Brunet-Guedj (signe de) l.m.
ankle hyperdorsiflexion sign
Signe clinique de rupture complète du tendon calcanéen (d'Achille).
Chez un patient en procubitus dont les pieds dépassent du plan d'examen, le pied lésé perd son attitude physiologique en léger équin et pend verticalement. La sensibilité de ce signe est de 0,88 et sa spécificité de 0,86.
Cette appellation n'est utilisée que dans la littérature francophone.
Elizabeth Brunet-Guedj, médecin du sport français
→ tendon calcanéen, rupture du tendon calcanéen, Thompson (signe de)
[I2]
Édit. 2019
emphysème sous-cutané l.m.
subcutaneous emphysema
Gonflement produit par le passage d'air ou de gaz sous la peau, qui est tendue, crépitante à la palpation.
Selon la localisation, la cause et l'évolution sont très différentes.
- Dans l'emphysème du cou ou du thorax après un traumatisme (accident de la route, bien souvent, séquelle de chirurgie thoracique) l'air provient du tractus respiratoire, il sort d'une brèche trachéobronchique ou d'une plaie de la plèvre. L'emphysème sous-cutané est le témoin d'un emphysème médiastinal ou d'un pneumothorax sous pression. L'air fuse dans les tissus interstitiels lors des à-coups expiratoires de pression de la toux ou de la dyspnée. Chaque passage d'air augmente un peu plus la collection gazeuse. Si la brèche est petite l'évolution peut être simple. Sinon le traitement est chirurgical.
- La décompression rapide des plongeurs amène une production locale de petites bulles sous-cutanées prurigineuses, «les puces», signe d'alarme sur des lésions internes d'embolie gazeuse possible. La forme la plus grave de cette variété d'emphysème, l'ébullisme, appartient au domaine astronautique, dans ce cas l'emphysème est généralisé à tout l'organisme et au-dessus de toute ressource thérapeutique.
- Dans l'emphysème sous-cutané d'un membre avec le contexte d'un état infectieux, l'origine du gaz est locale et signe de gangrène gazeuse.
Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans
→ ébullisme, accident de plongée par décompression, gangrène gazeuse
[D1, J1, K1]
Édit. 2019
abaissement en adduction l.m.
depression in adduction, downshoot in adduction
Abaissement de l'œil non fixateur qui, dans le regard latéral, est en adduction : œil droit dans le regard latéral gauche, œil gauche dans le regard latéral droit ; il augmente (ou peut seulement apparaître) dans le regard oblique : regard en bas et à gauche pour l'abaissement de l'œil droit, regard en bas et à droite pour l'abaissement de l'œil gauche (déviation diagonale).
L'abaissement en adduction, comme l'élévation en adduction, est un signe clinique dont la recherche est fondamentale dans l'étude d'un trouble de la motilité oculaire, qu'il s'agisse d'une paralysie ou d'un strabisme concomitant. Dans le strabisme convergent, si l'angle est important, il peut être déjà évident avant mise en train du cover test, le nez faisant automatiquement écran quand l'œil fixateur est en abduction.
L'abaissement en adduction, beaucoup moins fréquent que l'élévation en adduction, est symptomatique d'une hyper-action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil; quand il est peu marqué, il est plus évident dans le regard oblique, c'est-à-dire quand on place l'œil concerné dans le champ d'action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil. Dans les cas typiques, il est associé à une hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé (antagoniste opposé du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil). Cette hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé doit être systématiquement recherchée ; s'il y a hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil droit, elle est recherchée dans le regard en haut et à gauche (champ d'action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil gauche), en maintenant l'œil droit fixateur. Dans le strabisme concomitant non opéré, l'abaissement en adduction est très souvent bilatéral symétrique ou asymétrique. Dans le strabisme opéré, il peut être consécutif à un affaiblissement d'un ou des deux muscles obliques inférieurs du bulbe de l’œil. Il peut être associé à une déviation verticale dissociée dont il faut éventuellement tenir compte quand on recherche l'hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil, son antagoniste opposé.
[P2]
Édit. 2020
abcès pulmonaire à anaérobies l.m.
anaerobic lung abscess
Suppuration circonscrite primitive du parenchyme pulmonaire habituellement liée à l'inhalation de germes anaérobies issus de la cavité buccale.
Les patients souffrant d'abcès à anaérobies sont généralement susceptibles d'inhaler les sécrétions oropharyngées et ont une parodontopathie ou une parodontose. La vomique est d'odeur fétide, ce qui signe cliniquement le caractère anaérobie des germes.
