Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

233 résultats 

mucle fléchisseur tibial des orteils l.m.

muscle long fléchisseur des doigts de pied

ARN interférant court l.m.

ARNsi

Molécule intermédiaire dans la voie d'interférence à l'ARN.

cirrhose après court-circuit jénuno-iléal l.f.

cirrhosis following jejunoileal bypass

Cirrhose compliquant la réalisation d'un court-circuit jéjuno-iléal pour obésité morbide.
Des anomalies des tests hépatiques et éventuellement un ictère apparaissent dans l'année qui suit l'intervention et peuvent rapidement progresser vers une insuffisance hépatique grave. Histologiquement, les lésions ressemblent souvent à celles d'une hépatite alcoolique. La suppression du court-circuit est nécessaire pour stabiliser les lésions.

stéatose, stéatohépatite, stéatonécrose, cirrhose hépatique

[L1,L2]

couche hélicoïdale de grade court de la tunique musculaire de l'intestin grêle l.f.

tunique musculaire de l'intestin grêle

[A1,L1]

court-circuit n.m

anastomose, shunt

court- circuit gastrique n.m

Roux-en-Y gastric bypass

Le court-circuit gastrique est une des techniques utilisées en chirurgie bariatrique, associant un procédé de restriction et de malbsorption.
Il consiste à réduire le volume de l’estomac et à modifier le circuit alimentaire. Une poche gastrique proximale de capacité restreinte est créé dans laquelle arrivent les aliments ; la continuité digestive est rétablie par une gastro-jéjunostomie. Il se pratique sous cœlioscopie.
Comme toutes les autres techniques chirurgicales de l’obésité, elle ne se discute que chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 (appelé obésité morbide) ou un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après chirurgie (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil, maladies ostéo-articulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique), en deuxième intention après échec d’un traitement bien conduit pendant 6 à 12 mois, en l’absence d’une perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids, patients bien informés et ayant bénéficié d’une prise en charge pré-opératoire pluridisciplinaire, patients ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi à long terme, risque opératoire acceptable.
Le court-circuit gastrique et la gastrectomie longitudinale ou sleeve gastrectomy sont actuellement les deux interventions chirurgicales les plus pratiquées. En raison d’une perte de poids plus importante, La première plutôt réservée aux obésités extrêmes (IMC ≥ 50 kg/m2), est le procédé de choix en cas de reflux gastro-œsophagien préexistant.
Les complications chirurgicales surviennent surtout dans les 3 mois post-opératoires, mais peuvent se voir tout au long du suivi. Il s’agit de fistule digestive, d’obstruction du grêle par hernie interne, de dilatation aigue de l’estomac exclu, d’hémorragie digestive, de sténose gastro-jéjunale. Des complications médicales sont également possibles.
La chirurgie bariatrique apporte un bénéfice aux patients en termes de survie, de réduction du diabète, de complications cardio-vasculaires, d’apnée du sommeil, de cancer, d’amélioration de la qualité de vie, sans différence constatée entre les différentes techniques chirurgicales.

chirurgie bariatrique, gastrectomie longitudinale, sleeve gastrectomy, syndrome du court-circuit digestif

[L2,R1,R2]

Édit. 2017

court ligament latéral interne de Morris l.m.

H. Morris, Sir, chirurgien briannique (1844-1926)

ligament médial de l'articulation temporo-mandibulaire

[A1]

Édit. 2015

court séjour l.m.

Durée brève d’hébergement d’un malade dans un établissement de soins.
Selon la maladie en cause, le séjour peut durer de quelques jours à quelques mois. Dans les faits les lits, services ou établissements dits de court séjour ou établissements dits de cour séjour sont destinés à des malades atteints d’affection aigües, nécessitant des soins constants, un personnel spécialisé et des équipements complexes.

long séjour, moyen séjour

[E]

cubitus court l.m.

short ulna, ulna brevis

ulna court

[A1,I1]

Édit. 2015

élément nucléaire dispersé court l.m.

short interspersed nuclear element (SINE), short interspersed repeat, short interspersed repeat element

Séquence répétée issue de la multiplication d’un transposon des eucaryotes comprenant entre 100 et 300 paires de bases présentes en grand nombre de copies dans le génome.
L’élément emblématique de la famille est la séquence Alu, présent en plus de 500 000 copies dans le génome humain.

rétrotransposon, paire de bases, transposon

[Q1]

Édit. 2019

fémur court congénital l.m.

congenital short femur, hypoplasia of the femur

Brièveté congénitale du fémur.
Malformation habituellement unilatérale associée à d’autres anomalies: une coxa vara modérée, parfois une incurvation diaphysaire fémorale en varus, une fibula courte. C’est une forme mineure de l’hypoplasie fémorale ou de coxa vara avec fémur court.

