Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2921 résultats 

lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) l.m.

Diffuse large B-Cell Lymphoma

Variété la plus courante de lymphome non hodgkinien ; il représente un tiers des lymphomes.
Le LDGCB peut se manifester chez les personnes de tout âge, mais il est plus fréquent chez l'adulte de plus de 60 ans. Il affecte un peu plus souvent l'homme.Chez de nombreuses personnes atteintes de ce lymphome, les nœuds lymphatiques enflent rapidement et des symptômes comme la fièvre, les sueurs nocturnes ou la perte de poids (symptômes B) se manifestent.
Il existe deux sous-types moléculaires distincts de lymphome diffus à grandes cellules B : celui de la cellule B du centre germinatif (BCG) et celui de la cellule B activée (CBA). De plus on reconnaît des lymphomes à cellules B à double « marquage » (double-hit cell-B lymphoma) – 5 à 10% - définis par une cassure chromosomique affectant le locus MYC/8q24 en combinaison avec un autre point de cassure, principalement t(14;18)(q32;21) touchant BCL2. Ces caractéristiques moléculaires et génétiques de ces lymphomes diffus interviennent de façon prépondérante dans le pronostic et le choix thérapeutique.
La plupart des LDGCB prennent naissance dans les ganglions lymphatiques, mais ils peuvent aussi apparaître à beaucoup d'endroits différents dans le corps. Chez environ 30 à 40 % des personnes atteintes d'un LDGCB, la maladie est localisée et de stade I ou II au moment du diagnostic. Chez les autres, la maladie s'est répandue au diagnostic. Dans ces cas-là, la maladie s'est propagée vers différentes parties du corps, comme la rate, le foie ou la moelle osseuse.
Le LDGCB peut aussi apparaître seulement dans des organes ou des tissus qui se trouvent à l'extérieur des ganglions lymphatiques (maladie extra-ganglionnaire primitive). Les emplacements les plus courants comportent ceux qui suivent : os, cerveau ou système nerveux central, seins, tube digestif, testicules, peau.
Les sous-types de LDGCB diffèrent dans leur comportement et leur emplacement dans le corps. Les sous-types de LDGCB sont entre autres ceux-ci :
1. lymphome médiastinal à grandes cellules B – il apparaît dans le thymus ou les ganglions lymphatiques situés au centre du thorax
2. lymphome intravasculaire à grandes cellules B – c'est un sous-type très rare de LDGCB qui affecte les petits vaisseaux sanguins (lymphome angiotrope)
3. lymphome primitif des séreuses
4. lymphome primitif du système nerveux central (SNC) – la plupart des lymphomes primitifs du SNC sont des lymphomes B, souvent des LDGCB (lymphome primitif cérébral)
Le traitement fait appel à la polychimiothérapie, CHOP, associée aux anticorps monoclonaux, Rituximab. La greffe de cellules souches hématopoïétiques peut être une option pour des personnes atteintes d'un LDGCB de mauvais pronostic. Ces thérapeutiques ont permis d’obtenir des résultats prometteurs.
La thérapeutique CAR T-cell, un traitement cellulaire par gène modifié, représente la voie nouvelle pour la prise en charge des formes réfractaires ou en rechute.

G. S. Nowakowski, hématologue américain (2015) ; Laurie H. Sehn, oncologue canadien et G. Salles, oncologue américain (2021)

lymphome médiastinal à grandes cellules B, lymphome angiotrope, lymphome primitif des séreuses, lymphome primitif cérébral

[F1, G5]

Édit. 2021

adénogramme n.m.

lymph node differential cell count, lymphadenogram

Examen cytologique du suc d’un nœud lymphatique (ganglion) en microscopie optique des différents composants cellulaires à partir de l’étalement sur lame d’un prélèvement coloré par le May-Grünwald-Giemsa.
Ce dernier est obtenu soit par ponction à l’aiguille, soit par l’apposition sur lame de la coupe d’un nœud fraîchement prélevé constituant une “empreinte ». La lecture donne une formule précisant les diverses proportions d’éléments cellulaires au sein d’un nœud lymphatique.
L'aspect « normal » est rarement observé, car un nœud superficiel normal n'est guère ponctionné. Il montrerait une grande majorité de petits lymphocytes (85%) et une minorité de plasmocytes, lymphoblastes et cellules macrophages. L'adénogramme est un examen simple et rapide pour orienter le diagnostic d'une adénopathie en montrant des modifications évocatrices d'une réaction inflammatoire aigüe (neutrophiles), subaigüe (macrophages, cellules épithélioïdes) ou chronique (cellules basophiles, mastocytes) d'une métastase, d'un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien, d'une infection parasitaire (histoplasmose, leishmaniose). Il est insuffisant, même en présence de cellules évocatrices, en cas de maladie de Hodgkin, de lymphome non hodgkinien où le diagnostic repose sur la biopsie ganglionnaire
Cette technique peut être remplacée par l’examen en cytométrie de flux qui permet de préciser les différentes populations fonctionnelles lymphocytaires.

