comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie l.m.
Comité ayant pour mission « de préparer les décisions du gouvernement, tant au plan national qu’international, en ce qui concerne la lutte contre, d’une part la production, la transformation, le transport, la revente ainsi que les transactions financières et, d’autre part, la consommation et la toxicomanie, en favorisant la prévention, les soins, l’insertion sociale, l’information et la recherche ».
Noter que le texte du décret qui institue le comité ne précise pas les drogues ni les toxicomanies visées.
→ délégation générale à la lutte contre la drogue et la toxicomanie
[E,G3]
comité de lutte contre l'infection nosocomiale l.m.
Dans les établissements de soins publics, comité chargé de proposer à la direction toutes mesures propres à éviter et éventuellement supprimer les infections nosocomiales.
Tous les agents participant à la vie hospitalière sont représentés dans le comité : médecins, infirmiers, personnels de direction ou des services généraux, etc. La lutte contre les infections dépend autant de mesures d’hygiène individuelle (propreté des mains et des vêtements, éviction des agents atteints d’une infection, etc.) que de règles générales de fonctionnement (séparation des circuits de linge propre et de linge sale, circuits des déchets de toute nature, etc).
[E,D1]
contre-expertise l.f.
resurvey
Expertise destinée à contrôler les conclusions d’une expertise précédente.
(Dict. de l’Académie française).
[E3]
contre-immunoélectrophorèse n.f.
counter immunoelectrophoresis
Technique rapide d'électrophorèse appliquée à la méthode de double diffusion en plaque d'Ouchterlony.
La sensibilité et la rapidité sont augmentées en provoquant la migration l'un vers l'autre des deux réactants à l'aide d'un courant électrique.
Ö. Ouchterlony, bactériologue et immunologiste suédois (1949)
[C1]
contre-indication n.f.
Syn. contrindication
Édit. 2018
contre-tranfert en psychiatrie n.m.
counter-transference
Ensemble des manifestations, conscientes et inconscientes, de l'analyste en réaction au transfert de l'analysant. Il ferait obstacle au bon déroulement de la cure qui, de ce fait, pourrait se trouver en impasse.
S. Freud n'a développé ce concept qu'en de très rares endroits de son œuvre. Cependant, il en a posé les enjeux fondamentaux : l'analyste doit être analysé et ses résistances internes constituent les limites de son acte. La dérive de certains auteurs postfreudiens a mis la notion de contre-transfert au centre de la cure, considérée comme une relation intersubjective où la communication se ferait d'inconscient à inconscient. Cette conception symétrique du transfert est fortement critiquée, principalement après les travaux de J. Lacan, qui en montrent la dimension imaginaire. La place que doit tenir l'analyste dans le dispositif de la cure n'est pas d'être sujet, en miroir de l'analysant, mais bien plus d'y faire fonction d'objet, essentiellement manquant.
[H3]
contre-volonté n.f.
counter-will
Geste, réponse effectués en opposition avec ce que le sujet désire, considérés comme hystériques et liés à des motivations inconscientes.
J. Breuer, physiologiste autrichien (1842-1925) ; S. Freud, neruropsychiatre autrichien (1856-1939) ; S. Ganser, neuropsychiatre allemand (1898)
→ Ganser (syndrome de), hystérique (névrose)
[H3]
électricité statique (protection contre l') l.f.
protective measures against static electricity
Mesures préventives devant être prises pour éviter les accidents (incendies, explosions) dus à l'électricité statique en l'éliminant ou en évitant les mélanges inflammables.
