Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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blennorragie n.f.

blennorragia, gonorrhoeae, blennorhea, gonococal urethritis

Maladie infectieuse sexuellement transmissible due au gonocoque de Neisser (Neisseria gonorrhoeae), cause d'uréthrite aigüe ou chronique chez l'homme, de vulvite, vaginite, cervicite ou métrite chez la femme.
L'usage a limité son emploi pour désigner électivement les uréthrites gonococciques aigües, vulgairement appelées "chaudepisse".

Étym. gr. blennos : pus ; rhêgnumai : couler

Syn. blennorrhée, gonorrhée, chaudepisse, phallorrhée

→ gonococcie, maladies sexuellement transmissibles

Édit. 2017

blépharospasme n.m.

blepharospasm

Forme la plus fréquente du spasme facial médian, caractérisée par un intense spasme involontaire des muscles orbiculaires des paupières, le plus souvent bilatéral, fréquemment douloureux, pouvant se prolonger une minute ou davantage et privant de la vue la patiente, habituellement de la soixantaine.
Surtout répétée et accentuée lors de l'exposition à une lumière vive ou dans une ambiance agitée ou conflictuelle, cette dystonie cesse quand une paupière peut être écartée du doigt, permettant le retour à la vision.
Une origine psychogène a fait place à la notion d'un dysfonctionnement du système dopaminergique par atteinte des noyaux de la base et du tronc cérébral : le plus souvent iatrogène, liée à une neuroleptisation à corriger ou à suspendre, sinon idiopathique. Les injections de toxine botulique, qui ne traitent pas la cause de la maladie mais paralysent partiellement le muscle responsable des contractions, soulagent le patient pendant quelques mois.

H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)

→ toxine botulique

Édit. 2017

bloc sino-auriculaire l.m.

sinoatrial heart block

Trouble de conduction cardiaque observé dans la maladie du sinus caractérisé par une mauvaise transmission au myocarde auriculaire d’une impulsion sinusale normale.

Édit. 2017

Bonamour (signe du droit externe de) l.m

Au cours de l’orbitopahie liée à la maladie de Basedow, l’importance de la protrusion des globes oculaires permet la visualisation des fibres d’insertion du muscle oculomoteur.

G. Bonamour, opthalmologiste français (1961)

→ Basedow (maladie de)

Édit. 2017

Borrelia burgdorferi

Borrelia burgdorferi

Bactérie spiralée, mobile, de la famille des Spirochaetaceae, transmise à l’Homme par les tiques Ixodides et représentant l'un des agents responsables de la maladie de Lyme aux Etats-Unis et en Eurasie.
Elle est fréquemment en cause dans les tableaux avec prédominance des signes arthritiques. B. burgdorferi infecte les Cervidés, des rongeurs et de nombreux autres mammifères forestiers. Ses principaux vecteurs sont des tiques du genre Ixodes :
I. scapularis et I. pacificus aux Etats-Unis (respectivement à l'Est et à l'Ouest), I. ricinus en Europe et I. persulcatus en Asie tempérée.
 

W. Burgdorfer, bactériologiste américain (1982)

→ maladie de Lyme, borréliose, Borrelia, Spirochaetaceae, tique, Ixodes ricinus

[D1, D4, I1]

Édit. 2019

botryomycose n.f.

botryomycosis

Maladie infectieuse due à diverses bactéries telles que staphylocoques, streptocoques ou bacilles à Gram négatif, responsables de suppurations chroniques cutanées, plus rarement viscérales, nodulaires, pseudokystiques, souvent fistulisées et émettant des grains.
Elle survient en règle après un traumatisme avec inoculation de corps étrangers.

Syn. botriomycose

→ botryomycome

Édit. 2017

boulanger (asthme du) l.m.

asthma of the baker

Asthme professionnel survenant chez les personnes en contact avec la farine, chez les apprentis boulangers, salariés  et artisans, dont la prévalence peut dépasser 15%.
Les substances responsables sont les protéines de différentes farines, le pollen des graminées, certaines moisissures, certains parasites des poussières de farines. Cette maladie professionnelle fait partie du tableau n° 66.

→ asthme

Édit. 2017

Bowen (maladie de) l.f.

