bipolaire adj.
bipolar
1) Qui a deux pôles ou qui intéresse les deux pôles d’une structure ou d’un organe.
Se dit d’un circuit électrique, d’une cellule nerveuse dont un pôle donne naissance à l’axone et dont le pôle opposé est pénétré par un dendrite unique, ou encore à propos de la pathologie d’un os long (fracture bipolaire, ostéomyélite bipolaire) etc.
En bactériologie une coloration est dite bipolaire lorsqu’elle ne se manifeste qu’aux deux extrémités du corps bactérien.
En biochimie une molécule est dite bipolaire lorsqu’elle présente un pôle hydrophile et un pôle hydrophobe. C’est le cas des acides gras constituants des lipides. Le terme amphipathique est ici préféré.
2) En psychiatrie : maladie bipolaire.
Étym. lat. bis deux fois ; polus pôle
→ amphipathique, maladie bipolaire
Édit. 2017
Birt, Hogg et Dubé (syndrome de) l.m.
Birt-Hogg-Dubé’s syndrome
Ensemble lésionnel héréditaire, maladie autosomique dominante, résultant de l'association de multiples lésions à type de fibrofolliculomes, de trichodiscomes et d'acrochordons, c'est-à-dire de molluscum pendulum.
A. R. Birt, G. R. Hogg, W. J. Dubé, dermatologues canadiens (1977)
→ Hornstein-Knickenberg (syndrome de)
Édit. 2017
Bitôt (syndrome de) n.m.
Xérophtalmie associée à une héméralopie secondaire à une avitaminose A.
Maladie décrite au Japon sous le nom de hican
P. A. Bitôt, anatomiste, physiologiste et chirurgien français (1863)
[P2]
Édit. 2017
Bjørnstad (syndrome de) l.m.
Bjørnstad’s syndrome
Variété rare de dysplasie pilaire associant pili torti des cheveux, cils et sourcils à une surdité.
La transmission de cette maladie génétique est autosomique dominante.
R. T. Bjørnstad, dermatologiste norvégien (1965)
Édit. 2017
blastomycose n.f.
blastomycosis
Infection fongique due à un champignon dimorphique, Blastomyces dermatitidis, dont les propriétés écologiques (sol humide riche en matière organique) et le mode de transmission sont encore mal définis.
Actuellement, la zone endémique de la maladie s'étend de la vallée du Mississippi au lac Michigan, dans le sud-est des États-Unis et dans la vallée du Saint-Laurent. L'Homme et le Chien peuvent être infectés. L'atteinte pulmonaire est la plus fréquente et constitue sans doute la porte d'entrée après inhalation de spores. L'atteinte cutanée est fréquente (plus de 50% des cas). Les lésions siègent le plus souvent à la tête et aux membres : il s'agit de nodules érythémateux, indolores, d'abcès sous-cutanés, de placards extensifs verruqueux s'ulcérant, dont l'évolution se fait vers une guérison centrale et une fibrose périphérique. Une atteinte des muqueuses est possible : nez, larynx, bouche. D'autres organes peuvent être infectés par dissémination : atteinte ostéo-articulaire, génito-urinaire, du système nerveux central, surrénalienne et oculaire. Le diagnostic repose sur la mise en évidence, à l'examen direct mycologique ou à l'examen histologique, de grosses levures sphériques à paroi épaisse émettant un gros bourgeon avec une base très large, forme parasitaire du champignon dans les liquides et tissus infectés. La culture mycologique est nécessaire pour confirmer le diagnostic de mycose à B. dermatitidis.
T. C. Gilchrist, médecin américain (1896)
Syn. blastomycose nord-américaine, maladie de Gilchrist, maladie de Chicago
→ blastomycose chéloïdienne, blastomycose sud-américaine, Blastomyces dermatitidis, Blastomyces dermatitidis
Édit. 2017
blennorragie n.f.
blennorragia, gonorrhoeae, blennorhea, gonococal urethritis
Maladie infectieuse sexuellement transmissible due au gonocoque de Neisser (Neisseria gonorrhoeae), cause d'uréthrite aigüe ou chronique chez l'homme, de vulvite, vaginite, cervicite ou métrite chez la femme.
L'usage a limité son emploi pour désigner électivement les uréthrites gonococciques aigües, vulgairement appelées "chaudepisse".
Étym. gr. blennos : pus ; rhêgnumai : couler
Syn. blennorrhée, gonorrhée, chaudepisse, phallorrhée
→ gonococcie, maladies sexuellement transmissibles
Édit. 2017
blépharospasme n.m.
blepharospasm
Forme la plus fréquente du spasme facial médian, caractérisée par un intense spasme involontaire des muscles orbiculaires des paupières, le plus souvent bilatéral, fréquemment douloureux, pouvant se prolonger une minute ou davantage et privant de la vue la patiente, habituellement de la soixantaine.
