métabolomique n.f.
metabolomics
Étude de l’ensemble des voies métaboliques d’une cellule ou d’un tissu et des métabolites (sucres, acides aminés, acides gras, etc.) présents dans un organite, une cellule, un tissu, un organe ou un organisme à un temps donné et dans des conditions données.
L’analyse métabolomique est une étude dynamique : l’identité et la quantité des différents métabolites dépendent de plusieurs facteurs tels que les nutriments disponibles, les stimuli environnementaux, ou l’état physiologique. L’ensemble de ces métabolites est nommé métabolome. L’analyse métabolomique utilise la spectrométrie de masse et la résonance magnétique nucléaire. Compte tenu du volume du champ de recherche, le développement de la métabolomique n’aurait pu se faire sans l’apport des sciences omiques.
→ métabolite, organite, métabolome, spectrométrie de masse, résonance magnétique nucléaire, omiques (sciences)
[C1, C2, C3]
Édit. 2019
mobilité n.f.
motility
1) D’une manière générale, caractère de ce qui peut changer de position.
2) En biologie: déplacement actif d'une cellule ou d'un organisme d'un point à un autre au sein d'un liquide ou en contact avec un substrat.
Chez les bactéries, les déplacements peuvent être causés par :
- des mouvements browniens,
- des courants de convection dans le liquide d'examen,
- la présence de flagelles ou d'un filament axial,
- la déformation de la cellule et son glissement sur le substrat.
Seuls les deux derniers sont de la vraie mobilité.:
Étym. lat. mobilitas : mobillité
molécule de signalisation l.f.
signaling molecule
Molécule informative produite par une cellule émettrice qui assure une communication cellulaire en déclenchant une cascade de signaux dans une cellule cible.
[C1]
Édit. 2017
monocyte n.m.
monocyte
Cellule mononucléée circulante faisant partie du système phagocytaire qui comprend les monocytes et les macrophages.
Ce système est aussi appelé système monocyte-macrophage ou système des phagocytes mono
Les monocytes participent au système de défense contre les germes et les parasites par leur fonction d'épuration des débris organiques et inorganiques des tissus. Ils interviennent dans la réaction immunologique par leur rôle dans le traitement de l'antigène. Ils jouent un rôle dans l'inflammation par la synthèse et la sécrétion des cytokines de l'inflammation et dans l'hématopoïèse par l'intermédiaire de facteurs de croissance, ainsi que dans l'immunité antitumorale.
Les valeurs normales du nombre de monocytes circulants sont de 0,3 multiplié par 109 /litre en moyenne avec des extrêmes de 0 à 0,8 multiplié par 109 /litre.
Étym. gr. monos : seul ; kutos : cellule
→ macrophage, CD
neuro-épithéliale (cellule) l.f.
neuroepithelial cell
Cellule appartenant à un groupe d'éléments provenant de l'ectoblaste.
A partir d'une cellule matricielle se différencient les neuroblastes, les spongioblastes et les épendymoblastes. De ces cellules neuroépithéliales peuvent dériver des tumeurs du système nerveux central : médulloépithéliomes, médulloblastomes, neuroblastomes, spongioblastomes polaires et épendymoblastomes.
neurone n.m.
neuron, nerve cell
Cellule spécialisée du système nerveux, assurant la perception, la mémoire et la commande motrice en fonction de la diversité de leurs modes de connexion plutôt que de leur diversité, qui est très faible.
Dépourvue de pouvoir de division, elle comporte:
- un corps cellulaire ou soma, centre métabolique mesurant de 45 à 100 µm de diamètre, avec son noyau contenant les éléments génétiques (acide désoxyribonucléique, ADN, acide ribonucléique, ARN) qui contrôlent le fonctionnement de la cellule par l'intermédiaire des protéines provenant d'un ARN spécifique ;
- issus de celui-ci, des dendrites : fines arborisations réceptrices des informations émises par d'autres neurones ;
- également né du corps cellulaire, l'axone, prolongement unique de taille très variable (quelques µm à environ un mètre), unité conductrice du neurone transportant jusqu'à sa terminaison, les molécules élaborées dans le corps cellulaire.
L’appellation impropre de fibre nerveuse est utilisée pour désigner l'axone, entouré ou non de myéline et d'une gaine de Schwann. La myéline tient un rôle essentiel dans la rapidité de conduction de l'influx nerveux (vitesse de conduction, VC).
Les contacts établis par les prolongements neuronaux avec d'autres neurones sont dénommés synapses. L'énorme réseau ainsi réalisé (de 10 à 100 milliards de cellules nerveuses selon les auteurs) est d'une immense complexité (jusqu'à 15 000 informations par neurone) et en tout cas bien supérieur à celui d'un ordinateur.
nombre de copies l.m.
copy number
1) Pour un plasmide ou un vecteur plasmidique donné, rapport du nombre d'exemplaires de ce plasmide au nombre d'exemplaires du chromosome dans une cellule.
