entraînement aux compétences sociales l.m.
social skills training
Stratégies comportementales et cognitives ayant pour objet d'améliorer le fonctionnement social d'un individu.
Les diverses techniques utilisées comprennent le jeu de rôle et l'entraînement à l'affirmation de soi, le travail sur les cognitions et les émotions induites par les situations sociales. Cette forme de prise en charge thérapeutique trouve de nombreuses indications : phobies sociales, pathologie dépressive et troubles psychotiques chroniques.
[H3]
Édit. 2020
établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires l.m.
establisment of preparation and response to health emergencies
Remplacé depuis le 1er mai 2016 par l’Agence nationale de santé publique, ses missions antérieures sont décrites ci-dessous.
Chargé de la gestion des moyens de lutte, cet établissement se tient en réserve, contre les menaces sanitaires graves ou majeures, telle une pandémie grippale, tant du point de vue humain - réserve sanitaire - que du point de vue matériel - produits et services.
La réserve sanitaire met en œuvre, suivant l’importance des évènements, une réserve d’intervention et une réserve de confort. La réserve d’intervention est composée de professionnels de santé. La réserve de confort fait appel à des professionnels de santé retraités, des étudiants en médecine ou paramédicaux et à d’autres professionnels répondant à des critères définis par arrêté ministériel. Tous les membres de ces réserves doivent souscrire un engagement d’une durée de trois ans.
Cet établissement doit également constituer et gérer une réserve de produits et de services comprenant tous les articles, appareils, médicaments, vaccins, biens et objets destinés à lutter contre les risques sanitaires encourus. Il doit tenir prêts tous les plans opérationnels nécessaires pour que l’État puisse se servir de l’ensemble de ces produits.
Institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur, l’établissement est placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative. Son budget est financé, par moitié, par l’État et les caisses d’assurance maladie. Son conseil d’administration a, de même, une composition paritaire : sur ses 24 membres, 12 représentent l’État et les 12 autres, les régimes d’assurance maladie.
Sigle EPRUS
→ Agence nationale de santé publique
[E1]
Édit. 2018
expert aux assises l.m.
expert to the assizes
La procédure des assises étant orale, (les jurés se font une opinion sur ce qu'ils entendent lors de l'audience et non sur ce qui est inscrit au dossier), l'expert expose les conclusions de son rapport à la barre et s'exprime de façon à être compris du jury.
Il doit répondre aux questions du président, des jurés, de l'avocat général, de la partie civile et de la défense.
→ expert
[E3]
Édit. 2018
glucides (intolérance aux) l.f.
État pathologique lié à une déficience de systèmes d’utilisation des glucides.
On connaît plusieurs types d’intolérance aux glucides : intolérance au glucose, qui peut se manifester après absortion de glucose ou de polyglucosides, tels que l’amidon ; intolérance à d’autres oses comme le fructose ou le galactose ; intolérance aux disaccharides (diholosides), p. ex. au lactose, au saccharose, au maltose.
Le diagnostic d’intolérance au glucose doit être fait sur au moins deux hyperglycémies orales après absorption de 75 grammes de glucose qui devrait entraîner une glycémie à jeun inférieure à 7,7 mmoles/L, une glycémie à la 120ème minute égale ou supérieure à 11 mmoles/L avec au moins une glycémie intermédiaire égale ou supérieure à 11 mmoles/L. Environ 1 sujet sur 4 ayant une intolérance aux glucides va développer un diabète dans les années qui suivent.
→ fructose, galactose, lactose, saccharose
HMG (test aux) l.m.
HMG challenge test
Epreuve dynamique d'exploration des aménorrhées qui apprécie la réponse ovarienne après injection intra musculaire de cinq ampoules d'HMG (gonadotrophines humaines de femmes ménopausées), trois jours consécutifs.
Une réponse positive, cherchée par l'examen des frottis vaginaux, par l'état de la glaire cervicale, par les dosages d'œstradiol dans le sang permet d'évoquer l’origine hypothalamo-hypophysaire de l'aménorrhée.
