pyorrhée alvéolodentaire l.f.
Infection suppurée chronique de la gencive, des ligaments alvéolodentaires et de l’os alvéolaire, à l’origine de lésions dentaires majeures.
S'orthographie aussi pyorée alvéolodentaire.
pyropoïkilocytose n.f.
pyropoikilocytosis
Maladie rare de la membrane des globules rouges, observée dans la race noire, de transmission héréditaire autosomique récessive, responsable d'une hémolyse chronique de sévérité variable.
Elle résulte de défauts de polymérisation des molécules de spectrine. La poïkilocytose, ou variabilité de la forme des hématies, y est accentuée ou déclenchée in vitro par la chaleur. La splénectomie est incomplètement efficace.
questionnaire de la douleur de Saint-Antoine (QDSA) l.m.
Traduction et adaptation en français du MacGill Pain questionnary (MPQ)
qui apporte les mêmes renseignements avec seulement 61 mots et permet essentiellement une évaluation qualitative de la douleur chronique, en particulier la douleur neuropathique.
Pour décrire la douleur, telle qu’elle est ressentie habituellement, le patient choisit dans chaque groupe de mots, celui qui est le plus exact et attribue une note de 0 à 4 selon l’intensité ressentie.
Critères sensoriels :
- A battements, pulsations, élancements, en éclairs, décharges électriques, coups de marteau ;
- B rayonnante, irradiante ;
- C piqûre, coupure, pénétrante, transperçante, coups de poignard ;
- D pincement, serrement, compression, écrasement, en étau, broiement ;
- E tiraillement, étirement, distension, déchirure, torsion, arrachement ;
- F chaleur, brûlure ;
- G froid, glace ;
- H picotements, fourmillements, démangeaisons ;
- I engourdissement, lourdeur, sourde.
- J fatigante, énervante, éreintante ;
- K nauséeuse, suffocante, syncopale ;
- L inquiétante, oppressante, angoissante ;
- M harcelante, obsédante, cruelle, torturante, suppliciante ;
- N gênante, désagréable, pénible, insupportable ;
- P déprimante, suicidaire.
(BOURREAU F, LUU M, DOUBRERE JF, GAY C. Elaboration d'un questionnaire d'auto-évaluation de la douleur par liste de qualificatifs : comparaison avec le Mac Gill pain questionnaire de Melzack. Thérapie, 1984, 39 : 119-129.)
F. Bourreau, médecin français (1984)
Quinton et Scribner (shunt de) l.m.
Quinton Scribner’s shunt
Canule en téflon silastic qui relie en permanence par voie extracutanée l'artère radiale à une veine superficielle de l'avant-bras.
Ce dispositif a permis le recours à l'hémodialyse itérative pour traiter les patients arrivés au stade d'insuffisance rénale chronique terminale. Durant les séances de dialyse, les deux branches du shunt sont connectées au dialyseur. Ce dispositif a été remplacé par la technique de la fistule artérioveineuse.
W. Quinton, technicien médical américain (1960), B. H. Scribner, médecin interniste américain (1960)
→ hémodialyse chronique de suppléance, fistule artério-veineuse pour hémodialyse
radiodermite aigüe l.f.
acute radiodermatitis
Ensemble de lésions cutanées ou muqueuses précoces provoquées par les radiations ionisantes.
Selon leur intensité, qui dépend de la dose délivrée, on décrit classiquement 3 stades de gravité : 1er stade, survenant au 9° jour avec érythème rose ou rouge sombre prurigineux transitoire; 2e stade, ou radiodermite exsudative, survenant vers le 12° jour, avec érythème œdémateux pouvant se recouvrir de vésicules et de bulles laissant place à des érosions douloureuses cicatrisant lentement, chute des poils, altérations des glandes sudorales et sébacées transitoires ou permanentes; 3e stade, ou radionécrose aiguë, dans les formes graves par surdosage accidentel, avec nécroses et ulcérations pouvant atteindre les tissus sous-cutanés, les cartilages ou les os et dont la cicatrisation est très longue voire impossible. L'évolution de la radiodermite aiguë peut se faire vers une radiodermite chronique.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. derma : peau ; itis : maladie inflammatoire
radiodermite chronique l.f.
chronic radiodermatitis
Ensemble de lésions cutanées ou muqueuses tardives provoquées par les radiations ionisantes, survenant en général un à deux ans après les irradiations et dont l'intensité dépend de la dose délivrée : plaque scléro-atrophique d'aspect bariolé associant sclérose dermique avec peau indurée, atrophie épidermique parfois cicatricielle, télangiectasies arborisées, taches hypo- et hyperpigmentées.