L'électricité statique, qui est produite par le frottement de corps diélectriques, libère d'assez faibles charges électriques mais leur accumulation peut produire un potentiel élevé en un point jusqu'à ce qu'une étincelle décharge l'électricité. Cette décharge peut enflammer un petit volume de corps combustible : dans le cas des mélanges gazeux combustibles, c'est le mécanisme des explosions en salle d'opération et des incendies de tentes à oxygène ou de couveuses. La prévention, difficile, cherche à :
- supprimer tout mélange explosif (interdiction du cyclopropane, de l'éther, etc.), mais il n'y a pas de mélange respiratoire sans risque dès que la proportion d'O2 + N2O dépasse 25% ;
- supprimer les sources d'électricité statique (tout le personnel doit porter des vêtements suffisamment conducteurs, en coton p. ex., ceux en fibres plastiques, même pour les sous-vêtements, doivent être proscrits) ;
- éviter les effets d'influence dus aux déplacements du personnel porteur de charges statiques et chaussé de semelles isolantes ;
- permettre l'évacuation des charges électriques vers la terre : tous les dispositifs conducteurs doivent y être reliés (à travers une résistance de l'ordre du méga-ohm pour éviter le risque d'électrocution), pour le personnel et les appareils mobiles. Les salles d'opérations ont un sol «antistatique».
Étym. lat. electricitas (Newton, 1722), électricité, propriété de l'ambre (gr. elektron) dont le frottement produit de l'électricité statique
[B1, E1]
Édit. 2019
greffon contre l'hôte (réaction du) l.f.
graft-versus-host reaction (GVH) disease ou reaction
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, digestifs et hépatiques qui traduisent la réaction du greffon contre l’hôte, témoignant de l’incompatibilité immunologique entre le sujet greffé et le greffon qu’il reçoit.
Cette réaction se manifeste après injection de lymphocytes T allogéniques à un animal ou à un sujet incapable de rejeter ces cellules. Elle s’observe après transfusion sanguine chez des enfants atteints de déficit immunitaire portant sur les cellules T et après allogreffe de moelle osseuse.
Lors de la phase aiguë, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Ces GVH aigües sont classées en 4 grades de sévérité (I à IV). Elles se manifestent par de la fièvre, des éruptions cutanées, (maculeuses diffuses sur lesquelles peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles), de la diarrhée, une hépatomégalie et une splénomégalie.
Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aiguë, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s’agit d’une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpigmentée, secondairement compliquée de lésions sclérodermiformes du visage et des extrémités, d’un syndrome sec ou de lésions buccales évocatrices de lichen plan ; ces lésions sont associées à une perte de poids, à des infections bactériennes et à une cytolyse hépatique.
Lors des greffes de cellules-souches hématopoïétiques, les GVH aigües peuvent être diminuées par élimination des cellules T matures du greffon et par administration d’un traitement immunosuppresseur prophylactique et un traitement par glucocorticoïdes. Les formes réfractaires aux glucocorticoïdes aux inhibiteurs de Janus kinase ( Ruxolitinib)
R. Zeiser, hématologue allemand (2020)
→ greffe, transplantation, Ruxolitinib
[F1, G5]
Édit. 2020
greffon contre l'hôte (signes cutanés de la réaction du) l.m.p.
graft-versus-host (GVH) disease or reaction (cutaneous symptoms of)
Ensemble de signes cutanés, souvent au premier plan, qui, avec les signes digestifs et hépatiques, traduisent la réaction du greffon contre l'hôte, témoignant de leur incompatibilité immunologique.
Lors de la phase aigüe, il existe une éruption érythémateuse maculeuse diffuse sur laquelle peuvent apparaître secondairement des papules lichénoïdes ou des bulles. Les signes de la phase chronique succèdent en général aux signes de la phase aigüe, mais peuvent apparaître sans éruption annonciatrice : il s'agit d'une éruption papuleuse lichénoïde diffuse, parfois hyperpig
maladie du greffon contre l'hôte l.f.
graft versus host disease
→ greffon contre l'hôte (réaction du)
Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) l.m.
L’office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI) avait une mission de veille (mesure de la radioactivité ambiante), de contrôle de l’industrie nucléaire (des mines d’uranium aux déchets radio-actifs, en passant par les centrales), des professionnels de l’imagerie médicale (médecins radiologues).
