imagerie de perfusion en IRM l.f
perfusion weighted MR
Technique IRM qui permet d’estimer les variations de volume sanguin tissulaire (notamment cérébral) par analyse de leur microcirculation.
D’un intérêt majeur, en particulier pour le diagnostic précoce d’infarctus cérébral, cette technique nécessite l’injection IV d’un produit de contraste gadoliné. Normalement le gadolinium raccourcit le temps de relaxation T2 et surtout T1 des tissus et est à l’origine d’un hypersignal. Quand il se concentre dans la microcirculation capillaire, il devient (par effet de susceptibilité magnétique) source d’un hyposignal en T2*. Après injection IV rapide de produit de contraste, on suit les modifications du signal de la zone étudiée en répétant toutes les deux secondes environ des séquences ultra-rapides de type écho-planar de gradient (EPI-EG) pendant 45 secondes. Les séquences obtenues sont analysées par un logiciel adapté qui chiffre la perte d’intensité du signal en fonction du temps et en dresse une courbe. On peut ainsi calculer le temps d’arrivée du bolus dans la région étudiée, le temps d’arrivée au pic de la courbe (Time to peak : TTP), le temps de transit moyen (Mean Transit time : MTT), l’amplitude de la perte de signal, le volume sanguin cérébral régional (VSCr ou regional cerebral blood volume (rCBV) déterminé par l’aire sous la courbe et le débit sanguin cérébral régional (DSCR ou Regional Cerebral Blood (rCBF) égal au rapport CBV sur MTT. Volume et débit sanguin cérébraux régionaux sont exprimés de manière relative par rapport à une région normale (par exemple la région cérébrale controlatérale). Ces paramètres peuvent donner lieu à une cartographie. On peut ainsi faire précocement le diagnostic d’un infarctus cérébral, apprécier la zone de pénombre ischémique qui l’entoure et en tirer les conséquences thérapeutiques immédiates (embolectomie, thrombolyse...), étudier la vascularisation d’une tumeur….
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie en tenseur de diffusion (en IRM) l.f.
diffusion tensor imaging ou DTI
→ imagerie de diffusion (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie fonctionnelle l.f.
functional imaging
Procédé d'imagerie dont le but est d'apprécier localement une ou plusieurs fonctions physiologiques ou métaboliques d'un organe.
Les images obtenues par les méthodes isotopiques (scintigraphiques) sont par nature fonctionnelles, qu'il s'agisse d'une image unique ou d'une série dynamique d'images successives. Celles-ci peuvent être observées soit directement sous forme d'une série d'images juxtaposées ou par une visualisation cinétique (mode cinéma), soit indirectement sous la forme globale d'une image fonctionnelle.
D'autres méthodes peuvent également permettre une imagerie fonctionnelle : radiocinéma, échocardiographie, doppler, tomographie par émission de positons, IRM fonctionnelle, etc.
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie instantanée l.f.
snap shot imaging
→ écho de gradient ultrarapide, écho planar
imagerie interventionnelle l.f.
interventional radiology
Acte diagnostique ou thérapeutique guidé par une imagerie, quelle qu’elle soit..
Ces actes sont de plus en plus variés. Ils incluent des actes à visée diagnostiques : ponctions, biopsies et prélèvements divers et ceux à visée thérapeutique dans différents domaines :
- neurologie : occlusion d’anévrismes, embolisations de malformations vasculaires, drainage de collections, fibrinolyses, embolectomie…
- vasculaire : angioplasties avec ou sans coils, embolisations, injections sélectives intravasculaires de fibrinolytiques ou de substances antimitotiques, mise en place de prothèses aortiques et/ou valvulaires…
- digestif : drainage de collections, mise en place de prothèses biliaires, shunts porto-caves, lithotripsie, destruction percutanée de tumeurs par différents procédés (chaleur, froid, US de haute énergie…)
- urologie : drainages divers, lithotripsie, destruction percutanée de tumeurs par différents procédés (chaleur, froid, US de haute énergie…)
- pneumologie : drainages, destructions percutanées de tumeurs…
- musculosquelettique : infiltrations, synoviorthèses, cimentation armée ou non de tumeurs lytiques, ostéosynthèse percutanée, arthrodèses spinales, traitement de syndromes canalaires, anesthésie tronculaires…
Ces divers actes peuvent être isolés ou associés à des interventions chirurgicales classiques, quelle qu’en soit la modalité.
