Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fréquence de répétition des impulsions (en échographie) l.f.

Pulse repetition frequency (in ultrasonography)

Syn. fréquence de récurrence

PRF

[B1, B2, B3]

Édit. 2019

fréquence de résonance l.f.

resonance frequency


Syn fréquence de Larmor, fréquence de précession

J. Larmor, Sir, physicien, mathématicien et homme politique irlandais (1857-1942)

Larmor (fréquence de)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

fréquence doppler l.f.

doppler frequency

En échographie doppler, différence entre la fréquence des ultrasons émis et la fréquence des échos recueillis par la sonde ; cette fréquence est audible et permet de calculer la vitesse circulatoire dans un vaisseau.
La fréquence doppler est déterminée par la relation FD = 2 Fo.V.cos têta/C où FD = fréquence doppler; Fo = fréquence d'émission; V= vitesse circulatoire; têta = angle entre l'axe du vaisseau et l'axe du tir doppler ; C= vitesse de propagation des ultrasons dans le corps humain (1540 m/s).

analyse spectrale

[B1, B2]

Édit. 2019

fréquence gamétique l.f.

gametic frequency

fréquence allélique

[Q1]

Édit. 2019

fréquence génique l.f.

genic frequency

fréquence allélique

[Q1]

Édit. 2019

fréquence génotypique l.f.

genotypic frequency

Au sein d'une population, rapport du nombre d'individus présentant un génotype donné au nombre total d'individus de la population.

fréquence allélique, fréquence phénotypique, fréquence zygotique

[Q1]

Édit. 2019

fréquence phénotypique l.f.

phenotypic frequency

Au sein d'une population, rapport du nombre d'individus présentant un phénotype donné au nombre total d'individus de la population.
Lorsqu'il existe une correspondance non équivoque entre phénotype et génotype, cette estimation permet le calcul des fréquences alléliques.

fréquence génotypique

[Q1]

Édit. 2019

fréquence propre l.f.

natural frequency

Fréquence à laquelle oscillerait un système comportant une masse et une élasticité, ou l'équivalent (en électricité : self et capacité), s'il n'y avait pas d'amortissement.
En oscillations forcées, la dissipation d'énergie est minimale à la fréquence propre et l'amplitude des oscillations est alors maximale.
Si les oscillations sont trop fortes, elles peuvent dépasser la limite de rupture du système et entrainer des dommages. En traumatologie, l'effet des vibrations sur les organes abdominaux est maximal à la fréquence propre. Pour des raisons de similitude la fréquence propre est inversement proportionnelle à la taille du sujet ou de l'organe soumis aux vibrations. Par conséquent elle est plus élevée chez l'enfant - c'est pour cela qu'il est plus sujet aux cinétoses (ou mal des transports )- et pour les petits organes

cinétose, fréquence, inertance, inertie, similitude biologique, vibration

[B1]

Édit. 2019

fréquence relative cumulée l.f.

fonction de répartition normale

[B1]

Édit. 2019

fréquence respiratoire l.f.

breathing frequency

Nombre de cycles respiratoires par unité de temps.
Chez l'adulte, la fréquence normale est de 16 à 18 cycles par minute.

[K1]

Édit. 2019

fréquence spatiale l.f.

spatial frequency

Grandeur inverse de la période d'un signal périodique fonction de l'espace (autrement dit, nombre de périodes spatiales par unité de longueur).
1. En imagerie, pour un signal périodique la fréquence spatiale présente de l'intérêt également pour un signal non périodique, comme celui d'une image, car on démontre que ce dernier peut se décomposer en une somme de signaux périodiques. Dans le cas du signal 2D constitué par une image, les fréquences spatiales sont à considérer selon toutes les directions du plan. Mesurées normalement en inverse d'unité de longueur (cm-1, mm-1), les fréquences spatiales sont parfois exprimées en nombre de paires de lignes par unité de longueur (pl/cm).

2. En ophtalmologie, un réseau de fréquence spatiale égal à 30 cycles par degré (cpd) comporte 30 barres blanches alternant avec 30 barres noires de mêmes dimensions contenues dans un degré d'angle visuel, c'est-à-dire dans 1 cm si le stimulus est situé à 57 cm du sujet.

J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine  (1768–1830)

modulation, transformation de Fourier

[B1, B2, P2]

Édit. 2019

fréquence temporelle l.f.

temporal frequency

Nombre d'évènements dans une unité de temps.
Une scintillation présentée à 30 Hertz ou cycles par seconde (cps) comporte 30 éclairs ou alternances entre les plages blanches et noires du stimulus pendant une seconde.

Symb. V ou f

fréquence

[B1]

Édit. 2019

fréquence vocale l.f.

voice frequency

Nombre d’ouverture et de fermeture par seconde des cordes vocales.
Elle se mesure en Hertz.

