Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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dyschondrostéose n.f

dyschondrosteosis

Forme particulière d’ostéochondrodysplasie épiphyso-métaphysaire décelée chez l’enfant ou l’adolescent caractérisée par une atteinte mésomélique avec des déformations osseuses et articulaires, un raccourcissement des membres et un nanisme modéré.
A l’avant-bras le radius est court et incurvé transversalement, son épiphyse inférieure est fortement oblique en bas et en dehors, la tête radiale est abaissée ; l’ulna est incurvé dans le plan sagittal, sa partie distale est luxée en arrière ; le carpe est ogival et le poignet présente une déformation comparable à la déformation de Madelung (ce qui laisse supposer une relation entre ces deux affections). La dysplasie du radius et du carpe peut donner une compression du nerf médian au canal carpien. Les mains sont normales. L’atteinte des membres inférieurs prédomine également sur le segment moyen et provoque une diminution modérée de la taille qui atteint à l’âge adulte environ 1,45 m chez la femme et 1,55m chez l’homme. Le tronc, le crâne et la face sont normaux. La gêne fonctionnelle du poignet, ordinairement modéré, peut parfois nécessiter une correction chirurgicale. Des anomalies oculaires peuvent être trouvées : microphtalmie, anophtalmie, cataracte, opacités nuageuses diffuses de la cornée et paralysies oculomotrices.
L’affection prédomine dans le sexe féminin ; l’hérédité est dominante à manifestations variables. Le gène impliqué est SHOX, porté sur la région pseudo-autosomique du chromosome X, par mutation partielle ou délétion en Xp22.32.
Le même gène est responsable du nanisme mésomélique (angl. mesomelic dwarfism) de Langer où les déformations et le raccourcissement sont importants, associés à une hypoplasie de la fibula et des altérations, inconstantes, de la mandibule ; les mains et les pieds sont épargnés. Elle serait la forme homozygote à hérédité autosomique récessive de la dyschondrostéose ; la maladie de Léri-Weill en serait la forme hétérozygote.

A. Léri, ohtalmologiste et J. A. Weill, pédiatre français (1929) ; L. O. Langer Jr, médecin radiologue américain (1967) ; Valérie Belin, pédiatre généticienne française (1998)

Étym. gr. dus : difficulté ; khondros : cartilage ; osteon : os

Syn. maladie de Léri-Weill

Madelung (déformation de), SHOX gene, nanisme mésomélique type Langer, dyschondrostéose, Léri-Weill ( syndrome de)

échelle de la douleur de l'enfant Gustave Roussy l.f.

Evaluation de la douleur, après une observation de 4 heures, selon 10 items cotés de 0 à 4 qui se regroupent en 3 parties.

