Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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segment basal postérieur du lobe inférieur du poumon l.m.

Territoire ventilé par la bronche segmentaire basale postérieure.
C'est le plus volumineux segment du lobe inférieur droit. À gauche, il est plus petit du fait du prolongement postérieur et inférieur du segment supérieur à ses dépens.
Il est situé à la partie postérieure du lobe inférieur, occupant la gouttière latérovertébrale. Il forme la majeure partie de la face médiastinale du lobe inférieur en arrière du ligament pulmonaire. Il est subdivisé en 2 sous-segments médial et latéral.
Anc. dénom. segment terminobasal, segment dorsobasal du lobe inférieur du poumon

Syn. segment postérobasal, segment basopostérieur

[posterior basal (bronchopulmonary) segment S X]

segmentectomie n.f.

segmentectomy

1) En pathologie pulmonaire, ablation d'un ou plusieurs segments d'un lobe pulmonaire après le repérage et la dissection de la ou des bronches qui les ventilent ainsi que de celle des vaisseaux artériels les perfusant et de la veine les drainant.
La limite des plans intersegmentaires est recherchée soit à partir des veines intersegmentaires, soit après section et suture de la bronche du territoire à enlever, sous ventilation avec une faible pression.
Ce type d'exérèse est à proposer pour des lésions bénignes ou infectieuses lorsque cela est possible ou pour de petites lésions malignes sans adénopathie tumorale, chez les insuffisants respiratoires.
Les plus courantes sont la résection apicopostérieure (apicodorsale) droite, la résection du lobe de Nelson à gauche comme à droite ; plus rare est la résection apicopostérieure gauche. La culminectomie, la lingulectomie, sont des exérèses polysegmentaires. Elles peuvent être considérées comme l'équivalent gauche d'une lobectomie supérieure ou moyenne droite.
Quant à la résection de la pyramide basale gauche ou droite, techniquement simple, elle est à déconseiller, sauf en cas d'hypoplasie de la pyramide basale avec hypertrophie compensatrice du segment supérieur. Le risque de mauvaise ventilation du petit segment supérieur restant expose à sa suppuration et à sa destruction fonctionnelle.
2) En pathologie digestive, exérèse de tout un segment hépatique.
Chacun des huit segments du foie peut être enlevé séparément. Cette intervention présente l'avantage par rapport aux hépatectomies droite ou gauche de n'enlever qu'une quantité modérée de parenchyme hépatique. Ceci est important chez les malades ayant une cirrhose chez qui l'ablation d'une quantité trop importante de parenchyme hépatique serait mal tolérée.

sélacien venimeux l.m.

venomous selacian

Poisson cartilagineux dont il existe un certain nombre d'espèces venimeuses.
- Raies à aiguillon : raie à longue queue (pastenague genre diasatis), aigle de mer (genre mylio batis) dont la piqûre provoque immédiatement une douleur intense amenant un état lipothymique, puis une inflammation secondaire surinfectée avec des adénopathies. Des troubles nerveux (paralysies, coma), une dépression respiratoire et des troubles de conduction cardiaque sont possibles. Les formes graves avec état de choc peuvent être mortelles. Le traitement symptomatique est généralement suffisant ; dans les cas graves il faut prescrire des antihistaminiques et des antibiotiques et faire une prévention antitétanique.
- Aiguillat ou chien de mer : petit requin dont la piqûre provoque une douleur immédiate, un œdème puis une inflammation, un état lipothymique, des troubles digestifs, des contractures et des convulsions (rares). Des cas mortels ont été signalés.
- Chimère, poisson éléphant ou poisson rat : l'espèce européenne, chimère monstrueuse, provoque des blessures extrêmement douloureuses.