Bowen’s disease, dyskeratosis congenita

Affection chronique et fréquente du sujet âgé, pouvant se développer sur la peau et les muqueuses dont Bowen a reconnu la nature précancéreuse.
Pour certains, l'exposition solaire et la prise d'arsenic seraient des facteurs favorisants. Récemment, le virus HPV a été mis en évidence dans certaines lésions, en particulier HPV16. L'aspect clinique se caractérise sur la peau par une ou plusieurs plaques à contour arciforme recouvertes de squames et de croûtes.
La structure histologique est celle d'un carcinome intra-épithélial : l'étude au microscope révèle un épaississement de l'épiderme dont l'architecture est bouleversée avec différence de taille des cellules et des noyaux qui sont petits ou gros, irréguliers, difformes, hyperchromatiques, souvent monstrueux, et de nombreuses mitoses souvent atypiques, le terme « poïkilocarynose » (Darier) désignant l'ensemble de ces altérations nucléaires. La kératinisation précoce de kératinocytes isolés (dyskératose) est fréquente et conduit à la formation de corps ronds et de grains.
Sur les muqueuses génitales et éventuellement buccales, l'affection est une des causes de l'érythroplasie de Queyrat. Les lésions de la maladie de Bowen persistent indéfiniment. Après plusieurs années, elles peuvent toutefois donner lieu à un cancer pénétrant en profondeur et capable de métastaser : le carcinome de Bowen. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale ou l'application locale de l'antimitotique 5-fluoro-uracile.

J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; L Queyrat, dermatologiste français (1911) ;  J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1914)

Syn. carcinome intra-épidermique, carcinome in situ, dyskératose lenticulaire en disque (Darier, 1914, obsolète)

→ dyskératose congénitale de Zinsser-Engman-Cole, dyskératose congénitale de Scoggins, dyskératose héréditaire bénigne intra-épithéliale, Bowen (carcinome de), fluoro-uracile, HPV, carcinome intra-épithélial de la vulve, poïkilocarynose, dyskératose

[J1]

Édit. 2017

Bowen (maladie de) multicentrique et pigmentée des organes génitaux l.f.

multicentric pigmented Bowens’s disease

Affection histologiquement très proche de la maladie de Bowen mais en différant par sa survenue chez des sujets jeunes et par son aspect clinique caractérisé par de multiples petites lésions pigmentées plus ou moins confluentes d’une ou des deux régions inguinales.
Pour certains auteurs, il s’agirait d’un hamartome épidermique d’apparition tardive plutôt que d’un carcinome in situ.

J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; K. M. Lloyd, médecin américain (1970)

→ Bowen (maladie de), hamartome épidermique

[J1]

Édit. 2017

bowénoïde adj.

bowenoid

Se dit des modifications intra-épithéliales observées dans la maladie de Bowen cutanée ou muqueuse.
Il s'agit d'un équivalent d'une néoplasie intra-épithéliale sévère ou carcinome in situ, qui associe une désorganisation architecturale, des atypies, une anisocytose, une anisocaryose, des monstruosités nucléaires, une augmentation du nombre des mitoses et une dyskératose. Dans la papulose bowénoïde, ces altérations correspondent à un état pseudonéoplasique.

→ carcinome bowénoïde, poïkilocarynose

Édit. 2017

brachycéphalie n.f.

brachycephalia

En anthropologie, type de crâne dont le diamètre bipariétal, important par rapport au diamètre antéropostérieur maximal, dépasse 80% de celui-ci.
La plupart des races européennes sont à prédominance légèrement brachycéphale. Quand la brachycéphalie est importante, elle peut être pathologique et liée à l'existence d'une craniosténose par craniosynostose de la suture coronale comme dans la maladie de Crouzon.

Étym. gr. brakhus : court ; kephalê : tête

→ dolychocéphalie

Édit. 2017

brachydactylie n.f.

brachydactylia

Brièveté anormale d'un ou de plusieurs doigts ou orteils.
Elle peut constituer une malformation isolée, très souvent héréditaire et volontiers à transmission autosomique dominante, ou représenter l'un des éléments d'un ensemble malformatif, comme l'achondroplasie, ou encore une lésion secondaire à une maladie acquise, comme la polyarthrite chronique de l'enfant.
La classification de Bell distingue les brachydactylies de type A (A1, A2, A3 et A4), B, C, D et E selon que le raccourcissement porte sur les phalanges moyennes, terminales ou proximales, touche les doigts et orteils ou seulement certains d'entre eux, affecte les métacarpiens et éventuellement les métatarsiens, est associé ou non à des déformations des segments de doigt.
La brachysyndactylie associe une brachydactylie avec une symphalangie ou une syndactylie. La brachyclinodactylie associe une brachydactylie à une inclinaison latérale des doigts.

