Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

359 résultats 

cancer de l'ovaire l.m.

ovarian cancer

Tumeur maligne développée aux dépens d’une des structures de l’ovaire : revêtement épithélial dans 90% des cas, plus rarement stroma ou cellules germinales.
Son incidence estimée annuelle (données INVS 2011) est en France de 4600 cas et responsable de 3100 décès annuels. Ce cancer affecte 7 femmes sur 100 000, presque toujours après la ménopause, la tranche d’âge se situe entre 55 et 94 ans. C’est la 7ème cause de cancer féminin et la 4ème cause de décès par cancer (après les cancers du sein, du côlon, et du poumon). Le facteur de risque le mieux connu est génétique : 10% environ des cancers de l’ovaire apparaissent dans un contexte de prédisposition génétique souvent en rapport avec une mutation des gènes BRCA 1 ou 2. Il ne bénéficie actuellement d’aucun dépistage, que ce soit échographique, ou biologique. Il existe en effet un marqueur sérique, le CA 125 qui est ni très sensible ni très spécifique, mais par contre très utile lorsqu’il est élevé, pour suivre l’évolution sous traitement.
Concernant les tumeurs épithéliales, il peut s’agir de tumeurs séreuses (42 %) endométrioïdes (15%), mucineuses (12 %), à cellules claires (6 %), à cellules transitionnelles épithéliales mixtes. Il est découvert dans 50 à 70% des cas alors qu'il est déjà étendu au péritoine, aux viscères pelviens ou abdominaux. Envisagé lors de troubles digestifs, de douleurs pelviennes, de métrorragie, d'une ascite, le diagnostic, suggéré par l’échographie ou la tomodensitométrie pelvienne, n’est affirmé qu’à la suite d’une laparoscopie.
A côté des tumeurs franchement malignes, on distingue les tumeurs épithéliales à la limite de la malignité ou « borderline ».
Les cancers d’origine germinale sont plus rares. Il peut s’agir de séminomes, de tératomes, de dysgerminomes, de chorio-épithéliomes, de tumeurs des sinus, de tumeur des cordons sexuels. Le dosage de l’α-fœto-protéine et des β HCG est utile au diagnostic. Ces tumeurs surviennent généralement dans les trois premières décades de la vie.
Les autres tumeurs ovariennes stromales sont encore plus rares : adénocarcinomes du rete testis, carcinomes à petites cellules, carcinome neuroendocrine à grandes cellules, carcinome hépatoïde, carcinome adénoïde kystique, lymphomes malins de type Burkitt ou tumeurs conjonctives.
Le traitement est basé essentiellement sur la chirurgie et la chimiothérapie cytotoxique. Il dépend du type histologique et de l’extension précisée par la classification  de la Fédération Internationale de Gynécologie et Obstétrique : stade I, s’il s’agit d’une seule atteinte ovarienne ; stade II tumeur ovarienne étendue aux autres organes du petit bassin, Stade III tumeur ovarienne étendue au péritoine extra pelvien et / ou atteignant les ganglions rétro-péritonéaux ou inguinaux (métastases régionales), Stade IV : métastases à distance.

D. P. Burkitt, chirurgien britannique (1959)

Syn. carcinome de l’ovaire, carcinome ovarien

BRCA, CA 125, α-fœto-protéine, β HCG

[F2, O3]

Édit. 2020

cancer des lèvres de la bouche l.m.

lip cancer

Il s’agit d’un cancer épidermoïde plus ou moins différencié, siégeant dans plus de 90% des cas sur la lèvre inférieure soit sur la muqueuse sèche (vermillon) soit sur la partie supérieure du versant muqueux.
L’atteinte du versant cutané est beaucoup moins fréquente. Il peut exister des tumeurs des glandes salivaires accessoires (carcinome adénoïde kystique, adénocarcinomes des glandes salivaires). S’il s’agit d’une lésion du versant cutané on peut retrouver toutes les tumeurs développées aux dépens des annexes de la peau : adénocarcinomes annexiels, tumeurs de Merkel. L’épithélioma basocellulaire se développe électivement sur le versant cutané de la lèvre supérieure.
Le cancer des lèvres est une entité relativement rare atteignant essentiellement l’homme. De nombreux facteurs favorisent sa survenue intempéries –expliquant sa fréquence chez les agriculteurs et les marins pêcheurs, alcoolo-tabagisme, mauvaise hygiène bucco-dentaire. Son extension est généralement ganglionnaire. Cliniquement elle est précisée dans le cadre de la classification TNM. Si la tumeur n’est pas trop volumineuse le traitement peut–être soit la chirurgie soit la curiethérapie. Les formes plus étendues relèvent de la chirurgie et/ou d’une radiothérapie externe.
Sa prévention est possible par le traitement des lésions précancéreuses leucoplasies ou dyskératoses, par des mesures d’hygiène, la cessation de l’alcoolo-tabagisme et des protections antisolaires chez les personnes exposées.