Surtout répétée et accentuée lors de l'exposition à une lumière vive ou dans une ambiance agitée ou conflictuelle, cette dystonie cesse quand une paupière peut être écartée du doigt, permettant le retour à la vision.
Une origine psychogène a fait place à la notion d'un dysfonctionnement du système dopaminergique par atteinte des noyaux de la base et du tronc cérébral : le plus souvent iatrogène, liée à une neuroleptisation à corriger ou à suspendre, sinon idiopathique. Les injections de toxine botulique, qui ne traitent pas la cause de la maladie mais paralysent partiellement le muscle responsable des contractions, soulagent le patient pendant quelques mois.
H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)
Édit. 2017
bloc sino-auriculaire l.m.
sinoatrial heart block
Trouble de conduction cardiaque observé dans la maladie du sinus caractérisé par une mauvaise transmission au myocarde auriculaire d’une impulsion sinusale normale.
Édit. 2017
Bonamour (signe du droit externe de) l.m
Au cours de l’orbitopahie liée à la maladie de Basedow, l’importance de la protrusion des globes oculaires permet la visualisation des fibres d’insertion du muscle oculomoteur.
G. Bonamour, opthalmologiste français (1961)
Édit. 2017
Borrelia burgdorferi
Borrelia burgdorferi
Bactérie spiralée, mobile, de la famille des Spirochaetaceae, transmise à l’Homme par les tiques Ixodides et représentant l'un des agents responsables de la maladie de Lyme aux Etats-Unis et en Eurasie.
Elle est fréquemment en cause dans les tableaux avec prédominance des signes arthritiques. B. burgdorferi infecte les Cervidés, des rongeurs et de nombreux autres mammifères forestiers. Ses principaux vecteurs sont des tiques du genre Ixodes : I. scapularis et I. pacificus aux Etats-Unis (respectivement à l'Est et à l'Ouest), I. ricinus en Europe et I. persulcatus en Asie tempérée.
W. Burgdorfer, bactériologiste américain (1982)
→ maladie de Lyme, borréliose, Borrelia, Spirochaetaceae, tique, Ixodes ricinus
[D1, D4, I1]
Édit. 2019
botryomycose n.f.
botryomycosis
Maladie infectieuse due à diverses bactéries telles que staphylocoques, streptocoques ou bacilles à Gram négatif, responsables de suppurations chroniques cutanées, plus rarement viscérales, nodulaires, pseudokystiques, souvent fistulisées et émettant des grains.
Elle survient en règle après un traumatisme avec inoculation de corps étrangers.
Syn. botriomycose
Édit. 2017
boulanger (asthme du) l.m.
asthma of the baker
Asthme professionnel survenant chez les personnes en contact avec la farine, chez les apprentis boulangers, salariés et artisans, dont la prévalence peut dépasser 15%.
Les substances responsables sont les protéines de différentes farines, le pollen des graminées, certaines moisissures, certains parasites des poussières de farines. Cette maladie professionnelle fait partie du tableau n° 66.
→ asthme
Édit. 2017
Bowen (maladie de) l.f.
Bowen’s disease, dyskeratosis congenita
Affection chronique et fréquente du sujet âgé, pouvant se développer sur la peau et les muqueuses dont Bowen a reconnu la nature précancéreuse.
Pour certains, l'exposition solaire et la prise d'arsenic seraient des facteurs favorisants. Récemment, le virus HPV a été mis en évidence dans certaines lésions, en particulier HPV16. L'aspect clinique se caractérise sur la peau par une ou plusieurs plaques à contour arciforme recouvertes de squames et de croûtes.
La structure histologique est celle d'un carcinome intra-épithélial : l'étude au microscope révèle un épaississement de l'épiderme dont l'architecture est bouleversée avec différence de taille des cellules et des noyaux qui sont petits ou gros, irréguliers, difformes, hyperchromatiques, souvent monstrueux, et de nombreuses mitoses souvent atypiques, le terme « poïkilocarynose » (Darier) désignant l'ensemble de ces altérations nucléaires. La kératinisation précoce de kératinocytes isolés (dyskératose) est fréquente et conduit à la formation de corps ronds et de grains.
