pseudo-occlusion intestinale avec ophtalmoplégie externe l.f.
intestinal pseudoobstruction with external ophthalmoplegia
→ dystrophie musculaire oculogastro-intestinale
résorption intestinale l.f.
Passage des nutriments, issus de la digestion des aliments, à travers la paroi de l’intestin grêle, par des mécanismes actifs ou passifs.
Le tube digestif reçoit ainsi quotidiennement jusqu’à 10 litres de nourriture qu’il digère mais aussi de liquides qu’il sécrète, contenant en particulier des enzymes digestives.
Pendant la traversée de l’intestin grêle, sont absorbés la majeure partie de l’eau et des nutriments. 80% de l’eau est résorbée dans le jéjunum.
Étym. lat. resorbere : avaler de nouveau
schistosomose intestinale l.f.
intestinal schistosomiasis
Schistosomose provoquée par Schistosoma mansoni, existant au Proche-Orient, dans la plupart des pays africains, sur la côte est de Madagascar, ainsi qu’en Amérique du Sud (particulièrement Brésil) et dans certaines îles des Antilles.
Le parasite responsable se développe chez certains mammifères et en particulier chez les rongeurs qui jouent le rôle de réservoir de germes. L’infestation est produite par la pénétration transcutanée de larves infestantes (furcocercaires) qui se sont développées chez un hôte intermédiaire, un mollusque d’eau douce particulier (planorbe). Les vers adultes vivent dans les veines mésentériques. L’affection est caractérisée par des troubles digestifs variés et par une splénomégalie, sa gravité résultant surtout des complications hépatospléniques (cirrhose schistosomienne ou bilharzienne, syndrome d’hypertension portale).
Syn. bilharziose intestinale
torsion intestinale l.f.
intestinal volvulus
→ volvulus
tumeur carcinoïde intestinale l.m.
Tumeur épithéliale développée à partir des cellules argentaffines de Kultchitzky des cryptes de Lieberkühn qui peut être localisée du duodénum distal jusqu’au côlon ascendant (majoritairement autour de la valvule iléo-cæcale).
De lente évolution (10 à 15 ans), elle se manifeste par des accidents d’obstruction intestinale et après l’existence de métastases hépatiques, par les manifestations paroxystiques du syndrome carcinoïde ainsi qur par des troubles permanents tels qu’une diarrhée, une couperose et parfois des lésions valvulaires cardiaques.
Ces manifestations sont secondaires à la sécrétion tumorale de sérotonine et de kallicréine. La première s’élimine dans les urines sous la forme de 5 hydroxy-indol-acétique.
N. Kultchitzky, histologiste russe (1897); J. N. Lieberkühn, anatomiste allemand (1745); O. Lubarsch, anatomopathologiste allemand (1888); S. Oberndorfer, anatomopathologiste allemand (1907)
→ sérotonine, syndrome carcinoïde, acide 5-hydroxy-indole-acétique, cellule de Kulchitsky-Masson, cryptes de Lieberkühn, couperose
[L1]
Édit. 2018
tumeur stromale gastro-intestinale l.f.
Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.
S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)
Étym. lat. tumor : gonflement
Sigle GIST
→ Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)
[ F2, L1, Q1,]
Édit. 2019
transplantation intestinale l.f.
small bowel transplantation
La transplantation intestinale, traitement de l’insuffisance intestinale chronique, n’a que de rares indications (trois réalisations par an en France, plus fréquentes aux USA) qu’elle soit isolée ou associée à une greffe hépatique ou muliviscérale.
La transplantation intestinale n’est actuellement envisagée qu’en cas d'échec ou de complications sévères de la nutrition parentérale que sont la survenue de complications hépatiques sévères, d’infections à répétition sur cathéter, de thromboses veineuses, mettant en jeu le pronostic vital et entraînant une mauvaise qualité de vie. L’activité de transplantation intestinale est faible en raison d’une assistance nutritionnelle efficace et d’un taux élevé de refus de greffons lié aux exigences de qualité du donneur. De plus, un médicament « orphelin », une entéro-hormone du nom de « Revestive® » (contenant le principe actif téduglutide) est disponible en France. Ce traitement augmentant les capacités d’absorption digestive du grêle court restant, permet de sevrer plus de patients de la nutrition parentérale et par conséquent de diminuer les indications de la greffe intestinale ; mais ceci demande confirmation.
