Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

837 résultats 

chromodomaine n.m.

Syn. domaine modifiant la chromatine

→ domaine modifiant la chromatine

[C3, Q1]

Édit. 2019

exportine n.f.

exportin

Caryophérine qui assure, au niveau d’un pore nucléaire, le passage, dans le cytoplasme, d’ARN, notamment messager, et de protéines pourvues d’une séquence d’exportation nucléaire.

→ ARN messager, importine, caryophérine

[C3]

Édit. 2019

polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas
l.m.

Syn. amyline, islet amyloid polypeptide

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

islet amyloid polypeptide    l.m.

Syn. amyline, polypeptide amyloïde des ilôts du pancréas

Sigle IAPP

→ amyline

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

hormones pancréatiques l.f.p.

pancreatic hromones

Produites par les cellules endocrines du pancréas et libérées dans la circulation sanguine, elles ont des effets multiples principalement dans la régulation glycémique et plus généralement le métabolisme intermédiaire, mais aussi la digestion, le contrôle de l’apport alimentaire.
Les principales hormones pancréatiques sont élaborées par les îlots de Langerhans, amas cellulaires de 0,1-0,3 mm de diamètre dont l’ensemble constitue environ 1% du poids de la glande pancréatique. L’insuline est produite par les cellules B (ou béta), les plus nombreuses, en situation centrale dans l’îlot ; l'insuline est constituée de 2 chaînes polypeptidiques réunies par 2 ponts dissulfures ; elle se libère de la pro-insuline par clivage d’un peptide de connexion (C-peptide) dont le taux est le reflet de sa production endogène ; l’insuline est aussi costockée et  cosécrétée avec un autre peptide, l’amyline qui n’est pas dénuée d’activité hormonale ; l’insuline se lie à des récepteurs spécifiques (GLUT) ce qui contribue à la pénétration intracellulaire du glucose et des aminoacides ; c’est physiologiquement la seule hormone hypoglycémiante, mais l’insuline réduit aussi l’amino-acidémie et les concentrations sanguines d’acides gras libres ; parallèlement, elle enrichit les contenus tissulaires en glycogène, protides et lipides, et  constitue de ce fait l’hormone anabolisante par excellence ; elle intervient enfin dans la pénétration cellulaire du potassium et du phosphore, et possède un léger effet rétentionniste en eau et en sel. Le glucagon est produit par les cellules A (ou alpha) plus présentes en périphérie de l’îlot ; le glucagon est constitué d’une seule chaîne polypeptidique ; ses formes circulantes révèlent une grande hétérogénéité ; le glucagon est  hyperglycémiant par stimulation de  la glycogénolyse et de la néoglycogénèse à partir des aminoacides, des lactates et du glycérol ; c’est aussi un lipolytique puissant.
La somatostatine est produite par les cellules D, les moins nombreuses qui contractent des connexions à la fois avec les cellules à insuline et celles à glucagon ; outre son action centrale sur l’inhibition de la production de GH, la somatostatine au niveau des îlots freine essentiellement les sécrétions d’insuline et de glucagon.
Enfin l’îlot est producteur de ghréline (cellules E ou epsilon) qui stimule l’appétit, et de polypeptide pancréatique (cellules F) qui n’a pas d’action physiologique connue.

Indépendamment des îlots, d’autres productions hormonales sont assurées par d’autres cellules neuroendocrines qui sont annexées aux canalicules du pancréas exocrine. Celles-ci libèrent différents peptides : gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP (calcitonin gene related peptide), neurotensine, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, cholécystokinine,  ACTH, GHRH, TRH et aussi PP.