F. S. Merkel, anatomopathologiste allemand (1875)

Syn. carcinome des lèvres de la bouche

cancers de la tête et du cou, TNM (classification), leucoplasie, dyskératose

[F2,P3]

cancer du larynx l.m.

larynx cancer

Cancer épidermoïde, dans la très grande majorité des cas, qui se développe généralement sur les cordes vocales et touche presque uniquement des fumeurs et des personnes ayant été en contact avec des substances cancérogènes dans l'air resp
Selon les données de l’INCa l’incidence annuelle de ce cancer est en 2018, estimée à 3861 touchant l'homme  dans 87% des cas avec un nombre de décès  de 950 la même année. L’incidence augmente après 40 ans, atteignant un taux de 28.5 pour 100 000 habitants entre 60 et 64, taux qui n’est que de 3,1 chez la femme pour la même tranche d’âg. L’âge médian au décès par ce cancer est de 68 ans chez l’homme, 67 ans chez la femme.  Son traitement dépend de son extension précisée par la classification TNM. Basé sur la chirurgie et/ou la radiothérapie dans les formes localisées, le traitement donne des résultats très satisfaisants. Ceux-ci le sont nettement moins dans les formes évoluées malgré le recours à la chimiothérapie.

Syn. carcinome du larynx

TNM (classification)

[F2, P1]

Édit. 2020

cancer du pharynx l.m.

pharyngeal carcinoma

Cancer épidermoïde, généralement bien différencié, particulièrement lymphophile qui atteint essentiellement le sinus piriforme, plus rarement la paroi pharyngée postérieure.
Ce cancer représente près de 10% des cancers de la tête et du cou. Mis à part les cancers du nasopharynx, le facteur favorisant majeur est l’alcoolo-tabagisme. Dans les pays occidentaux son incidence est d’environ 1/100 000 habitants sauf dans le nord de la France où elle de l’ordre de 14%. L’âge de survenue est celui de la soixantaine. Contrairement aux autres localisations pharyngées, les cancers de la région rétrocricoïdienne touche plus volontiers les femmes que les hommes (sex ratio 1,5/1)
Le traitement dépend de l’extension précisée par la classification TNM. Dans les formes localisées, il est essentiellement chirurgical, dans les formes évoluées localement ou métastatique il relève surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.

Syn. carcinome pharyngé

cancer de l'hypopharynx, cancer du nasopharynx, cancers de la tête et du cou, TNM (classification)

[F2, P1]

Édit. 2020

cancer du rein de l'adulte l.m.