Étym. gr. adên, glande; grammê : signe ou dessin

ponction ganglionnaire

[A2, A3, B3, F1]

Édit. 2020

alvéolite pulmonaire n.f.

alveolitis pulmonary

Ensemble lésionnel, de nature inflammatoire, caractérisé par la présence, dans la cavité alvéolaire pulmonaire et dans des proportions variables en fonction de l’agent causal et du stade évolutif aigu ou chronique de la maladie, d’un œdème, de cellules alvéolaires desquamées, de cellules inflammatoires en diapédèse (macrophages, leucocytes), d’hématies, de fibrine, de membranes hyalines.
La paroi alvéolaire proprement dite est modifiée : congestion capillaire, infiltration inflammatoire, développement de fibroblastes. L’examen histologique peut, dans certains cas, retrouver un agent causal : diverses bactéries, bacille de Koch, ou le soupçonner en présence de cellules géantes dans le cas des viroses, par ex. D'un point de vue anatomopathologique on décrit, selon la prédominance des cellules qui la composent, les alvéolites macrophagiques, lymphocytaires, à polynucléaires neutrophiles, à polynucléaires éosinophiles et les alvéolites mixtes. L'alvéolite peut intéresser les septums interalvéolaires (alvéolite murale) ou la lumière alvéolaire (alvéolite luminale), les deux étant souvent associées. Elle peut être aigüe, subaigüe ou chronique. Du point de vue physiopathologique, l'alvéolite est considérée comme un stade précoce des maladies infiltratives diffuses pulmonaires.
Une alvéolite peut guérir sans laisser de séquelles ; à l’inverse, le contenu de la cavité alvéolaire peut se nécroser et évoluer vers la constitution d’un abcès. La paroi alvéolaire peut de son côté se fibroser et s’épaissir ; l’extension d’une fibrose systématisée et/ou mutilante vient gravement compromettre, et de façon définitive, les échanges gazeux. Une forme particulière, dite alvéolite extrinsèque ou pneumopathie d'hypersensibilité, répond à une maladie granulomateuse chronique pulmonaire liée à l'inhalation de substances organiques agissant comme antigène déclenchant une réaction d'hypersensibilité, par ex. le poumon de fermier.

Étym. lat. alveolus : petite cavité

[K1]

Édit. 2017

amphicrine adj.

Caractérise une glande qui possède à la fois des fonctions endocrine et exocrine.
Lorsque ce sont les mêmes cellules qui assurent ces deux fonctions, la glande est dite « amphicrine homotypique », comme c'est le cas pour les hépatocytes. Lorsque ce sont des cellules différentes qui possèdent chacune une de ces deux fonctions, la glande est dite « amphicrine hétérotypique » : c'est le cas du pancréas, dont les cellules des îlots de Langerhans sont endocrines, alors que les cellules acineuses sont exocrines.

Étym. gr. amphi : des deux côtés, krinô : je sécrète

Syn. allocrine

exocrine, endocrine

[A2]

Édit. 2017

amyline n.f.

amylin

Hormone polypeptidique de 37 acides aminés, cosecrétée et costockée  avec l’insuline par les cellules béta des îlots de Langherans du pancréas dans un rapport de 100/1 (100 pour l’insuline et 1 pour l’amyline).
Cette protéine est  considérée comme une hormone dans la mesure où elle intervient sur des récepteurs, présents notamment sur les cellules béta (insulinosécrétrices). Structurellement elle est voisine du CGRP (calcitonine Gene Related peptide) avec une homologie proche de 50%, ce qui explique l’affinité pour un récepteur commun IAPP/CGRP/calcitonine, présent au niveau des ostéoblastes. Comme la calcitonine, l’amyline a une forte propension à la constitution de fibres amyloïdes (comme dans le stroma amyloïde des cancers médullaires).
Dans les cellules béta , la production d’amyline est, comme celle de l’insuline, majorée par l’hyperglycémie. En retour l’amyline favorise la satiété et retarde la vidange gastrique, entraînant une diminution de la concentration plasmatique du glucose et contribuant à la réduction du poids corporel. Insuline et amyline ont ainsi un rôle important pour le contrôle de la glycémie : cosécrétés en réponse aux repas, elles ralentissent l’augmentation postprandiale du glucose, alors que parallèlement se réduit la prise alimentaire.
Le diabète de type 2 est caractérisé par une hyperglycémie chronique qui conduit à un hyperinsulinisme et une hyperamylinémie. A terme survient une résistance aux hormones puis une diminution de la production d’insuline et d’amyline.
De nombreuses protéines, parmi lesquelles l’amyline s’agrègent et forment des amyloïdes. Les agrégats d’amyloïdes liés à l’amyline peuvent induire la mort cellulaire par apoptose dans les cellules béta du pancréas, favorisant le diabète de type 2. Des dépôts d'amyline sont trouvés dans les ilôts de Langherans du pancréas de plus de 90 % des patients atteints de diabète de type 2.
L’amyline peut franchir la barrière hémato-encéphalique et atteindre différents sites du système nerveux central. Les agrégats de substance amyloïde peuvent induire une cytotoxicité conduisant à certaines maladies parmi lesquelles la maladie d’Alzheimer. Le diabète de type 2 et la maladie d’Alzheimer sont fortement associés. La maladie d’Alzheimer se caractérise par l’accumulation de peptides amyloides bêta (A bêta). L’amyline peut s’accumuler dans le cerveau et les malades atteints de maladie d’Alzheimer peuvent avoir des plaques A bêta, d’amyline ou mixtes. Cependant le rôle nocif de l’amyline dans la maladie d’Alhzeimer reste discuté : l’amyline fonctionnelle pourrait être bénéfique et ce serait la perte de l’amyline native en raison de la formation d’agrégats qui serait toxique.
L'amyline a aussi une action au niveau osseux ; elle se fixe sur le récepteur de la calcitonine et a un effet inhibiteur de la résorption osseuse.  
→ insuline, diabète de type 2, amyloïde, apoptose, pancréas, Alzheimer (maladie d'),  calcitonine, CGRP[C1, C2, C3, H1, O4 ]

