rupture spontanée de la poche des eaux 1.f.
spontaneous rupture of the bag of water
Rupture naturelle de la poche des eaux pendant le travail.
rupture spontanée de l'œsophage l.f.
spontaneous oesophageal rupture
Déchirure longitudinale non traumatique intéressant toute l'épaisseur d'une paroi œsophagienne aux tuniques en principe saines, survenant habituellement lors d'efforts de vomissements.
Observée surtout chez l'homme à l'âge moyen de la vie, elle siège dans la majorité des cas au tiers inférieur de l'œsophage. Très souvent il s'agit de malades atteints d'œsophagite. Trop souvent, le diagnostic est trop tardif au stade de pyothorax.
Pour faire le diagnostic dans les 12 premières heures, il faut penser à la rupture devant une douleur thoraco-abdominale intense, exagérée à la déglutition. Un rapide examen tomo
H. Boerhaave, médecin néerlandais (1724)
Syn. syndrome de Boerhaave
rupture spontanée des membranes 1.f.
spontaneous rupture of the membranes
Rupture spontanée des membranes de l'œuf avant le début du travail.
rupture tardive de la poche des eaux l.f.
late rupture of the bag of water
→ rupture tempestive de la poche des eaux
rupture tempestive de la poche des eaux l.f.
timely rupture of the bag of water
Rupture de la poche des eaux à dilatation complète.
rupture trachéobronchique l.f.
traumatic rupture of the tracheobronchial tree
Solution de continuité de l'arbre trachéo
La rupture peut être complète ou incomplète selon que toute l'épaisseur de la paroi est rompue ou non, totale ou partielle. Si la péribronche a résisté, le syndrome gazeux intramédiastinal ou intrapleural est modeste. Plus souvent, la péribronche est largement déchirée entraînant une rétraction des 2 fragments : le syndrome gazeux médiastinal ou intrapleural compressif est dramatique. Le mécanisme de la rupture transversale associe un phénomène de cisaillement et un écrasement thoracique des grosses voies aériennes en hyperpression par fermeture glottique. Les ruptures trachéobronchiques de la région carénaire sont dues à un écrasement entre le sternum enfoncé et le plan rigide de la 5e vertèbre thoracique.
Les ruptures trachéobronchiques représentent 1 à 2% des traumatismes graves du thorax. Elles s'observent surtout chez les sujets jeunes de moins de 35 ans. La détresse respiratoire avec anoxie, parfois asphyxie, est observée 8 fois sur 10. Asphyxie, hémoptysie, encombrement chez un sujet jeune, à la suite d'un traumatisme appuyé, évoquent la rupture trachéobronchique. Sur le cliché radiographique, on découvre un emphysème médiastinal monstrueux associé ou non à un épanchement pleural aérique compressif qui est à drainer d'urgence. Le diagnostic est fait par endoscopie pratiquée avec un bronchoscope rigide de préférence, en salle d'opération. Il permet le diagnostic, le désencombrement, la mise en place d'une sonde trachéale en aval de la rupture et le début de l'anesthésie et de l'intervention dans les situations dramatiques. Les lésions associées sont fréquentes, craniofaciales, rachidiennes et des membres, parfois abdominales.
La mortalité reste autour de 10% pour les blessés traités dans un service spécialisé.
Au décours de tout traumatisme thoracique grave accompagné d'un pneumothorax ou d'un pneumomédiastin même sans détresse respiratoire, le blessé doit avoir une bronchoscopie avant sa sortie de l'hôpital
Bien à part sont les accidents d'intubation représentant près de 15% des lésions traumatiques de la trachée. Ces lésions sont reconnues normalement de façon précoce et facilement réparées.
Les ruptures des voies aériennes au-delà des bronches lobaires sont considérées et traitées comme des ruptures parenchymateuses.
rupture traumatique de l'aorte et des gros vaisseaux l.f.
traumatic ruptured aorta and large vessels
Lésion partielle ou complète de la paroi de l'aorte et des gros vaisseaux lors d'un traumatisme.
Les ruptures brutales de toutes les couches de la paroi artérielle se produisant lors du choc offrent peu de possibilités de traitement, l'hémorragie est foudroyante et la mort s'en suit dans la minute. Le médecin appelé en urgence peut se trouver devant un mort : il doit éviter qu'on lui reproche de ne pas avoir sauvé la victime alors que souvent aucune lésion thoracique apparente n'est visible en cas de tachytraumatisme. Il faut qu'il puisse témoigner en cas d'enquête, et dire ce qu'il sait de l'accident.