adult renal carcinoma

Tumeur maligne née aux dépends du parenchyme rénal qui est dans la très grande majorité des cas une forme d’adénocarcinomes, parmi lesquels on distingue, les adénocarcinomes à cellules claires (tumeur de Grawitz) (70% des cas), les adénocarcinomes papillaires (10% des cas), les adénocarcinomes à cellules chromophobes (5% des cas) et les exceptionnels adénocarcinomes du tube collecteur.
Ces adénocarcinomes doivent être distingués des cancers urothéliaux dérvivés à partir du bassinet et de l’uretère dont l’histologie est celle du cancer de la vessie. Les autres lésions plus rarement rencontrées sont les tumeurs carcinoïdes, à petites cellules. Les lymphomes malins, les sarcomes, les cancers secondaires sont exceptionnels.
Avec 9100 nouveaux cas par an en France et une mortalité qui lui est liée de 3840 cas annuels (projections InVS 2011), l’incidence du cancer du rein est en augmentation. Il représente environ 3% des cancers en France. Il atteint plus volontiers l’homme (sex ratio : 2,1). Les facteurs de risque en sont l’insuffisance rénale des dialysés au long cours avec le risque de maladie kystique, dans une moindre mesure le tabagisme, l’hypertension artérielle, une obésité sévère, peut-être certaines professions exposées (industries sidérurgiques, pétrolières). Il existe des formes familiales entrant dans le cadre de la maladie de von Hippel- Lindau et héréditaires des adénocarcinomes papillaires (syndrome de Birt Hogg et Dubé)
Dans la majorité des cas le signe révélateur est une hématurie. Les métastases les plus fréquentes sont pulmonaires, osseuses et cérébrales. Le pronostic dépend du grade histopronostique (grade nucléaire de Fuhrman) et de l’extension précisée par la classification TNM. Le traitement en dépend ; il est essentiellement chirurgical dans les formes localisées. Peu radiosensible , il est pratiquement insensible à la chimiothérapie, il répond un peu mieux à l’immunothérapie non spécifique, les thérapies ciblées en particulier anti-angiogéniques paraissent prometteuses.

P. A. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883) ; E. von Hippel, ophtalmologiste allemand (1895) ; A.V. Lindau, anatomopathologiste suédois (1926) ; A. R. Birt, Georgina R. Hogg, W. J. Dubé, médecins canadiens (1977) ; Susan A. Fuhrman, anatomopathologiste américaine (1982)

Syn. carcinome du rein de l’adulte

adénocarcinome rénal, Birt, Hogg et Dubé (syndrome de), Fuhrman (grade nucléaire de), von Hippel-Lindau (maladie de), TNM classification

[F2,M2,M3]

cancer du sein l.m.