Julia Bell, généticienne britannique (1951)

Étym. gr. brakhus court ; daktulos doigt ; sun avec ; klinos incliné

→ syndactylie

[A4,O6,Q2,Q3 ]

Édit. 2017

brachyolmie n.f.

brachyolmia

1) Brièveté anormale du tronc responsable d’une petite taille.
2) Maladie osseuse constitutionnelle caractérisée par un tronc court et une atteinte très discrète des membres.
La diminution de croissance du tronc et du cou attire l’attention dans l’enfance. Sur les radiographies, les vertèbres ont d’abord un aspect ovoïde puis apparaissent fortement aplaties et élargies transversalement. Une scoliose est fréquente. Les membres sont un peu courts, l’atteinte épiphysaire est inconstante et le plus souvent localisée à la hanche. Une élimination urinaire de chondroïtine-6- sulfate peu sulfatée a été signalée dans certaines formes (Mourao et Toledo).
La transmission est autosomique récessive, parfois dominante.

P. Maroteaux, pédiatre français (1968)

Étym. gr. brachus : court ; holmos : tronc humain

→ dysplasie spondylo-épiphysaire tardive de Toledo, platyspondylie

Édit. 2017

brachyonychie n.f.

brachyonychia, short nail

Malformation de l'ongle qui est raccourci dans sa longueur, plus large que long, pouvant être associée à un raccourcissement de la phalange distale.
Elle peut être congénitale, comme dans le pouce en raquette, maladie héréditaire transmise sur le mode autosomique dominant (le cartilage de conjugaison de la phalange distale disparaît précocement), ou acquise (onychophagie, hyperparathyroïdie, arthropathie psoriasique).

Étym. gr. brachus : court ; onyx : ongle

Édit. 2017

bradykinésie n.f.

bradykinesia, bradycinesia

Lenteur des mouvements, observée surtout au cours de la confusion, d'états stuporeux (notamment mélancoliques, catatoniques et émotionnels) ou d'affections neurologiques (maladie de Parkinson, séquelles classiques de l'encéphalite épidémique, effets indésirables des neuroleptiques, avec parfois kinésies paradoxales).

Étym. gr. bradus : lent, kinêsis : mouvement

Syn. bradycinésie

→ akinésie, kinésie paradoxale

Édit. 2017

bradyphrénie n.f.

bradyphrenia

Ralentissement des processus de pensée décrit dans l’encéphalite léthargique.
Généralement, la bradyphrénie s'accompagne d'une réduction de l'attention, de l'intérêt et de l'initiative, alors que les fonctions intellectuelles sont grossièrement conservées.
Elle est difficile à mettre en évidence dans la maladie de Parkinson, ne serait-ce qu'en raison de la fréquence du ralentissement moteur et du retentissement dépressif. Une localisation frontale est discutée.

F. Naville, neurologue suisse (1922)

Étym. gr. brady : lent, phrénia : pensée

→ bradypsychie, maladie de Parkinson, encéphalite épidémique

Édit. 2017

bradypsychie n.f.

bradypsychia

Ralentissement du fonctionnement cognitif se manifestant par une baisse globale des fonctions intellectuelles lorsque la durée de réalisation est limitée, contrastant théoriquement avec des résultats corrects, ou notablement améliorés, lorsque la tâche est exécutée sans limitation de temps.
Par extension, tout ralentissement intellectuel, même lorsque la fluctuation des performances avec le temps apparaît moins claire.
En neurologie, elle s'observe lors de toutes les affections retentissant sur le niveau global d'activité corticale, particulièrement lors des atteintes des noyaux gris centraux (comme la maladie de Parkinson ou la chorée de Huntington), ou au décours de certaines encéphalites laissant des lésions corticales étendues mais partielles. Les séquelles d'intoxication oxycarbonée ou de traumatismes cranio-encéphaliques sévères peuvent comporter des manifestations de cet ordre, de même que la viscosité psychique des épileptiques.
En psychiatrie, elle se rencontre tout particulièrement dans les états dépressifs sévères, notamment mélancoliques, et les confusions mentales.
Elle est présente dans les hypothyroïdies sévères.