Syn. polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas, islet amyloid polypeptide

Sigle IAPP pour islet amyloid polypeptide

insuline, diabète de type 2, amyloïde, apoptose, pancréas, Alzheimer (maladie d'),  calcitonine, CGRP

[C1, C2, C3, H1, O4 ]

Édit. 2020

anomalies chromosomiques l.f.p.

Anomalies de nombre ou de la structure d’un ou de plusieurs chromosomes dans un génome, elles peuvent être constitutionnelles ou acquises.
Les anomalies chromosomiques constitutionnelles, cause fréquente d’anomalie du développement embryo-fœtal, sont à l’origine d’environ 50 % des avortements spontanés survenant pendant le premier trimestre de la grossesse.
Les anomalies chromosomiques acquises, observées au cours de processus malins ne siègent qu'au niveau des cellules tumorales (ex. chromosome philadelphie de la leucémie myéloïde chronique)
Les deux grands types d’anomalies chromosomiques constitutionnelles concernent le nombre ou la structure des chromosomes.
- Les anomalies du nombre des chromosomes, dites aneuploïdie, peuvent être homogènes (présentes dans toutes les cellules), ou en mosaïque (présentes dans une proportion variable de cellules). L'origine des anomalies homogènes se situe soit au moment de la méiose pendant la formation des cellules reproductrices soit lors des premières divisions mitotiques du zygote, après la fécondation. On peut distinguer :
           .  la présence d’un chromosome supplémentaire : trisomie,
           .  la perte d’un des deux chromosomes d’une paire : monosomie.
Le facteur de risque prédominant des anomalies de disjonction chromosomique méiotique est l’âge maternel élevé.
- Les anomalies de structure des chromosomes qui résultent de la survenue de cassures chromosomiques suivies par un ou plusieurs recollements anormaux peuvent affecter un ou plusieurs chromosomes ; ce sont les translocations. Elles peuvent être équilibrées ou non :
. les anomalies équilibrées n’entraînent pas de déséquilibre du matériel chromosomique et n’ont habituellement pas d’effet phénotypique, à l’exception de la situation au cours de laquelle la cassure en interrompant un gène entraîne une maladie génétique correspondante. Les anomalies équilibrées peuvent entraîner, lors de la méiose, la formation de gamètes déséquilibrés donnant des zygotes anormaux, ce qui se traduira par la survenue d'avortements ou par la naissance d'enfants porteurs d'anomalies congénitales ;
. les anomalies non équilibrées peuvent survenir de novo c’est-à-dire de façon accidentelle (délétions, translocations non équilibrées de novo, etc.) ou être la conséquence d’un remaniement parental équilibré.
Le dépistage chromosomique prénatal est actuellement basé sur l’étude combinée de marqueurs échographiques (mesure de l’épaisseur de la nuque fœtale) et marqueurs biologiques (dosage de plusieurs substances dans le sang maternel) au premier trimestre de grossesse.

chromosome, chromosome philadelphie, aneuploïdie, mosaïcisme, méiose, zygote, trisomie, monosomie, translocation

[Q1,Q2,Q3]

Édit. 2017

anticorps hétérocytotrope l.m.

hetero-antibody

Anticorps pouvant se fixer sur des cellules hétérologues, souvent avec une affinité plus grande que sur les cellules de l'espèce d'origine.
Ainsi, les IgG humaines peuvent se fixer sur les cellules cutanées du cobaye et donner des réponses positives en test d'anaphylaxie cutanée passive, mais se fixent moins facilement sur les cellules humaines.