Étym. gr. selachos : poisson cartilagineux, plus exactement phosphorescent

→ envenimation

séquestration pulmonaire l.f.

lung (pulmonary) sequestration

Malformation pulmonaire d'origine congénitale dont le territoire est exclu de l'arbre bronchique et souvent de la circulation pulmonaire, siégeant essentiellement dans le lobe inférieur.
Son irrigation vient neuf fois sur dix de l'aorte descendante ou d'une de ses branches sus-, ou plus fréquemment sousdiaphragmatique, qui chemine dans le ligament pulmonaire. Le sang repart vers les veines pulmonaires. Le diamètre de l'artère de la séquestration peut atteindre celui d'une artère fémorale.
On distingue les séquestrations intrapulmonaires, incorporées au lobe inférieur ou lui étant très adhérentes, et les séquestrations extralobaires libres, formant un petit bloc de tissu hépatisé rattaché à l'aorte par un pédicule.
Dans les deux cas, le traitement est chirurgical : les territoires pulmonaires séquestrés sont en effet non seulement inutiles à l’hématose, mais ils peuvent devenir le siège de processus pathologiques surtout infectieux qui en commandent l’exérèse chirurgicale.
 séquestration veineuse l.f
Accumulation d’une partie de la masse sanguine dans un territoire vasculaire la soustrayant à la circulation générale.
Se produisant au cours d’un séjour en apesanteur, l’atrophie musculaire et la baisse de la pression artérielle dans les parties inférieures du corps humain qui en résultent,  entraînent, au retour de l’espace, une séquestration veineuse dans les jambes se traduisant par une augmentation du volume des mollets.
 Étym.lat. sequestrare : séparer

Étym. lat. sequestrare : séparer

→ séquestre, séquestration

Sézary (cellule de) l.f.

Sézary’s cell

Il en existe deux types : la petite, encore appelée cellule de Lutzner, de 10 à 15 mμ de diamètre, non spécifique car présente, en petit nombre, dans des infiltrats non tumoraux, et la grande, plus évocatrice de lymphome. Elle est aussi présente dans le sang dans le syndrome de Sézary.

A. Sézary, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1938) et M. Lutzner, dermatologiste américain (1968)

Syn. cellule du mycosis fongoïde

→ Lutzner (cellule de)

[A2,H1]

signe du copeau l.m.

Signe typique du pityriasis versicolor consistant à détacher un petit lambeau épidermique avec une petite curette ou par frottements de la peau lésée avec un abaisse-langue.

Syn. signe du coup d’ongle

sillon du nerf petit pétreux l.m.

sulcus nervipetrosi minoris (TA)

groove of lesser petrosal nerve

Sillon qui prolonge en avant le hiatus du canal du nerf petit pétreux sur la face antérieure de la partie pétreuse de l’os temporal.

Silver-Russell (syndrome de) l.m.

Silver-Russell syndrome (SRS), Russell-Silver syndrome (RSS, USA)

Ensemble d’anomalies congénitales, faisant suite à un retard de croissance intra-utérin, comportant une petite taille, une asymétrie corporelle dans 60 à 80% des cas, une hypotrophie à la naissance, des dysmorphies  cranio-faciales correspondant à la réunion des syndromes de Silver et de Russell (nanisme de Russell).
Le visage a un aspect triangulaire, le menton est petit, les fontanelles ont une fermeture tardive, les oreilles une implantation basse et les anomalies oculaires sont fréquentes ; on note une clinodactylie du cinquième doigt, une puberté précoce, une hypoglycémie et une augmentation des gonadotrophines urinaires. D’autres atteintes viscérales sont inconstantes : cardiaques (communication interauriculaire), génitales (hypospadias, cryptorchidie), digestives (constipation, reflux gastro-oesophagien). Le développement mental est habituellement normal. Il existe une grande variété symptomatique témoignant de l’hétérogénicité. Le traitement par l’hormone de croissance est souvent prescrit.
Le plus souvent les cas sont sporadiques par mutation de novo. La génétique, complexe, a été clarifiée (Y. Le Bouc, 2005) : dans 7 à 10 % des cas il s’agit d’une disomie uniparentale maternelle (l’allèle maternel est exprimé 2 fois) avec perte de l’allèle paternel sur le chromosome 7, deux régions étant impliquées en 7p11 ;2p13 et 7q31-qter. Dans près de 50 % des cas il s’agit d’une anomalie épigénétique dans la région 11p15.5 par hypométhylation de l’ADN des gènes H19 et IGF2 très voisins, responsable d’une perte d’empreinte du gène H19 et de perte d’expression du facteur de croissance fœtal « insulin-like growth factor-2 » normalement exprimé à partir de l’allèle paternel (à noter que le syndrome de Wiedemann-Beckwith est lié à une disomie uniparentale paternelle sur le même locus 11p15.5). D’autres anomalies génétiques sont plus rares : délétion en 15q26.3 incluant le gène IGFr, translocation sur le chromosome 19, délétion  distale en 22q11.2. L’hérédité peut être dominante ou récessive. L’asymétrie corporelle peut être détectée par échographie prénatale.