Un type particulier d'anaérobie oral, l'Actinomyces, entraîne un processus nécrosant chronique à tendance très extensive et conduit à un important délabrement.
Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner
→ actinomycose thoracique, abcès du poumon, vomique, Actinomyces
[D1, K1, K3]
Édit. 2020
absence n.f.
absence seizure
1) Au sens général, le fait pour une personne, un objet, un caractère... de manquer, de ne pas être présent.
Ex. absence d’un signe, d’un réflexe, d’un germe infectieux à l’examen microscopique....
2) En neurologie, crise épileptique caractérisée par une altération de la conscience, isolée (absence simple) ou associée à d'autres manifestations (absence complexe), toujours accompagnée sur l'EEG par une décharge bilatérale, plus ou moins symétrique et synchrone, d'éléments paroxystiques.
Selon l'expression clinique et EEG, elle peut être typique ou atypique.
Les absences typiques associent des caractères communs :
- une rupture du contact avec l'environnement, à début et fin brusques, de durée brève (en moyenne 10 secondes), souvent déclenchée par des facteurs variables selon les sujets (inactivité, émotion, attention, effort intellectuel, manque d'intérêt, etc.) ;
- des manifestations isolées ou associées, notamment sous forme de simples clignements des paupières, manifestations cloniques localisées ou plus étendues (absences myocloniques), manifestations atoniques (absence atonique), automatismes, troubles végétatifs le plus souvent discrets ;
- des anomalies EEG caractéristiques, avec décharges de pointes-ondes bilatérales, symétriques et synchrones de grande amplitude (150-1200 microvolts) à 3 c/s, quelquefois plus rapides (4 c/s), à début et fin brusques, souvent provoquées par l'hyperpnée, plus rarement par la stimulation lumineuse intermittente. Le rythme de fond est toujours normal.
Les absences typiques appartiennent exclusivement au cadre des épilepsies généralisées idiopathiques et peuvent s'observer dans différents syndromes : les épilepsies-absences de l'enfant, de l'adolescent, l'épilepsie myoclonique juvénile.
Les absences atypiques se caractérisent ainsi :
- altération de la conscience à début et fin progressifs, souvent prolongée (1 à 2 minutes) ;
- fréquence et sévérité des manifestations atoniques entraînant des chutes ;
- tracé EEG très altéré, les absences correspondant à une activité rapide (20 c/s), peu ample, soit à une décharge moins rapide mais plus ample, soit à une décharge de pointes-ondes lentes rythmiques.
Les absences atypiques se rencontrent dans les épilepsies généralisées secondaires (syndrome de Lennox-Gastaut et autres encéphalopathies épileptogènes).
Étym. lat : absentia : absence
→ épilepsie, Lennox-Gastaut (syndrome de), épilepsie myoclono-astatique
[H1]
Édit. 2016
accidents tardifs par ingestion de champignons l.m.
late accident by ingestion of mushrooms
Manifestations viscérales graves, surtout digestives, hépatiques et parfois rénales, en rapport avec l'absorption de certains champignons toxiques, survenant dans un délai supérieur à 6 heures (en moyenne 12 heures après l'ingestion).
On peut voir des atteintes rénales tardives (après 3 à 15 jours), isolées, parfois sans signe gastro-intestinal initial et dont le diagnostic difficile peut être suspecté lors de la survenue d'atteintes rénales (insuffisance rénale aiguë) d'allure «épidémique».
Rappelons aussi le syndrome vasculaire (ischémique et gangréneux) de l'ergotisme dû au champignon de l'ergot de seigle (claviceps).
Le traitement est symptomatique : rééquilibration hydroélectrolytique et physiologique visant à couper le cycle entérohépatique des toxines et à éviter les effets de leur fixation sur les membranes et parenchymes : désinfection intestinale, vitamine C, silymarine.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accidents précoces par ingestion de champignons, amanite vireuse, amanite phalloïde, phalloïdine, syndrome phalloïdien, amanitine
[D2,G4,N1]
Édit. 2016
acrosclérose n.f.
acrosclerosis
Etat pathologique défini par l'existence d'une sclérose des téguments des extrémités, surtout des mains, mais aussi parfois des pieds, du nez et des oreilles, commençant par une phase initiale œdémateuse au cours de laquelle la peau des doigts devient progressivement indurée, adhérente aux plans sous-jacents, tandis qu'à un stade plus évolué les doigts prennent un aspect effilé et sont parfois fixés en flexion.