anticorps homocytotrope

argentaffinité n.f.

argentaffinity

Capacité d'une cellule de fixer puis de réduire les sels d'argent.
Dans le tube digestif, c'est une propriété caractéristique de certaines cellules endocrines du système APUD (Amine Precursor Uptake and Decarboxylation), les cellules EC (entérochromaffines), présentes de l'estomac au côlon, les cellules ECL (entérochromaffines), présentes de l'estomac au côlon, et les cellules ECL (enterochromaffin-like) du fundus gastrique. Cette propriété est due à l'effet réducteur de la sérotonine. La coloration de Fontana-Masson est la plus utilisée pour mettre en évidence cette propriété. Certaines tumeurs endocrines (tumeurs carcinoïdes) du tube digestif sont argentaffines.

Étym. lat. argentum : argent ; affinis : ami

argyrophilie

astrocytome l.f.

astrocytoma

Tumeur développée à partir des astrocytes, dont la fréquence est d'environ 30% des tumeurs gliales hémisphériques et 30% de celles du cervelet chez l'enfant.
Si la description histologique de ces tumeurs est admise par tous, leur classification a fait l'objet de mises au point successives. Macroscopiquement, il s'agit d'une lésion infiltrante, blanchâtre, mal limitée, dont l'expansion spatiale peut varier. Au microscope, les formes protoplasmiques, souvent de siège temporal, sont constituées de cellules monomorphes ; les formes fibrillaires, dont les cellules sont plus petites et plus allongées, sont riches en gliofilaments et sont séparées par des microkystes ; les formes pilocytiques, aux cellules bipolaires, dont beaucoup de très bon pronostic, sont l'apanage du sujet jeune (astrocytome cérébelleux, du 3e ventricule) ; les formes gémistocytiques comportent de volumineuses cellules à noyau excentré. Les astrocytomes anaplasiques sont des formes malignes dont la différenciation astrocytaire reste reconnaissable.
Sur des critères de génétique moléculaire (mutations du gène suppresseur de tumeur p53, perte de l'hétérozygotie du chromosme 17, etc.), l'Organisation mondiale de la santé a classé depuis 1993 ces tumeurs en trois grades : astrocytome pilocytique (1), astrocytome de bas grade (2), astrocytome anaplasique (3), le quatrième étant représenté par les glioblastomes.
Le pronostic de ces tumeurs est d'autant plus défavorable que leur grade est élevé. Un autre "grading" est fondé sur les anomalies cytonucléaires, le nombre des mitoses, le degré de nécrose et les anomalies vasculaires (Daumas-Duport).

Étym. gr. aster : étoile, ou astron : constellation ; kutos : cellule

glioblastome, anaplasie, anaplasique

[F2,F5,H1,H2]

barrière hémato-encéphalique (BHE) l.f.

blood-brain barrier

Ensemble des mécanismes régissant le passage des substances entre le sang, le liquide cérébro-spinal et le système nerveux central.
Il existe trois barrières ou zones d’échanges.
1) La BHE proprement dite régit le passage des substances du sang vers les cellules du système nerveux central. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium continu des capillaires sanguins et les prolongements astrocytaires jointifs autour de la membrane du capillaire. La perméabilité est facilitée par la liposolubilité et la petite taille des substances, à laquelle s'ajoutent des transports actifs.
2) La barrière hématoméningée régit le passage:
- des substances du sang vers le liquide cérébro-spinal. Histologiquement, elle est constituée par l'endothélium capillaire largement fenêtré, la membrane basale et les cellules épithéliales avec des vésicules de pinocytose. La perméabilité des substances se fait par les pores de l'endothélium, puis par voie intracellulaire. De nombreux facteurs favorisent ce passage (liposolubilité) ;
- du LCR vers le sang. Cette barrière siège dans les granulations de Pacchioni, les hernies arachnoïdiennes et les sinus veineux dure-mériens. Elle est constituée par les cellules leptoméningées, la membrane basale, l'endothélium vasculaire continu. Le passage des substances se fait par filtration-résorption (phénomène actif).
3) la barrière méningoencéphalique ou liquidotissulaire assure le passage des substances du liquide cérébro-spinal vers le système nerveux central. Histologiquement, elle est faite de deux barrières :
- la barrière épendymaire, située entre les ventricules et le système nerveux central, constituée par l'épithélium épendymaire (jonctions cellulaires très perméables, dont le passage est passif par diffusion simple dans les deux sens) ;
- la barrière piogliale, qui siège entre les espaces sous-arachnoïdiens et les cellules du système nerveux central, constituée par la pie-mère discontinue et les prolongements astrocytaires jointifs, et au niveau de laquelle le passage des substances se fait par diffusion simple.
En imagerie médicale, certains tissus pathologiques (tumeurs, abcès, infarctus cérébraux) peuvent altérer cette barrière, qui va alors laisser passer, au cours d'un examen angiographique ou scanographique, le produit de contraste au sein de la région lésée. Cette extravasation explique en grande partie, sinon en totalité, le mécanisme de la fixation de contraste dans ces processus pathologiques et les aggravations qui peuvent être observées après certaines artériographies, en particulier dans les infarctus cérébraux. Le produit de contraste lui-même peut, dans certaines conditions, altérer la BHE (Broman et Olsson). Le mécanisme de cette toxicité, mal connu, paraît lié à la concentration en iode de la solution et à son hypertonicité (Gonsette) ; d'où l'intérêt des produits de contraste triiodés non ioniques de basse osmolarité : leur osmolarité, dans leurs concentrations les plus faibles, est en effet proche de celle du plasma (300 mosm/kg H2O). De plus, pour un radical donné, la toxicité serait plus importante pour les sels de sodium que pour les sels de méthylglucamine.