Il dépend essentiellement du système de contrôle strict ou relâché de la réplication du plasmide.
2) Nombre d'exemplaires d'un gène dans une cellule.
→ amplification génique, amplification d'un plasmide, plasmide à faible nombre de copies, plasmide multicopie
nostocytose n.f.
homing
Faculté d'une cellule circulante de reconnaitre le site où elle peut se multiplier ou acquérir de nouvelles fonctions.
C'est notamment le cas des lymphocytes lorsqu'ils rejoignent les organes lymphoïdes périphériques ou des cellules souches hématopoïétiques médullaires injectées par voie intraveineuse lors des greffes de moelle. Ce processus met en jeu des mécanismes spécifiques de reconnaissance et d'adhésion entre la cellule circulante et des cellules de l'organe d'accueil. Il joue un rôle important au cours de l'embryogénèse.
Étym. gr. nostos : retour
oncogène cellulaire l.m.
cell oncogene
Gène cancérogène présent dans une cellule et qui peut être activé lors de l'intégration d'un virus dans l'ADN chromosomique de cette cellule.
Son développement s'orientera alors vers la formation d'un tissu cancéreux. Ainsi, chez un individu atteint d'hépatite B, l'intégration du virus dans le noyau de l’hépatocyte peut entraîner l'apparition d'un cancer du foie.
Édit. 2017
paracrine adj.
paracrine
Qualifie une sécrétion interne d'une cellule dont le produit agit sur des cellules voisines, par diffusion ou contiguïté. Qualifie aussi la cellule sécrétrice correspondante.
Étym. gr. para : à côté de ; krinein : sécréter
pendrine n.f.
pendrin
Protéine transmembranaire échangeuse d’anions (Cl- vs HCO3-, Cl- vs I-, Cl- vs HCO2-) présente dans le canal collecteur du rein, la thyroïde, et l’oreille interne, codée par le gène SLC26A4 et dont les mutations sont à l’origine du syndrome de Pendred.
La pendrine présente au pôle apical des cellules intercalaires de type B du canal collecteur du rein sécrète l’anion bicarbonate dans la lumière en l‘échangeant contre un anion chlorure qui pénètre dans la cellule. Ainsi, la pendrine intervient-elle dans la lutte contre l’alcalose métabolique et dans l’homéostasie du chlore dont le transport dans le canal collecteur est indépendant de celui du sodium. Dans la thyroïde, la pendrine est localisée au pôle apical des cellules du follicule thyroïdien. Elle assure la sécrétion d’iodure de la cellule vers le colloïde intrafolliculaire en échange d’un anion chlorure. Cette fonction est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdienne puisqu’elle permet l’oxydation d’iodure en iode dans le colloïde avant son incorporation dans les précurseurs de ces hormones. Dans l’oreille interne, la pendrine des cellules ciliées contribue par la sécrétion de bicarbonate couplée à la réabsorption de chlorure à maintenir la composition électrolytique de l’endolymphe. Le syndrome de Pendred dû à des mutations de SLC26A4 situé sur le chromosome 7 est une maladie héréditaire à transmission autosomique récessive qui regroupe une surdité, des troubles de l’équilibre, un goitre euthyroïdien ou hypothyroïdien. La fonction rénale reste intacte.
V. Pendred, médecin britannique (1896)
→ canal collecteur du rein, Pendred (syndrome de)
perforine n.f.
perforin
Protéine sécrétée par les lymphocytes T au contact d'une cellule considérée comme anormale, ayant la propriété de se polymériser et de maintenir ouverts des pores constitués dans les membranes cellulaires qui ont été attaquées par les enzymes hydrolasiques de ces lymphocytes, provoquant ainsi une fuite des ions minéraux de la cellule.
La perforine est impliquée dans l'apoptose provoquée par l'entrée d'un granzyme dans le noyau cellulaire.
phase de latence l.f.
lag phase, latent period
1) Période qui suit l'inoculation d'une culture microbienne dans un milieu de culture.
Le nombre de cellules reste stationnaire, le taux de croissance est minimal. C'est une période d'adaptation à un nouvel environnement. Si on inocule un nombre important de cellules en phase exponentielle dans un milieu semblable au milieu initial, la culture démarre immédiatement.
2) Durée minimale qui sépare l'infection d'une cellule par un virus de la lyse de la cellule.
photorécepteur de la rétine l.m.
retina receptor
1) Molécule de la membrane des cellules rétiniennes associant une opsine et un photochrome, le 11-cis-rétinal, et dont la dissociation par l’absorption de photons entraîne une série de réactions en chaîne aboutissant à la formation d’un influx nerveux transmis aux aires cérébrales de la vision.