ITEM Cotation 0 Cotation 1 Cotation 2 Cotation 3 Cotation 4
1. Position antalgique
au repos
absence de position antalgique : l'enfant peut
se mettre n'importe comment.
l'enfant semble éviter certaines positions. l'enfant évite certaines
positions mais n'en paraît pas gêné.
l'enfant choisit une position antalgique évidente, qui lui apporte un certain soulagement. l'enfant recherche
sans succès
une position
antalgique
et n'arrive
pas à être bien
installé.
2. Manque d'expressivité l'enfant est
vif, dynamique, avec un visage animé.
l'enfant paraît
un peu terne, éteint.
au moins un
des signes suivants : traits du visage peu expressifs,
regard morne, voix marmonnée et monotone, débit verbal lent.
plusieurs des signes ci-dessus sont nets. visage figé,
comme agrandi.
Regard vide.
Parle avec effort.
3. Protection spontanée des zones douloureuses l'enfant ne montre aucun souci de se protéger. l'enfant évite
les heurts violents.
l'enfant
protège son corps,
en évitant et en écartant ce qui pourrait le toucher.
l'enfant se préoccupe visiblement
de limiter
tout attouchement d'une région de son corps.
toute l'attention
de l'enfant est
requise pour
protéger la zone atteinte.
4. Plaintes somatiques pas de plainte : l'enfant n'a pas dit qu'il a mal. Plaintes "neutres" : - sans expression affective
(dit en passant "j'ai mal") ;
- et sans effort pour le dire
(ne se dérange pas exprès).
au moins
un des signes suivants :
- a suscité la question
"Qu'est-ce que
tu as, tu as mal ?";
- voix geignarde pour dire qu'il a mal;
- mimique expressive accompagnant la plainte .
en plus de la cotation 2, l'enfant :
- a attiré l'attention
pour dire qu'il
a mal;
- a demandé
un médicament.
c'est au milieu
de gémissements, sanglots
ou supplications
que l'enfant dit qu'il a mal.
5. Attitude antalgique dans le mouvement l'enfant ne présente
aucune gêne
à bouger tout
son corps.
Ses mouvements sont souples et aisés.
l'enfant montre une gêne,
un manque
de naturel
dans certains de ses mouvements.
l'enfant
prend des précautions
pour certains gestes.
l'enfant
évite
nettement de faire certains gestes, il se mobilise avec prudence et attention.
l'enfant
doit être aidé,
pour lui éviter
des mouvements
trop pénibles.
6. Désintérêt pour le monde extérieur l'enfant
est plein d'énergie, s'intéresse à son environnement,
peut fixer
son attention
et est capable
de se distraire.
l'enfant s'intéresse
à son environnement mais sans enthousiasme.
l'enfant s'ennuie facilement
mais peut
être stimulé.
l'enfant
se traîne, incapable de jouer, il
regarde passivement.
l'enfant est apathique et indifférent à tout.
7.Contrôle exercé par l'enfant quand on le mobilise (mobilisation passive) l'enfant se
laisse mobiliser
sans y accorder d'attention
particulière.
l'enfant a un regard attentif quand on le mobilise. en plus
de la cotation 1, l'enfant montre qu'il faut faire attention en le remuant.
en plus
de la cotation 2, l'enfant retient
de la main
ou guide les gestes du soignant.
l'enfant
s'oppose
à toute initiative du soignant
ou obtient qu'aucun geste ne soit fait sans son accord.
8. Localisation de zones douloureuses par l'enfant Pas de localisation :
à aucun moment,
l'enfant ne désigne
une partie de son
corps comme
gênante.
l'enfant signale, uniquement verbalement, une sensation pénible dans une région vague sans autre précision. en plus de la cotation 1, l'enfant montre avec un geste vague cette région. l'enfant
désigne avec
la main une région douloureuse précise.
en plus de la cotation 3, l'enfant décrit, d'une manière assurée et précise, le siège de sa douleur.
9. Réactions à l'examen des zones douloureuses aucune réaction déclenchée
par l'examen.
l'enfant manifeste,
juste au moment où on l'examine, une certaine réticence.
lors de l'examen,
on note au moins un de ces signes : raideur de la zone examinée, crispation du visage, pleurs brusques, blocage respiratoire.
en plus de la cotation 2,
l'enfant change
de couleur, transpire,
geint ou
cherche à arrêter l'examen.
l'examen,
de la région douloureuse est quasiment impossible,
en raison des réactions de l'enfant.
10. Lenteur et rareté des mouvements les mouvements
de l'enfant sont larges, vifs, rapides, variés,
et lui apportent
un certain plaisir.
l'enfant est
un peu lent, et bouge sans entrain.
un des signes suivants : - latence du geste, - mouvements restreints, - gestes lents; - initiatives motrices rares. plusieurs
des signes
ci-dessus
sont nets.
l'enfant est comme figé, alors que
rien ne l'empêche de bouger.