breast cancer

Tumeur maligne de la glande mammaire naissant dans la grande majorité des cas à partir des revêtements épithéliaux des lobules ou des canaux galactophores.
Il s’agit dans plus de 90% des cas d’adénocarcinomes. Les sarcomes et les lymphomes malins mammaires sont beaucoup plus rares (environ 1% des cas). La grande majorité des adénocarcinomes du sein sont des cancers "invasifs", c'est à dire envahissant les structures sous-jacentes à la glande mammaire elle-même (canaux ou lobules). Mais, il existe des cancers(ou carcinomes) in situ canalaires ou lobulaires qui avec les cancers dits micro-invasifs, (c’est-à-dire avec un envahissement minime du tissu sous-jacent) représentent environ 15% des cas diagnostiqués lors du dépistage par mammographies et dont les taux de guérison avoisinent 100%.
Parmi les formes invasives, on distingue les adénocarcinomes canalaires infiltrants (70 à 80% des cas), les adénocarcinomes lobulaires infiltrants (10% des cas), les adénocarcinomes tubuleux (environ 5% des cas), les adénocarcinomes colloïdes ou mucineux (2% des cas) et les adénocarcinomes médullaires (environ 1% des cas)
On distingue des cancers de type "luminal" qui se développent à partir des cellules épithéliales des canaux ou des lobules . Les cancers de type "luminal A" ont plus de récepteurs d'oestrogènes que ceux de type "luminal B". A côté il existe des cancers de type "basal like" plus agressifs, dont les cellules ressemblent aux cellules basales des canaux galactophores amènant le lait dans les canaux, par opposition aux cellules luminales.
A la surface des cellules cancéreuses des adénocarcinomes mammaires se trouvent dans 75 % des cas environ des récepteurs hormonaux (aux oestrogènes et ou aux progestatifs). Ces cancers sont alors souvent sensibles à une action hormonale. A la  surface de ces cellules on retrouve dans un quart des cas une surexpression d’un récepteur appelé HER2/neu qui,  activé, entraîne une activation de la prolifération tumorale; ce type de cancer sera sensible à une immunothérapie spécifique. On dit qu'un cancer du sein est "triple négatif" quand à la surface des cellules, il n'y a ni récepteurs hormonaux, ni surexpression d'HER2/neu.
C’est le plus fréquent des cancers féminins dans les pays occidentaux à haut niveau socio-économique. Il peut atteindre l’homme dans 1% des cas. En France, selon les estimations de Santé publique France, son incidence annuelle est de 58 546  cas en 2018 et la mortalité qui lui est liée de 12 146 cas annuels. Rare avant 30 ans, son pic d’incidence se situe entre 60 et 65 ans. Il est favorisé par le jeune âge à la puberté, la nulliparité ou une première grossesse après 35 ans, l’absence d’allaitement, des cycles anovulatoires, un traitement œstrogénique prolongé, une ménopause tardive. Dans 5 à 8 % des cas, il s’agit de formes familiales parmi lesquelles on met en évidence une mutation des gènes BRCA1, BRCA2.
Il peut être diagnostiqué soit à l’occasion d’un dépistage par mammographie recommandé tous les deux ans de 50 à 74 ans, soit lors de la découverte d’une anomalie mammaire, le plus souvent une tuméfaction. Il existe dans 2 à 3% des cas des formes qui s’accompagnent de signes inflammatoires. Le diagnostic s’ aide de  l’imagerie, mammographie, échographie,image de résonnance magnétique.
Il existe deux principaux marqueurs tumoraux sériques relativement peu sensibles mais intéressants pour suivre et apprécier tout au moins partiellement l’efficacité thérapeutique, lorsqu’ils sont élevés, l’antigène carcino-embryonnaire, peu sensible et peu spécifique, le CA 15-3 plus sensible et plus spécifique,  en aucun cas, il ne peut s’agir d’outils de dépistage.Le diagnostic est histologique porté soit par une biopsie guidée soit lors de l’intervention par une biopsie extemporanée confirmée et affinée lors de l’inclusion en paraffine.
Son pronostic dépend des caractéristiques cliniques et histologiques dont le grade histopronostique (grade de Scarff Bloom et Richardson adapté par Elston et Ellis), la présence ou non de récepteurs hormonaux, de la surexpression ou non d’HER2/neu et par l’envahissement ganglionnaire axillaire (les formes invasives sont lymphophiles) qui est évalué soit par curage axillaire, limité quand cela est possible grâce à la technique dite du ganglion sentinelle. Les  métastases sont  principalement osseuses, hépatiques et pulmonaires.La taille de la tumeur, l’envahissement clinique ganglionnaire et les métastases sont à la base de la classification internationale T N M.
En l’absence de métastases, le traitement est local intéressant la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, basé sur la chirurgie et la radiothérapie dont l’étendue dépend du stade initial. Au niveau mammaire la chirurgie complétée alors, au besoin par la radiothérapie, s’efforce d’être la moins mutilante possible. De même avec la technique dite du ganglion sentinelle, lorsqu’on peut l’utiliser sans risque, l’évaluation de l’envahissement des ganglions axillaires devient de moins en moins agressive.
Ce traitement est souvent complété par un traitement médical dit « adjuvant » dépendant des caractéristiques anatomiques et biologiques de la tumeur. Ce peut être une chimiothérapie cytotoxique, une hormonothérapie à visée anti-œstrogène (en présence de récepteurs hormonaux), une immunothérapie spécifique en cas de surexpression du gène HER2/neu).
La chirurgie est contre-indiquée, tout au moins de première intention dans les rares formes inflammatoire, le traitement reposant sur les traitements médicaux et la radiothérapie. Le traitement des formes métastatiques est essentiellement médical dépendant des caractères de la tumeur : présence ou non des récepteurs hormonaux, du statut HER2/neu et bien sûr de l’état général de la patiente.

W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)

Syn. carcinome mammaire

adénocarcinome, antigène carcinoembryonnaire, BRCA,  cancer inflammatoire du sein, cancer médullaire du sein, cancer in situ, carcinome canalaire in situ du sein, carcinome lobulaire in situ du sein, classification TNM, dépistage, échographie, Scarff Bloom et Richardson

[F2, O5]

Édit. 2020

cancer du testicule l.m.