R. E. Gonsette, neurochirurgien belge (1968 et 1972) ; T. Broman et O. Olsson, neurologues suédois (1948)

Édit. 2017

barrière hématotesticulaire l.f.

blood-testicular barrier  

Système formé par l'union de cellules somatiques, les cellules de Sertoli, entravant le transport intracellulaire des substances plasmatiques vers la lumière des tubes séminifères et les cellules germinales.
Cette barrière s'établit à la puberté, en même temps que les premières cellules germinales subissent la méiose, qui est ainsi protégée.

Syn. barrière hémotesticulaire

Édit. 2017

calicule gustatif l.m.

caliculus gustatorius ; gemma gustatoria (TA)

taste bud

Organe récepteur du goût, de forme ovoïde ou conique, enclavé dans l’épithélium de la muqueuse linguale, notamment au niveau des papilles circumvallées et des papilles fungiformes.
Chaque calicule est constitué de cellules épithéliales imbriquées les unes dans les autres. Les cellules de soutien occupent surtout la partie périphérique du calicule, les cellules sensorielles, au nombre de quatre à six chez l’Homme, siègent au centre de l’organe. L’extrémité superficielle des cellules sensorielles se prolonge par un bâtonnet qui se termine par un cil. Le sommet du calicule s’ouvre à la surface de l’épithélium au niveau du pore gustatif par un canalicule gustatif.

Syn. anc. corpuscule de Schwalbe

papille linguale

[A1,P3]

Édit. 2015

carcinome basocellulaire l.m.

basal cell carcinoma

Tumeur épithéliale fréquente apparaissant surtout au visage après la cinquantaine.
Le terme carcinome est préféré à celui d'épithélioma basocellulaire. L'aspect clinique le plus courant est celui d'une lésion cutanée de forme et de dimensions variées, entourée d'une bordure « perlée ». Elle se compose, au microscope, d'amas denses ou de cordons cellulaires anastomosés, qui sont en connexion avec l'épiderme sus-jacent ou avec les annexes. On y distingue des cellules centrales basophiles, de petite taille, polyédriques ou fusiformes, dépourvues de filaments d'union, et des cellules périphériques cylindriques qui, rangées en « palissade », délimitent les boyaux de la tumeur. Les cellules du carcinome basocellulaire peuvent prendre des aspects multiples, résultant soit d'une évolution de cellules primitives vers des stades plus différenciés, comme p. ex. les évolutions kératinoïde, pilaire ou sébacée, soit de phénomène de régression, dont l'atrophie stellaire, la formation de pseudokystes et de lacunes péritumorales sont des exemples. Dans la plupart des cas, le stroma périvasculaire a une structure lâche, rappelant celle du tissu conjonctif périfolliculaire, tandis qu'une minorité des tumeurs est entourée d'une stroma-réaction plus ou moins fibreuse. Plusieurs formes cliniques ont été décrites : le carcinome plan cicatriciel, l'ulcus rodens, le carcinome bourgeonnant, le carcinome superficiel ou pagétoïde, le carcinome sclérodermiforme, le carcinome nodulaire, le carcinome basocellulaire pigmenté. L'évolution est lente ; la tumeur envahit petit à petit le derme et les structures sous-jacentes, mais ne donne jamais de métastases. Il n'y a pas de localisations muqueuses.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

Syn. cancer basocellulaire, épithélioma basocellulaire, basaliome, cancer basocellulaire

cancer spinocellulaire

[F2,J1]

cellule bordante de l'estomac l.f.

parietal cell, oxyntic cell

Une des deux variétés de cellules caractérisant les glandes fundiques de l'estomac, de siège externe par rapport aux autres cellules de la glande (cellules principales).
Elles font saillies dans le chorion, repoussant la lame basale, plus nombreuses dans la partie supérieure, devenant plus rares vers le fond de la glande. Ces cellules ont dans leur cytoplasme un fin réseau de canaux en encorbellement autour du noyau ; ce réseau s'ouvre dans le canal glandulaire au sommet de la cellule. Elles sécrètent l'acide chlorhydrique, de l'eau et des électrolytes ainsi que le facteur intrinsèque nécessaire à l'absorption intestinale de la vitamine B12.