La radiodermite chronique se complique souvent d'ulcérations post-traumatiques douloureuses et chroniques, de kératoses pouvant évoluer vers des carcinomes spinocellulaires, plus fréquents lors des accidents professionnels. Exceptionnellement peuvent survenir des sarcomes. Les annexes cutanées, phanères, glandes sébacées et sudorales, sont souvent détruites, ce qui donne un aspect sec et glabre à la peau.
réaction à corps étranger l.f.
foreign body reaction
Réaction provoquée par l'introduction d'un corps étranger dans ou sous la peau et qui peut être banale et très transitoire, ou bien chronique, aboutissant alors le plus souvent à la constitution d'un granulome dit à corps étranger.
Syn. réaction xénique
→ granulome macrophagique, granulome lipophagique
récepteur sensible au calcium l.m.
calcium-sensing receptor (CaSR)
Récepteur couplé à une protéine G à 7 domaines transmembranaires, sensible à la concentration sérique de calcium ionisé, exprimé dans les parathyroïdes et le tube rénal.
La libération de l’hormone parathyroïdienne (PTH) à partir des glandes parathyroïdes est inhibée en réponse à une élévation du calcium ionisé circulant par activation du récepteur sensible au calcium (CaSR). Le mécanisme proposé est le suivant : le calcium ionisé se fixe sur la partie extracellulaire du récepteur entraînant un changement de sa configuration. Celui-ci active la voie de la phospholipase C via une protéine G, ce qui accroît la concentration d’inositol-triphospate et in fine la concentration de calcium dans le cytosol, inhibant ainsi l’exocytose de la PTH. Les mutations du gène de CaSR avec perte de fonction sont à l’origine de l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, maladie à transmission autosomique dominante, bénigne chez les porteurs hétérozygotes. Chez les homozygotes, la maladie appelée hyperparathyroïdie néonatale sévère peut être fatale en l’absence de traitement rapide. D’autres mutations plus rares entraînent un gain de fonction et sont à l’origine de l’hypocalcémie hypercalciurie familiale.
CaSR est aussi présent au pôle basolatéral des cellules de la branche large ascendante de l’anse de Henle. Son activation diminue la réabsorption tubulaire de calcium et augmente la calciurie. Des médicaments (cinacalcet, etelcalcetide) dits calcimimétiques qui activent CaSR et diminuent la libération de PTH peuvent être utilisés dans l’hyperparathyroïdie et l’insuffisance rénale chronique.
→ protéine G, hormone parathyroïdienne, phospholipase C, inositol-triphosphate, hypercalcémie hypocalciurique familiale, récepteur sensible au calcium, calcimimétique
[O4]
Édit. 2018
reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.
gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux
Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de « signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.
C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)
reflux vésico-urétérorénal l.m.
vesico-ureteral reflux
Trouble dynamique de la voie excrétrice urinaire supérieure se traduisant par le reflux de l'urine de la vessie vers l'uretère et le rein, en rapport avec un trouble fonctionnel ou organique, congénital ou acquis, de la jonction urétérovésicale.
Se produisant lorsque la pression intravésicale devient supérieure à celle de l'uretère terminal, sur une jonction urétérovésicale "incompétente", le reflux vésico-urétéral est dit actif s'il se produit lors de la miction, passif s'il existe dès la simple réplétion vésicale.
La conséquence physiopathologique principale de tout reflux est liée aux facteurs mécaniques d'hyperpression et à l'infection ajoutée, aboutissant à l'altération fonctionnelle rénale par pyélonéphrite chronique. L'importance et la chronologie des lésions rénales sont cependant différentes selon que le reflux est congénital ou acquis.
→ néphropathie du reflux, reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital
Refsum (maladie infantile de) l.f.
infantile Refsum's disease
Maladie infantile avec hypotonie, retard psychomoteur, dysmorphie faciale, hépatomégalie rétinite pigmentaire et surdité.
La maladie débute dès la naissance et se révèle dans la première année.
Il existe précocement un retard mental, une ostéoporose, une mauvaise croissance, une hépatomégalie avec ictère cholestatique chronique, un syndrome cérébelleux et une surdité.
Au niveau oculaire la rétinite pigmentaire est poivre et sel et fait penser à l'amaurose de Leber, il peut cependant exister une atrophie aréolaire maculaire ; l'atrophie optique est secondaire et apparaît vers 10 ans. La survie peut dépasser les 15 ans. Elle est à différencier de l'amaurose congénitale de Leber et du syndrome de Usher.
La maladie est une peroxysomopathie avec accumulation d'acide phytanique, d'acide pipécolique et une hypoalphalipoprotéinémie. Le taux d'acide phytanique dans le sang est moins important que dans la maladie de Refsum de l'adulte (1,5 à 4 mg/dL).
L’affection est autosomique récessive (MIM 266510). Un gène a été localisé en 10p dans une forme avec acidémie pipécolique (MIM 600964). Le dépistage prénatal est possible.