Les cancers du testicule sont essentiellement des tumeurs germinales (95% des cas) parmi lesquelles on distingue deux grandes catégories : les tumeurs séminomateuses (dites séminomes) qui apparaissent aux dépens de l’épithélium germinal des tubes séminifè

Les tumeurs non germinales : sont rares (moins de 5 %) : il peut s’agir de tumeurs du stroma et des cordons sexuels (tumeur à cellules de Leydig et tumeur à cellules de Sertoli), les tumeurs para-testiculaires (épididyme, déférent, albuginée) et les tumeurs secondaires (lymphome malin, leucémie, métastase).
L’incidence des cancers du testicule augmente, en France. Inférieure à 1500 en 1990, elle est actuellement de 2300 (projection InVS 2011). La mortalité qui lui est liée, en revanche diminue passant de près de 200 en 1990 à 86 en 2011 (données InVS). Quelle qu’en soit la forme histologique, les tumeurs germinales touchent des hommes plutôt jeunes (séminomes 25 à 55 ans, tumeurs non séminomateuses 35 ans). La cryptorchidie est un facteur de risque.
Le signe révélateur le plus fréquent est la découverte d’un gros testicule. Avant tout traitement, le dosage des marqueurs tumoraux :α-fœtoprotéine, β HCG et LDH est indispensable de même qu’un bilan d’extension à la recherche de métastases principalement ganglionnaires essentiellement lombo-aortiques et pulmonaires. La classification de Peckham distingue 4 stades.
L’orchidectomie, indispensable au diagnostic, est le premier temps thérapeutique. Le traitement dépend de la forme histologique et de l’extension. Il peut s’agir d’un curage lombo-aortique, d’une radiothérapie à laquelle les séminomes sont particulièrement sensibles et/ou d’une chimiothérapie très efficace dans toutes ces formes de tumeurs qu’elle guérit souvent même lorsqu’elles sont métastasées.

M. J. Peckham,  oncologue et urologue britannique (1985)

Syn. carcinome testiculaire

carcinome embryonnaire, choriocarcinome, dysembryome, séminome, Peckham (classification de), tumeurs germinales du testicule, tératome du testicule, cryptorchidie, α foetoprotéine, β HCG, LDH, Peckham (classification de)

[F2,M2,M3]

cancer épidermoïde bronchique l.m.

squamous bronchopulmonary carcinoma

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, voire thérapies ciblées, dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général.
Les cancers épidermoïdes peu différenciés seraient de plus mauvais pronostic

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

cancer bronchique, TNM (classification)

[F2,K1]

cancer micro-invasif du col utérin l.m.

microinvasive cancer of the uterine cervix

Carcinome épidermoïde du col utérin envahissant le chorion sous-jacent sur une hauteur inférieure à 5 mm et une largeur inférieure à 7 mm, stade Ia de la classification internationale.
Le risque d’envahissement ganglionnaire n’étant que de 3-5%, leur traitement se limite à une hystérectomie.

[F2,O3]

capside n.f.

capsid

Enveloppe protéique des virus contenant l'acide nucléique et résultant de l'assemblage d'unités appelées capsomères.
La capside protège le génome du virus à l'intérieur de la nucléocapside et, pour les virus nus, dépourvus d'enveloppe, elle intervient dans l'attachement de la particule virale à la cellule-hôte.
On distingue deux catégories de capsides : les capsides tubulaires à symétrie hélicoïdale et les capsides icosaédriques à symétrie cubique. La nature de la capside est un critère de la classification des virus.

[D1]

Castaing (classification des entorses tibio-tarsiennes latérales) l.f.

Classification des entorses latérales de l’articulation tibio-tarsienne, ligamentaires pures et

récentes.
Elle est basée sur l’examen clinique et confirmé par l’imagerie médicale si elle est nécessaire ; elle comprend quatre degrés (ou grades) selon la localisation et l’importance des lésions des ligaments latéraux de l’articulation tibio-tarsienne : - faisceau antérieur : ligament talo-fibulaire antérieur (LTFA) ; faisceau moyen : ligament calcanéo-fibulaire : (LCF) ; faisceau postérieur : lig. talo-fibulaire postérieur (LTFP)
- grade 0 : élongation sans rupture du LTFA ; douleur et gonflement local modéré avec
peu ou pas de déficit fonctionnel ;
- grade I : rupture partielle ou totale du LTFA ; douleur et gonflement local et limitation
des mouvements ;
- grade II : rupture des ligaments LTFA et LCF) avec deux sous-groupes : groupe II
faible : rupture partielle du LCF, groupe II fort : rupture totale du LCF ;
- grade III : rupture des trois faisceaux : LTFA, LCF et LTFP avec deux sous-groupes :
gr. III faible : rupture partielle du LTFP, gr. III fort : rupture totale du LTFP.
Dans les groupes II et III les douleurs sont importantes, le gonflement et l’œdème, un
hématome en « œuf de pigeon » sous-malléolaire apparaissent rapidement, une laxité
ou un déplacement articulaire sont fonction de l’importance des ruptures ligamentaires.
Cette classification est plus précise que celle de O’Donoghue qui les classe en : bénigne
par élongation du LTFA, moyenne, par rupture partielle du LTFA et grave par
rupture complexe de deux ou trois ligaments : LTFA ± LCF, ± LTPF.