Syn. cellule pariétale, cellule acidosécrétrice

[A2,L1]

cellule dendritique cutanée l.f.

dendritic cell

Cellule caractérisée par l'existence de prolongements cytoplasmiques ramifiés.
Il en existe quatre types au sein de l'épiderme : les mélanocytes, les cellules de Langerhans, les cellules indéterminées, en position basale et suprabasale, et les cellules de Merkel. Les cellules dendritiques intradermiques ont toutes en commun l'expression de l'antigène du facteur XIII.

Étym. gr. dendros : arbre, rameau

Syn. dendrocyte cutané

mélanocytes, cellules de Merkel, Lanhherhans (cellules de )

[A2,J1]

cellule intercalaire du tube collecteur l.f.

intercalated cell of the collecting duct

Variété de cellules du tube collecteur jouant un rôle dans le transport de bicarbonate et la sécrétion des ions H+.
Les cellules intercalaires, les moins nombreuses et les plus sombres, peuvent être séparées en cellules de type a sécrétant les ions H+ et réabsorbant le bicarbonate et cellules de type ß sécrétant le bicarbonate.

[A2,M1]

cellule parasol l.f.

parasol cell

Catégorie anatomique de cellule ganglionnaire de la rétine, caractérisée par sa sensibilité à l'intensité achromatique et sa projection sur les couches magnocellulaires du corps géniculé latéral.
Ce sont de grandes cellules dont les dendrites sont très étendues dans la couche plexiforme interne, ce qui leur a fait donner la dénomination de parasol. Par ces dendrites et par l’intermédiaire des cellules bipolaires, elles captent les signaux de nombreuses cellules sensorielles. Leurs axones, par le nerf optique, le chiasma et les bandelettes optiques aboutissent dans les couches magnocellulaires 1 et 2 du corps genouillé latéral et par leur intermédiaire leur information aboutit au cortex visuel occipital. En raison de leur nombre de connexions avec les cellules sensorielles et du volume des axones du système magnocellulaire, elles répondent avec une latence très courte à de faibles variations de contraste de la luminance et du mouvement mais avec une faible discrimination.

Syn. cellule Y

cellule ganglionnaire, magnosystème, voies de conduction optiques

[A2,P2]

cellules de Paneth l.f.p.

Cellule de l’intestin grêle qui, avec l’entérocyte et la cellule caliciforme, constitue un des trois éléments cellulaires de l’épithélium tapissant les villosités intestinales de l’intestin grêle et de l’appendice.
Cellules des glandes intestinales de l’intestin grêle, au nombre de cinq à six, situées au fond de ces glandes.
Généralement groupées à la base des cryptes de Lieberkühn, les cellules de Paneth, de forme polyédrique, renferment de nombreux grains dont la nature est encore discutée. Ces grains seraient composés de glycoprotéines et de certains acides aminés : arginine, tyrosine et tryptophane. Ils représenteraient ainsi un produit de sécrétion enzymatique assurant un bon fonctionnement des cryptes et des villosités intestinales. Les cellules de Paneth semblent donc constituer une véritable séreuse diffuse dans la muqueuse intestinale, fournissant aux glandes intestinales de l’intestin grêle les protéines endogènes qui leur sont nécessaires.
On ne trouve de cellules de Paneth dans l’estomac qu’en cas de métaplasie.

J. Paneth, physiologiste autrichien (1857-1890) M. von Davidoff, histologiste allemand (mort en 1904)

Syn. cellules de Davidoff

[A2,L1]

cellule souche mésenchymateuse l.f

mesenchymal stem cell

Cellule migratoire fusiforme d’origine mésodermique possédant des capacités de différenciation multi- ou pluri-potentes, présente dans le tissu mésenchymateux de l’embryon et présente aussi chez l’adulte dans le tissu conjonctif de l’os et du cartilage, qu’elle contribue à former, ainsi que dans la moelle osseuse, le tissu adipeux et le sang du cordon.
Le rôle des CSM est multiple. On peut les considérer comme des cellules souches de l’adulte. Elles peuvent se différencier en cellules épithéliales (transition mésenchymo-épithéliale) et sont à l’origine des métastases dans plusieurs cancers. Elles participent à la myogenèse, l’angiogenèse et la cardiogenèse, ce qui a conduit à les utiliser, le plus souvent sous forme de cellules autologues, en thérapie cellulaire soit directement, soit après différenciation in vitro. Elles secrètent, en outre, des facteurs de croissance agissant sur les cellules environnantes. Elles sont peu immunogèniques, ce qui, joint à leur capacité d’adressage vers un tissu lésé (homing), permet d’envisager aussi une utilisation allogénique.