Ces réactions en chaîne, la transduction, permettent une amplification importante du signal optique par activation de molécules de transducine et, par l’intermédiaire de celles-ci, l’intervention du GMPc (guanosine-monophosphate cyclique) ; celui-ci, agit sur la fonction des canaux membranaires, augmentant par hyperpolarisation le potentiel électrique et la transmission de l’influx vers le cerveau.
2) Par extension : cellule visuelle de la rétine spécialisée dans la réception de la lumière ; cône dans la macula et la région périmaculaire et bâtonnet dans la périphérie de la rétine.
Toutes ces cellules possèdent un pigment visuel qui absorbe certaines radiations du spectre. Chaque cellule ne synthétise qu’un seul type de pigment : les bâtonnets contiennent la même protéine, la rhodopsine, très sensible à la lumière permettant la vision nocturne mais non la vision colorée ; son maximum d’absorption se situe vers 500 nm. Les cônes permettent la vision colorée ; ils sont de trois variétés contenant les opsines L, M et S selon leur sensibilité aux longueurs d’ondes longues (560 nm, rouge), moyennes (535 nm, vert) ou courtes (430 nm, bleu).
→ rétine, cônes, bâtonnets, opsine, transduction visuelle, transducine, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs
pinocytose n.f.
pinocytosis
Processus actif grâce auquel une cellule internalise des molécules solubles extracellulaires dans son cytoplasme par endocytose.
Des vésicules du milieu extracellulaire s’entourent d’un segment de membrane et l’invagination est assurée par un réseau d’actine. Après leur pénétration ces vésicules éclatent dans la cellule et les éléments de la membrane sont recyclés pour reconstruire la membrane cellulaire. La macropinocytose correspond à un transfert de vésicules d’environ un micromètre de diamètre, la micropinocytose à des vésicules d’environ 80 nanomètres et à des transferts moléculaires. La pinocytose diffère de la phagocytose qui est un processus de captation par exocytose.
Étym. gr. pinein : boire : cutos : cellule
→ rhophéocytose, potocytose, endocytose, micropinocytose
plasmalemme n.m.
plasma membrane
Membrane limitante externe d’une cellule animale, constituée d’une double couche de phospholipides, dont les pôles hydrophiles sont dirigés d’un côté vers le cytoplasme et de l’autre vers le milieu extracellulaire, et contenant des protéines capables de permettre des échanges entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule.
Étym. gr. plasma : figure ; lemma : enveloppe.
Syn. membrane plasmique
plasmide conjugatif l.m.
conjugative plasmid
Plasmide possédant des gènes permettant son transfert d’une bactérie à une autre lors de la conjugaison.
P. ex., le plasmide F d'une cellule F+ peut se transférer à une cellule F- en la rendant F+.
Syn. plasmide autotransférable
→ plasmide, conjugaison bactérienne, mobilisation chromosomique, plasmide F
[D1,Q1]
Édit. 2018
plasmide résident l.m.
resident plasmid
Plasmide naturellement présent dans une cellule.
Il s'oppose aux plasmides introduits dans la cellule par conjugaison ou par transduction, et aux plasmides-vecteurs transférés par transformation.
→ plasmide
[D1,Q1]
Édit. 2018
plasmoblaste n.m.
plasmoblast
Cellule précurseur des plasmocytes, se développant dans la pulpe des ganglions lymphatiques à partir des immunoblastes B.
Sa maturation donne le proplasmocyte puis le plasmocyte ou cellule lymphoplasmocytaire.
plasmode n.m.
plasmodium
Cellule géante dont le noyau se divise plusciieurs fois sans scission du cytoplasme.
C’est donc une cellule plurinucléée.
Syn. plasmode plurinucléé
→ cellule géante, cellule plasmodiale, cellule syncitiale
pneumocyte n.m.
pneumocyte, alveolar epithelial cell
Cellule épithéliale qui forme le constituant principal du revêtement du versant aérien de l'alvéole pulmonaire.
Il en est deux types :
- le pneumocyte I ou pneumocyte membraneux (membranous pneumocyte) est très différencié, très aplati et très grand, formant une véritable fine couverture de la surface d'échange.
- le pneumocyte II ou pneumocyte granuleux (granular pneumocyte) est en moindre nombre (15% des cellules alvéolaires), de forme cuboïde, localisé dans les zones de jonction interalvéolaire à proximité immédiate des macrophages. En ultrastructure, il présente des microvillosités apicales et des corps lamellaires qui sont la forme de stockage du surfactant dont la synthèse et la sécrétion sont les fonctions principales de cette cellule.