Sur les muqueuses génitales et éventuellement buccales, l'affection est une des causes de l'érythroplasie de Queyrat. Les lésions de la maladie de Bowen persistent indéfiniment. Après plusieurs années, elles peuvent toutefois donner lieu à un cancer pénétrant en profondeur et capable de métastaser : le carcinome de Bowen. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale ou l'application locale de l'antimitotique 5-fluoro-uracile.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; L Queyrat, dermatologiste français (1911) ; J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1914)
Syn. carcinome intra-épidermique, carcinome in situ, dyskératose lenticulaire en disque (Darier, 1914, obsolète)
→ dyskératose congénitale de Zinsser-Engman-Cole, dyskératose congénitale de Scoggins, dyskératose héréditaire bénigne intra-épithéliale, Bowen (carcinome de), fluoro-uracile, HPV, carcinome intra-épithélial de la vulve, poïkilocarynose, dyskératose
[J1]
Édit. 2017
Bowen (maladie de) multicentrique et pigmentée des organes génitaux l.f.
multicentric pigmented Bowens’s disease
Affection histologiquement très proche de la maladie de Bowen mais en différant par sa survenue chez des sujets jeunes et par son aspect clinique caractérisé par de multiples petites lésions pigmentées plus ou moins confluentes d’une ou des deux régions inguinales.
Pour certains auteurs, il s’agirait d’un hamartome épidermique d’apparition tardive plutôt que d’un carcinome in situ.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; K. M. Lloyd, médecin américain (1970)
→ Bowen (maladie de), hamartome épidermique
[J1]
Édit. 2017
bowénoïde adj.
bowenoid
Se dit des modifications intra-épithéliales observées dans la maladie de Bowen cutanée ou muqueuse.
Il s'agit d'un équivalent d'une néoplasie intra-épithéliale sévère ou carcinome in situ, qui associe une désorganisation architecturale, des atypies, une anisocytose, une anisocaryose, des monstruosités nucléaires, une augmentation du nombre des mitoses et une dyskératose. Dans la papulose bowénoïde, ces altérations correspondent à un état pseudonéoplasique.
→ carcinome bowénoïde, poïkilocarynose
Édit. 2017
brachycéphalie n.f.
brachycephalia
En anthropologie, type de crâne dont le diamètre bipariétal, important par rapport au diamètre antéropostérieur maximal, dépasse 80% de celui-ci.
La plupart des races européennes sont à prédominance légèrement brachycéphale. Quand la brachycéphalie est importante, elle peut être pathologique et liée à l'existence d'une craniosténose par craniosynostose de la suture coronale comme dans la maladie de Crouzon.
Étym. gr. brakhus : court ; kephalê : tête
Édit. 2017
brachydactylie n.f.
brachydactylia
Brièveté anormale d'un ou de plusieurs doigts ou orteils.
Elle peut constituer une malformation isolée, très souvent héréditaire et volontiers à transmission autosomique dominante, ou représenter l'un des éléments d'un ensemble malformatif, comme l'achondroplasie, ou encore une lésion secondaire à une maladie acquise, comme la polyarthrite chronique de l'enfant.
La classification de Bell distingue les brachydactylies de type A (A1, A2, A3 et A4), B, C, D et E selon que le raccourcissement porte sur les phalanges moyennes, terminales ou proximales, touche les doigts et orteils ou seulement certains d'entre eux, affecte les métacarpiens et éventuellement les métatarsiens, est associé ou non à des déformations des segments de doigt.
La brachysyndactylie associe une brachydactylie avec une symphalangie ou une syndactylie. La brachyclinodactylie associe une brachydactylie à une inclinaison latérale des doigts.
Julia Bell, généticienne britannique (1951)
Étym. gr. brakhus court ; daktulos doigt ; sun avec ; klinos incliné
[A4,O6,Q2,Q3 ]
Édit. 2017
brachyolmie n.f.
brachyolmia
1) Brièveté anormale du tronc responsable d’une petite taille.
2) Maladie osseuse constitutionnelle caractérisée par un tronc court et une atteinte très discrète des membres.
La diminution de croissance du tronc et du cou attire l’attention dans l’enfance. Sur les radiographies, les vertèbres ont d’abord un aspect ovoïde puis apparaissent fortement aplaties et élargies transversalement. Une scoliose est fréquente. Les membres sont un peu courts, l’atteinte épiphysaire est inconstante et le plus souvent localisée à la hanche. Une élimination urinaire de chondroïtine-6- sulfate peu sulfatée a été signalée dans certaines formes (Mourao et Toledo).
La transmission est autosomique récessive, parfois dominante.
P. Maroteaux, pédiatre français (1968)
Étym. gr. brachus : court ; holmos : tronc humain
→ dysplasie spondylo-épiphysaire tardive de Toledo, platyspondylie
Édit. 2017
brachyonychie n.f.
brachyonychia, short nail
Malformation de l'ongle qui est raccourci dans sa longueur, plus large que long, pouvant être associée à un raccourcissement de la phalange distale.
Elle peut être congénitale, comme dans le pouce en raquette, maladie héréditaire transmise sur le mode autosomique dominant (le cartilage de conjugaison de la phalange distale disparaît précocement), ou acquise (onychophagie, hyperparathyroïdie, arthropathie psoriasique).
