

Édit. 2018

Quinquaud (folliculite décalvante de) l.f.

folliculitis decalvans

Maladie inflammatoire  chronique et progressive, des zones pileuses, en particulier du cuir chevelu, dont la physiopathologie demeure inconnue
Son tableau associe des pustules folliculaires et une hyperkératose sur une peau érythémateuse. Le traitement consiste en une antibiothérapie prolongée, topique et systémique. Le rôle de deux bactéries,
Cutibacterium acnes et Staphylococcus aureus est suspecté mais non démontré. 

C. E. Quinquaud, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1888, 1889)

Syn. folliculite épilante de Quinquaud

→ Cutibacterium acnes, staphylocoque, pustule, folliculaire, hyperkératose

[D1, J1]

Édit. 2018

folliculite disséquante du cuir chevelu l.f.

dissecting folliculitis, dissecting cellulitis of the scalp, perifolliculitis capitis abscediens et suffodiens

Suppuration profonde du cuir chevelu d'étiologie inconnue, atteignant préférentiellement les hommes jeunes et plus souvent noirs que caucasiens, faite de nodules inflammatoires fluctuants sous une peau érythémateuse et œdémateuse plus ou moins dépourvue de cheveux.
L'évolution de la maladie est variable mais chronique, avec des rémissions partielles et des poussées évolutives ; elle atteint le plus souvent le vertex et la région occipitale, mais peut s'étendre à tout le cuir chevelu. Le traitement repose sur une antibiothérapie systémique, une antisepsie locale et éventuellement l'administration d'isotrétinoïne per os à forte dose.

E. Hoffmann, dermatologue allemand (1908)

Étym. lat. folliculus, petit sac de cuir, de follis, enveloppe ; itis : inflammation

Syn. cellulite disséquante du cuir chevelu, perifolliculitis capitis abscediens et suffodiens de Hoffmann

→ folliculite, isotrétinoïne

[D1, J1]

Édit. 2018

fonctionnel adj.

functional

1) Caractère d’une fonction déterminée.
2) S’emploie aussi pour caractériser une symptomatologie ne répondant à aucune maladie définie.
Ce sont des plaintes portant sur le fonctionnement d'un ou de plusieurs organes (système digestif, cardiovasculaire, ORL, etc.) sans lésions anatomiques pouvant en rendre compte.
Les troubles fonctionnels sont le fait de personnalités anxieuses, histrioniques. Ils peuvent constituer le signe initial d'une autre affection psychique, notamment dépressive.

→ personnalité histrionique, trouble fonctionnel

[H3, N1]

Édit. 2018

formaldéhyde n.m.

formaldehyde

Aldéhyde monocarboné HCHO, gaz incolore, irritant, désinfectant, utilisé en solution (formol) pour conserver des pièces anatomiques.
Il sert aussi à la déspécification des protéines antigéniques, par sa propriété de se fixer sur les fonctions amine et thiol.
Métabolite des radicaux monocarbonés, il n'apparait pas à l'état libre, mais sous une forme métaboliquement active, l'acide méthylène-tétrahydrofolique, qui provient soit de la réduction de l'acide méthènyltétrahydrofolique (ou formyltétrahydrofolique), soit du métabolisme de la sérine ou de la glycine.
Le formol ou les produits formolés sont irritants et allergisants pour la peau, l’œil et les voies respiratoires à la fois localement et par voie générale. Le formol inhalé peut également donner des urticaires de contact, des accidents respiratoires important et des carcinomes du nasopharynx. Le cas classique est celui des anatomopathologistes qui sont directement et fréquemment exposés à l'inhalation de formaldéhyde. Dans les cosmétiques, le formol est spécialement utilisé dans certains produits durcisseurs pour les ongles.
C’est un conservateur couramment utilisé dans les produits industriels. Le formaldéhyde est est des éléments importants constituant certaines matières plastiques (colles urée formol, mélamine formol et résines phénoplastes (phénol-formol). Le formaldéhyde peut  imprégner l’atmosphère d’habitations comprenant des boiseries neuves,  fraichement collées ou à base d’agglomérés fabriqués avec des colles à base de formaldéhyde.
Les dermatites irritatives, les lésions eczématiformes, les rhinites, les asthmes récidivant en cas de nouvelle exposition au risque  et le carcinome du nasopharynx sont reconnus comme maladies professionnelles indemnisables par le régime général d’assurance maladie (tableau 43).

Syn. méthanal, aldéhyde formique

[H5]

Édit. 2018

Fox-Fordyce (maladie de) l.f.

Fox-Fordyce disease, lichen axillaris, apocrine miliaria

Maladie inflammatoire des glandes sudorales apocrines d'étiologie inconnue, caractérisée par une éruption papuleuse très prurigineuse touchant le plus souvent les aisselles, évoluant de manière chronique, aggravée par les stimulations sexuelles, concernant essentiellement les femmes.
Elle correspond à une rétention sudorale apocrine, dont l'image histologique est plus ou moins nette du fait d'une lichénifaction secondaire.