Sigle CSM

cellule souche, mésenchyme, tissu conjonctif

[C3]

Édit. 2019

cellule suppressive l.f.

suppressor cell

Cellule exerçant une fonction de régulation négative sur l'induction ou l'expression de certaines formes de réponses immunitaires.
Les cellules suppressives sont particulièrement hétérogènes. Elles sont mises en évidence au cours d’expériences de transfert adoptif de lymphocytes T chez l’animal. Il peut s’agir de cellules sécrétrices d’IL-10 et de TFGß induites par l’administration orale de l’antigène. Dans d’autres modèles des cellules T de type Th2 ont un effet antagoniste vis-à-vis des cellules de type Th1 productrices d’interféron gamma.

cellules T auxiliaires, cellule T suppressive

chondrosarcome n.m.

chondrosarcoma

Tumeur maligne primitive de l'os produisant du cartilage tumoral exclusif ou associé à un contingent fibroblastique d'importance variable mais sans jamais production de tissu osseux tumoral.
Elle représente environ 20% des tumeurs malignes osseuses primitives qui atteignent surtout les adultes (prédominance masculine 2/3) de plus de 30 ans (âge moyen : 45 ans). Les cartilages les plus souvent atteints correspondent aux os les plus volumineux comme le fémur, le tibia, l'humérus, mais aussi le pelvis.
Un grade histopronostique permet d’en apprécier l’agressivité.
La tumeur est le plus souvent primitive mais elle est parfois secondaire à un ostéochondrome ou à un chondrome. Il existe des chondrosarcomes postradiothérapiques.
Plusieurs sous-types anatamopathologiques sont distingués : le chondrosarcome à cellule claire le chondrosarcome myxoïde et le chondrosarcome mésenchymateux.
Le chondrosarcome myxoïde est une tumeur maligne exceptionnelle, siégeant principalement aux extrémités, aux épaules sur la paroi thoracique et aux fesses et se manifestant sous la forme d'une tumeur sous-cutanée, de taille variable, dure, à croissance lente ; son image histologique consiste en une prolifération bien délimitée, contenant des cellules allongées ou ovalaires, parfois vacuolisées, à cytoplasme éosinophile et à noyau hyperchromatique, entourée d'un stroma myxoïde abondant. Le pronostic est réservé, quoique meilleur que celui du chondrosarcome osseux ; les métastases surviennent tardivement et la survie peut être longue.
Le chondrosarcome à cellules claires, lui aussi exceptionnel, atteint l'épiphyse.
Le chondrosarcome mésenchymateux s'observe chez l'adulte jeune et siège électivement sur le visage et sur le cou. Histologiquement, il se compose de cellules indifférenciées ovalaires ou fusiformes et de petits amas de cellules cartilagineuses normales. Les métastases sont nettement plus fréquentes que dans la forme myxoïde.
Le chondrosarcome se traduit à l'imagerie par une lyse osseuse avec calcifications intratumorales et expansion fréquente dans les tissus mous. Son traitement est essentiellement chirurgical car ces tumeurs sont le plus souvent insensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.

Étym. gr. khondros : cartilage ; sarkôma : excroissance de chair

[F2 ]

choriocarcinome n.m.

choriocarcinoma

Tumeur hautement maligne, constituée de cellules cyto- et syncitiotrophoblastiques, pouvant s’observer au niveau du placenta, au cours ou dans les suites d’une grossesse, ou se révéler par des métastases.
Cette tumeur reproduit la morphologie (notamment les cellules géantes) et les capacités fonctionnelles du trophoblaste, notamment l’élaboration de gonadotrophines. On distingue les chorio-carcinomes gonadiques, les chorio-carcinomes extra gonadiques, nés de la transformation maligne d’un tératome préexistant et les chorio-carcinomes nés d’un placenta gravidique, souvent d’une dégénérescence molaire partielle ou totale, envahissant rapidement le myomètre. Dans ce dernier cas, la tumeur est microscopiquement constituée par la prolifération maligne de deux variétés cellulaires de l’épithélium villositaire : cellules de Langhans er cellules multinuclées syncitiales qui envahissent les vaisseaux et infiltrent le muscle utérin.
L’évolution spontanée très maligne est compensée par une grande sensibilité à la chimiothérapie. Le taux sanguin ou urinaire des gonadotrophines est un marqueur fidèle de leur évolution. 