J. Castaing et J. Delplace, chirurgiens orthopédistes français (1972),

[I2]

Castaing (classification des fractures distales de l'os radius) l.f.

Castaing’s classification

Classification des fractures de l’extrémité distale du radius basée sur le mécanisme de la fracture et sur l’étude radiologique.
I) - fractures par compression-extension (à déplacement postérieur) :
1- fractures supra-articulaires : fr. de Pouteau-Colles (P-C) sans comminution,
avec comminution postérieure, avec un troisième fragment postéro-latéral, fracture de
Gérard-Marchant (P-C associée à une fracture de la styloïde ulnaire) ;
2- fractures articulaires : fr. en T frontale, en T sagittale, fr. en croix, fractures de la
styloïde radiale (cunéenne latérale), fr. cunéenne médiale, fr. comminutives (en T sagittale
avec une composante latérale).
II) - fractures par compression-flexion (à déplacement antérieur, 5% des cas) :
1- fractures supra-articulaires : fracture. de Goyrand-Smith ;
2- fractures articulaires : fracture marginale antérieure simple, marginale
antérieure complexe, fr. bimarginale.

J. Castaing, chirurgien orthopédiste français (1964)

Pouteau-Colles (fracture de), Gérard-Marchant (fracture de), Goyrand (fracture de)

[I2]

Catterall (classification de) l.f.

Catterall’s classification

Classification à but pronostique fondée sur les images radiologiques de l’ostéochondrite primitive de la hanche, ou maladie de Legg-Perthes-Calvé.
Elle est fondée sur le degré d’atteinte de la tête fémorale et on distingue 4 groupes
- Groupe I - moins de 25 % de la tête fémorale est atteinte, sans altération du cartilage de croissance. Le risque d’écrasement est minime.
- Groupe II - atteinte jusqu’à 50 % de la tête fémorale respectant les berges périphériques. Elle donne l’impression d’une zone nécrotique à l’intérieur de la tête fémorale. La récupération anatomique peut se produire sans trouble majeur.
- Groupe III - atteinte des trois quarts de la tête fémorale avec lésion métaphysaire, ce qui entraîne des déformations résiduelles.
- Groupe IV - nécrose totale de la tête fémorale de pronostic sévère. Des signes pronostiques ont en outre été décrits par Catterall.

A. Catterall, chirurgien orthopédiste britannique (1971)

tête à risque

[C1,I1]

chloroquine n.f.

chloroquin

4-amino-quinoléine chlorée sur le C7, qui a été le schizonticide de synthèse le plus universellement utilisé, à la fois comme traitement curatif et en chimioprophylaxie, jusqu’à l’apparition et à la généralisation de résistances.
Bien que cet antipaludique ait été synthétisé en 1934, son mode d’action n'a été défini (partiellement) que récemment : en métabolisant l’hémoglobine de l’hématie hôte, le Plasmodium libère de l’hème, normalement toxique pour le parasite et que celui-ci détoxifie sous forme d’hémozoïne. La chloroquine agit -au moins en partie- en inhibant cette détoxification. Depuis quelques années, une association de chloroquine et de proguanil est utilisée pour la chimioprophylaxie antipaludique des voyageurs dans les pays endémiques de zone II, c’est-à-dire, selon la classification de l’OMS, où les chloroquinorésistances sont fréquentes, sans être toutefois majoritaires.