Cependant, l'amélioration continue des résultats de la transplantation intestinale a commencé à transformer ses indications, et à la faire proposer de façon plus large aux malades définitivement dépendants de la nutrition parentérale. Mais la décision de transplantation intestinale demeure complexe, de même que le moment de la greffe et le choix du greffon à proposer (transplantation intestinale isolé ou combinée à celle du foie transplantation multiviscérale associant l'estomac, le pancréas, l'intestin et parfois le foie).
Malgré des progrès importants, les défis sont la reconnaissance du rejet intestinal aigu, (l’allogreffe intestinale étant plus immunogène que d’autres organes solide), la prise en charge de la maladie du greffon contre l’hôte, le traitement des infections (le sepsis étant encore la première cause de mortalité), et la contribution de l’immunosuppression à la survenue de l’insuffisance rénale et des maladies lympho-prolifératives.
Dans le monde plus de 50 % des greffés concernent la population pédiatrique.
Syn. greffe intestinale
[L1, L2, R2]
Édit. 2018
greffe intestinale l.f.
Syn. transplantation intestinale
[L1, L2, R2]
Édit. 2018
atrésie intestinale congénitale multiple l.f.
hereditary multiple atresia of the gastrointestinal tract, multiple intestinal atresia
Maladie congénitale grave caractérisée par une obstruction de la lumière de l’intestin qui présente des rétrécissements étagés, pouvant s’étendre de l’estomac au rectum, souvent associée à un déficit immunitaire combiné sévère avec lymphopénie T et B et hypogammaglobulinémie (Mutiple intestinal atresia with combined immunological deficiency : MIA-CID).
La maladie est due à un déficit en protéine TTC7A (tetratricopeptide repeat domain-7A) par mutation du gène correspondant. La transmission est autosomique récessive. La protéine interagit avec des éléments régulateurs du cytosquelette situés dans la voie de signalisation Rho A (Ras homolog gene family, member A) et, ainsi, interfère avec des fonctions essentielles à l’homéostasie des cellules épithéliales de l’intestin et du système immunitaire comme la différenciation, la prolifération et la survie cellulaire. Il s’agit d’une maladie sévère. L’espérance de vie du nouveau-né est de 2 à 3 mois.
Sigle angl. MIA
→ déficit immunitaire combiné sévère (syndrome de)
[L1, O1, Q3]
Édit. 2018
protéine intestinale transporteuse d'acides gras l.f.
intestinal fatty acid binding protein
La protéine intestinale transporteuse d'acides gras est une protéine de 15 kDa synthétisée par les entérocytes de l'intestin.
I-FABP participe à l'absorption intestinale et au transport intracellulaire des acides gras. Elle peut être libérée dans la circulation sanguine en cas de lésion de la muqueuse intestinale. Sa concentration sérique et urinaire augmente rapidement dans les affections de l'intestin grèle, en particulier en cas d'ischémie mésentérique aigüe dont elle constitue un marqueur sensible.
Sigle I-FABP
→ entérocyte, infarctus mésentérique, acide gras
[C1, L1, R2]
Édit. 2019
encéphalopathie myoneurogastro-intestinale
myoneurogastrointestinal encephalopathy syndrome
Encéphalopathie d’origine mitochondriale se traduisant par une ophtalmoplégie externe, une malabsorpion, une atrophie musculaire, et une polyneuropathie.
Les signes cardinaux sont ptosis, ophtalmoplégie, surdité, fatigue et cachexie. Le ptosis apparaît en premier, pendant la deuxième décennie, et le reste des signes est plus tardif vers la quatrième décennie. Autres signes retrouvés nausées, diverticulose de l'intestin grêle, rupture de diverticule jéjunal. En histologie, présence au niveau du muscle de fibres rouges déchiquetées (ragged-red fibers).
Affection mitochondriale (MIM 550900).
A. Bardosi, neuropathologue allemand (1987)
Syn. MNGIE syndrome, polyp (syndrome)
[H1, I4, P2, Q2, R1]
Édit. 2019
encéphalopathie myoneurogastro-intestinale l.f.
myoneurogastrointestinal encephalopathy
Encéphalopathie d’origine mitochondriale (MIM 603041) se traduisant par une ophtalmoplégie externe, une malabsorption, une atrophie musculaire, et une polyneuropathie.