 

Annie Gauvain-Piquard, pédiatre française (1991)

Réf. Gauvain-Piquard A., Rodary C., Lemerle J. :Une échelle d’évaluation de la douleur du jeune enfant. Journées parisiennes de pédiatrie 1991:95‐100

[F2, O1]

Édit. 2019

émérine n.f.

emerin

Protéine de l’enveloppe du noyau cellulaire, dont un défaut est impliqué dans certaines myopathies, en particulier une forme récessive de la dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss.
Constituant avec la lamine A, la partie interne réticulée  de la membrane nucléaire, elle se lie avec les fibres de la lamine au niveau de sa région C-terminale.
Son gène est porté par le chromosome X, (locus en Xq28). Une mutation de ce gène, responsable de la désorganisation de la membrane nucléaire interne est la cause de la forme récessive (liée à l’X) de la maladie d’Emery-Dreifuss. Les lamines ont un rôle dans l’ancrage de l’émérine dans la membrane nucléaire, et les mutations dans la région C-terminale de la lamine A (gène LMNA en 1q22.23) ou les modifications enzymatiques de cette région sont responsables de la forme autosomique dominante de la maladie d’Emery-Dreifuss.

A. H. Emery, médecin généticien britannique (1966) : R. E. Dreifuss, neurologue britannique (1961)

Étym. Emery : nom de l’auteur du syndrome

Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d'), lamine, laminopathie

[C1, I4, Q2]

Édit. 2019

empreinte parentale n.f.

genomic imprinting

Modification de l’expression des gènes qui entraîne la répression d'un seul des deux allèles, maternel ou paternel, par altération de la structure de la chromatine dans la région où se trouvent ces gènes.
Un gène est régulé par les facteurs agissant sur sa transcription, mais aussi par des modifications dites « épigénétiques », survenant durant la formation des gamètes, qui peuvent être transmissibles et consistent en la méthylation ou l’acétylation des histones de la chromatine. Lorsqu’un gène est soumis à l’empreinte, un seul allèle s’exprime et, ainsi, le sujet peut souffrir d’une mutation récessive qui serait sans effets s’il n’existait pas d’empreinte. Chez l’homme, par exemple, le syndrome de Prader-Willi caractérisé par une hypotonie, une obésité, une petite taille et des retards mentaux, est dû à une mutation sur le chromosome 15 paternel non suppléée par la copie maternelle, demeurée silencieuse. De même, le gène de l’IGF2 (Insulin-like Growth Factor) est soumis à une empreinte parentale avec une expression sélective des allèles paternels Une levée d’empreinte est observée dans le syndrome de Wiedermann-Beckwith associé à une macrosomie fœtale, une prédisposition tumorale et une hypoglycémie néonatale.

Prader-Willi (syndrome de), IGF, Wiedermann-Beckwith (syndrome de), épigénétique, insulin-like growth factor (IGF)

[Q1]

Édit. 2019

F2 gene sigle angl. pour coagulation factor II, thrombin

Gène, localisé en 11p11, qui dirige la production de prothrombine (facteur II).
Plus de 50 mutations de ce gène sont à l’origine d’une déficience en prothrombine, à l’origine de syndromes hémorragipares. A contrario, une mutation de ce gène qui entraîne le remplacement de la guanine par de l’adénine en position 20210, est à l’origine d’une thrombophilie par accroissement de la concentration plasmatique de prothrombine.

Syn. Blood Coagulation Factor II, coagulation factor II, coagulation factor II (thrombin), prothrombin B-chain, PT, Q7Z7P3 HUMAN, serine protease

déficience en prothrombine, thrombophilie, Budd-Chiari (syndrome de)

[Q1,F4]

Édit. 2018

facteur 8 de croissance des fibroblastes l.m.

fibroblast growth factor 8

Gène localisé en 10q24.32 codant pour une protéine de la famille du facteur de croissance fibroblastique (fibroblast growth factor (FGF), qui posséde une activité étendue dans les phénomènes de mitogénie, d’angiogénèse, de croissance et de survie cellulaires, dans le développement embryologique de l’encéphale, des yeux et des oreilles, dans la morphogénèse, la réparation tissulaire ainsi que dans la croissance et l’invasion tumorales.
Chez l’adulte l’expression de ce gène est limitée aux testicules et aux ovaires.
Les mutations de ce gene sont à l’origine de l’holoproencéphalie et du syndrome de Kalmann.