Syn. chlorochine, cycloquine. Sous forme de phosphate : Nivaquine®

[G3]

chloroquinorésistance n.f.

chloroquine resistance

Résistance à la chloroquine de Plasmodium falciparum (et depuis quelques années de Plasmodium vivax en Asie) à la suite de mutations spontanées.
Ce phénomène est lié à une diminution de la captation du médicament et, surtout, à l’efflux de la molécule à l’extérieur de la vacuole parasitaire digestive.
Il est provoqué par la localisation, dans la membrane de la vacuole digestive, d’une glycoprotéine, Pgh1, qui fonctionne comme une pompe extractive. Le déterminisme génétique a d’abord été rapporté à l’amplification d’un gène nommé, par analogie avec les chimiorésistances aux anticancéreux, PfMDR1) En fait, semblent également –ou surtout- impliqués le gène PfCG2, situé sur le chromosome 7 de Plasmodium falciparum et le gène PfTCR, récemment identifié et situé à proximité du précédent. La chloroquinorésistance est réversible par diverses substances, dont le vérapamil et la désipramine, qui sont des modulateurs de la chimiorésistances dans des cellules cancéreuses multirésistantes (multiple drugs resistant ou MDR). Ces médicaments, les anti-PfMDR, ont été un moment considérés comme une solution thérapeutique face aux souches plasmodiales résistantes, puis ils ont été abandonnés en raison de leur faible activité et de leurs effets indésirables. Quels que soient leurs mécanismes, les chloroquinorésistances ont présenté une importance sanitaire mondiale en rendant inopérant le médicament jusque-là le plus utilisé. Les niveaux de chloroquinorésistances sont déterminés par des tests in vivo (S, sensibles, ou résistantes RI, RII et RIII, selon la classification OMS) ou par des tests in vitro. Ils permettent de définir des zones de chloroquinorésistance (I à IV), particulièrement importantes pour le choix d’une chimioprophylaxie antipaludique chez les voyageurs.

[G3]

circonvolutions cérébrales l.f.p.

gyri cerebri
cerebral gyri
Régions du cortex cérébral, délimitées par des sillons assez superficiels divisant la surface des hémisphères et groupées en lobes, eux-mêmes séparés par des scissures plus profondes.
Le lobe frontal inclut cinq circonvolutions, le lobe pariétal trois, le lobe temporal cinq, le lobe occipital six, le lobe de l'insula cinq.
De nombreuses classifications ont essayé de mettre en corrélation les aires de ces circonvolutions avec des fonctions neurologiques, notamment motrices ou sensitives (classification de Brodmann). P. ex. : aires 17 et 18 de la vision (lobe occipital).

Syn. circonvolutions des hémisphères cérébraux

gyri cerebri

[H5]

Édit. 2015

cladistique n.f.

cladistic

Branche de la taxinomie ayant pour objectif d'établir les filiations évolutives entre les groupes d'êtres vivants et qui aboutit à une classification basée sur l’origine et l’évolution des êtres vivants selon la phylogénie et non sur leur morphologie.
Le classement est fait selon les relations de parenté et repose sur la construction de groupes monophylétiques nommés clades, comprenant l’ancêtre commun et sa descendance.

Étym. gr. klados : rameau, lignée

Syn. cladisme

systématique, clade, phylogénie, taxinomie

[Q1]

classification de Campbell et Barter l.f.

Campbell and Barter’s classification

Classification en trois grades des hyperplasies atypiques, précancéreuses, de l’endomètre.

P. E. Campbell, R. A. Barter, anatomopathologistes australiens (1961)

cancer du corps de l'utérus

[A3,O3]

classification de Hamilton l.f.

Hamilton's classification

Classification des alopécies androgénogénétiques masculines en huit stades évolutifs allant de I à VIII.
Elle a été reprise et modifiée en 1975 par Norwood.

J. B. Hamilton, anatomiste américain (1951) ; O. T. Norwood, dermatologiste américain (1975)

Norwood-Hamilton (classification de), alopécie androgénogénétique

[J1]

Édit. 2015

classification de Hammacher l.m.

Hammacher's classification

Classification décrivant les anomalies du rythme cardiaque fœtal d'après un tracé ou enregistrement cardiotocographique.