Étym. gr. bradus : lent ; psukhê : âme

→ hypothyroïdie 

Édit. 2017

bromocriptine n.f.

bromocriptine

Substance agoniste dopaminergique, dérivé semi-synthétique de l’ergot de seigle, utilisée pour pallier le déficit en peptide inhibiteur de la prolactine (Prolactin Inhibiting Factor, PIF) et corriger ainsi les hyperprolactinémies des hyperplasies fonctionnelles ou des micro-adénomes à prolactine de l'hypophyse antérieure.
Elle est aussi d'un usage courant pour inhiber la montée laiteuse après l'accouchement et arrêter la sécrétion lactée de l'allaitement
Elle est également utilisée en neurologie dans la maladie de Parkinson.

→ ergot de seigle, hormone prolactine, Prolactin Inhibiting Factor, adénome hypophysaire à prolactine, Parkinson (maladie de)

[G5, H1, O3, O4]

Édit. 2020

bronchoconstriction n.f.

bronchostenosis, bronchoconstriction

Rétrécissement du calibre bronchique par contraction des muscles lisses bronchiques empêchant un écoulement gazeux normal.
Ce rétrécissement peut être aigu lors de la crise d'asthme, ou permanent dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives.
La bronchoconstriction peut être déclenchée par une cause physique (air froid).
On peut également réaliser des tests pharmacologiques visant à produire une bronchoconstriction avec l'acétylcholine ou le carbachol p. ex., lors de l'exploration d'une maladie asthmatique.

→ bronchospasme, bronchopneumopathie chronique obstructive

Édit. 2017

bronchopneumonie n.f.

bronchopneumonia, vesicular bronchiolitis

Maladie infectieuse, aigüe ou subaigüe, non suppurée, bactérienne (pneumocoque, Haemophilus influenzae, etc.) ou virale (virus grippaux, etc.), caractérisée anatomiquement par l'inflammation du parenchyme pulmonaire et des bronches.
Complication redoutable de la grippe, sa gravité et sa fréquence ont été fortement réduites par les antibiotiques. Dans les formes aigües, il s'agit de foyers disséminés ou de foyers pseudolobaires. Les antibiotiques permettent une évolution favorable et évite la chronicité de l'infection.

→ pneumocoque, Haemophilus influenzae

Édit. 2017

bronchopneumopathie chronique obstructive l.f.

chronic obstruent bronchopneumopathy, chronic obstructive pulmonary disease

Affection de longue durée caractérisée par des accès de toux productive survenant presque tous les jours au moins trois mois par an pendant au moins deux années consécutives.
Familièrement désigné comme "bronchite chronique", cet état s'accompagne d'inflammation diffuse au niveau du parenchyme pulmonaire. Selon le stade évolutif on constate des anomalies de la ventilation, des volumes pulmonaires, de la distribution et du transfert des gaz, de l'équilibre acidobasique et de la fonction cardiaque.
La distinction doit être faite avec la dilatation des bronches, l'insuffisance cardiaque, la tuberculose pulmonaire, qui peuvent s'exprimer selon une symptomatologie analogue.
Le tabagisme constitue un des principaux facteurs à l'origine de la maladie, à côté des facteurs environnementaux et professionnels. L'arrêt prolongé du tabagisme est capable de s'opposer à la progression de l'obstruction bronchique et de l'insuffisance respiratoire, ou à tout le moins de les ralentir fortement.

Sigle BPCO

Édit. 2017

Brugada (syndrome de) l.m.