Des micro-ulcérations peuvent ensuite apparaître. Au visage, l'acrosclérose peut atteindre le nez qui prend un aspect pincé ; les lèvres s’amincissent.
L’acrosclérose signe une maladie du collagène ou connectivite. Elle peut être isolée (sclérodermie cutanée) ou associée à des atteintes viscérales (sclérodermie systémique, CREST syndrome). Elle apparaît le plus souvent chez des femmes ayant un phénomène de Raynaud des mains.
Étym. gr. akros : extrémité ; sklêros : dur
→ sclérodactylie, syndrome CREST
[J1,N3]
Édit. 2017
actinomycose thoracique l.f.
thoracic actinomycosis
Infection pulmonaire subaigüe ou chronique, suppurée et nécrosante, souvent étendue à la plèvre, au médiastin et à la paroi thoracique, due à une bactérie filamenteuse appartenant à la classe des Actinomycètes, Actinomyces israelii principalement, souvent associée à une altération sévère de l'état général.
L'actinomycose thoracique est une affection peu fréquente, avec sa classique triade radiologique associant un épanchement pleural, une condensation pulmonaire et une ostéolyse costale. Elle n'est qu'une des formes cliniques au sein de l'ensemble des manifestations pathologiques déterminées par les actinomycètes. On distingue en effet les actinomycoses cutanées, sous-cutanées, osseuses et viscérales. La découverte de grains jaunes dans du pus signe le diagnostic. La chirurgie a pour but d'apporter un diagnostic histologique et bactériologique.
La pénicilline est le traitement de choix à la dose de 10 à 20 millions d'unités par 24 heures, par voie parentérale pendant 4 à 6 semaines, relayée par un traitement oral pendant 3 à 6 mois.
Étym. gr. aktis : rayon ; mukês : champignon
[D1, K1]
Édit. 2020
Albright (syndrome ou phénotype d') l.m.
Albright’s syndrom or phenotype
Habitus particulier constitué par une petite taille, une surcharge pondérale, une brachymétacarpie et brachymétatarsie, un élargissement de la dernière phalange du pouce (signe de Murder), parfois une retard mental, une complexion rousse…
Ce phénotype est observé dans la pseudohypoparathyroïdie de type 1 par résistance à l’hormone parathyroïdienne du fait d’une mutation du gène GNAS, s’accompagne alors d’hypocalcémie, d’hyperphosphorémie et d’accroissement du taux de PTH. Il survient aussi isolément, sans trouble du métabolisme phosphocalcique et caractérise alors la pseudo-pseudohypoparathyroïdie.
F. Albright, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine (1937)
Syn. syndrome de McCune-Albright-Sternberg, pseudoparathyroïdie
→ pseudohypoparathyroïdie, pseudo-pseudohyoparathyroïdie
[I2, O4, Q2]
Édit. 2020
albuminorachie n.f.
albuminorachia
1) Présence ou concentration de sérumalbumine dans le liquide céphalospinal.
2) Par extension, et incorrectement, présence ou concentration de protéines dans le liquide céphalospinal.
L'albuminorachie, normalement de 0,22 g/L chez l'adulte, s'élève dans de nombreuses affections du système nerveux central ; au delà de 0,3 g/L, elle est un signe de compression médullaire ou de méningite.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
Syn. incorrect de protéinorachie
[C1,H]
Édit. 2017
alcoolose n.f.
alcoholosis
Alcoolopathie survenant au début de l'âge adulte chez des sujets (femmes le plus souvent) à la personnalité névrotique ou psychotique (P. Fouquet).
La consommation préférentielle de boissons à fort degré alcoolique est typiquement clandestine et solitaire, par épisodes de quelques jours suivis d'une phase d'abstinence sans syndrome de sevrage, de quelques semaines, avec une conscience douloureuse des conséquences de son comportement par la personne, une lutte anxieuse et des sentiments de culpabilité. D'où une demande de soins relativement précoce. La survenue d'amnésies transitoires signe l'aggravation.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcoolite, double diagnostic (patients psychiatriques à), somalcoolose
[E1,G3,G4,H4]
Édit. 2017
aldolasémie n.f.
aldolasemia
Teneur du sang en aldolase, ou activité de l'aldolase dans le sérum.
Cette activité, au-delà de 50 nkat/L (3 UI/L), est un signe biologique de maladie hépatique, par augmentation de la fructose-1-phosphate-aldolase, ou musculaires, par augmentation de la fructose-1,6-diphosphate-aldolase.