Syn. AIGF, FGF-8, HBGF-8, HH6, KAL6

Sigle FGF 8

holoproencéphalie, Kalmann (syndrome de)

[C2,A2,Q1]

Édit. 2018

FIP1L1-PDGFRA gene sigle angl.

Gène de fusion entre le gène FIP1L1 et une partie du gène PDGFRA, situé sur le chromosome 4.
Cette mutation somatique, acquise durant la vie et présente dans les cellules hématopoïétiques, est responsable de la leucémie chronique à éosinophiles associée à FIP1L1-PDGFRA

J. Gotlib, hématologiste américain et J. Cools, médecin généticien belge (2008) ; Carmen P. Montaño-Almendras, biologiste bolivienne (2012)

leucémie chronique à éosinophile associée à FIP1L1-PDGFRA

[F1,Q2]

Édit. 2018

fusion d'opérons l.f.

operon fusion

Cas particulier de la fusion de gènes où le gène d'expression a conservé ses propres séquences de contrôle, le gène fusionné étant placé en aval du gène d'expression.

galactosémie n.f.

galactosemia

1) Concentration de galactose dans le sang.
2) Maladie métabolique héréditaire affectant le métabolisme du galactose, caractérisée par une augmentation de la concentration du galactose et de ses métabolites toxiques  dans le sang et les organes.
Quatre types de galactosémies, en fonction du déficit enzymatique en cause, ont été décrites :
- la galactosémie de type 1 ou galactosémie classique (OMIM 230400)  due à des mutations du gène GALT, situé sur le chromosome 9p13, entraînant un déficit en galactose-1-phosphate uridyltransférase. Elle cause une atteinte hépatique sévère chez le nourisson. Sa transmission est autosomique récessive;
- la galactosémie de type 2 ou galactosémie par déficit en galactokinase (OMIM 230200) est due à des mutations du gène GALK1 situé sur le chromosome 17q24. Elle se caractérise par une cataracte à début précoce. Sa transmission est autosomique récessive.
-la galactosémie de type 3 ou galactosémie par déficit en galactose épimérase (OMIM 230250) est due à des mutations du gène GALE, situé sur le chromosome 1p36. C'est une forme très rare qui entraîne, chez le nourisson, une hypotonie, une mauvaise prise alimentaire, des vomissements, un ictère, une hépato-splénomégalie, un retard de croissance et un déficit cognitif. Des formes bénignes ont également été décrites.
- la galactosémie de type 4 est mal caractérisée. Elle serait due à un déficit de l'enzyme galactose mutarotase.

galactose, galactose-1-phosphate uridyltransférase, galactokinase, galactose épimérase, galactose mutarotase, galactose (intolérance au)

[C1, Q2]

Édit. 2020

GANAB gene, acr. angl. pour glucosidase, alpha, neutral ab

Gène situé sur le locus 11q12.3, qui code la sous-unité alpha catalytique de la glucosidase II.
La sous-unité bêta étant codée par le gène PRKCSH.
L’enzyme glucosidase II permet l’hydrolyse des liaisons (glyc)osidiques. Elle se localise dans le réticulum endoplasmique et est requise pour la maturation et l’adressage à la membrane et aux cils cellulaires des Polycystines-1 et 2.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de polykystoses hépatiques et rénales. Muté dans certaines tumeurs du poumon.