Mais la section d'une grosse artère n'est pas toujours aussi brutale, seuls l'endothélium et la tunique musculeuse peuvent être rompus. Il se constitue alors un anévrisme, plus ou moins localisé au niveau de l'isthme aortique. Cet anévrisme peut rester muet pendant assez longtemps avant de se rompre, quelquefois plusieurs années après l'accident.
Un examen soigneux est donc nécessaire pour toute victime d'accident au cours duquel des accélérations importantes (> 5 G) ou une compression de la poitrine ont eu lieu, surtout si la victime se plaint d'une douleur pectorale dont il faut trouver la cause.
→ accélération, anévrisme, dissection aortique, tachytraumatisme
rupture traumatique de l'aorte thoracique et de ses branches l.f.
traumatic rupture of the thoracic aorta and its branches
Solution de continuité de la paroi de l'aorte thoracique et des gros troncs qui en sont issus, lors d’un traumatisme.
Elle survient au cours d'accidents comportant presque toujours une décélération brutale horizontale dans les accidents de la circulation et verticale dans les chutes de grande hauteur. Elle s'observe surtout chez le sujet jeune, lors des accidents de la circulation près de 8 fois sur 10 et d'accidents du travail près d'une fois sur cinq. La rupture siège 7 fois sur 10 au niveau de l'isthme aortique, zone fragile embryolo
Les atteintes du tronc artériel brachio
Les signes cliniques comportent 9 fois sur 10 des douleurs thoraciques, 7 fois sur 10 un état de choc. L'élargissement du médiastin, des anomalies du contour aortique, la présence d'un hémothorax, imposent la TDM avec injection ou l'aortographie, qui confirment le diagnostic.
Le traitement chirurgical repose soit sur une suture directe protégée, si elle est possible, soit en interposant une prothèse entre les berges de la déchirure ou peut-être mieux, la mise en place d'un stent par voie endovasculaire plus simple, plus rapide et avec une mortalité moindre.
La mortalité dans les formes qui peuvent être opérées par un chirurgien cardiaque est de l'ordre de 10% à 20%.
rupture traumatique de l'œsophage l.f.
traumatic œsophageal rupture
Solution de continuité de la paroi œsophagienne, soit secondaire à un traumatisme appuyé, soit due à un barotraumatisme par effet de souffle lors d'une explosion.
Au 1/3 inférieur de l'œsophage, la rupture est longitudinale comprenant musculeuse et muqueuse. Si la plèvre est déchirée, s'installe progressivement un pneumothorax très vite surinfecté. Si la plèvre n'est pas déchirée, apparaît un pneumomédiastin puis progres
Évoqueront la lésion, les douleurs à la déglutition, un emphysème cervical ou sus-claviculaire isolé, la découverte d'un pneumomédiastin. La tomodensitométrie est essentielle. Le diagnostic repose sur le transit aux hydrosolubles, à compléter avec précaution avec un peu de baryte si le diagnostic est très douteux. L'endoscopie œsophagienne est d'intérêt modeste. C'est un diagnostic difficile souvent tardif au stade de pyopneumothorax, nécessitant alors une exclusion œsophagienne.
rupture traumatique de l'urèthre l.f.
traumatic rupture of the urethra
Rupture complète ou incomplète, fermée, des parois du conduit uréthral, survenant au niveau de l'urèthre antérieur par choc direct périnéal, au niveau de l'urèthre postérieur lors des fractures de l'arc antérieur du bassin.
C'est une complication grave qui nécessite une réparation souvent chirurgicale en urgence différée. Le risque de rétrécissement uréthral post-traumatique est important. Les ruptures de l'urèthre postérieur menacent également la continence et la fonction érectile.
rupture traumatique des corps caverneux l.f.
traumatic rupture of corpora cavernosa
Rupture de l'albuginée des corps caverneux due à un traumatisme direct sur une verge en érection.
C'est habituellement un "accident du coït". Elle se traduit par un hématome extensif, est parfois associée à une rupture uréthrale, et requiert une réparation chirurgicale d'urgence.
temps de rupture lacrymal l.m.
break up time (BUT)
Temps que met le film lacrymal pour se rompre quand on empêche le clignement : il est normalement de 15 à 40 secondes et s'observe à la lampe à fente.
Il teste la stabilité du film lacrymal.Il est notamment modifié dans la kératite sèche.
tendon extenseur du doigt (rupture sous-cutanée du) l.f.
mallet finger
tympan (traumatisme, rupture du) l.m. ou l. f.