[C1,C3,I4,L1]
Édit. 2017
alerte n.f.
alert, alarm
1) De façon générale, il s’agit d’un appel donné par différents moyens (cris, signe de détresse, fusées, messagers, téléphone, etc.) pour signaler un danger et demander éventuellement du secours.
2) En médecine, information reçue ou émise dont le contenu présente un caractère de gravité potentiel ou avéré tel qu’il nécessite la mise en œuvre en urgence, d’actions correctives ou préventives.
Le téléphone est le principal moyen pour la transmission de l'alerte en médecine. Il permet au médecin d'estimer l'urgence et de donner immédiatement des conseils très efficaces pour éviter des erreurs ou des abstentions, causes de complications. Le tri préalable des appels téléphoniques, institué par les Russes dès 1900, permet de gagner un temps précieux. Cela n'a malheureusement pas été retenu par une directive de l'Union Européenne qui a préféré l'appel unique, impliquant un organisme pour trier et un relai supplémentaire.
Étym. italien all'erta : à la hauteur, cri d'alarme des gardes pour monter au rempart.
→ appel unique dans l'Union Européenne, tri préalable des appels d'urgence, premiers secours
[G2]
Édit. 2017
alopécie syphilitique l.f.
syphilitic alopecia
Chute de cheveux pouvant accompagner les signes cutanéomuqueux et généraux de la période secondaire de la syphilis.
L’alopécie syphilitique est incomplète, non cicatricielle et réversible. Typiquement, elle est en petites plaques mal délimitées et prédominant aux tempes et en zone occipitale (alopécie en clairière), mais la chute peut être plus profuse et diffuse ; elle atteint parfois la barbe et les cils, ainsi que les sourcils où elle réalisait le classique « signe de l’omnibus ».
Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)
[J1,C1]
Édit. 2017
alpha-fœtoprotéine n.f.
alpha -fœtoprotein
Glycoprotéine plasmatique de masse moléculaire 70 kDa, de mobilité électrophorétique alpha1, dont la biosynthèse s'effectue chez l'embryon dans le sac vitellin, puis dans le foie au début de la période fœtale.
Elle ne s'effectue ensuite que lors de tumeurs qui comportent la dérépression de cette biosynthèse.
Cette protéine se trouve acylée par des acides gras. La désialylation de cette glycoprotéine par une sialidase permet sa fixation et son internalisation sur des récepteurs des galactoprotéines par la membrane des hépatocytes. Sa présence dans le sérum, allant jusqu'à des concentrations de 1 à 5 g/L, contribue au diagnostic des cancers du foie, mais on peut aussi en déceler au cours de certaines hépatites ou cirrhoses. Sa concentration dans le sérum sanguin est relativement élevée au cours de la grossesse, mais elle est un bon marqueur de cancers hépatiques et de certaines tumeurs malignes germinales testiculaires non séminomateuses et de malformations graves ; la persistance d'une teneur élevée après ablation d'une tumeur germinale de ce type est un signe évocateur de métastases.
Dans le liquide amniotique, elle sert de témoin, avec l’acétylcholinestérase, aux anomalies de la fermeture du tube neural du fœtus. Dans cette indication, on la dose aussi dans le sérum des femmes enceintes, surtout dans les pays à forte prévalence de spina bifida. Aujourd’hui, elle sert surtout pour le dépistage sérique de la trisomie 21, avec l’HCG bêta et l’œstriolémie. D’autres applications obstétricales anciennes, telle la souffrance fœtale chronique ou la mort in utero, sont aujourd’hui détrônées par la cardiotocographie et l'échographie. En gynécologie, elle sert de marqueur sérique pour les tumeurs germinales de l’ovaire.
→ dérépression, sialylation, sialidase, internalisation, cirrhose hépatique, hépatite, spina bifida, trisomie 21, bêta HCG, œstriol, cardiotocographie
[C1,C2,C3,F2,L1,O3,O6,Q2]
Édit. 2017
alpha-thalassémie n.f.
alpha-thalassemia
Hémoglobinopathie héréditaire caractérisée par un défaut de synthèse des chaînes alpha de globine.