Syn. alpha-glucosidase; neutral, ab form glucosidase ii, alpha subunit

glucosidase alpha-bêta, polykystose rénale, polykystose hépatique, PKD3 gene

[M1,K1,L1,Q2]

Édit. 2017

gène orthologue l.m.

orthologous gene

Gène présent chez différentes espèces, provenant d’un gène ancestral.
Les gène orthologues ont souvent conservé des structures et des fonctions semblables au cours de l’évolution.

Ant. gène paralogue

gène paralogue

[Q1]

Édit. 2018

gène silencieux l.m.

pseudogene

Gène, ne s’exprimant plus, dont la séquence est voisine de celle d’un gène fonctionnel auquel il est apparenté.
P.ex. l’abolition de l’activité du promoteur d’un gène paralogue conduit à sa pseudogénisation.

Syn. pseudogène

gène paralogue

[Q1]

Édit. 2018

glycogénose de type I l.f.

glycogen storage disease I

Affection lysosomique avec surcharge hépatorénale en glycogène et hypoglycémie.
Il s’agit de la forme la plus fréquente de glycogénose, avec surcharge glycogénique du foie, des reins, du cœur et du cerveau. Le début de l’affection est néonatal : on trouve hypoglycémie, convulsions, polypnée, diarrhée, vomissements, retard de croissance, nanisme dès les premières années de la vie, obésité de la face et du tronc, xanthomes, hépatonéphromégalie, épistaxis et hémorragies. L’examen oculaire doit rechercher une infiltration brunâtre marginale de la cornée, un glaucome congénital (rare) et de petites lésions paramaculaires jaunâtres. Il existe un dysfonctionnement du système enzymatique de la glucose-6-phosphatase.
On différencie trois formes :  la forme Ia (OMIM 232200), touchant 80 % des patients, est due à des mutations du gène G6PC, localisé en 7q21, qui code la sous-unité catalytique alpha de la glucose-6-phosphatase. La forme Ib (OMIM 232220) est due à des mutations du gène SLC37A4, localisé en 11q23, qui affecte le transport du glucose-6-phosphate. Elle diffère de la forme Ia par une tendance aux infections (due à une neutropénie), aux gingivostomatites et aux inflammations intestinales. La forme Ic (OMIM 232240), très rare, est également due à des mutations du gène SLC37A4 mais affectant le transport du phosphate et du pyrophosphate. Elle est cliniquement proche de la forme Ib.
L’hérédité est autosomique récessive. Le dépistage prénatal est possible.

E. von Gierke, anatomopathologiste allemand (1928) ; R. Ellis, pédiatre britannique, S. van Crefeld, pédiatre néerlandais (1940)

Syn. von Gierke (maladie de), glycogénose hépatorénale, glycogénose par déficit en glucose-6-phosphatase, Ellis-van Creveld (maladie de), van Creveld-von Gierke (maladie de)

glycogène, glycogénose

[C1, L1, M1, P2, Q2]

Édit. 2020

HBA1 gene sigle angl. pour hemoglobin subunit alpha 1

Gène localisé en 16p13.3 qui code pour l’une des deux alpha-globines, sous-unités de l’hemoglobine.
L’autre alpha-globine est produite par le gène HBA2 de localisation très proche dans le chromosome 16 (locus alpha-globine).
Les mutations de ce gène sont à l’origine de l’alpha-thalassémie et du syndrome d'alpha-thalassémie-déficience intellectuelle associée au chromosome 16 (ATR16) qui résulte d’une grande délétion du matériel génétique du bras court du chromosome 16 concernant à la fois HBA1 et HBA2.