H. K. Silver, pédiatre américain (1953) ;  A. Russell, pédiatre britannique (1954)

Syn. syndrome de Russell-Silver (USA), nanisme de Silver-Russell

→ Russell (syndrome de), Silver (syndromes de), Wiedemann et Beckwith (syndrome de), Silver-Russell (syndrome de)

sinus d'Arlt l.m.

Petit diverticule de la paroi antérieure du sac lacrymal, immédiatement au-dessus de l’orifice supérieur du canal naso-lacrymal.
Il est dû à la saillie, dans la cavité du sac, d’un bourrelet périostique saillant au niveau de cet orifice.

F. von Arlt, ophtalmologiste autrichien (1812-1887)

Syn. récessus d’Arlt

SNRPN gene sigle angl. pour small nuclear ribonucleoprotein polypeptide N

Gène situé sur le locus chromosomique 15q11.2 provenant de l’allèle paternel codant pour un composant du petit complexe du noyau ribonucléique qui fonctionne dans le processus du processus pré-mRNA et peut participer à un alternatif épissage
Les mutations de ce gène sont associées au syndrome d’Angelman et à celui de Prader-Willi.

Syn. HCERN3, PWCR, RT-LI, SM-D, sm-N, SMN, SNRNP-N, SNURF-SNRPN

→ Prader-Willi (syndrome de), autisme, Angelman (syndrome d')

[Q2,H1]

Édit. 2017/2

sonde n.f.

probe (chirurgie, génétique), catheter (radiologie), tube (réanimation)

1) En chirurgie, tige rigide ou flexible, pleine ou présentant un canal central, servant à explorer les canaux naturels ou les plaies ou à évacuer les liquides (sondes creuses).
2) En réanimation, tube flexible servant à aspirer les sécrétions trachéales ou à isoler les voies aériennes (sonde trachéale à ballonnet) pour permettre la ventilation artificielle.
3) En radiologie interventionnelle, petit dispositif permettant d'explorer les veines et les artères, voire de les dilater.
4) En génétique, séquence unicaténaire d'ADN rendue radioactive, qui permet de repérer par autoradiographie, même parmi un nombre élevé de fragments d'ADN, celui qui porte la séquence complémentaire.

Étym. angl. sund : qui porte l'idée de sonder la profondeur de l'eau (terme de marine)

sonde de Murphy l.f.

Murphy's tube

Sonde d'intubation trachéale comportant un petit orifice latéral (oeil de Murphy) en plus de l'orifice principal.

F. J. Murphy, médecin anesthésiste américain (1941)

→ œil de Murphy

Sotos-like (syndrome) l.m.

Sotos-like syndrome

Association d'hépatomégalie, splénomégalie, gros poids de naissance, grande taille proportionnée, anomalies craniofaciale (retard de fermeture de la fontanelle, bosse frontale, télécanthus, nystagmus, paralysies oculomotrices, nez petit ou en trompette, face allongée fine, hypoplasie maxillaire, palais ogival, anomalies du développement dentaire).
On note aussi un thorax en carène, hypotonie musculaire, retard mental. L’affection est liée à une dérégulation des gènes  dans la région 11p15 (comme dans le syndrome de Wiedemann-Beckwith).