Brugada’syndrome

Syndrome responsable d’arythmies ventriculaires sévères et de risque de mort subite détecté par un aspect de bloc de branche droit, marqué par une ascension du point J et la présence d’un sus-décalage du segment ST supérieur à deux millimètres, suivi d’une onde T négative dans les dérivations péricordiales droites V1, V2, V3.
La prévalence  d'environ 1/700-1/800 dans les pays orientaux est moindre en Europe et aux Etats-Unis  : 1/3 300 à 1/10 000.
Dans la majorité des cas, les patients sont asymptomatiques et ce sont les anomalies électrocardiographiques qui révèlent la maladie.  20 à 30% des patients ont une syncope et 8 à 12% connaissent un arrêt cardiaque qui peut entraîner une mort subite. L’âge moyen de survenue du premier événement clinique est de 40 ans.  
En général, le syndrome de Brugada survient sur un coeur normal bien que des cas d'anomalies structurelles légères du ventricule droit aient été décrits par résonance magnétique nucléaire. L'affection est due à une anomalie des canaux sodiques.
Elle est familiale dans plus de 50 % des cas avec une nette prédominance masculine (sex-ratio 8 /1). La transmission est autosomique dominante. Les gènes impliqués sont: SCN5A, SCN10A, GPD1-L, CACNA1c, CACNB2, SCN1B, KCNE3, SCN3B. La mutation du gène SCN5A situé sur le chromosome 3 et codant pour la sous-unité alpha du canal sodique rend compte de 20 à 25 % des cas. Le test génétique peut utilement être proposé aux apparentés d’un cas index avec mutation de SCN5A. La recherche systématique de l’anomalie s’impose chez les apparentés. L’anomalie électrocardiographique est souvent intermittente. Quand le tracé ECG ne permet pas le diagnostic, un test pharmacologique aux antiarythmiques de classe 1C est nécessaire. La prévention des troubles du rythme exige d’éviter la prise de certains médicaments (antiarythmiques, antidépresseurs, certains anesthésiques....), de traiter les états fébriles par un antipyrétique et de restreindre l’activité sportive. La seule thérapeutique efficace est la mise en place d’un défibrillateur automatique implantable quand le risque rythmique est élevé.

P. et J. Brugada, physiologistes cardiologiques belges d'origine espagnole (1992) ; C. Napolitano et S. Priori, médecins italiens (2009)

Syn. fibrillation ventriculaire idiopathique type Brugada, syndrome de mort subite nocturne inattendue

Réf. Orphanet, C. Napolitano, S. Priori (2009)

→ SCN5A gene, SCN10A gene, GPD1-L gene, CACNA1c gene, CACNB2 gene, SCN1B gene, KCNE3 gene, SCN3B gene

[C3,K2,Q2]

Édit. 2018

Brumpt (xénodiagnostic de) l.m.

Brumpt's xenodiagnosis

Xénodiagnostic de la maladie de Chagas, réalisé, selon une méthode aujourd’hui abandonnée, en gorgeant des nymphes de triatomes sur le malade suspect de trypanosomose latino-américaine.

É. Brumpt, parasitologue français, membre de l'Académie de médecine (1914)

→ Chagas (maladie de)

Édit. 2017

Brushfield (taches de) l.f.

speckled irides, Brushfield's iris spots

Petites taches blanches, superficielles, en cercle, sur la face antérieure de l'iris et dans sa partie moyenne.
Elles correspondent à des densités de stroma irien dépourvu de pigment. Assez communes et sans valeur si on les trouve en périphérie de l'iris, retrouvées dans la trisomie 21 (de façon inconstante), dans la maladie d'Angelman, le syndrome de Lenz, et le syndrome de Zellweger.

T. Brushfield, psychiatre britannique (1924)

Édit. 2017

Bruton (maladie de) l.f.

Bruton's disease, Bruton’s type hypogammaglobulinaemia

Agammaglobulinémie ou hypogammaglobulinémie génopathique, congénitale, liée au sexe, à transmission récessive.
Elle affecte les hommes et est liée au chromosome X. Sur le plan immunologique, la maladie de Bruton se caractérise par une absence complète dans l’organisme d’immunoglobulines sériques et de lymphocytes B diminuant ainsi la résistance des individus à toute infection. L'anomalie due à un déficit du gène de la tyrosine kinase, se situe aux phases précoces de la différenciation des lymphocytes B. Les lymphocytes T sont normaux. Elle se complique fréquemment d’un rhumatisme polyarticulaire inflammatoire non érosif pouvant ressembler à la polyarthrite rhumatoïde mais séronégatif, c’est-à-dire latex et Waaler-Rose négatifs.
Le diagnostic prénatal est possible sur le sang fœtal.

O. C. Bruton, pédiatre américain (1952)

Syn. agammaglobulinémie liée au sexe

→   agammaglobulinémie, agammaglobulinémie liée au sexe, agammaglobulinémie (arthrite de l')

[F3,Q2,F1,I1]

Édit. 2017

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