Syn. alpha-1-globin, CD31, HBA-T3, hemoglobin alpha 1 globin chain, hemoglobin, alpha 1, MGC126895, MGC126897

alpha-thalassémie, syndrome d'alpha-thalassémie-déficience intellectuelle associée au chromosome 16

HBA2 gene sigle angl. pour hemoglobin subunit alpha 2

Gène localisé en 16p13.3 qui code pour l’une des deux alpha-globines, sous-unités de l’hemoglobine.
L’autre alpha-globine est produite par le gène HBA1 de localisation très proche dans le chromosome 16 (locus alpha-globine).
Les mutations de ce gène sont à l’origine de l’alpha-thalassémie et du syndrome d'alpha-thalassémie-déficience intellectuelle associée au chromosome 16 (ATR16) qui résulte d’une grande délétion du matériel génétique du bras court du chromosome 16 concernant à la fois HBA1 et HBA2.

Syn. alpha-2 globin, alpha-globin locus, second, HBA-T2, hemoglobin-alpha locus 2, major alpha-globin locus

alpha-thalassémie, syndrome d'alpha-thalassémie-déficience intellectuelle associée au chromosome 16

héméralopie congénitale stationnaire de type III apparentée à la rhodopsine l.f.

night blindness, congenital stationary rhodopsin-related

Héméralopie congénitale stationnaire avec mutation sur le gène RHO.
Un patient a été signalé avec héméralopie apparentée à la rhodopsine (mutation sur le gène RHO en ala292-glu) et localisée sur le chromosome 3 en 3q21-24. L'ERG est altéré en scotopique et sans modifications en photopique, le fond d'œil est normal, et l'on a un recul de 16 ans sans évolution. L’affection est autosomique dominante (MIM 180380.0031).
Il a également été signalé une héméralopie apparentée à la rhodopsine et localisée en 3q21-24 sur un patient avec mutation sur le gène RHO en gly90-asp. L'ERG est aussi altéré en scotopique et sans modifications en photopique, le fond d'œil est normal, mais les membres les plus âgés de la famille ont des pigmentations ostéoblastiques, une légère atrophie de l'épithélium pigmenté rétinien et des vaisseaux un peu étroits. L’affection est autosomique dominante (MIM 180380.0032).

T. P. Dryja, ophtamologue américain (1993), P. A. Sieving, ophtamologue américain (1995)

Étym. gr. hêmera : jour ; optomaï : je vois

[P2]

hémojuvéline n. f.

hemojuvéline

Protéine, exprimée sur la membrane de l’hépatocyte, qui joue un rôle majeur dans le contrôle de l’expression de l’hepcidine et par conséquent dans le maintien de l’homéostasie du fer.
Des mutations homozygotes du gène HJV (HémoJuVelin), locus en 1q21, codant l’hémojuvéline, sont à l’origine de surcharges en fer hémochromatosiques sévères dites juvéniles, car survenant le plus souvent avant 30 ans, liées à une expression anormalement basse de l’hepcidine. Des cas de digénisme, associant une mutation hétérozygote du gène de l’hémojuvéline à une mutation dans un autre gène impliqué dans le développement de surcharges en fer, peuvent être retrouvés.

hepcidine, hémochromatose juvénile, hémochromatose génétique (mutations responsables de l'), déficit en hémojuvéline 

hémophilie A n.f.

haemophilia A

Affection hémorragipare héréditaire, due à un déficit en facteur VIII de la coagulation du sang.
Elle se manifeste par des hémorragies nasales, articulaires, gastro-intestinales, urinaires, utérines, intracrâniennes. Il peut survenir des hémorragies sous-conjonctivales et orbitaires. La fréquence de l'hémophilie A est de 1/5000 à travers le monde. La sévérité clinique de la maladie est corrélée à l'activité plasmatique du F VIII : C.. Elle est particulièrement importante dans les formes où sa teneur est inférieure à 1%.
C’est l’hémophilie classique de transmission récessive. Due à une anomalie du gène codant pour le facteur VIII (F VIII : C), situé sur le chromosome X, elle affecte exclusivement les individus de sexe masculin mais les femmes vectrices ont une déficience partielle qui peut être dépistée. Le diagnostic prénatal est réalisable. Le locus du gène (HEMA) facteur VIIIC est en Xq28. Si l’affection est dominante, il s’agit de la maladie de von Willebrand, ou "hémophilie vasculaire" dont le locus du gène (VWF) est en 12p13. (MIM 306700).
La thérapie génique administrée à doses utiles à des hémophiles sévères corrige durablement le déficit en facteur VIII et entraîne la disparition des phénomènes hémorragiques. Cette thérapeutique transgénique de facteur VIII en application depuis 2016 est parfaitement tolérée à l’exception d’une élévation temporaire des enzymes hépatiques chez quelques patients.