J. F. Sotos, pédiatre américain (1964) ; H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964) ; J. B. Beckwith, anatomopathologiste américain (1963)

→ Sotos (syndrome de), gigantisme cérébral, Wiedemann-Beckwith (syndrome de)

spécificité d'hôte l.f.

host specificity

Terme caractérisant la capacité d’un agent infectieux de ne se développer que chez une seule espèce d’hôte(s) (ou dans un petit nombre d’espèces taxinomiquement proches), ou la capacité d’un arthropode hématophage de n’effectuer ses repas de sang que sur une espèce donnée de vertébré.
Selon le spectre d’hôtes d’un micro-organisme, sa spécificité peut donc être plus ou moins étroite. Elle est parfois très stricte (cas du Pou humain) ou, au contraire, très large lorsque de nombreux hôtes peuvent être infectés (cas du toxoplasme). Dans le cas des parasites, elle peut être stricte en ce qui concerne les hôtes intermédiaires et lâche pour les hôtes définitifs, ou inversement. La spécificité d’hôtes traduit l’existence de barrières d’espèce.

Étym. lat : species : espèce

→ spécifique, barrière d'espèce, spectre d'hôtes

spermatocyte n.m.

spermatocyte

Cellule germinale née de la division à multiples reprises de spermatogonies.
Les spermatocytes vont se diviser par méiose pour donner naissance aux spermatides. La mitose réductionnelle dure environ 3 semaines. La mitose équationnelle est beaucoup plus courte. Le spermatocyte de 1er ordre possède un cytoplasme abondant et un noyau volumineux dont la chromatine est disposée en amas ou en filaments. Le spermatocyte de 2ème ordre est plus petit et rarement visible.

Étym. terme forgé au XIXème siècle pour remplacer l’expression « animal spermatique » : gr. sperma : semence

→ spermatogénèse

sphérocytose héréditaire l.f.

hereditary spherocytosis

Forme la plus fréquente d’anémie hémolytique congénitale avec ictère néonatal précoce, due à une séquestration pathologique dans la rate des hématies dont la forme est sphérique et le volume augmenté à cause d’une perméabilité anormale au sel et à l’eau.
Sa prévalence varie de 1/2000 à 1/5000 naissances en fonction des populations. Les deux sexes sont également affectés. La transmission est de type
Le défaut essentiel réside dans la forme anormale des hématies, qui sont des micro
L'
Le nombre de hématies est à peine réduit, sauf en période de poussée. Les constantes hématologiques indiquent que l'anémie est
La microsphérocytose est l’élément principal de l’examen cytologique : beaucoup d’hématies (mais non toutes) ont un diamètre globulaire très petit (6,0 - 7,2 microns au lieu de 7,5) et sont intensément colorées, sans présenter l'éclaircissement central habituel (à cause de la perte de la forme biconcave). Comme les
La
La sphérocytose héréditaire est en général une maladie bénigne compatible avec une espérance de vie à peu près normale. Des complications peuvent survenir : crises d’hyperhémolyse, blocage médullaire suite à une infection à parvovirus, lithiase biliaire par calcul pigmentaire.
Le terme "sphérocytose héréditaire" recouvre en fait des maladies différentes sur les plans clinique, génétique et moléculaire. Le phénotype clinique est variable depuis les formes d’hémolyse gravissime du nouveau-né jusqu’aux formes inapparentes. Les deux tiers des sphérocytoses héréditaires ont une transmission héréditaire dominante; les sujets malades sont hétérozygotes pour la maladie: l’état homozygote serait incompatible avec la survie fœtale. Un tiers des cas répondent à une hérédité récessive. Les supports moléculaires de la maladie se situent sur différentes protéines de la membrane des globules rouges: chaînes alpha et bêta de la spectrine, ankyrine, canal des anions (bande 3), protéine 4.2. Les caractéristiques communes aux différentes formes de sphérocytoses sont: la présence de sphérocytes dans le sang, une sensibilité accrue à l’hémolyse hypotonique, un piégeage splénique préférentiel des hématies marquées par un radio-isotope, l’efficacité de la splénectomie.
Syn. maladie de Minkowski-Chauffard, microsphérocytose

O. Minkowski, médecin interniste et physiologiste allemand (1900); A. Chauffard, médecin interniste français, membre de l’Académie de Médecine (1908)

sphygmographie n.f.

sphygmography

Enregistrement graphique du pouls d’une artère par inscription sur une bande de papier des pulsations artérielles amplifiées par le grand bras d’un levier, dont le petit bras est solidaire de la paroi artérielle.
L'appareil enregistreur est  un sphygmographe et, le tracé, un sphygmogramme.

spinofixation l.f.

spinous fixation

Fixation chirurgicale du dôme vaginal au petit ligament sacrosciatique, d’un ou des deux côtés, pour traiter les prolapsus récidivés après hystérectomie.