→ pancréas, îlot de Langerhans, insuline, amyline, glucagon, somatostatine, ghréline, polypeptide pancréatique, gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP, substance P, VIP, bombésine, cholecystokinine, ACTH, GHRH, TRH

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

VEGF sigle angl. pour Vascular Endothelial Growth Factor

Glycoprotéine dont le rôle est notamment de déclencher la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogénèse) nécessaires à la naissance et à la croissance des tissus normaux et tumoraux.
Plusieurs molécules sont connues, de VEGF-A à VEGF-D, ainsi que le PIGF (placental growth factor) auxquelles s’ajoutent le VEGF-E codé par des virus et le VEGF-F découvert dans le venin de certains serpents.
L’action des VEGF nécessite leur fixation sur des récepteurs à activité tyrosine kinase : VEGF-R1, VEGF-R2 et VEGF-R3.
Le VEGF joue un rôle important dans la croissance des tumeurs, dans les rétinopathies diabétiques, dans certaines maladies inflammatoires...
Le traitement, notamment contre certains cancers, inclut des anticorps monoclonaux dirigés contre le VEGF (inhibiteurs du VEGF).

N. Ferrara, pharamacologue et W. J. Henzel, biochimiste américains (1989)

Sigle Sigle FCEV, angl. VEGF

→ facteur de croissance de l'endothélium vasculaire, VEGF-A, VEGF-B, VEGF-C, VEGF-D, PIGF, VEGF-R1, VEGF-R2, VEGF-R3, angiogenèse, néovaisseau,

[O6, C1, C3, F2, K4]

Édit. 2020

facteur induit par l'hypoxie l.m.

hypoxia inducible factor

Facteur de transcription qui régule l'apport et la consommation d'oxygène dans les cellules. 
Le facteur induit par l'hypoxie (hypoxia inducible factor, HIF) est constitué de deux sous unités appelées alpha et beta. Il existe deux sous types de sous-unités alpha appelées HIF 1 alpha et HIF 2 alpha et une sous unité bêta appelée HIF 1 bêta. En cas d'hypoxie, une sous-unité HIF alpha s'associe avec HIF 1 bêta. Le complexe formé est alors transloqué dans le noyau cellulaire et active une série de gènes dans le but de rétablir une normoxie. Ainsi, HIF stimule l'angiogénèse, la synthèse du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire (Vascular Eendothelial Growth Factor, VEGF), de l'érythropoïétine, l'activité mitochondriale, ainsi que la fréquence respiratoire. Lorsque la normoxie est rétablie, HIF est complexé par une protéine appelée VHL (ou protéine de Von Hippel-Lindau) puis le complexe est dégradé par le sytème ubiquitine-protéasome.

Sigle HIF

→ angiogenèse, facteur de transcription, facteur de croissance endothélial vasculaire, érythropoïétine, mitochondrie, protéine de Von Hippel-Lindau, ubiquitine, protéasome

[C1, C3, K4]

Édit. 2019

protéine de von Hippel-Lindau l.f.

von Hippel-Lindau protein

Protéine largement exprimée dans les tissus humains, existant sous deux formes, une forme longue de 30kDa (VHL30) et une forme courte de 19 kDA (VHL19), et possédant des propriétés anti-tumorales.
Le rôle le mieux connu de la protéine de von Hippel-Lindau est de se fixer sur le facteur inductible par l'hypoxie (Hypoxia Inducible Factor, HIF), ce qui entraîne sa dégradation par le système ubiquitine-protéasome. La néo-angiogenèse induite par HIF est ainsi inhibée, ce qui diminue l'apport d'oxygène aux tumeurs et inhibe leur croissance.

Eugen Von Hippel, ophtalmologiste allemand (1867-1939); Arvid Lindau, pathologiste suédois (1892-1958)

Sigle pVHL

→ facteur inductible par l'hypoxie, ubiquitine, protéasome, angiogenèse, von Hippel-Lindau (maladie de)

[C1, C3, F2]

Édit. 2019

prolyl-4-hydroxylase n.f.

prolyl-4-hydroxylase

Enzyme catalysant l'oxydation de la proline en 4-hydroxyproline dans la molécule de collagène et dans d'autres protéines possédant des domaines ressemblant au collagène ("collagen-like domains").
Parmi les substrats autres que le collagène de la prolyl-4-hydroxylase (P4H) figure le facteur inductible par l'hypoxie (Hypoxia Inducible Factor, HIF). Dans les conditions de normoxie, HIF est hydroxylé par P4H. La protéine VHL (protéine de von Hippel-Lindau) vient alors se fixer sur lui, ce qui entraine sa dégradation par le sysytème ubiquitine-protéasome. 