E. von Willebrand, médecin interniste finlandais (1926) ; Savita Rangarajan, hématologiste britannique (2017)

Étym. gr. haima : sang (hémorragie) ; philia : amitié (prédisposition)

Syn. hémophilie classique

von Willebrand (maladie de)

[F1]

Édit. 2018

Hepadnavirus

Hepadnavirus

Ensemble des virus hépatotropes à ADN (famille des Hepadnaviridae, genre Orthohepadnovirus) responsables d'hépatites aigües et chroniques chez l'Homme (virus de l'hépatite B) mais aussi chez la Marmotte (WHBV), le Canard de Pékin (DHBV), l'Ecureuil (GSHBV) et le Héron.
Chaque virus a un hôte qui lui est spécifique.
L'organisation structurale du génome de ces hepadnavirus est similaire, caractérisée par un ADN partiellement bicaténaire d'environ 3,2 Kb, avec 4 phases de lecture ouverte codant pour des protéines d'enveloppe (gène préS/S), une polymérase virale (gène P), des protéines capsidiques (gène préC/C) et une protéine X dont les fonctions ne sont pas encore précises.
Les virus des modèles animaux ont permis, par des techniques de biologie moléculaire, de définir parfaitement l'organisation structurale génomique, le cycle réplicatif original incluant une étape de transcription réverse du prégénome viral, mais aussi les mécanismes complexes de l'hépatocarcinogénèse virale B, ou de la persistance virale.

Étym. gr. hêpar : foie

hépatite virale, hépatite B, virus des hépatites, virus de l'hépatite B de la Marmotte (WHBV)

[D1]

hepcidino-déficience l.f.

L’hepcidino-déficience correspond aux pathologies du métabolisme du fer associées à un déficit en hepcidine.
Elles correspondent à la majorité des hémochromatoses génétiques : l’hémochromatose
HFE 1qui est la plus fréquente, les hémochromatoses rares : hémochromatose 2 A liée au gène de l’hémojuvéline, 2 B liée au gène de l’hepcidine HAMP, hémochromatose 3 liée au gène de la ferroportine.
Une situation particulière est représentée par l’hémochromatose de type 4, forme B de la maladie de la ferroportine. La production d’hepcidine sanguine est normale mais, elle n’est plus capable d’interagir avec son récepteur ferroportine, protéine exportatrice du fer hors de la cellule.

transferrine, hepcidine, hémochromatose génétique, hémochromatose juvénile, transferrine, ferropotine, hémojuvéline

[L1]

Édit. 2015

hétérozygote n.m.

Individu dont les deux exemplaires ou allèles d'un même gène sont différents

Par ex. un sujet hétérozygote pour le gène de la mucoviscidose a reçu d'un parent un gène normal et de l'autre parent un gène muté.
Appliqué à des jumeaux, le terme hétérozygote signifie qu'ils sont issus de la fécondation de deux ovocytes différents par deux spermatozoïdes ce qui les oppose aux jumeaux homozygotes nés du même œuf fécondé.

W. Bateson, biologiste britannique (1902)

Étym. gr. heteros : autre, zugon : paire

[Q1]

Édit. 2015

HOXA13 gene l. angl.

