Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

183 résultats 

papillomatose vestibulaire physiologique l.f.

hirsutoid papillomas of the vulva

État lié à la présence de petites excroissances papillomateuses digitiformes couleur de la muqueuse normale, de nature physiologique, généralement localisées au vestibule vulvaire.
Histologiquement ces lésions sont proches des angiofibromes. Elles sont l'équivalent féminin des papules perlées de la couronne du gland.

partie inférieure du ganglion vestibulaire l.f.

pars  inferior ganglionis vestibularis (TA)

inferior part of vestibular ganglion

Partie inférieure du ganglion vestibulaire qui donne naissance au nerf ampullaire postérieur et au nerf sacculaire.

partie inférieure du nerf vestibulaire l.f.

pars inferior nervi vestibularis (TA)

inferior part of vestibular nerve

Branche de division inférieure du nerf vestibulaire d’où émanent le nerf ampullaire postérieur et le nerf sacculaire.

partie supérieure du ganglion vestibulaire l.f.

pars superior ganglionis vestibularis (TA)

superior part of vestibular ganglion

ganglion vestibulaire

partie supérieure du nerf vestibulaire l.f.

pars superior nervi vestibularis (TA)

superior part of vestibular nerve

Branche de division supérieure du nerf vestibulaire d’où émanent le nerf utriculo-ampullaire, le nerf utriculaire, le nerf ampullaire antérieur et le nerf ampullaire latéral.

pli vestibulaire l.m.

plica vestibularis (TA)

vestibular fold

Chacun des deux replis antéro-postérieurs de la face interne du larynx, situés au-dessus des plis vocaux, à la limite du vestibule du larynx et des ventricules du larynx.
Ils s’étendent de l’angle rentrant du cartilage thyroïde au cartilage aryténoïde (ou au cartilage cunéïforme) qui saille sous la muqueuse au niveau du tubercule cunéïforme du larynx. Ils délimitent la rima vestibuli. Aplatis de haut en bas, ils sont constitués par un repli de la muqueuse laryngée soulevé par le ligament vestibulaire qu’ils contiennent. Ils ne jouent aucun rôle dans la phonation.

Syn. anc.  bandelette ventriculaire, corde vocale supérieure, fausse corde vocale, pli ventriculaire

[A1,P1]

Édit. 2018

rééducation vestibulaire l.f.

vestibular rehabilitation

Mise en œuvre d’un ensemble de techniques kinésithérapiques destinées à rétablir l’équilibre d’un patient atteint d’un déficit vestibulaire.
Elles font essentiellement appel à des manœuvres visant à favoriser une compensation vestibulaire centrale et à établir une habituation ou une substitution sensorielle.
Une manœuvre kinésithérapique particulière, dite manœuvre de bascule, est indiquée dans le traitement du vertige paroxystique positionnel.

réflectivité vestibulaire l.f.

 Paramètre permettant de quantifier la fonction vestibulaire d’après les caractéristiques du nystagmus induit par une stimulation rotatoire ou calorique, soit son amplitude, la vitesse de sa secousse lente ou sa fréquence.
En pratique, c’est le nombre de secousses nystagmiques enregistrées entre la 30° et la 60° seconde après la fin d’une stimulation calorique qui est pris en compte.
On distingue ainsi :
- la réflectivité absolue qui représente la somme des réponses nystagmiques chaudes et froides pour chaque oreille, somme habituellement comprise entre 30 et 120 secousses. Toutefois la réflectivité absolue d’un vestibule comprise entre ces valeurs ne signifie pas forcément un vestibule normal. Il faut en effet la comparer à celle du côté opposé puisque un sujet s’équilibre avec ses deux vestibules ;
- la réflectivité relative qui exprime la notion de symétrie respective des deux vestibules en représentant le rapport de la somme des réponses du vestibule droit et de celle du vestibule gauche. Elle est normalement inférieure à 15%.

rhinite vestibulaire l.f.

vestibular rhinitis.
Dermite du vestibule nasal qui déborde souvent le seuil narinaire.
Ce terme regroupe plusieurs manifestations pathologiques telles que la folliculite, la furonculose, l’impétigo, l’eczéma, l’érysipèle.

folliculite, furoncle, impétigo, eczéma, érysipèle

saccule vestibulaire l.m.

succulus vestibularis (TA)

saccule of vestibular laryrinth

Vésicule du labyrinthe membraneux qui occupe la partie inférieure du vestibule osseux et adhère à la fossette oblongue.
Elle est reliée à l’utricule par des canalicules endo-lymphatiques et au cul–de-sac de la cochlée par le ductus reuniens. Le saccule contient un otolithe (la sagitta).

sillon vestibulaire l.m.

vestibular groove

Équivalent du sillon nymphohyménéal après rupture de l'hymen au cours de la défloration.