Sigle P4H

→ prolyl-hydroxylase, collagène, proline, hydroxyproline, facteur inductible par l'hypoxie, protéine de von Hippel-Lindau

[C1, C3]

Édit. 2019

PD-L2 sigle angl. pour  Programmed Death protein-Ligand 2

Syn. B7-DC

→ PD-L1, PD-L2

[C1, C3, F2, F3]

Édit. 2019

PD-L1 sigle angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1

Syn. B7-H1

→ PD-L1, PD-L2

[C1, C3, F2, F3]

Édit. 2019

B7-H1 l.m.

Syn. PD-L1

→ PD-L1, PD-L2

[C1, C3, F2, F3]

Édit. 2019

B7-DC   
l.m.

Syn. PD-L2

→ PD-L1, PD-L2

[C1, C3, F2, F3]

Édit. 2019

cellule mésenchymateuse souche l.f.

mesenchymal stem cell

→ cellule souche mésenchymateuse

[C3]

Édit. 2019

cellule mésenchymateuse l. f.

mesenchymal cell

→ cellule souche mésenchymateuse

[C3]

Édit. 2019

protéine SMN l.f.

SMN protein

La protéine SMN (Survival of Motor Neurons) est une protéine intra-cellulaire codée par le gène SMN1 (et, pour une faible proportion, par le gène SMN2), dont l'absence conduit à une dégénérescence des neurones moteurs.
Un déficit en protéine SMN est responsable de certaines formes d'amyotrophie spinale (spinal muscular atrophy) appelées 
amyotrophies spinales proximales liées à SMN1 : SMA de type I (maladie de 
Werdnig-Hoffmann), SMA de type II (intermédiaire), SMA juvénile de type III (maladie de Kugelberg-Welander) et SMA de type IV (forme adulte).

→ amyotrophie spinale proximale, SMN1 gene, SMN2 gene, Werdnig-Hoffmann (amyotrophie spinale de),  maladie de Kugelberg-Welander

[C1, C3, H1, I4]

Édit. 2019

autophagosome n.m.

autophagosome

Organite présent dans la plupart des cellules eucaryotes, entouré d'une double membrane, qui intervient dans la macroautophagie.
Au cours de la macroautophagie, la membrane externe de l'autophagosome fusionne avec celle du lysosome et la membrane interne est digérée par les hydrolases lysosomales en même temps que le matériel séquestré.

→ autophagie, lysosome, macroautophagie

[ C3]

Édit. 2019

caryophérine n.f.

karyopherin

Protéine qui assure le transport d'autres molécules  entre le cytoplasme et le noyau d'une cellule.
- Les caryophérines sont, selon le sens du transport, des exportines ou des importines.
- Lorsque le transport est achevé, les caryophérines retournent à vide par les pores nucléaires dans le noyau ou le cytoplasme afin d'assurer un nouveau transport.

→ exportine, importine.

[C3]

Édit. 2019

macroautophagie n.f.

macroautophagy

Autophagie dans laquelle un autophagosome séquestre des composants cytoplasmiques avant de fusionner avec le lysosome.
 La macroautophagie permet le renouvellement des constituants cellulaires, les composants cytoplasmiques détruits étant des protéines anormales ou des organites vieillissants. L'intensification de la macroautophagie peut conduir à la mort cellulaire.

→ autophagie, autophagosome, lysosome

[C3]

Édit. 2019

matricryptine n.f.

Précurseur de matrikine, inactive car enfouie au sein de protéines de la matrice extracellulaire et activée  seulement lorsque celles-ci sont dégradées.