[O4]
immunité due aux traumatismes (baisse d') l.f.
decrease of immunity following trauma
Les mécanismes de défense contre l'infection sont globalement déprimés après un traumatisme.
L'inhibition de l'immunité non spécifique se traduit par l'altération du chimiotactisme, de l'opsonisation et de la phagocytose des lymphocytes. Elle correspond à un déséquilibre entre les monocytes facilitateurs (T-helpers) et inhibiteurs (T-suppressors) ce qui entraîne une limitation de la paralysie immunitaire consécutive à la perte de la fonction facilitatrice des monocytes, d'où suractivation des T-uppressors et réduction du système de défense contre l'inflammation.
Étym. lat. immunis : exempt de
→ chimiotactisme, opsonisation, phagocytose, T facilitant, T-suppressor
infectiosité des tissus aux prions l.f.
| catégorie | infectiosité | |
| 1 | importante | système nerveux central, cerveau, moelle épinière,liquide cérébro-spinal, hypophyse, œil |
| 2 | moyenne | organes lymphopoïétiques : rate, ganglions lympha |
| 3 (a) | faible | nerf sciatique, surrénales, côlon distal, muqueuse nasale, placenta |
| 3 (b) | très faible | poumon, foie, pancréas, thymus, moelle osseuse |
| 4 | non détectée | muscles squelettiques, cœur, mamelles et lait, caillots sanguins et sérum, bile, rein et urine, os, tissus cartilagineux et fibreux, peau, salive et féces. |
→ Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion
[C1,D1,D5,E1,H1]
Édit. 20171
lithium (alternative aux sels de) l.f.
lithium salts (substitutes of)
Premiers en date des thymorégulateurs, les sels de lithium ont un effet prophylactique sur les récurrences dans 60 à 70 % des cas, en réduisant la fréquence, l'intensité et la durée des accès maniaques et/ou dépressifs.
Les propriétés antimaniaques et thymorégulatrices de la carbamazépine ont surtout été démontrées chez les patients lithiorésistants ou évoluant sous forme de cycles rapides (quatre épisodes maniaques et/ou dépressifs par an, ou davantage). La posologie doit permettre un taux plasmatique situé entre 4 et 12 mg/ml.
L'acide valproïque et le valpromide sont utiles notamment en cas de mauvaise tolérance ou de non-réponse au lithium. La posologie est ajustée pour obtenir un niveau plasmatique entre 50 et 100 mg/ml.
L'effet prophylactique des antidépresseurs au long cours ne concerne que les patients unipolaires ; leur supériorité d'action sur les sels de lithium reste à démontrer.
D'autres médicaments sont considérés comme prétendants au titre de thymorégulateurs : hormones thyroïdiennes, inhibiteurs calciques, neuroleptiques, œstrogènes, clonidine, bleu de méthylène ; clonazépam, lamotrigine.
En cas de résistance aux médicaments, l'électro-convulsivo-thérapie d'entretien (une séance mensuelle) reste actuelle.
maladie systémique associée aux IgG4 l.f.
Entité de description récente, survenant le plus souvent après 50 ans, caractérisée par la présence d’une ou plusieurs atteintes fibro-inflammatoires d’organe, associées le plus souvent à une élévation des IgG4 sériques.
Les lésions tissulaires sont caractérisées par une fibrose et un infiltrat inflammatoire lymphocytaire et plasmocytaire, avec prédominance de plasmocytes IgG4+. Dans le sang, dans près de 70 % des cas, on retrouve une augmentation du taux des IgG4.
Outre les tableaux de pancréatite sclérosante (dite « auto-immune ») les premiers décrits, les atteintes d’organe rapportées sont nombreuses et peuvent être associées chez un même patient : sialadénite, dacryoadénite, polyadénopathies, aortite, coronarite, cholangite sclérosante, néphrite interstitielle, fibrose rétropéritonéale ou encore pseudotumeurs inflammatoires. L’évolution est habituellement marquée par une grande corticosensibilité.