K. Richter, gynécologue allemand (1981)

Syn. opération de Richter

stature n.f.

stature

Taille d'une personne, généralement appréciée par sa hauteur et sa vigueur apparente.
On ne parlera pas de stature pour un individu petit et malingre.

sténose de la carotide interne l.f.

internal carotid artery stenosis and thrombosis

Affections se manifestant fréquemment par un accident vasculaire cérébral polymorphe ou découvertes lors de l'auscultation systématique des vaisseaux cervicaux.
Il peut s'agir d'accidents ischémiques transitoires par migration d'un thrombus mural à partir d'une plaque pariétale d'athérome presque toujours située près de la naissance de la carotide interne.
Ainsi sont observés : des signes neurologiques de quelques minutes en foyer par occlusion d'une petite branche de l'artère sylvienne, régressifs avec la lyse rapide du petit embole; une suspension également très brève du langage ; un déficit moteur et/ou sensitif d'un membre supérieur, voire un engourdissement localisé ; une amaurose monoculaire transitoire mais souvent récidivante par embole de l'artère ophtalmique.
L'évolution de ces troubles est en fait variable : répétition tout en restant transitoires ; prélude à un accident plus grave comme une embolie sylvienne avec infarctus parenchymateux ; précession d'une thrombose carotidienne de traduction polymorphe, soit latente, soit entraînant un ramollissement sylvien ou des paliers hémiplégiques successifs en quelques heures ou quelques jours, et pouvant simuler une tumeur.
Le degré de sténose semble le mieux apprécié actuellement par l'association de l'écho-Doppler (ED) à l'angiographie par résonance magnétique, avec recours à l'artériographie en cas de discordance des deux investigations. L'endartériectomie chirurgicale paraît le traitement de référence des sténoses carotidiennes serrées symptomatiques (supérieures à 70%). Sinon, sous réserve d'une surveillance correcte des accidents transitoires pendant plusieurs mois, un traitement médical des facteurs de risque et un anticoagulant ou un anti-agrégant adapté peuvent être appliqués.

stérilisation tubaire percœlioscopique l.f.

coelioscopic, laparoscopic tubal sterilisation

Suppression irréversible de la fertilité par intervention chirurgicale sur les trompes par voie cœlioscopique.
Elle consiste en une salpingectomie bilatérale, une fimbriectomie, une destruction par électrocoagulation à la pince monopolaire d’un large segment de l’isthme et de l’ampoule, ou en la pose d’un anneau en silastique de Yoon qui enserre et provoque la nécrose d’une anse isthmo-ampullaire. Actuellement, elle se limite presque toujours à l’obstruction d’un petit segment de l’isthme par une agrafe, p. ex. le clip de Hulka.

I. B. Yoon, gynécologue américain (1974) ; J. F. Hulka, gynécologue américain (1973)

→ fimbriectomie, Yoon (anneau de), Hulka-Clemens (clip de)

stimulateur de nerf l.m.

nerve stimulator

Petit boîtier électronique délivrant des impulsions de courte durée (0,2 ms) et d'intensité limitée (60 mA au max) destiné à exciter un nerf à travers la peau pour provoquer la contraction du muscle correspondant.
Ce dispositif est utilisé pour le contrôle de la curarisation en anesthésiologie. On emploie une impulsion unique, 2 ou 4 impulsions en 2 s ou une série tétanisante appliquée pendant 5 s. L'importance de la réponse est évaluée soit par estimation visuelle ou tactile (petits appareils «de poche») soit par un capteur placé sur le muscle : il mesure l'effet et peut même enregistrer le myogramme dans les dispositifs les plus perfectionnés.
La stimulation tétanisante, douloureuse, n'est appliquée, si besoin, que sous anesthésie. On emploie soit de petites électrodes, soit des électrodes jetables d'électrocardiographie, l'électrode excitatrice étant placée sur le trajet du nerf.
L'utilisation la plus intéressante est le train de 4 impulsions en 2 secondes qui permet de comparer la réponse initiale, servant de témoin, à la quatrième. En cas de curarisation cette dernière est diminuée par l'effet d'épuisement produit par un curare non dépolarisant.
Une autre utilisation (à faible intensité < 0,5 mA) est la recherche des nerfs pour mettre en route une anesthésie locorégionale (plexus brachial, nerf sciatique).
 