Selon le nombre de gènes alpha atteints (HBA1, HBA2) (dans les formules reprises ci-dessous un gène alpha atteint est représenté par le signe - ) on distingue:
1) une forme cliniquement asymptomatique de génotype alpha alpha / - alpha (alpha - thalassémie 2 ou alpha + -thalassémie hétérozygote),
2) une forme correspondant à deux formules génomiques soit ( - alpha / - alpha) ou soit (alpha alpha / - - ) où seuls existent des signes biologiques, elle est appelée alpha + -thalassémie 1 (ou de façon plus précise alpha + -thalassémie homozygote lorsque les délétions sont en trans et alpha - thalassémie hétérozygote lorsqu’elles sont en cis),
3) l’hémoglobinose H ( - - / - alpha) qui conduit à une anémie hémolytique sévère, et
4) la forme où les quatre gènes sont non fonctionnels ( - - / - - ) aboutissant à la mort in utero dans un tableau d’hydrops fœtalis. ATR 16.
[F1,Q2]
Édit. 2018
amylose primitive systémique l.f.
primary amyloidosis
Forme particulière d'amylose systémique dans laquelle l'enquête à la recherche d'une maladie associée est négative.
Le précurseur de la substance amyloïde est constitué de chaînes légères d'immunoglobulines. Il existe fréquemment des anomalies immunologiques associées, notamment une immunoglobuline monoclonale sérique, mais sans signe patent de malignité. La survie est plus prolongée que dans l'amylose associée au myélome.
Étym. gr. amulon : amidon ; eidos : forme
→ amylose, amylose systémique, arthrite de l'amylose primitive
[C3,F3,N3]
Édit. 2017
anémie et troubles psychiques l.
anemia and mental disorders
Une des causes les plus fréquentes de troubles neuropsychiques, parfois seulement psychiques (Syndrome psycho-anémique, P.E. Weil) dans laquelle la part respective des carences nutritionnelles, contribuant à l'hématopoïèse, des causes psychiatriques possibles de ces carences, du rôle d'affections associées et de l'anémie proprement dite, reste discutée.
En dehors de l'asthénie physique, psychique et des états dépressifs qui dominent, on peut distinguer plus particulièrement les troubles suivants : irritabilité, impulsivité, perversions du goût et même conduites alimentaires anormales (pica à l'extrême) propres aux carences martiales ; états confusionnels, évolutions démentielles parfois réversibles propres aux carences en folates, souvent associés à une polyneuropathie sensitivomotrice, à une sclérose combinée de la moelle, à des "jambes sans repos" ou à un syndrome cérébelleux ; modifications de la personnalité et états délirants dans les carences en cobalamines, souvent en l'absence de tout signe d'anémie de Biermer. Surtout à défaut de signes neuro-anémiques évocateurs, la réalité d'un lien de ces troubles psychiques avec une carence en vitamine B 12 (cyanocobalamine) est discutée. Entrepris à temps, des traitements si possible étiologiques et au moins substitutifs peuvent être efficaces.
Étym. gr. an privatif, haimos sang
[F1,H3,H4]
Édit. 2017
angiome capillaroveineux l.m.
venous (arteriovenous) hemangioma
Angiome formé aux dépens du secteur post-capillaire des vaisseaux, consistant en une tuméfaction saillante, bleutée, parcourue de veinules.
Il siège fréquemment au visage et aux extrémités et existe souvent dès la naissance. L'augmentation de volume en position déclive ou à l'effort est un signe très suggestif du diagnostic. Il se compose d'agglomérats de vaisseaux dont la paroi, mince ou épaisse, est délimitée par une rangée de cellules endothéliales. La paroi des vaisseaux les plus épais est principalement constituée de tissu fibreux, mais contient également des cellules musculaires lisses. Pour certains, les vaisseaux à paroi épaisse seraient des artères, tandis que d'autres les interprètent comme des veines. Des thromboses peuvent s'observer. L'angiome s'accompagne fréquemment de phlébolithes et d'une hypertrophie des tissus adjacents. Il peut survenir isolément ou être associé à d'autres anomalies vasculaires telles que le syndrome de Klippel-Trénaunay.
L'évolution est lentement progressive. Le meilleur traitement consiste en une exérèse chirurgicale, précédée éventuellement d'une embolisation.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
Syn. angiome veineux
[K4]
Édit. 2017
ankylose crico-aryténoïdienne l.f.
crico arytenoïd fixation
Blocage de l’articulation entre le cricoïde et l’aryténoïde entraînant une immobilité de l’aryténoïde et de la corde vocale.
Ce blocage peut être uni- ou bilatéral. La dysphonie est majeure si la corde est placée en abduction. La dyspnée est le signe principal dans les formes bilatérales en adduction. Ces blocages sont liés à une fibrose de l’articulation crico-aryténoïdienne ; elles sont secondaires à un traumatisme interne (intubation prolongée) ou à un traumatisme externe. Parfois une infiltration néoplasique est en cause.