[Q2]

Édit. 2018 

ligament latéral externe court du genou l.m.

ligament poplité arqué

nerf ciliaire court l.m.

nervus ciliaris brevis
Nerf issu du gangion ciliaire, qui pénètre dans le globe oculaire en perforant la sclérotique.
Ces nerfs innervent le muscle ciliaire et le muscle sphincter de la pupille par les fibres parasympathiques (mydriase et rôle dans l'accommodation). Les fibres sympathiques donnent l'innervation des muscles dilatateurs de la pupille (à l'origine d'un myosis).

os court l.m.

os breve  (TA)

short bone

Os dont les trois dimensions sont à peu près égales.

Édit. 2017

syndrome du court-circuit digestif l.m.

bowel bypass syndrome

Syndrome survenant après une anastomose chirurgicale jéjuno-iléale réalisée pour le traitement d'une obésité, caractérisé, d'une part, par des poussées de lésions papuleuses ou vésiculopustuleuses, parfois associées à des lésions d'hypodermite septale ou de panniculite et, d'autre part, par une polyarthrite non destructrice.
Il serait provoqué par une prolifération bactérienne dans les anses intestinales isolées, responsable de la libération d'antigènes et de la formation de complexes immuns circulants.

court- circuit gastrique, chirurgie bariatrique

[L1,L2,R1,R2]

Édit. 2017

syndrome du QT court familial l l.m.

Syndrome caractérisé par un intervalle QTc court (QT et QT corrigé 300 ms) sur l’électrocardiogramme de surface avec un risque élevé de syncope ou de mort subite par arythmie ventriculaire.
Affection très rare du sujet jeune avec une grande hétérogénéité dans l’expression clinique qui peut-être cliniquement silencieuse ou comporter des épisodes de syncopes ou des morts subites. Il est très fréquemment associé à une fibrillation atriale isolée.
Il existe souvent des antécédents familiaux de mort subite ou de fibrillation atriale touchant plusieurs générations. La transmission du syndrome est de type autosomique dominant. Des mutations dans les gènes KCNQ1, KCNH2 et KCNJ2, tous codant des canaux potassiques cardiaques, ont été identifiées chez certains sujets atteints. Ces mutations entraînent un gain de fonction et un raccourcissement du potentiel d’action, d’où un raccourcissement de l’intervalle QT. L’exploration électrophysiologique montre des périodes réfractaires auriculaires et ventriculaires courtes et une vulnérabilité ventriculaire chez la majorité des patients. Le seul traitement préventif de la mort subite est, à l’heure actuelle, le défibrillateur automatique implantable.

I. Gussak, médecin cardiologue américain (2000) ; J-M Lupoglazoff, Isabelle Denjoy, médecins français (2007)

Réf. Orphanet, J-M Lupoglazoff, Isabelle Denjoy (2007)

intervalle QT, QTc, fibrillation atriale, KCNQ1,KCNH2 et KCNJ2, canal potassique, défibrillateur automatique implantable

trisomie du bras court du chromosome 3 (tri 3p) l.f.

trisomy chromosome 3 (short arm)

Remaniement chromosomique parental équilibré du chromosome 3 par translocation ou insertion.
La traduction clinique est un déficit mental sévère avec souvent épilepsie et troubles du comportement. On note une rétraction temporale, des joues rebondies, une grande bouche aux coins tombants, un menton très petit. Le bec de lièvre et des cardiopathies sont fréquentes.

trisomie du bras court du chromosome 4 (tri 4p) l.f.

trisomy chromosome 4 (short arm)

Remaniement chromosomique parental consistant, soit en une inversion péricentrique, soit en une translocation du bras court du chromosome 4 sur un acrocentrique, surtout le chromosome 22.
Dans ces familles, on peut trouver des enfants monosomiques et des enfants tri 4p. On note un déficit mental sévère avec agitation, une aplasie de l'ensellure nasale à la naissance avec saillie de la glabelle, un pavillon arrondi des oreilles, un menton massif. Les malformations squelettiques sont fréquentes.

ulna court l.m.

short ulna, ulna brevis

Raccourcissement de l’ulna par rapport au radius.
Il se voit dans de nombreuses malformations et dans le cadre d’ostéochondrodysplasies comme la maladie des exostoses multiples et l’enchondromatose multiple d’Ollier. La tête radiale peut se subluxer ou se luxer entraînant un trouble dans la fonction du coude.