J-M. Scotto, médecin hépatologue français (1982)
Syn. maladie de surcharge infantile de l'acide phytanique
Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de) l.f.
hereditary hemorrhagic telangiectasia, Osler-Rendu-Weber disease
Maladie familiale caractérisée par la survenue dans l'enfance d'épistaxis à répétition et, chez l'adulte jeune, de bouquets de télangiectasies et de multiples formations angiectasiques saillantes, localisés principalement à la face, sur les muqueuses buccale et nasale, parfois aux extrémités, saignant facilement et qui peuvent évoluer vers la formation d'angiomes atteignant le volume d'un pois.
Les télangiectasies seraient le résultat d'un dysfonctionnement des shunts artério-veineux.
Les hémorragies peuvent conduire à une anémie grave. La maladie peut s'accompagner de lésions viscérales, telles des fistules artério-veineuses pulmonaires, une sclérose hépatosplénique, des télangiectasies et des anévrismes artériels du tube digestif.
S’y associent des malformations multiples, dont des fistules artério-veineuses pulmonaires, qui peuvent être la cause d'embolies septiques bactériennes ou mycosiques du cerveau, voire d'emboles cruoriques responsables d'accidents ischémiques cérébraux et même d'embolies gazeuses. Des angiomes du système nerveux central ont aussi été décrits.
En ophtalmologie : larmes de sang, angiomes conjonctivaux ayant l'aspect de pétéchies, et hémorragies striées ou en nappes avec angiomes et dilatations vasculaires au fond d'œil.
L'affection est chronique, mais les symptômes ont tendance à s'atténuer avec l'âge.
C’est une phacomatose mésodermique liée à une mutation du gène codant l’endogline sur le chromosome 9q3 (locus du gène (ORW, HHT) en 9q33-q34.1). Elle se transmet en dominance régulière. (MIM 187300).
M. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1896), W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l'Académie de médecine (1901)
Étym. gr. telos : fin ; aggeion : vaisseau
Syn. télangiectasie hémorragique héréditaire, télangiectasie hémorragique héréditaire de Rendu-Osler
→ fistule artérioveineuse pulmonaire, télangiectasie, angiome, shunt, phacomatose
[H1, J1, K1, L1, O1, P1, P2, Q3]
Édit. 2019
résection vaginale l.f.
resection of tunica vaginalis
Ablation chirurgicale du feuillet externe de la vaginale testiculaire, dans la cure d'une hydrocèle chronique.
résidu vésical postmictionnel l.m.
residual urine
Quantité d'urine qui demeure anormalement après la miction dans une vessie en rétention chronique incomplète.
Il se mesure aisément par échographie.
résistance vasculaire l.f.
vascular resistance
Force qui s’oppose à l’écoulement du flux sanguin dans les vaisseaux, qui est fonction du débit cardiaque ou vasculaire, et de la pression régnant dans le cœur ou le vaisseau considéré : elle s’exprime en unités Wiggers.
On distingue : la résistance vasculaire périphérique (normalement 1000 à 1500 unités Wiggers), et la résistance artérielle pulmonaire (normalement 350 unités Wiggers) dont l’élévation joue un rôle considérable dans le pronostic et les possibilités thérapeutiques de certaines cardiopathies avec hypertension pulmonaire.
On rapporte souvent le débit cardiaque à la surface corporelle : on parle alors d'index cardiaque (exprimé en litres par minute et par mètre carré) : valeur normale de l'ordre de 3 L/min/m2.
On mesure le débit cardiaque par différentes méthodes .La méthode de référence est basée sur le principe de Fick, mais elle nécessite la pose d'un cathéter au niveau du cœur pour prélever un échantillon de sang veineux mêlé. La technique utilisée en clinique, méthode de Stewart-Hamilton, dérivée de celle de Fick, est fondée sur l'injection intravasculaire d'un bol d'indicateur (colorant, isotope radioactif ou solution froide) ; elle est utilisée avec un cathétérisme cardiaque si l'on veut enregistrer le débit en continu.
Un bas débit se voit au cours de certains chocs hypovolémiques et lors de l'insuffisance cardiaque aigüe ou chronique.
L’unité Wood peut être utilisée pour la mesure de la résistance vasculaire, elle correspond à 80 unités Wiggers.
C. J. Wiggers, physiologiste américain (1915)
→ défaillance cardiaque, Fick (principe et équation de), index cardiaque, insuffisance cardiaque, pression, viscosité du sang, Stewart-Hamilton (méthode de), unité Wiggers, unité Wood
rétention azotée l.f.
nitrogen retention
Accumulation dans le plasma et les liquides de l'organisme de produits du catabolisme azoté, principalement l'urée, sous l'effet d'une insuffisance rénale aigüe ou chronique.
La toxicité de ces déchets et leur rôle dans le syndrome urémique est toujours débattue.