Étym. gr. brachus : court ; onyx : ongle
Édit. 2017
bradykinésie n.f.
bradykinesia, bradycinesia
Lenteur des mouvements, observée surtout au cours de la confusion, d'états stuporeux (notamment mélancoliques, catatoniques et émotionnels) ou d'affections neurologiques (maladie de Parkinson, séquelles classiques de l'encéphalite épidémique, effets indésirables des neuroleptiques, avec parfois kinésies paradoxales).
Étym. gr. bradus : lent, kinêsis : mouvement
Syn. bradycinésie
→ akinésie, kinésie paradoxale
Édit. 2017
bradyphrénie n.f.
bradyphrenia
Ralentissement des processus de pensée décrit dans l’encéphalite léthargique.
Généralement, la bradyphrénie s'accompagne d'une réduction de l'attention, de l'intérêt et de l'initiative, alors que les fonctions intellectuelles sont grossièrement conservées.
Elle est difficile à mettre en évidence dans la maladie de Parkinson, ne serait-ce qu'en raison de la fréquence du ralentissement moteur et du retentissement dépressif. Une localisation frontale est discutée.
F. Naville, neurologue suisse (1922)
Étym. gr. brady : lent, phrénia : pensée
→ bradypsychie, maladie de Parkinson, encéphalite épidémique
Édit. 2017
bradypsychie n.f.
bradypsychia
Ralentissement du fonctionnement cognitif se manifestant par une baisse globale des fonctions intellectuelles lorsque la durée de réalisation est limitée, contrastant théoriquement avec des résultats corrects, ou notablement améliorés, lorsque la tâche est exécutée sans limitation de temps.
Par extension, tout ralentissement intellectuel, même lorsque la fluctuation des performances avec le temps apparaît moins claire.
En neurologie, elle s'observe lors de toutes les affections retentissant sur le niveau global d'activité corticale, particulièrement lors des atteintes des noyaux gris centraux (comme la maladie de Parkinson ou la chorée de Huntington), ou au décours de certaines encéphalites laissant des lésions corticales étendues mais partielles. Les séquelles d'intoxication oxycarbonée ou de traumatismes cranio-encéphaliques sévères peuvent comporter des manifestations de cet ordre, de même que la viscosité psychique des épileptiques.
En psychiatrie, elle se rencontre tout particulièrement dans les états dépressifs sévères, notamment mélancoliques, et les confusions mentales.
Elle est présente dans les hypothyroïdies sévères.
Étym. gr. bradus : lent ; psukhê : âme
Édit. 2017
bromocriptine n.f.
bromocriptine
Substance agoniste dopaminergique, dérivé semi-synthétique de l’ergot de seigle, utilisée pour pallier le déficit en peptide inhibiteur de la prolactine (Prolactin Inhibiting Factor, PIF) et corriger ainsi les hyperprolactinémies des hyperplasies fonctionnelles ou des micro-adénomes à prolactine de l'hypophyse antérieure.
Elle est aussi d'un usage courant pour inhiber la montée laiteuse après l'accouchement et arrêter la sécrétion lactée de l'allaitement
Elle est également utilisée en neurologie dans la maladie de Parkinson.
→ ergot de seigle, hormone prolactine, Prolactin Inhibiting Factor, adénome hypophysaire à prolactine, Parkinson (maladie de)
[G5, H1, O3, O4]
Édit. 2020
bronchoconstriction n.f.
bronchostenosis, bronchoconstriction
Rétrécissement du calibre bronchique par contraction des muscles lisses bronchiques empêchant un écoulement gazeux normal.
Ce rétrécissement peut être aigu lors de la crise d'asthme, ou permanent dans les bronchopneumopathies chroniques obstructives.
La bronchoconstriction peut être déclenchée par une cause physique (air froid).
On peut également réaliser des tests pharmacologiques visant à produire une bronchoconstriction avec l'acétylcholine ou le carbachol p. ex., lors de l'exploration d'une maladie asthmatique.
→ bronchospasme, bronchopneumopathie chronique obstructive
Édit. 2017
bronchopneumonie n.f.
bronchopneumonia, vesicular bronchiolitis
Maladie infectieuse, aigüe ou subaigüe, non suppurée, bactérienne (pneumocoque, Haemophilus influenzae, etc.) ou virale (virus grippaux, etc.), caractérisée anatomiquement par l'inflammation du parenchyme pulmonaire et des bronches.
Complication redoutable de la grippe, sa gravité et sa fréquence ont été fortement réduites par les antibiotiques. Dans les formes aigües, il s'agit de foyers disséminés ou de foyers pseudolobaires. Les antibiotiques permettent une évolution favorable et évite la chronicité de l'infection.
→ pneumocoque, Haemophilus influenzae
Édit. 2017