→ train de quatre

STK9 gene sigle angl. pour “serine/threonine kinase 9”

Gène situé sur le locus chromosomique Xp22.13 du petit bras de l’X ; il fournit des instructions pour fabriquer une protéine qui est essentielle pour le développement et la fonction normal du cerveau, The CDKL5 protein acts as a kinase, which is an enzyme that changes the activity of other proteins by adding a cluster of oxygen and phosphorus atoms (a phosphate group) at specific positions.la protéine CDKL5 agissant comme une kinase qui modifie l'activité d'autres protéines en ajoutant un groupe d'atomes d'oxygène et de phosphore (un groupe phosphate) à des positions spécifiques. One of the proteins targeted by the CDKL5 protein is MeCP2, which is produced from the MECP2 gene.
L'une des protéines ciblées par la protéine CDKL5 est le MeCP2 qui est produit à partir du gène MeCP2.The MeCP2 protein plays important roles in the function of nerve cells (neurons) and other brain cells and in the maintenance of connections (synapses) between neurons. La protéine MeCP2 joue un rôle important dans la fonction des cellules nerveuses (neurones) et d'autres cellules du cerveau et dans le maintien des connexions (synapses) entre les neurones. Des mutations de ces deux gènes entraînant un phénotype très semblable, il a été suggéré que les deux protéines pourraient participer à une voie commune de signalisation affectant la plasticité synaptique.

Syn. CDKL5 gène, CDKL5 Human, CFAP247, cyclin dependent kinase-like 5, serine/threonine kinase 9

→ syndrome des spasmes en flexion, syndrome de Rett

[H1,H3,O1,Q1,Q2]

Édit. 2017/2

strongyloïdose n.f.

strongyloidosis, anguilluliasis

Parasitose parfois asymptomatique due à un petit nématode duodénal du genre Strongyloïdes.
Les principales manifestations sont des douleurs abdominales, un trouble du transit, un prurit, une hyperéosinophilie. À la faveur d’une immunodépression, une migration des larves est possible vers le cerveau.
La maladie est répandue dans la plupart des régions intertropicales.

Étym. gr. strongulos : rond ; eidos : semblable à

Syn. anguillulose

→ anguillulose, Strongyloïdes stercoralis, Strongyloïdes fulleborni

suc gastrique l.m.

gastric juice

Liquide sécrété par les glandes en tubes de l'épithélium gastrique, agent essentiel de la digestion.
Chez l'Animal, la méthode de choix pour le recueillir à l'état pur est le petit estomac de Pavlov. Chez l'Homme, on le recueille par tubage après administration d'un repas d'épreuve ou après injection d'histamine, qui stimulent sa sécrétion. Ses principales caractéristiques sont : liquide clair, inodore, légèrement visqueux, franchement acide. L'acidité libre (acide chlorhydrique) à jeun est normalement comprise entre 0 et 1 g/L ; l'acidité totale (acide chlorhydrique lié aux protéines, phosphates et carbonates, plus l'acidité libre) ne dépasse pas 1,8 g/L. Le suc gastrique contient aussi des enzymes, la pepsine notamment, et une mucine, sécrétée par de très nombreuses cellules de la paroi gastrique, dont le rôle physiologique est de protéger la muqueuse contre l'autodigestion et de constituer un gradient pour la neutralisation de l'acide chlorhydrique au contact de la muqueuse. Accessoirement, le suc gastrique contient de l'histidine, une cathepsine, le labferment (ou chymosine), pouvant coaguler le lait, et une lipase gastrique de faible activité. On estime à 1 500 mL la quantité moyenne de suc gastrique sécrétée en 24 heures par un homme normalement alimenté ; elle peut varier entre 1 et 2,5 litres.

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