→ urémie, moyennes molécules et insuffisance rénale
rétention d'urine l.f.
urinary retention
Évacuation incomplète de l'urine vésicale.
Due à un obstacle sousvésical, organique ou fonctionnel, ou à un défaut de contraction du détrusor, la rétention peut être aigüe ou chronique, complète ou incomplète.
Se dit également parfois pour désigner une stagnation ou dilatation du haut appareil urinaire ("rétention haute").
→ obstruction urodynamique, résidu vésical postmictionnel, rétention aigüe, rétention chronique
rétinite pigmentaire-3 l.f.
retinitis pigmentosa-3
Rétinite pigmentaire avec rétrécissement du champ visuel, héméralopie et modifications rétiniennes dont des pigments de type ostéoblastiques (ressemblant par leur forme étoilée aux ostéoblastes), une atrophie optique et des artères rétrécies.
L'affection est sévère chez les garçons et conduit à la cécité complète. Les femmes présentent un reflet rétinien anormal du pôle postérieur doré ou d'aspect métallique. On oppose la rétinite pigmentaire-2 liée au sexe (RP2) qui est associée à une myopie sévère et survient précocement avec un âge moyen d'apparition de 3,5 ans à la rétinite pigmentaire-3 liée au sexe (RP3) qui apparaît plus tard avec ou sans une myopie moyenne et avec un âge moyen d'apparition de 10,6 ans. Le locus du gène pour cette forme (RP3) est en Xp11.4. Ce gène est proche de la maladie de Duchenne, de la granulomatose septique progressive chronique, et du syndrome de McLeod. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 312610).
Maria A. Musarella, ophtalmologiste américaine (1988) ; Josseline Kaplan, médecin généticienne française (1990)
→ Bridges et Good (syndrome de), Duchenne (maladie de, dystrophie musculaire progressive de, myopathie de), granulomatose septique progressive, héméralopie, rétinite pigmentaire-2, rétinite pigmentaire (classification de Fishman)
rétinochoroïdopathie de type birdshot l.f.
birdshot retinochoroïdopathy
Affection choriorétinienne inflammatoire acquise, chronique et bilatérale, évoluant par poussées et survenant sur un terrain génétique prédisposé.
Elle est caractérisée par de petites taches jaunâtres disséminées sur la rétine comme une volée de plombs de chasse (birdshot) et par la quasi-constance du groupe tissulaire HLAA29 (plus de 90% des cas). Elle survient entre 40 et 70 ans (âge moyen 50 ans). Son évolution est le plus souvent lente avec une baisse progressive de l’acuité visuelle. La principale complication de cette affection est la survenue d’un œdème maculaire cystoïde.
S. J. Ryan et A. E. Maumenee, ophtalmologistes américains (1980)
rétrécissement uréthral l.m.
urethral stenosis
Diminution de calibre de la lumière uréthrale due à une sclérose de la paroi du conduit et cause de dysurie et de rétention chronique incomplète.
L'étiologie peut être infectieuse, congénitale, traumatique, parasitaire ou iatrogène.
Les rétrécissements post-infectieux, souvent multiples, notamment blennorragiques, ont vu leur fréquence diminuer avec l'amélioration du traitement de l'infection initiale, cédant le pas aux rétrécissements post-traumatiques et iatrogènes. Leur traitement peut être long et difficile du fait de leur caractère récidivant, allant du simple calibrage uréthral par dilatation à la bougie ou au béniqué, à des uréthrotomies et à la chirurgie réparatrice par résection-suture ou l'une des multiples modalités d'uréthroplastie.
→ uréthroplastie, uréthrotomie
rhinite allergique l.f.
allergic rhinitis
Inflammation aigüe ou chronique de la muqueuse des fosses nasales d’origine allergique.
Elle peut être saisonnière (rhume des foins) ou perannuelle. Prurit nasal, éternuement, rhinorrhée et obstruction nasale en sont les principaux symptômes.
→ rhume des foins, coryza spasmodique, hyperréactivité nasale
rhinite hyperéosinophile non allergique l.f.
non allergic rhinitis eosinophilic syndrome (NARES)
Rhinite chronique non allergique caractérisée par une forte éosinophilie nasale et une hyperéosinophilie sanguine.
rhinite hypertrophique l.f.
hypertrophic rhinitis
Stade avancé de la rhinite chronique simple, marqué par une hypertrophie de la muqueuse des cornets, entraînant une obstruction nasale continue.
rhinite médicamenteuse l.f.
drug rhinitis
Rhinite chronique secondaire à l’usage excessif et prolongé de vaso-constricteurs locaux.
La composante obstructive est au premier plan des symptômes.
rhinite sénile l.f.
senile rhinitis
Rhinite chronique du vieillard caractérisée par une hydrorrhée paroxystique souvent déclenchée par les variations thermiques.