L. Ollier, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1899)

Syn. cubitus court

ulna, ostéochondrodysplasie, maladie exostosante

trisomie du bras court du chromosome 9 l.f.

trisomie 9p

[A4,O6,Q1,Q2]

syndrome du grêle court l.m.

short bowel syndrome

Le syndrome dit du « grêle court » est secondaire à une résection chirurgicale (par exemple après infarctus mésentérique) laissant en place moins de 150 à 200 cm d'intestin grêle chez l’adulte.
Il s'agit d'une maladie rare (environ 1 cas pour 1 000 000 de personnes en France). Elle est caractérisée par une diarrhée, une malabsorption des nutriments, des troubles hydroélectrolytiques. Le grêle court peut aussi être d’origine congénitale. L’évaluation de l’insuffisance intestinale tient compte du grêle restant, du type d’anastomose, de la longueur du colon restant et de la préservation de la valvule iléo-caecale. La longueur de l’intestin réséqué n’a que peu de valeur, variant si elle est mesurée fraiche ou fixée, mais surtout en raison de la variabilité anatomique l’intestin grêle allant de 3 à 7 mètres. La longueur de l’intestin restant est mesurée au bloc opératoire ou évaluée à partir des données de l’imagerie (scanner). Le côlon restant est estimé en pourcentages, en divisant le côlon en 7 parties, supposées de longueur égales, et correspondant chacune à 14 % de la totalité.
Le type de SGC est distingué par une classification anatomique : l’entérostomie terminale (type I anatomique), l’anastomose jéjuno-colique (type II anatomique) et l’anastomose jéjuno-iléocolique (type III anatomique). Les types II et III sont de meilleur pronostic car la malabsorption est moins sévère. Le côlon peut en partie pallier l’insuffisance intestinale, en particulier pour les glucides.
Les principales causes du SGC sont, chez l’adulte, l’ischémie intestinale, la maladie de Crohn, les cancers et les traumatismes. Chez les nourrissons et les jeunes enfants, ce sont les conséquences de l’entérocolite nécrosante néonatale et le syndrome du grêle court congénital, trouble intestinal rare des nouveau-nés d'étiologie inconnue. Les patients naissent avec un intestin grêle court (moins de 75 cm de long) compromettant l'absorption intestinale se manifestant par une diarrhée chronique, des vomissements et un retard de croissance staturo-pondérale.
 Le taux de citrulline plasmatique (acide aminé produit par les entérocytes) est un marqueur d’insuffisance intestinale. Il est corrélé à la longueur de grêle restant et donc abaissé chez les patients atteints du SGC. La citrulline plasmatique permet de discriminer les patients pouvant être sevrés de nutrition parentérale  (> 20 μmol/L) de ceux qui restent dépendants de la nutrition parentérale deux ans après la résection intestinale, témoignant d’une insuffisance intestinale permanente.
Les troubles sont définitifs dans 50 % des cas. Ils peuvent régresser, au moins en partie, après une période d'adaptation intestinale de 6 à 12 mois. La prise en charge en centre spécialisé est très complexe et difficile pour les patients. Après une phase de réanimation hydro-éléctrolytique et une phase d’alimentation orale hypercalorique et hyperprotéique, en favorisant les solides par rapport aux liquides,  une autonomie nutritionnelle est possible. Dans 50 % des cas, la nutrition parentérale à domicile de longue durée reste le traitement de référence.
Les alternatives à la nutrition parentérale peuvent être l’utilisation des facteurs de croissance de la muqueuse intestinale, tel le téduglutide, polypeptide recombinant, analogue du GLP2 (Glucagon Like Peptide 2), qui diminue le débit des selles et augmente la citrullinémie, mais dont l'efficacité n'a été établie que sur la réduction des besoins en nutrition parentérale. Les données à long terme sont limitées. La surveillance d'éventuelles proliférations de cellules muqueuses digestives (polypes colorectaux, néoplasie gastro-intestinale ou biliaire, etc.) est recommandée. La transplantation intestinale est une alternative à la nutrition parentérale, isolée ou associée à la transplantation hépatique en cas d’insuffisance hépatique.
Les principales causes d’échec de la nutrition parentérale sont l’hépatopathie, les infections et les thromboses veineuses liées au cathéter,  le refus de la nutrition parentérale. Ces situations sont des indications potentielles à une transplantation intestinale.
 

Syn. syndrome  de l'intestin court

Réf. Nuzzo A, Corcos O, Joly F . Syndrome du grêle court: de la nutrition à la greffe intestinale. Post'U 2014.

citrullinémie, analogue du GLP2, transplantation intestinale, infarctus mésentérique, entérostomie, maladie de Crohn, entérocolite nécrosante, alimentation parentérale

[L1, L2]

Édit. 2018

syndrome de l'intestin court l.m.

Syn. syndrome du grêle court

syndrome du grêle court

[L1, L2]

Édit. 2018

syndrome du grêle court congénital l.m.

syndrome du grêle court

[L1, O1]

Édit. 2018

angle médial de l'oeil l.m.

angulus occuli medialis (TA)

medial angle of eye

Angle limité par les parties lacrymales des bords libres des paupières.
Arrondi, il est à l'extrémité médiale de la fente palpébrale; il est placé en regard du rebord orbitaire.

Syn. anc.  canthus major ; angle nasal de l’œil

[A1, P2]

Édit. 2020

artère du segment médial hépatique l.f.

arteria segmenti medialis hepatici (TA)

medial segmental hepatic artery

Branche terminale du rameau gauche de l’artère hépatique propre.

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