sillon nympho-hyménéal

syndrome vestibulaire l.m.

vestibular syndrome

Ensemble de symptômes et de signes observés au cours des atteintes du nerf vestibulaire, des voies vestibulaires ou du récepteur vestibulaire.
Il est caractérisé par des vertiges, des troubles de l’équilibre au repos et à la marche et, à l’examen clinique, par un nystagmus oculaire spontané dit «à ressort », une déviation des index à la manœuvre des bras tendus et un déséquilibre latéralisé à l’épreuve de Romberg ou à celle du piétinement aveugle. On recherchera des modifications de la réflectivité vestibulaire aux épreuves caloriques, rotatoires, positionnelles. Dans les atteintes périphériques du labyrinthe et du nerf vestibulaire, le syndrome vestibulaire est dit harmonieux, complet ou parcellaire. La chute et la déviation des index se font dans le même sens que celui de la secousse lente du nystagmus. Dans les atteintes centrales, le syndrome vestibulaire est au contraire volontiers fragmentaire, incomplet et dysharmonieux.

M. Romberg, neurologue allemand (1846)

Étym. lat. vestis : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

Syn. syndrome labyrinthique

nystagmus, manœuvre des bras tendus, Romberg (signe de), épreuve du piétinement aveugle, épreuve calorique, épreuve rotatoire pendulaire, épreuve positionnelle

syndrome vestibulaire central l.m.

central vestibular syndrome

Ensemble de symptômes et de signes d’examen liés à l’atteinte vasculaire, dégénérative, tumorale ou autre des noyaux vestibulaires et des structures vestibulaires supérieures.
Le déséquilibre l’emporte sur les vertiges. Le nystagmus est multidirectionnel ou, à l’inverse, pur, vertical dans les lésions pédonculaires, horizontal dans les lésions protubérantielles et rotatoire dans les lésions médullaires hautes. Surtout la présence de signes neurologiques et l’absence de signes auditifs innocentent le système labyrinthique et imposent une imagerie. Une dysharmonie domine dans ce syndrome, avec notamment une variabilité et une direction volontiers dissociée des signes vestibulaires spontanés.

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).

déséquilibre, vertige, nystagmus, pédonculaire (syndrome), protubérantiels (syndromes)

syndrome vestibulaire périphérique l.m.

vestibular peripheral syndrome

Ensemble des symptômes et signes d’examen liés à une lésion du labyrinthe postérieur (ou vestibule) ou du nerf vestibulaire.
Les symptômes sont le vertige rotatoire ou linéaire avec nausées et vomissements. Les signes d’examen associent un nystagmus dont la composante lente dévie du côté lésé et une ataxie. Typiquement, le syndrome vestibulaire périphérique est harmonieux, c’est-à-dire que tous les signes déficitaires battent dans le même sens : ainsi une atteinte du vestibule droit provoque-t-il un nystagmus gauche (mais dont la composante lente pathologique bat vers la droite), une déviation des index et de la marche aveugle vers la droite, un signe de Romberg vers la droite.

M.H. Romberg, neurologue allemand (1846)

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

vertige, nystagmus, Romberg (signe de), vestibulaire (exploration instrumentale), équilibre, nerf vestibulaire

système vestibulaire l.f

Ensemble des structures anatomiques qui, de l’appareil récepteur périphérique situé dans l’oreille interne jusqu’aux diverses structures centrales, participent, avec le système visuel et proprioceptif, au maintien de l’équilibre et d’une vision nette.
Le rôle de l’appareil vestibulaire périphérique est de stabiliser le corps et la vision lors de nos déplacements dans un monde tri-dimensionnel soumis par ailleurs à une force gravitationnelle permanente. Présent dès l’apparition des vertébrés, il s’est progressivement complexifié au cours de l’évolution et comprend chez l’homme deux systèmes, otolithique et canalaire.
Le système otolithique est constitué de l’utricule et du saccule. Ces deux formations membraneuses en forme de sac sont situées à l’intérieur du vestibule osseux et sont reliées entre elles par un canal en Y, le ductus utriculo-saccularis, lequel se poursuit par le ductus endolymphaticus (ou aqueduc du vestibule) menant au sac endolymphatique. Le volume de l’utricule est estimé à 30 mm3, celui du saccule à 10 mm3. Ces deux structures sont remplies d’endolymphe, liquide de type intra-cellulaire, riche en potassium (160-180 mM), faible en sodium (< 1 mM) et faiblement chargé positivement (+ 5-10 mV).
Les structures otolithiques sont sensibles à trois types de stimulus : l’accélération linéaire, selon les trois axes classiques du pitch (mouvement de tête signifiant OUI), du yaw (mouvement de tête signifiant NON) et du roll (mouvement de tête signifiant « peut-être »), le déplacement statique, tel que l’inclination de la tête selon ces trois axes, et la force gravitaire agissant vers le sol.
 Le système canalaire est constitué de trois canaux semi-circulaires membraneux qui s’abouchent sur la cavité utriculaire. Ces canaux, inclus dans des canaux osseux du même nom, sont classiquement disposés dans les trois plans de l’espace, soit dans un plan relevé d’environ 30° par rapport au plan horizontal pour le canal latéral, dans un plan sagittal orienté de 45° vers le dehors pour le canal antérieur et orienté de 45° vers l’arrière pour le canal postérieur. Ces trois canaux sont sensibles aux accélérations (ou décélérations) angulaires.
Comme les mouvements de la vie courante se produisent dans n’importe quel plan de l’espace, c’est en pratique les deux types de structure, otolithique et canalaire, qui sont stimulés.
L’appareil vestibulaire est donc à la fois un accéléromètre et un capteur inertiel qui informe à tout moment les centres supérieurs de notre position dans l’espace, lesquels, en retour, déclenchent une réponse réflexe des muscles somatiques et oculo-moteurs permettant le maintien de notre équilibre et d’une vision nette.