K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968)

monitorage électronique fœtal

[O6]

Édit. 2015

classification des fractures distales de l'os radius de Castaing l.f.

Castaing’s classification

Classification des fractures de l’extrémité distale du radius basée sur le mécanisme de la fracture et sur l’étude radiologique.
I) - fractures par compression-extension (à déplacement postérieur) :
1- fractures supra-articulaires : fr. de Pouteau-Colles (P-C) sans comminution,
avec comminution postérieure, avec un troisième fragment postéro-latéral, fracture de
Gérard-Marchant (P-C associée à une fracture de la styloïde ulnaire) ;
2- fractures articulaires : fr. en T frontale, en T sagittale, fr. en croix, fractures de la
styloïde radiale (cunéenne latérale), fr. cunéenne médiale, fr. comminutives (en T sagittale
avec une composante latérale).
II) - fractures par compression-flexion (à déplacement antérieur, 5% des cas) :
1- fractures supra-articulaires : fracture. de Goyrand-Smith ;
2- fractures articulaires : fracture marginale antérieure simple, marginale
antérieure complexe, fr. bimarginale.

J. Castaing, chirurgien orthopédiste français (1964)

Pouteau-Colles (fracture de), Gérard-Marchant (fracture de), Goyrand (f

[I2]

classification des fractures ouvertes l.f.

- type II : ouverture large de plus de 1 cm, le plus souvent de dehors en dedans ;

- type III : délabrement large cutanéomusculaire avec éventuellement perte de substance.
2) La classification de Gustilo et Anderson qui reprend, en la subdivisant, le type III de Cauchoix :
IIIA: délabrement cutané et tissulaire permettant la fermeture pour recouvrir l'os fracturé ;
IIIB: la fermeture cutanée ne peut pas être assurée sans lambeau ;
IIIC: les lésions vasculonerveuses associées à une plaie importante nécessitent une réparation et la couverture du foyer osseux.

J. Cauchoix, chirurgien orthopédiste français, membre de l’Académei de médecine (1957) ; R. B. Gustilo et J. T. Anderson, chirurgiens orthopédistes américains (1976)

[I2]

Swanson (classification de) l.f.

Swanson’s classification

Classification des anomalies congénitales du membre supérieur.
Groupes :
- 1) défaut de formation,
- 2) défaut de différentiation,
- 3) duplication,
- 4) excès de croissance,
- 5) défaut de croissance,
- 6) brides amniotiques,
- 7) anomalies généralisées du squelette.

A. B. Swanson, chirurgien orthopédiste amériain (1968, 1983)

Swanson-IFSSH (classification internationale)

[I2]

Édit. 2018

classification de Vaughan-Williams l.f.

Classification des médicaments actifs sur les troubles du rythme cardiaque en fonction de leurs mécanismes.
La classe I comprend les agents agissant par le biais des canaux sodiques, la classe II les médicaments ayant une action contre le système nerveux sympathique (surtout des alpha-bloquants), le classe III les agents agissant par le biais du potassium, la classe IV par le biais des canaux calciques et du noeud atrioventriculaire. La classe V regroupe les agents dont le mécanisme est différent ou inconnu.

E. M. Vaughan-Williams, pharmacologue britannique (1970)

anti-arythmiques (médicaments)

[G5, K2]

Édit. 2020

classification Métavir l.f.

La classification métavir est une appréciation anatomo-pathologique de la fibrose et de l’activité nécrotico-inflammatoire du foie.
La fibrose comprend cinq grades : F0 (absence), F1 (atteinte minime), F2 (lésions caractérisées par des septas fibreux en pont reliant deux espaces portes ou un espace porte et une veine sus-hépatique) considérée comme « significative », grade à partir duquel un traitement est habituellement proposé. Le grade F3 est pré-cirrhogène avec une fibrose arciforme qui n’est pas encore annulaire. Le grade F4 correspond à une cirrhose histologique c'est-à-dire une fibrose annulaire qui entoure des nodules de régénération.
L’activité nécrotico-inflammatoire comprend 4 grades : A0 (sans activité), A1 (activité minime), A2 (activité modérée), A3 (activité sévère).

hépatite chronique virale C, marqueurs non invasifs de fibrose hépatique

[A3,L1]

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