P. A. Monach, médecin américan (2017) ; J. de la Fuente, médecin américain (2019) ; F. B. Cortazar, médecin américain (2020)
→ immunoglobuline G, pancréatite auto-immune, sialadénite, dacryoadénite, aortite, cholangite sclérosante, néphrite interstitielle, fibrose rétropéritonéale secondaire, coronarite
[ F3, K2, L1, N1]
Édit. 2020
milieux d'exception (adaptation psychosociale aux) l.f.
exceptional environments (psychosocial adjustment to)
Modes d'existence liés par des particularités communes : isolement, confinement, vie communautaire, manque d'intimité surtout, malgré d'évidentes nuances selon qu'il s'agit en particulier de vol spatial, d'une base polaire ou d'un sous-marin à long rayon d'action.
"Le syndrome mental d'hivernage" (J. Rivolier, 1954) est défini par des troubles psychiques assez rarement majeurs, plutôt par des modifications du sommeil, des manifestations légères, surtout dépressives, avec faible réactivité, problèmes relationnels, voire altérations cognitives. Ont été aussi décrits un "état de conscience modifié" comportant notamment la curieuse sensation d'une "présence" (retrouvée chez les montagnards et les navigateurs solitaires). Les circonstances éprouvantes semblent révéler ou accentuer une prédisposition foncière. Dans le groupe, diverses formes d'opposition, y compris avec le leader, chez qui une attitude démocratique est plutôt souhaitable, sont assez fréquentes.
Dans les submersibles nucléaires, on rencontre plus spécialement l'ambiance militaire (source de cohésion en général), le danger et l'absence de communication avec l'extérieur, principalement les familles. Malgré une bonne efficacité habituelle, sont relatés, avec une faible fréquence et surtout après un certain laps de temps : somatisations fréquentes (céphalées, troubles du sommeil, etc.) ; anxiété, dimension dépressive, "mal du pays" ; très rarement, affections psychiatriques majeures ; conflits interpersonnels.
Le retentissement psycholologique de ces conditions parfois extrêmes confère une priorité à la prévention.
J. Rivolier, médecin chef des Terres Australes et Antarctiques Françaises (1954)
→ vol spatial (adaptation psychosociale au)
myélographie aux hydrosolubles l.f.
→ myélographie à contraste positif
nitroso-urées (néphropathie aux) l.f.
nitroso-urea nephropathy
Atteinte rénale interstitielle chronique, liée à l'emploi de cette classe d'agents alkylants.
Elle est fonction de la dose avec effet cumulatif.
L'insuffisance rénale, éventuellement irréversible, peut apparaitre après une période de latence de 1 à 2 ans. Le risque de néphropathie serait accru chez l'enfant.
oiseaux (pneumopathie due aux) l.f.
bird's allergy
Affection pulmonaire liée au contact avec les déjections d'oiseaux, pigeons en particulier ou plus rarement perroquets.
Les plumes sont très peu allergisantes, mais certains parasites des oiseaux de basse-cour tels l'Ornithonyssus sylvarium peuvent être responsables d'asthme professionnel chez les éleveurs de volailles. D'autre part, certains allergènes présents dans les déjections sont à l'origine d'alvéolite extrinsèque. La maladie des éleveurs d'oiseaux, particulièrement des éleveurs de pigeons, est assez répandue dans le nord de la France. Les malades sont allergiques à la poussière, abondante dans les élevages de pigeons, et le nettoyage des cages peut être une action dangereuse. Cette affection est reconnue par le tableau des maladies professionnelles n° 66 du régime général et le tableau n° 32 du régime agricole.
→ éleveurs d'oiseaux (maladie des)
Édit. 2017
pollution atmosphérique intérieure aux locaux l.f.
indoor pollution
Ensemble des pollutions susceptibles de concerner l’air intérieur aux habitations.