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

exploration instrumentale vestibulaire, épreuves vestibulaires, macule otolithique, utricule, saccule, nerf vestibulaire, noyaux vestibulaires, examen vestibulaire, syndrome vestibulaire central, syndrome vestibulaire périphérique, vestibulaire

tamponnement nasal vestibulaire l.m.

nasal ventibular packing

Tamponnement nasal antérieur en cas d'épistaxis.

épistaxis

tractus spino-vestibulaire l.m.

tractus spinovestibularis (TA)

spinovestibular tract

Voies motrices extrapyramidales nées des noyaux vestibulaires bulbo-pontiques.
Elles sont ou directes et descendent dans le cordon antérieur de la moelle spinale qu’elles bordent en dedans du tractus spino-olivaire, ou croisées, latérales, situées à côté du tractus tecto-spinal.

Syn. anc. faisceau vestibulo-spinal, tractus vestibulo-spinal

transduction mécano-électrique vestibulaire l.f.

vestibular mecano electric transduction

Transformation de l’énergie mécanique liquidienne de l’endolymphe en énergie bioélectrique au niveau des cellules vestibulaires ciliées, internes et sensorielles.

utricule vestibulaire l.m.

utriculus labyrinthi vestibularis (TA)

utricle of vestibular labyrinth

Vésicule du vestibule membraneux située en arrière du saccule auquel elle est reliée par un canalicule endolymphatique.
Dans l’utricule débouchent les trois canaux demi-circulaires. L’utricule contient un otolithe (le lapilus). Il adhère à la paroi médiale du vestibule osseux au niveau de la fossette de la fenêtre du vestibule ; cette zone adhérente correspond à la macule auditive de l’utricule d’où naissent les fibres du nerf utriculaire.

veine bulbaire vestibulaire l.f.

veine du bulbe du vestibule

[A1, K4, O3]

Édit. 2020

veine bulbeuse vestibulaire l.f.

veine du bulbe du vestibule

[A1, K4, O3]

Édit. 2020

veine vestibulaire antérieure l.f.

vena vestibularis anterior (TA)

anterior vestibular vein

Veinule qui draine les parties antérieures du vestibule, du saccule, de l’utricule et de l’ampoule du conduit semicirculaire antérieur.
Elle conflue avec la veine vestibulaire postérieure et la veine de la fenêtre de la cochlée dans la veine vestibulo-cochléaire.

F. Siebenmann, ORL suisse (1852-1928)

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

veine vestibulaire postérieure l.f.

vena vestibularis posterior (TA)

posterior vestibular vein

Veine qui draine les conduits semicirculaires latéral et postérieur.
Elle conflue avec la veine vestibulaire antérieure et la veine de la fenêtre de la cochlée dans la veine vestibulo-cochléaire.

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

vestibulaire adj.

vestibular

Qui concerne soit l’appareil vestibulaire, organe de l'équilibre, soit le vestibule vulvaire (bulbe vestibulaire, glande vestibulaire).

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).

vestibulaire (système), vestibulaire périphérique (syndrome) vestibulaire central (syndrome) vestibulaire (exploration instrumentale), bulbe vestibulaire, glande vestibulaire principale, vertige, équilibre

veine vestibulaire antérieure de Siebenmann l.f.

vena vestibularis anterior (TA)

anterior vestibular vein

Veinule qui draine les parties antérieures du vestibule, du saccule, de l’utricule et de l’ampoule du conduit semicirculaire antérieur.
Elle conflue avec la veine vestibulaire postérieure et la veine de la fenêtre de la cochlée dans la veine vestibulo-cochléaire.

Fredrich Siebenmann (1852-1928) médecine suisse : A vérifier auprès de Jean-Louis Michaux

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

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