[P1]

Édit. 2019

fréquence zygotique l.f.

zygotic frequency

fréquence génotypique

[Q1]

Édit. 2019

gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga) l.m.

frequence encoding gradient

En IRM, gradient de champ magnétique, nommé Goméga, appliqué selon une direction perpendiculaire à la fois à celle du gradient de sélection de coupe (Gs) et du gradient de codage de phase (Gphi) destiné à coder les colonnes de la matrice.
Si l'on fait p. ex. des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué selon z'z et le gradient Gphi selon y'y. Le gradient Goméga, sera appliqué selon x'x, perpendiculaire aux deux axes précédents et à la direction des colonnes de la matrice.
Ce gradient Goméga, doit être mis en œuvre pour chaque ligne de la matrice après le codage de cette ligne par le gradient Gphi, au moment de la lecture du signal (d'où le nom de gradient de lecture qui lui est également donné). L'application du gradient Goméga accroît la fréquence de précession des protons dans la direction x'x, donc dans chacune des colonnes de la matrice, à l'intérieur de la ligne sélectionnée par le gradient Gphi. Le gradient Goméga doit donc être appliqué, inchangé, autant de fois que la matrice comprend de lignes (par ex. 256). A l'intérieur de chaque ligne, chaque colonne correspondra à une bande de fréquence déterminée. Il doit donc y avoir autant de bandes de fréquence que la matrice comprend de colonnes. Ainsi, au terme d'un cycle d'impulsions complet, après le codage de la dernière ligne, toutes les "cases" de la matrice ont été codées par la phase et par la fréquence (celle-ci constitue le plan de Fourier). Le décodage, permettant de passer de ce plan à la matrice-image, se fait par une transformation de Fourier appliquée aux deux dimensions y et x (double transformation de Fourier).

Syn. gradient de lecture

Fourier (plan de), gradient, gradient bipolaire, précession libre

[B2,B3]

Édit. 2018

gradient de codage en fréquence symétrique en IRM l.m.

symetric frequency encoding gradient

En écho de spin (IRM), gradient de codage en fréquence bipolaire particulier, dont les lobes, tous deux positifs, sont disposés symétriquement par rapport à l'impulsion de 180°.
Le premier lobe est appliqué en début de séquence, après l'impulsion de 90° mais avant celle de 180° ; le deuxième, d’une durée double de celle du premier, après l'impulsion de 180°, symétriquement par rapport à celle-ci. Ces deux lobes ont pour but de s'affranchir des différences de phase induites par l'impulsion de 180°. Ce gradient particulier est utilisé en imagerie de flux, lorsqu'un vaisseau a un long trajet dans le plan de coupe (rephasage des spins sur les échos pairs).

gradient bipolaire

[B2,B3]

Édit. 2018

gradient de fréquence en IRM l.m.

gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga)

[B2,B3]

Édit. 2018

hypercinésie utérine de fréquence l.f.

uterine tachysystoly

Excès de la contractilité utérine par le biais d’ondes contractiles se succédant à un rythme supérieur à cinq par dix minutes, avec des valeurs du tonus de base restant normales, ce qui distingue cet état de la tétanisation.

[O3]

hypocinésie utérine de fréquence l.f.

scarcity of uterine contractions

Insuffisance de l’activité utérine pendant le travail, avec un nombre de contractions par dix minutes inférieur à la normale (habituellement 4 à 5), l’intensité étant conservée.

Larmor (fréquence de) (ʋ) l.f.

Larmor’s frequency

En IRM, fréquence particulière de l'impulsion d'excitation, caractéristique de chaque noyau atomique, qui fait entrer en résonance les protons de ce noyau placés dans un champ magnétique B0.
Cette fréquence nu est liée à la vitesse angulaire (ou fréquence angulaire de précession) oméga0 par la relation nu égale oméga0 sur deux pi.
D'après la relation de Larmor : oméga0 = gamma x B0 (où gamma est le rapport gyromagnétique), la fréquence de précession est liée au champ B0 par la relation gamma = B0 sur 2 pi. Pour un champ B0 de 0,5T la fréquence de Larmor est de 21 MHz pour les tissus biologiques en imagerie protonique. Elle est de 63,8MHz pour un champ de 1,5T, le plus fréquemment utilisé actuellment. Ces fréquences donc situées dans le domaine des ondes radiophoniques, d’où l’importance de la cage de Faraday pour isoler l’imageur RM du milieu ambiant.

J. Larmor, Sir, mathématicien et physicien irlandais (1857-1942)

Syn. fréquence de précession, fréquence de résonance

impulsion de radiofréquence, précession

[B2,B3]

Édit. 2018

Larmor (fréquence angulaire de) l.f.. (ωo)

Larmor’s angular frequency

J. Larmor, Sir, mathématicien et physicien irlandais (1857-1942)

précession, pulsation

Nyquist (fréquence de) l.f.

Nyquist’s frequency

Fréquence d'échantillonnage minimale (limite de Nyquist) nécessaire pour que les hautes fréquences d'un signal soient enregistrées correctement.
Cette fréquence est égale au double de la plus grande fréquence contenue dans le signal.
Si, par exemple, on doit échantillonner un signal contenant des fréquences allant de 0 à 20 kHz, il faudra utiliser une fréquence d'échantillonnage au moins égale à 40 kHz. Si la fréquence d'échantillonnage est inférieure à la limite de Nyquist, les fréquences supérieures à la moitié de cette fréquence d'échantillonnage seront confondues avec des fréquences plus basses et leurs signaux apparaitront à l'autre extrémité du spectre: c'est le phénomène d'ambiguïté spectrale ou de repliement spectral (aliasing).

H. Nyquist, ingénieur américain (1889-1976)

pouls (fréquence du) l.f.

heart rate, pulse rate

Fréquence du pouls qui diminue au cours de l'enfance et qui est inversement proportionnelle à la taille (isométrie).
La figure ci-dessous, imitée de Davenport, montre l'évolution du pouls de la naissance jusqu'à 18 ans. En grisé, les zones anormales : tachycardie, en haut, bradycardie, en bas. Au milieu, en clair, la zone des valeurs normales entre deux écarts types (+ 2 sigma et - 2 sigma) autour de la moyenne.
 

Étym. lat. pulsus (venarum) : choc, pouls (artériel), déverbal de pellere : heurter

Syn. fréquence cardiaque

bradycardie, isométrie, tachycardie

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