Étym. gr. chorion :placenta ; carcinome :cancer

Syn. épithélioma trophoblastique, chorio-épithéliome

trophoblaste, gonadotrophine, môle hydatiforme

[F2,O3]

chromosome n.m.

chromosome

Dans les cellules des Bactéries et ou dans les Virus, molécule d'acide désoxyribonucléique qui contient la grande majorité ou même la totalité de l'information génétique et, chez les Eucaryotes, structure composée d'ADN et de protéines qui porte l'information génétique d'une cellule.
Le nombre et la forme des chromosomes sont spécifiques de l'espèce (23 paires chez l’Homme). Dans les cellules haploïdes (gamètes), le nombre est presque toujours impair (n); dans les cellules diploïdes, il est pair (2n). Les chromosomes sont individualisés au moment de la mitose et de la méiose, à partir du réseau de chromatine contenu dans le noyau à l'état quiescent. La forme des chromosomes varie selon le stade de la mitose. à la prométaphase (l'un des premiers stades de la mitose), après fixation de la préparation microscopique, les chromosomes apparaissent sous forme d'X. C'est le stade retenu en cytologie pour leur numération et leur étude minutieuse; on décrit alors deux bras courts (désignés par la lettre p) et deux bras longs (désignés par la lettre q), réunis par le centromère. Chaque bras est divisé en régions, observables après coloration convenable.
Chromosome minuscule double : chez les Eucaryotes, fragment d'ADN extrachromosomique dépourvu de centromère et instable.
Chromosomes X et Y : dans l'espèce humaine, la 23e paire de chromosomes est la seule responsable de la détermination génétique du sexe, les 22 autres paires étant des autosomes. La formule normale de ces chromosomes sexuels étant XX chez la femme et XY chez l'homme.
Les anomalies chromosomiques portent sur le nombre des chromosomes et leur structure chimique. - Parmi les anomalies de nombre, existent :
1° la trisomie, c’est-à-dire la présence d'un chromosome en supplément, la trisomie 21 étant la plus fréquente (chez un garçon, elle s'écrit 47, XY, +21);
2° la monosomie, c’est-à-dire un chromosome en moins (ex.: monosomie X ou syndrome de Turner, qui s'écrit 45, X).
- Les anomalies de structure sont de cinq types :
1° inversion (cassure en deux endroits sur un chromosome, retournement du segment cassé et recollement);
2° délétion (perte d'un segment chromosomique);
3° translocation réciproque (échanges de segments entre deux chromosomes);
4° remaniement de structure (chromosomes dérivés);
5° fragilisation de sites (régions chromosomiques sujettes à des cassures fréquentes). Les autres anomalies sont beaucoup plus rares. L'établissement du caryotype - en règle générale identique chez toutes les cellules d'un même individu - se fait surtout sur les lymphocytes cultivés in vitro à partir d'un prélèvement de sang périphérique. Il s'agit d'un ensemble d'examens délicats réservés à quelques spécialistes.

Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps

Syn. gonosome, allosome

trisomie, monosomie, inversion, délétion, translocation réciproque

[Q1,A2]

Édit. 2016

cytométrie de flux l.f.

flow cytometry

Technique de biologie cellulaire in vitro mesurant les caractéristiques individuelles de cellules mises en suspension et s'écoulant une par une par un orifice étroit où sont appliqués un ou plusieurs rayons laser de longueur d'ondes différentes.
La mesure des rayonnements transmis, diffractés et/ou diffusés par les cellules elles-mêmes ou la fluorescence de colorants utilisés ou de molécules fluorescentes associées à des anticorps reconnaissant des épitopes spécifiques sur les cellules permettent d'évaluer le nombre, la taille des cellules, leur contenu en acide nucléique, la position dans les cycles cellulaires, l'expression membranaire ou intracellulaire de très nombreux épitopes contre lesquels des anticorps ont été obtenus.

[B3,A2]

cytotoxicité n.f.

cytotoxicity

Phénomène caractérisé par la mort d’une cellule appelée cellule-cible sous l’effet d’une agression extérieure.
La cytotoxicité peut être déclenchée par l’action du complément ou de substances formant des pores dans les membranes (saponine, détergents). Il s’agit alors d’une mort par nécrose. La cytotoxicité peut être mise en jeu par l’action de cellules cytotoxiques. Dans le cas des lymphocytes T et des cellules NK, la cytotoxicité nécessite la formation d’un conjugué par accolement des membranes entre la cellule tueuse et la cellule-cible. La mort est déclenchée par agrégation des récepteurs membranaires CD95 (Fas ou Apo-1) ou bien par la formation de pores par polymérisation de la perforine dans la membrane de la cellule-cible, suivie de l’introduction de protéinases, les granzymes, qui activent les caspases. Dans les deux cas, ceci conduit à une mort par apoptose. Enfin la cytotoxicité peut être déclenchée par différentes cellules cytotoxiques (polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, macrophages, cellules K) possédant des récepteurs de Fc et interagissant avec la cellule-cible par l’intermédiaire d’anticorps dirigés contre des épitopes membranaires de celle-ci. Ce dernier mécanisme correspond à la cytotoxicité cellulaire dépendant d’anticorps ou ADCC.

[A2,G4]

| page précédente | /117 | page suivante