Les pollutions évoquées peuvent avoir plusieurs origines : la pollution de l’air extérieur introduit par l’aération, les activités se déroulant dans l’habitation (chauffage, cuisine, etc.) ou les matériaux composant l’habitation.
protéine associée aux microtubules l.f.
microtubule-associated protein (MAP)
Famille de protéines se liant aux microtubules.
La famille des protéines associées aux microtubules comprend la protéine tau, dont la concentration dans le liquide cérébrospinal augmente dans la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives, ainsi qu’une série d’autres composants, en particulier MAP1a, MAP1b, MAP2 et MAP4. Selon leur nature, elles peuvent réunir les microtubules par des ponts, accroître leur stabilité, influencer la vitesse de leur assemblage ou altérer leur rigidité.
[C1]
Édit. 2017
psychotropes (adhésion aux traitements) l.f.
compliance with psychotropes drugs
Observance d'un patient au traitement.
Comme dans d'autres disciplines médicales, un patient psychiatrique sur deux environ ne suit pas ou mal la prescription médicamenteuse. Des effets indésirables sont souvent incriminés, légitimement ou comme prétexte. Une dimension transférentielle et symbolique est fréquente.
Les anxieux et dépressifs semblent mieux coopérer que les psychotiques chroniques. Vivant volontiers la chimiothérapie comme un objet maléfique ou d'influence (surtout s'il y a des effets extrapyramidaux), déniant leur monde pathologique, ces derniers cherchent à éviter une atteinte à leurs modes de défense et le retour à une banale réalité. La nostalgie de l'accès maniaque et la prise "à vie" de thymorégulateurs sont une source possible de refus.
Les stocks constitués par le patient favorisent l'automédication et sont souvent utilisés dans les conduites suicidaires.
En milieu hospitalier, si la non-adhésion se confirme, la prise de psychotropes sous forme liquide et en présence d'un soignant offre par ex.une certaine efficacité. En fait, sauf peut-être par des techniques comportementales, une telle attitude négative est difficile à modifier.
psychotropes (résistance aux) l.f.
non-response to psychotropes
Insensibilité du patient à un traitement médicamenteux bien conduit.
Dans la dépression résistante (environ 20% des cas selon certains), l'évolution naturelle n'est pas influencée par les mesures thérapeutiques (J. Angst).
La définition d'une schizophrénie résistante pose divers problèmes méthodologiques : critères de définition, évolutivité hétérogène, absence de codification des traitements, critères de réponse. Pour Brenner, les critères de résistance sont fonction de la sévérité de la pathologie, qui impose une dépendance quasi totale vis-à-vis du système de soins hospitaliers.
Dans les états psychotiques, certains estiment que l'action des neuroleptiques s'exerce essentiellement sur l'agitation, l'inhibition et les phénomènes aigus. De plus, la disparition d'un délire n'est pas toujours recherchée.
Dans un cadre médicolégal (traitement après un dommage corporel matière à litige, injonction thérapeutique concernant un toxicomane, par ex.), les résistances peuvent s'associer à une médiocre tolérance, bien que contrastant avec une coopération extériorisée en contenu manifeste.
Répondre ou résister sont souvent considérés comme des expressions du transfert.
J. Angst, psychiatre suisse (1960)
réactions émotionnelles aux catastrophes l.f.p.
disasters (emotional reactions in)
Manifestations psychiques individuelles (état anxieux, trouble du comportement) ou collectives (panique collective) qui surviennent dans les suites immédiates des situations de catastrophes. Elles touchent principalement les victimes directes, mais concernent aussi les personnels "impliqués" (sauveteurs, témoins).
Plus marquées encore dans les catastrophes technologiques que dans les catastrophes naturelles, elles gênent l'organisation des secours et se prolongent de manifestations différées spécifiques, à type de névroses traumatiques, ou moins spécifiques, en particulier psychosomatiques, au sein des groupes concernés.