En 1994, il a remplacé le Service central de protection contre les rayonnements ionisants et en 2002, a été intégré au sein de l’Autorité de Sureté Nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
Sigle : OPRI
→ Institut de radioprotection et de sécurité nucléaire, autorité de sûreté nucléaire
[E1]
Édit. 2017
réaction du greffon contre l'hôte l.f.
graft versus host disease GVHD
La réaction du greffon contre l'hôte (GVH), survenant après une greffe de cellules souches hématopoïétiques allogéniques, est une réaction des cellules immunocompétentes du donneur contre les tissus de l'hôte.
Les lymphocytes T activés du donneur attaquent les cellules épithéliales de l'hôte suite à des réactions inflammatoires en cascade débutant lors du conditionnement. Environ 35 à 50% des patients recevant une greffe de cellules souches hématopoïétiques (SCH) développent une GVH aigüe.
Cette réaction peut être aigüe (dans les trois premiers mois de la greffe) et se manifeste par de la fièvre, des éruptions cutanées, des troubles digestifs, faits de douleurs abdominales de diarrhées, et de troubles hépatiques (ictère, hépatomégalie, augmentation de la bilirubine).Elle peut être chronique si elle se manifeste après le troisième mois. Il s'agira alors d'un syndrome de malabsorption, de manifestations cutanées de type lichénoïde, d'une hépatite chronique.
Syn. maladie du greffon contre l’hôte
[F1, G5]
Édit. 2020
réaction post-transfusionnelle du greffon contre l'hôte l.f.
post transfusion graft versus host disease
La réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle est une complication potentiellement mortelle pouvant survenir chez des personnes immunodéprimées, à la suite de la transfusion de concentré de cellules sanguines : concentrés de globules rouges, de plaquettes ou de granulocytes.
service central de protection contre les rayonnements ionisants l.m.
- du contrôle des installations nucléaires,
- de l’agrément des installations de radiologie médicale.
Ce service qui disposait de moyens de prélèvements et d’analyse pour le contrôle permanent de la radioactivité des eaux, des sols, de l’atmosphère, des produits de consommation courante, etc. Il surveillait et contrôlait le fonctionnement des sources de radio-activité et les installations de rayons X à usage médical, etc. Il a été remplacé par l’OPRI (offfice de protection contre les rayonnements ionisants) et depuis 2002 par l’IPSN (Institut de protection et de sûreté nucléaire).
Sigle SCPRI
vaccin contre la brucellose l.m.
brucellosis vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre la coqueluche l.m.
pertussis vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre la diphtérie l.m.
diphtheria vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre la fièvre jaune l.m
yellow fever vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre la fièvre typhoïde l.m.
typhoid fever vaccine
Vaccin polyosidique capsulaire injectable, protégeant contre les infections à Salmonella typhi et non contre celles dues à Salmonella typhi A et B.
Après la primovaccination, un rappel est nécessaire tous les 3 ans. Ce vaccin est recommandé aux coopérants et aux voyageurs se rendant en zone d’endémie de fièvre typhoïde. Il est, en outre, obligatoire pour les personnels de laboratoire.
→ vaccin fièvre typhoïde, fièvres typhoïde et paratyphoïdes
[E1, D1]
Édit. 2019
vaccin contre la grippe l.m.
influenza vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre la variole l.m.
jennerian vaccination
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre la varicelle l.m.
varicella-zoster vaccine
Vaccin vivant atténué, injectable, préparé à partir d’une souche de virus varicelleux (souche Oka), dont les indications sont limitées à la prévention de la varicelle chez les enfants atteints d’hémopathie maligne ou de tumeur solide et susceptibles d’être soumis à une chimiothérapie immunosuppressive majeure.
Aux États-Unis et au Canada, depuis 1995, ce vaccin est recommandé chez tous les enfants.
→ vaccin varicelle-zona, varicelle
[E1, D1]
Édit. 2019
vaccin contre le choléra l.m.
cholera vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin contre l'encéphalite eurasiatique à tiques d'Europe Centrale l.m.
tick borne encephalitis vaccine
→ vaccin encéphalite eurasiatique à tiques d'Europe Centrale
[D1, E1]
Édit. 2019