→ alvéole pulmonaire, surfactant
pompe à calcium l.f.
calcium pump
Famille de protéines, appelées aussi Ca2+-ATPases, situées dans la membrane plasmique et dans la membrane du réticulum endoplasmique (ou sarcoplasmique dans le cas de la cellule musculaire) permettant d’expulser le calcium du cytoplasme vers le milieu extracellulaire ou d’accumuler le calcium dans le réticulum endoplasmique ou sarcoplasmique.
La sortie du Ca2+ cytoplasmique vers le milieu extracellulaire ou son accumulation dans le réticulum nécessitent de l'énergie fournie par l'hydrolyse de l'ATP. Les pompes à Ca2+ permettent de maintenir à un niveau faible la concentration intracellulaire de Ca2+ dans le cytoplasme de la cellule au repos. L’accumulation de calcium dans les tubules du réticulum sarcoplasmique est un préalable indispensable à la libération brutale de calcium qui entraîne la contraction musculaire.
→ Nernst (loi de), pression osmotique, inhibiteur calcique de l'enzyme de conversion
potentiel d'action l.m.
action potential, spike potential
Différence de potentiel électrique apparaissant brièvement par exemple par inversion de la polarité de la membrane d'une cellule, musculaire ou nerveuse.
Ce signal en forme de pointe témoigne de l'activité de la cellule.
Pour déclencher le processus d'inversion des concentrations, la stimulation doit dépasser un certain seuil au- dessus du potentiel de repos (loi du «tout ou rien»). Si la température est trop basse il n'y a pas de déclenchement car les potentiels ioniques sont trop faibles (ils sont proportionnels à la température, loi de Nernst). Ainsi le froid est anesthésique, paralytique et cause de troubles de la conduction intracardiaque allant jusqu'à l'asystolie. De même des déséquilibres ioniques du milieu intérieur peuvent entraîner des effets nerveux et cardiaques comparables à ceux du froid.
L'électrocardiogramme reflète la propagation du potentiel d'action dans le tissu conducteur du cœur et l'électroencéphalogramme la propagation des potentiels d'action (influx nerveux) le long des fibres nerveuses. Ces influx règlent la transmission des informations dans tout l'organisme.
À partir du seuil de déclenchement, la taille et la configuration du potentiel d’action ne varient pas : c'est le phénomène du tout ou rien. En raison de ce phénomène la transmission et la fixation des informations dans le système nerveux s'effectue sur un mode binaire comme dans les ordinateurs.
Étym. lat. actio : mise en mouvement
→ anesthésie, hypothermie, mémoire, Nernst (loi de), tout ou rien (loi du), influx nerveux
[C2,C3]
présentation de l'antigène l.f.
antigen processing
Processus d’apprêt et de transport d’un peptide antigénique fixé à la surface de la membrane d’une cellule dendritique en vue d’une reconnaissance par un récepteur de lymphocyte T.
La cellule dendritique est spécialisée dans cette présentation.
→ apprêtement de l'antigène, cellule présentant l'antigène, cellule dendritique
[F3]
Édit. 2017
pression osmotique l.f.
osmotic pressure
Énergie mécanique par unité de volume des grosses molécules dissoutes dans un solvant contenant des petites molécules.
Si l'on interpose une membrane semi-perméable entre la solution et le solvant pur, cette pression s'exerce sur la membrane.
Les solutions diluées suivent la loi de van't Hoft (analogue dans les liquides à celle des gaz parfaits : la pression osmotique est indépendante de la nature du solvant, elle est proportionnelle à la concentration en molécules dissoutes (les gros ions se comportent comme de grosses molécules). S'il y a plusieurs espèces de molécules les pressions osmotiques de chaque espèce s'additionnent pour donner la pression osmotique globale (loi analogue à celle de Dalton pour les pressions partielles des gaz). La pression osmotique d'une solution se mesure indirectement par l'abaissement cryoscopique qui est proportionnel à la concentration (loi de Raoult). Chez l'homme cet abaissement est de - 0,56°C pour le plasma, ce qui correspond à 8,18 atm = 829 kPa.
La pression osmotique d'une solution est dite isotonique si elle égale celle du plasma. Si l'on place une cellule (par ex. un globule rouge) dans une solution hypertonique elle est comprimée par la pression osmotique de la solution et elle se contracte, inversement si l'on place cette cellule dans une solution hypotonique elle se dilate jusqu'à éclater (ex. hémolyse).
R. Dutrochet, physiologiste français (1828)
Étym. du gr. ôsmos : action de pousser (d'après endosmose et exosmose, Dutrochet 1828)