La prévention ou la limitation de ces troubles nécessite une information préalable des populations et leur participation aux plans d'urgence, ainsi qu'une maitrise de l'organisation, de la communication et du maintien de l'ordre public en situation. Le dépistage des sujets à risque, leur mise à l'écart et leur prise en charge rapide s'effectuent dans des centres d'accueil situés à proximité, mais non sur les lieux mêmes de la catastrophe, par des équipes d'intervention spécialisées, composées de professionnels de la santé mentale.
→ traumatisme psychique (manifestations immédiates ou rapprochées), post traumatic syndrom diseases (P.T.S.D.)
[H3]
réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.
secondary reactions (to contrast media)
Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.
[B2,F3]
Édit. 2018
recrutement des vaisseaux aux sommets l.m.
recruitment of vessels in summits
Syn. redistribution apicale
résistance aux antipaludiques l.f.
antimalarial drug resistance
Résistance des Plasmodium aux médicaments dirigés contre eux.
À des degrés divers, elle touche tous les antipaludiques actuels à l’exception des dérivés de l’artémisinine et concerne surtout, en pratique, la chloroquine, la pyriméthamine, le proguanil et les autres antimétabolites. La résistance à la chloroquine est liée à un phénomène multigénique (gènes PfMDR et, surtout, PfCG2 et PfTCR). Les résistances à la pyriméthamine résultent de mutations ponctuelles du gène PfDHFR. Quels qu’en soient les mécanismes, ces résistances présentent une énorme importance médicale en rendant plus difficile, moins efficace et plus onéreux le traitement de la principale endémie mondiale qu’est le paludisme.
résistance bactérienne aux antibiotiques l.f.
antibiotic bacterial resistance
Phénomène biologique qui se traduit, dans l’organisme, par le développement d’une souche bactérienne malgré la présence d’un antibiotique administré à des posologies usuelles.
On distingue des résistances naturelles, présentes chez toutes les bactéries d’une même espèce et des résistances acquises par certaines souches au sein d’une espèce théoriquement sensible à l‘antibiotique considéré. Il existe plusieurs mécanismes de résistance : sécrétion d’un enzyme telle qu’une bêtalactamase, modification de la cible d’action de l’antibiotique, diminution de la perméabilité de la membrane bactérienne à l’antibiotique, mécanismes d’efflux. L’information génétique qui induit la résistance provient soit d’une mutation chromosomique, soit, plus fréquemment, de l’acquisition d’un plasmide ou d’un transposon par la bactérie.
→ antibiogramme, concentration minimale inhibitrice, antibiotiques (résistance aux)
résistance cellulaire aux cytostatiques l.f.
cellular cytostatic resistance, resistance to cytostatics
Inefficacité d'un cytostatique pour une tumeur néoplasique donnée à des doses tolérées par l'Homme.
L'accumulation du cytostatique dans la cellule tumorale peut être perturbée par l'altération de mécanismes de transport spécifiques ou par l'apparition de pompes membranaires qui la chassent hors de la cellule ou modifient sa répartition intracellulaire. Dans le cytoplasme, le cytostatique peut être neutralisé par les systèmes de détoxication ou ne pas être métabolisé en dérivé actif.
résistance du complexe tuberculosis aux antituberculeux l.f.
complex tuberculosis drug resistance
Inefficacité d'un ou de plusieurs antibiotiques vis-à-vis des mycobactéries du "complexe tuberculosis".
La résistance est soit primaire, soit secondaire.
En France :
- la résistance primaire à l'INH (isoniazide) est de 3,8%, la secondaire de 9,8%.
- la résistance primaire à la RMP (rifampicine) est de 1,04% et la résistance secondaire de 4,9%.
- la multirésistance (MDR) était de 1% en 2000.
résistance microbienne aux médicaments l.f.
microbial drug resistance, resistance to antibiotics
Inefficacité d'un médicament antibiotique ou antifongique, pour une infection donnée à des doses tolérées par l'homme.