Étym. gr. agkulosis : courbure
→ immobilité laryngée, paralysie laryngée
[F2,P1]
Édit. 2017
annulation rétroactive l.f.
undoing (what has been done)
Procédé caractéristique de la névrose obsessionnelle, qui consiste à faire en sorte que des pensées, actes, paroles produits dans le passé ne soient pas advenus. Une nouvelle action, liée à une forme de "pensée magique", est effectuée sur un mode compulsionnel, pour annuler la première.
L'ensemble du processus traduit un conflit pulsionnel qui se ramène généralement à l'ambivalence amour/haine et sert les intérêts du moi en assurant le triomphe de la pulsion qu'il veut seule reconnaitre. À ce titre, l'annulation rétroactive fait partie des mécanismes de défense, mais elle signe également l'échec du refoulement puisque le désir considéré comme inacceptable motive et l'action et l'acte de son annulation.
[H3]
Édit. 2017
anti-HA n.m.
anti-hepatitis A virus antibody
Anticorps dirigé contre la capside du virus de l'hépatite A (VHA).
Sa détection dans le sérum signe une rencontre antérieure avec le VHA : de type IgM, il affirme le caractère récent de l'infection ; de type IgG, il en affirme le caractère ancien et l'immunité durable (anticorps neutralisant).
Sa purification à partir du sérum de sujets immunisés a permis la préparation d'immunoglobulines spécifiques, base de l'immunoprophylaxie passive antérieurement proposée aux sujets non immuns, exposés au VHA.
La diminution de sa prévalence dans les sociétés industrialisées explique la plus grande fréquence des hépatites cryptosymptomatiques (chez l'adulte) et le développement récent de vaccins efficaces contre le VHA.
anti-HBs n.m.
anti-HBs antibody
Anticorps dirigé contre un antigène de surface (ou enveloppe) du virus de l'hépatite B (VHB).
Leur apparition, dans les deux à six mois suivant une infection par le VHB, signe la guérison de l'infection (anticorps neutralisants).
Leur purification à partir du sérum de sujets immunisés par immunoglobulines spécifiques anti-HBs est la base de l'immunoprophylaxie passive proposée aux sujets non immuns exposés au VHB (couplée à la vaccination) et aux transplantés hépatiques pour infections virales B ou delta.
La vaccination, utilisant l'AgHBs plasmatique ou recombinant, induit l'apparition des anti-HBs, témoin d'une immunité efficace lorsque leur titre sérique est > 10 mU/mL.
La détection des seuls anti-HBs reflète une protection active par vaccination ou passive par immunoprophylaxie ; associés aux anticorps anti-HBc dirigés contre la capside virale, ils reflètent une immunité secondaire à une infection virale B, le plus souvent asymptomatique.
aprosexie n.f.
aprosexia
Insuffisance ou perte de la faculté volontaire d'attention.
Prise au sens large, elle se rencontre dans la fatigue et dans la majorité de la pathologie mentale, surtout les états confusionnels, les démences organiques et les états crépusculaires. On l'observe également, en particulier, dans les troubles de l'humeur (monoidéisme triste du mélancolique et, à l'inverse, dispersion du maniaque), certaines phases psychotiques (allure paradoxale dans les états schizophréniques), l'angoisse paroxystique, les formes psychasthéniques sévères et l'hystérie. L’aprosexie a été décrite initialement dans les confusions mentales de guerre (forme aprosexique)
Chez l'enfant, l'instabilité de l'attention est un signe essentiel de l'hyperactivité, ou hyperkinésie.
P. Chavigny, psychiatre militaire français (1915)
Étym. gr. aprosexia : inattention, négligence
aqueduc de Sylvius (syndrome de l') l.m.
cerebral aqueduct, aqueduct of Sylvius’ syndrome
Association d'un syndrome de Parinaud, d'une abolition des réflexes photomoteurs, d'un nystagmus retractorius et/ou d'une rétraction de la paupière supérieure (signe de Collier).
Elle est due principalement à un infarctus mésencéphalique autour de l'aqueduc de Sylvius ou à une neurofibromatose de von Recklinghausen (NF-1) avec hydrocéphalie triventriculaire par sténose périaqueducale. Dans ce dernier cas, la symptomatologie d'hypertension intracrânienne est rare, la tolérance clinique souvent bonne et le diagnostic assuré par le scanner et surtout l'IRM.
Syn. Syndrome péri-aqueducal, Syndrome de Koerber-Salus-Elschnig