G. H. Fox et J. A. Fordyce, dermatologues américains (1902)

Syn. miliaire apocrine, hidrosadénome

→ glande sudorale, glande apocrine, lichénifaction

[J1]

Édit. 2018

fracture du nouveau-né l.f.

neonatal fracture

Rupture lors de l'accouchement de la continuité de la clavicule ou d’un os long, provoquée notamment par une manœuvre de dégagement au cours d’une dystocie.
Les fractures de la clavicule ou de l’humérus sont les plus fréquentes lors d’une dystocie des épaules ou lors d’un accouchement par le siège ; c’est quelquefois le seul moyen d’accélérer le dégagement en cas de signes de souffrance du nouveau-né. L’immobilisation simple en pansement ouaté est suffisante pour éviter la douleur. La consolidation est rapide ordinairement sans séquelles. La fracture du fémur est plus rare. Les fractures articulaires de l’épaule, du coude ou de la hanche se voient difficilement sur les radiographies ; une douleur localisée peut les signaler.
Une fracture quasi-spontanée doit faire évoquer une dysplasie osseuse congénitale (maladie de Lobstein).

J. Lobstein, chirurgien et anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1833)

Étym. lat. frangere: rompre, briser

Syn. fracture obstétricale

→ fracture, dystocie, fracture de la clavicule du nouveau-né, fracture de l'humérus du nouveau-né, présentation du siège complet, fracture du fémur du nouveau-né, fracture du nouveau-né, Lobstein (maladie de)

[I2, O1, O3]

Édit. 2018

fracture pathologique l.f.

pathological fracture

Fracture facilitée par une lésion préexistante de l’os, qu’elle soit tumorale, constitutionnelle ou acquise.
Les plus fréquentes sont les fractures sur un os ostéoporotique, ostéomalacique, sur une tumeur osseuse primitive ou métastatique, sur des dystrophies comme le kyste osseux ou en cas de maladie osseuse constitutionnelle comme l’ostéogénèse imparfaite.

Étym. lat. frangere: rompre, briser

→ fracture, ostéoporose, ostéomalacie, kyste essentiel de l'os, ostéogénèse imparfaite

[I2]

Édit. 2

fragilité globulaire à la chaleur (épreuve de) l.f.

erythrocyte fragility test

A 37°, l’hémolyse ne commence qu’à la 72ème heure alors qu’elle est plus rapide dans la maladie de Marchiafava-Micheli.
Epreuve obsolète, le diagnostic actuel de hémoglobinurie nocturne paroxystique repose sur des tests immunologiques.

→ Marchiafava-Micheli (maladie de), hémoglobinurie nocturne paroxystique

[F1]

Édit. 2019

Franceschetti (dystrophie cornéenne de) l.f.

Franceschetti dystrophy of the cornea

Maladie familiale rare caractérisée par des érosions cornéennes et une kératite ponctuée.

A. Franceschetti, ophtalmologiste suisse (1896-1968)

→ érosion cornéenne, kératite ponctuée superficielle

[P2]

Édit. 2019

François et Detrait (maladie de) l.f.

François syndromen n°2

Affection familiale associant une dystrophie ostéochondrale des extrémités (source de luxations), des rétractions et des déformations des mains et des pieds, des xanthomes du visage et sur les faces d’extension des articulations, des opacités irrégulières de la cornée.
Thésaurismose à l’origine de dépôts de cholestérol, la maladie a une transmission autosomique récessive.

J. François, baron, ophtalmologiste, membre de l'Académie de médecien et C. Detrait, médecin belges (1950)

Syn. François (dystrophie dermo-chondro-cornéenne de)

→ xanthome, thésaurismose

[J1, L1, P2, R1, Q3]

Édit. 2019

Franklin (maladie de) l.f.

Franklin disease, , heavy chain gamma disease

Désordre lymphoprolifératif de la lignée cellulaire B, marqué par la présence d’un pic monoclonal sérique composé de fragments de chaînes lourdes d’immunoglobulines gamma.
Affection rare de l’adulte (51 à 68 ans) à prédominance féminine accompagnée d’un état fébrile, d’une altération de l’état général, d’anémie, de poyladénopathies  et d’une hépatosplénomégalie. Un signe caractéristique est un œdème palatin lié à une hypertrophie nodulaire de l’anneau de Waldeyer. Cette affection s’accompagne fréquemment   de manifestations d’arthrite rhumatoïde et de complications infectieuses.
On reconnaît trois formes à cette maladie :
1. la forme disséminée (57 à 66 % des cas) faite d’une hypertrophie lymphoproliférative généralisée et de signes généraux;
2. la forme localisée (25 % des cas) liée à une mutation des chaînes d’immunoglobulines dans le tissu périphérique ou uniquement dans le tissu médullaire;
3. Une forme proliférative non apparente (9 à 17 %) marquée par des manifestations auto-immunes.
Le diagnostic repose sur la mise en évidence dans le sérum d’un pic monoclonal composé d’un fragment de chaînes lourdes d’immunoglobulines gamma.
L’évolution, souvent défavorable, est marquée par des complications infectieuses fréquentes.
Le traitement des formes généralisées repose sur les alkylants et le rituximab.