Les signes cardinaux sont ptosis, ophtalmoplégie, surdité, fatigue et cachexie. Le ptosis apparaît en premier, pendant la deuxième décennie, et le reste des signes est plus tardif vers la quatrième décennie : nausées, diverticulose de l'intestin grêle, rupture de diverticule jéjunal. En histologie, présence au niveau du muscle de fibres rouges déchiquetées (ragged-red fibers).
A. Bardosi, neuropathologue allemand (1987)
Syn. MNGIE syndrome, leucoencéphalopathie et pseudo-obstruction intestinale, polyp (syndrome)
[H1, Q2, P2]
Édit. 2019
leucoencéphalopathie et pseudo-obstruction intestinale l.f.
Syn. encéphalopathie myoneurogastro-intestinale, MNGIE syndrome, polyp (syndrome)
→ encéphalopathie myoneurogastro-intestinale
[H1, Q2, P2]
Édit. 2019
cellule tuft intestinale l.f.
intestinal tuft cell
Cellule épithéliale de l’intestin possédant un appareil apical de microvillosités.
Les cellules tuft sont impliquées dans la régulation de la réponse immunitaire adaptative de type-2 dans le cas des parasitoses ou d’allergies, ainsi que dans les cancers du tractus digestif.
[A2, L1]
Édit. 2020
Ischémie intestinale aigue l.f.
acute mesenteric ischemia
L’ischémie mésentérique aigue est la conséquence d’une interruption du flux sanguin dans le territoire mésentérique, qui dépend de trois artères principales le tronc cœliaque, l’artère mésentérique supérieure et l’artère mésentérique inférieure.
L’évolution a lieu par étapes de la douleur abdominale aigue jusqu’à la nécrose intestinale étendue à la défaillance multi-organe et en l’absence de traitement au décès.
L’expression clinique associe des douleurs abdominales intenses et brutales avec vomissements. La plupart des ischémies sont d’origine artérielle entraînant au maximum un infarctus mésentérique, d’expression clinique intense et de mauvais pronostic. Les infarctus d’origine veineuse, plus rares, sont plus progressifs, ont un pronostic un peu moins sombre.
L’ischémie mésentérique est due à une diminution du débit sanguin dans le territoire vasculaire mésentérique à l'origine des lésions cellulaires touchant initialement la muqueuse puis les couches plus profondes de la paroi digestive et des conséquences métaboliques marquées par une acidose métabolique. Les causes aboutissant à une ischémie mésentérique incluent, l’embolie artérielle, la thrombose artérielle, les causes non occlusives dans un contexte de bas débit, d’états de choc, de traitements hypovolémiants, de vasoconstricteurs, de cocaïne, ergot de seigle, digoxine etc.
Les examens d’imagerie diagnostique reposent sur l’angioscanner en première intention, et l’ angiographie et l’écho doppler. La stratégie thérapeutique repose sur trois objectifs : 1. la prévention des défaillances d’organe par la réanimation; 2. la préservation de l’intestin viable par une revascularisation, qui comprend une thrombolyse intra-artérielle, une embolectomie chirurgicale, une perfusion de papavérine, une reconstruction artérielle 3; la résection des zones intestinales nécrotiques non viables. En raison de la nécessité de multi équipes, certains proposent que ces malades soient pris en charge dans des centres spécialisés sur le modèle des stroke centers.
[L1, L2]
Édit. 2020
centre de lutte contre le cancer l.m.
comprehensive cancer center
Etablissements de santé hospitalo-universitaires, privés à but non lucratif, participant au service public hospitalier, répartis dans 16 Régions.
Leur statut défini par une ordonnance de 1945 leur confère une triple mission de soins, de recherche et d'enseignement, exclusivement axée sur le cancer. Le concept de base est la notion de pluridisciplinarité concertée. Ils disposent sur un même site de plateaux techniques performants en particulier en radiothérapie.
Sigle CLCC
[E,F2]
comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie l.m.
Comité ayant pour mission « de préparer les décisions du gouvernement, tant au plan national qu’international, en ce qui concerne la lutte contre, d’une part la production, la transformation, le transport, la revente ainsi que les transactions financières et, d’autre part, la consommation et la toxicomanie, en favorisant la prévention, les soins, l’insertion sociale, l’information et la recherche ».