→ matrikine

[C1, C3]

Édit. 2020

ATP7A

ATP7A

Enzyme de la famille des ATPases servant au transport du cuivre.
ATP7A est une enzyme transmembranaire exprimée dans tous les tissus de l'organisme, sauf le foie. Dans l'intestin, elle permet le passage du cuivre de la cellule intestinale vers le sang. Dans les autres tissus, elle permet l'apport de cuivre aux enzymes dont le fonctionnement dépend de cet ion minéral. Un déficit en ATP7A est responsable de la maladie de Menkes.

→ ATPase, maladie de Menkes

[C1, C3, Q2]

Édit. 2020

PD-L1, PD-L2 sigles angl. pour Programmed Death protein-Ligand 1, Programmed Death protein-Ligand 2

Protéines exprimées à la surface des cellules, en particulier cancéreuses, en réponse à des stimuli inflammatoires, qui se lient spécifiquement à PD-1, protéine membranaire des cellules T porteuses des antigènes CD4 et CD8.
PD-L1, encore appelée B7-H1, et  PD-L2, appelée aussi B7-DC, sont des protéines transmembranaires, ligands du récepteur PD-1 (« Programmed Death protein 1  ») exprimé à la surface des cellules T. PD-L1 est le composé majoritaire de ce système. Dans la situation normale, la liaison de PD-L1 sur PD-1 provoque l'apoptose des cellules T CD4+ et CD8+, ce qui induit une tolérance immunitaire. Ce système intervient par exemple dans la tolérance des femmes enceintes vis-à-vis de l’embryon et de celle des sujets transplantés vis-à-vis du greffon. Cependant, il joue aussi un rôle essentiel dans la capacité des tumeurs à résister au système immunitaire de l’hôte. En effet, PD-L1 et PD-L2 sont surexprimés par les cellules de certains cancers agressifs, notamment les mélanomes, et la liaison de PD-L1 ou PD-L2 portés par les cellules tumorales à leur récepteur PD-1 porté par les lymphocytes T induit une tolérance du système immunitaire vis à vis de la tumeur.  De très nombreux essais thérapeutiques contre divers cancers ont été conduits avec des anticorps monoclonaux dirigés spécifiquement contre PD-1 ou PD-L1 et certains d'entre eux ont déjà bénéficié d'une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis ou en Europe (par exemple le Nivolumab pour le traitement des mélanomes non resécables ou métastatiques et de certains cancers bronchiques non à petites cellules).

Syn. B7-H1 pour PD-L1, B7-DC pour PD-L2

→ cellules T, CD4, CD8, PD-1,tolérance immunologique, apoptose, anticorps monoclonal

[C1, C3, F2, F3, O3]

Édit. 2020

B7-H1
sigle

Syn. PD-L1

→ PD-L1, PD-L2

[C1, C3, F2, F3, O3]

Édit. 2020

B7-DC

Syn. PD-L2

→ PD-L1, PD-L2

[C1, C3, F2, F3, O3]

Édit. 2020

palmitoyléthanolamide n.m.

palmitoylethanolamide

Molécule constituée de la condensation d'un acide palmitique et d'une éthanolamine.
Le palmitoyléthanolamide  a été initialement isolé de la lécithine de soja. Il possède des propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, en particulier dans les douleurs chroniques d'origine neuropathique. Son effet est principalement dû à sa capacité de liaison au récepteur alpha activé par les proliférateurs de peroxysome (peroxisome proliferator-activated receptor alpha, PPAR alpha) dans le noyau des cellules.

Sigle PEA

Réf. Lo Verme, J.; Fu, J.; Astarita, G.; La Rana, G.; Russo, R.; Calignano, A.; Piomelli, D. (2005). "The nuclear receptor peroxisome proliferator-activated receptor-alpha mediates the anti-inflammatory actions of palmitoylethanolamide". Molecular Pharmacology. 67 (1): 15–19

→ acide palmitique, éthanolamine, récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes

[C1, C3, G5]

Édit. 2020

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