E. C. Franklin, médecin interniste américain (1964)

Syn. maladie des chaînes  gamma

→ immunoglobulines, maladie des chaînes lourdes, rituximab, alkylant

[F1]

Édit. 2019

Freiberg (maladie de) l.f.

Freiberg's disease, Kohler's second disease

Ostéochondrose de la tête du deuxième métatarsien (68%), plus rarement du troisième (27%) voire du quatrième.
C’est une nécrose ischémique due à des microtraumatismes répétés qui survient chez l'adolescent et l’adulte jeune et peut évoluer vers une arthrose métatarsophalangienne. Elle survient le plus souvent chez la jeune fille. Elle peut rester asymptomatique ou se traduire par des douleurs de l’avant-pied sous la tête du deuxième métatarsien lors de la marche ou du sport, aggravées par la surélévation du talon.
A l’examen la tête métatarsienne est épaissie et sensible ; les mouvements articulaires sont limités.
A la radiographie, l’os sous-chondral devient hétérogène, puis la tête métatarsienne s’aplatit et s’élargit. Elle peut rester ainsi ou, dans les formes plus sévères, se fragmenter. En cours d’évolution peuvent apparaitre des signes d’arthrose avec  une déformation articulaire et une ostéophytose.
La mise au repos (relative) et une semelle orthopédique supprimant l’appui excessif sous la tête métatarsienne (appui rétrocapital) peut permettre la guérison en début d’évolution. C’est avant l’apparition des signes d’arthrose que le traitement chirurgical (technique de Gauthier d'ostéotomie de soustraction dorsale par ex.) donne les meilleurs résultats.

A. H. Freiberg, chirurgien orthopédiste américain (1914) ; A. Köhler, médecin radiologiste allemand (1908) ; G. Gauthier, chirugien orthopédiste français (1974)

Syn. 2ème maladie de Köhler

→ Gauthier (technique de)

[I1, I2]

Édit. 2019

Frei (intradermoréaction de) l.f.

Frei antigen, Frei test

Méthode diagnostique actuellement abandonnée qui consistait en l'inoculation intradermique d'un broyat de ganglion stérilisé de maladie de Nicolas-Favre pour provoquer une réaction d'hypersensibilité retardée.

W. Frei, dermatologue allemand (1925)

→ maladie de Nicolas-Favre, hypersensibilité retardée

[F3]

Édit. 2019

Frejka (attelle de) l.f.

Frejka splint

Coussin pour maintenir l’abduction des hanches chez le jeune enfant en prévention  de la maladie luxante congénitale.

B. Frejka, chirurgien orthopédiste tchèque (1952)

→ luxation congénitale de la hanche

[A1]

Édit. 2019

fréquence n.f.

frequency, incidence, prevalence

Phénomène périodique ou du moins répétitif, qui se mesure par le nombre de répétitions par unité de temps.
1. En médecine, l'unité usuelle de mesure des temps est la minute, sauf indication contraire.
Par ex. la fréquence du pouls s'exprime en nombre de pulsations par minute.

2. En physique, pour les phénomènes périodiques, l'unité de mesure des fréquences est le
hertz (Hz) : une période par seconde. Pour les phénomènes non sinusaux mais répétitifs, en télégraphie notamment, l'unité de mesure, un point Morse/seconde, est le baud (Bd). Le baud sert aussi à mesurer la vitesse de transmission de l'information d'un message, p. ex. une ligne téléphonique ordinaire transmet à une vitesse de l'ordre de 2 000 Bd, ce qui permet aux sons d'une fréquence du même ordre d'être intelligibles.
Pour la transmission de données informatiques il faut utiliser des vitesses bien supérieures.

3. En statistique, on distingue :

- la fréquence absolue (terme désuet), nombre de cas dans une classe ;
- la fréquence relative (appelée plus généralement «fréquence»), quotient du nombre de cas dans la classe sur le nombre total de tous les cas envisagés dans le collectif ;
- la fréquence élémentaire des éléments correspondant à un caractère donné, quotient du nombre de ces éléments psur le nombre total d'éléments ou cas considérés dans le collectif ;
- la fréquence cumulée jusqu'à une valeur donnée, quotient de tous les éléments considérés du plus petit à ceux correspondant à la valeur donnée sur le nombre total d'éléments.
- la fréquence globale, quotient du nombre de tous les éléments considérés sur le nombre total d'éléments.

4. En épidémiologie on emploie les termes de prévalence, pour désigner la fréquence globale d'un événement donné (ex. la mortalité imputable à une maladie donnée) et d'incidence pour désigner celle de l'évènement pendant un temps donné, généralement une année.

H. R. Hertz, physicien et ingénieur allemand (1857-1894); E. Baudot, ingénieur des télégraphes (1845-1903)

Étym. lat. frequens, qualifie aussi bien le rassemblement de nombreuses personnes en un même lieu que la répétition d'un évènement dans le temps.

→ baud, hertz, incidence, prévalence

[B1, E1, N1]

Édit. 2019

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