Noter que le texte du décret qui institue le comité ne précise pas les drogues ni les toxicomanies visées.
→ délégation générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie
[E,G3]
comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.
Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).
[E,D1]
contre-expertise l.f.
resurvey
Expertise destinée à contrôler les conclusions d’une expertise précédente.
(Dict. de l’Académie française).
[E3]
contre-immunoélectrophorèse n.f.
counter immunoelectrophoresis
Technique rapide d'électrophorèse appliquée à la méthode de double diffusion en plaque d'Ouchterlony.
La sensibilité et la rapidité sont augmentées en provoquant la migration l'un vers l'autre des deux réactants à l'aide d'un courant électrique.
Ö. Ouchterlony, bactériologue et immunologiste suédois (1949)
[C1]
contre-indication n.f.
Syn. contrindication
Édit. 2018
contre-tranfert en psychiatrie n.m.
counter-transference
Ensemble des manifestations, conscientes et inconscientes, de l'analyste en réaction au transfert de l'analysant. Il ferait obstacle au bon déroulement de la cure qui, de ce fait, pourrait se trouver en impasse.
S. Freud n'a développé ce concept qu'en de très rares endroits de son œuvre. Cependant, il en a posé les enjeux fondamentaux : l'analyste doit être analysé et ses résistances internes constituent les limites de son acte. La dérive de certains auteurs postfreudiens a mis la notion de contre-transfert au centre de la cure, considérée comme une relation intersubjective où la communication se ferait d'inconscient à inconscient. Cette conception symétrique du transfert est fortement critiquée, principalement après les travaux de J. Lacan, qui en montrent la dimension imaginaire. La place que doit tenir l'analyste dans le dispositif de la cure n'est pas d'être sujet, en miroir de l'analysant, mais bien plus d'y faire fonction d'objet, essentiellement manquant.
[H3]
contre-volonté n.f.
counter-will
Geste, réponse effectués en opposition avec ce que le sujet désire, considérés comme hystériques et liés à des motivations inconscientes.
J. Breuer, physiologiste autrichien (1842-1925) ; S. Freud, neruropsychiatre autrichien (1856-1939) ; S. Ganser, neuropsychiatre allemand (1898)
→ Ganser (syndrome de), hystérique (névrose)
[H3]
électricité statique (protection contre l') l.f.
protective measures against static electricity
Mesures préventives devant être prises pour éviter les accidents (incendies, explosions) dus à l'électricité statique en l'éliminant ou en évitant les mélanges inflammables.
L'électricité statique, qui est produite par le frottement de corps diélectriques, libère d'assez faibles charges électriques mais leur accumulation peut produire un potentiel élevé en un point jusqu'à ce qu'une étincelle décharge l'électricité. Cette décharge peut enflammer un petit volume de corps combustible : dans le cas des mélanges gazeux combustibles, c'est le mécanisme des explosions en salle d'opération et des incendies de tentes à oxygène ou de couveuses. La prévention, difficile, cherche à :
- supprimer tout mélange explosif (interdiction du cyclopropane, de l'éther, etc.), mais il n'y a pas de mélange respiratoire sans risque dès que la proportion d'O2 + N2O dépasse 25% ;
- supprimer les sources d'électricité statique (tout le personnel doit porter des vêtements suffisamment conducteurs, en coton p. ex., ceux en fibres plastiques, même pour les sous-vêtements, doivent être proscrits) ;
- éviter les effets d'influence dus aux déplacements du personnel porteur de charges statiques et chaussé de semelles isolantes ;
- permettre l'évacuation des charges électriques vers la terre : tous les dispositifs conducteurs doivent y être reliés (à travers une résistance de l'ordre du méga-ohm pour éviter le risque d'électrocution), pour le personnel et les appareils mobiles. Les salles d'opérations ont un sol «antistatique».
Étym. lat. electricitas (Newton, 1722), électricité, propriété de l'ambre (gr. elektron) dont le frottement produit de l'électricité statique
[B1, E1]
Édit. 2019
greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.
graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)
R. Zeiser, hématologue allemand (2020)
→ greffe, transplantation, Ruxolitinib
[F1, G5]
Édit. 2020