Gène dénommé homeobox A13, localisé sur le chromosome 7p15.2, encodant pour la protéine Homeobox protein Hox-A13, facteur de transcription lié à l’ADN qui peut réguler l’expression du gène, la morphogenèse et la différentiation.
Une mutation du gène entraîne le syndrome main-pied-génital ou syndrome de Guttmacher

main-pied-génital (syndrome), Guttmacher (syndrome de)

HPS gene loc.angl.

Au moins neuf gènes associés avec le syndrome Hermansky-Pudlak fournissent des instructions pour la construction de protéines qui sont utilisées dans la fabrication de quatre complexes protéiques différents.
Ceux-ci jouent un rôle dans la formation et la mobilisation d’un groupe de structures cellulaires appelées « lysosome-related organelles » (LROs). Ces organelles ont beaucoup de similitude avec les lysosomes qui digèrent et recyclent le matériel. Cependant LROs ont des fonctions spécialisées et sont présentes dans certains variétés cellulaires : elles ont été identifiées dans les mélanocytes, les plaquettes et les cellules pulmonaires.
Les mutations des gènes associés au syndrome Hermansky-Pudlak préviennent la formation des LROs et perturbent le fonctionnement structurel de ces cellules. En général les mutations des gènes qui atteignent le même complexe protéique entraînent une symptomatologie identique. Les patients avec ce syndrome souffrent d’un albinisme oculocutané car les LROs des mélanocytes ne peuvent produire et distribuer la substance qui donne la coloration à la peau, les cheveux et les yeux (mélanine). Des saignements sont causés par l’absence de LROs des plaquettes qui affectent le processus de l’activité plaquettaire et de la formation du caillot. Des mutations de certains gènes qui causent le syndrome Hermansky-Pudlak affectent la fonction normale des LROs des cellules pulmonaires qui conduit à la fibrose pulmonaire.
Des mutations du gène HPS1 causent approximativement 75 % des cas du syndrome Hermansky-Pudlak reconnus à Porto Rico. Près de 45 % des individus affectés parmi les autres populations sont porteurs de la mutation du gène HPS1. Les mutations du gène HPS3 se rencontrent chez 25% des personnes affectées de Porto Rico et 20% des cas d’autres régions. Les autres gènes associés au syndrome Hermansky-Pudlak s’observent dans un faible poucentage.

Hermansky-Pudlack (syndrome) ,fibrose pulmonaire

invalidation génique l.f.

knock out.
Production, par recombinaison homologue, d'un gène muté dans des cellules ES (cellules souches embryonnaires) permettant après sélection des homozygotes d'obtenir des organismes où le gène d'intérêt n'est pas exprimé.
Cette méthode très puissante a permis de connaître le rôle de la plupart des molécules du système immunitaire (cytokines, récepteurs de cytokines, molécules de transduction du signal) dans la réponse immunitaire. Ces méthodes sont particulièrement précieuses du fait de la redondance du système immunitaire. Les techniques récentes permettent l’invalidation conditionnelle d’un gène au sein d’un tissu particulier.

KCNE3 gene sigle angl. pour potassium voltage-gated channel subfamily E regulatory subunit 3

Gène localisé en 11q13.4, qui code une protéine membranaire de canal potassique, qui s’associe à une sous-unité bêta pour constituer une sous-unité alpha qui module les mouvements et renforce la stabilité du complexe canalaire.
Les associations se font avec le gène KCNB1 pour moduler l’ouverture du canal potassique voltage dépendant, avec KCNC4/Kv3 pour établir la stabilité du potentiel membranaire du muscle squelettique, avec KCNQ1/KCLQT1 pour stimuler l’AMP cyclique concerné par la sécrétion de chlore.
Ce gène est exprimé essentiellement dans le rein. Ces mutations sont à l’origine du syndrome de Brugada et de la paralysie hypokaliémique périodique.
Syn. HOKPP, HYPP, MiRP2

Brugada (syndrome de), paralysie périodique hyperkaliémique

[Q1,Q2,K2]

Édit. 2017

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