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie médicale l.f.
medical imaging
Ensemble des techniques permettant d'obtenir une représentation morphologique ou fonctionnelle d'une région anatomique ou d'un organe dans un but de diagnostic médical ou de surveillance thérapeutique.
L’imagerie médicale utilise de nombreuses techniques et appareils. Elle met à profit des rayonnements divers : radiations ionisantes telles que rayons X (radioscopie, radiographie, tomodensitométrie) ; rayons gamma (scintigraphie avec radio-isotopes) ; radioactivité bêta dans la tomographie par émission de positons ou TEP ; rayonnements non ionisants tels que les infrarouges (thermographie), les ultrasons (échographie et échodoppler) ; ondes électromagnétiques (imagerie par résonance magnétique ou IRM)…
Actuellement les termes « radiologie » et « imagerie médicale » sont de plus en plus utilisés comme synomymes.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ radiations ionisantes, rayons X radioscopie, radiographie, tomodensitométrie-scanographie, rayons gamma, scintigraphie avec radioisotopes, radioactivité β+, tomographie par émission de positons, rayonnements non ionisants, infrarouges, ultrasons, échographie, échodoppler, rayonnement électromagnétique, imagerie par résonance magnétique
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie médullorachidienne l.f.
spine and spinal cord imaging
Ensemble des investigations paracliniques d'imagerie médicale utilisées dans l'exploration de la pathologie de la moelle et du rachis.
Les examens radiologiques classiques explorant les structures nerveuses comportent des clichés du rachis cervical (face, profil, trois quarts droit et gauche, cliché bouche ouverte centré sur C1 et C2), du rachis dorsal (face et profil), du rachis lombaire (face et profil), du sacrum (face et profil). Les clichés dynamiques sont parfois utiles. En pratique, les tomographies n'ont plus d'indications.
Les scintigraphies osseuses au technétium marqué sont de pratique courante en pathologie tumorale ou inflammatoire.
La tomodensitométrie ou scanner permet d'obtenir des coupes axiales sur un niveau défini par la clinique. Des reconstructions numériques sont aussi obtenues dans le plan sagittal. Un scanner est réalisé dans le bilan des lombosciatalgies, des radiculalgies cervicales et dans la pathologie osseuse et inflammatoire. L'IRM médullorachidienne est l'examen de choix permettant au mieux d'examiner les structures médullaires et rachidiennes, les rapports entre le contenant osseux et le contenu : moelle, racines, méninges, LCR, graisse épidurale et vaisseaux. Elle fournit des clichés axiaux, frontaux et sagittaux, dans les diverses séquences T1 T2, en angio MR, ou avec injection de gadolinium. Toute la pathologie médullorachidienne est ainsi étudiée.
Les myélographies, saccoradiculographies, discographies, angiographies médullaires et phlébographies rachidiennes peuvent encore avoir des indications en tant qu'examens complémentaires, voire en situation préchirurgicale ou de radiologie interventionnelle.
Étym. lat. imago : image, représentation
imagerie numérique l.f.
digital imaging
imagerie optique l.f.
Le principe de l’imagerie optique consiste à éclairer le corps avec un laser et à récupérer les photons qui sont réémis par les premières couches de cellules, soit de manière naturelle, soit parce que des particules fluorescentes ont été préalablement injectées dans le corps.
Cette technique trouve des applications dans l’imagerie de la peau (carcinomes), de la rétine (cataracte), ou des parois du colon (grâce à l’introduction d’un petit endoscope dans l’intestin). C’est une technique d’imagerie inoffensive et extrêmement rapide. Elle permet de voir des détails très fins, comme une hématie (cellule sanguine) dans un vaisseau.
Normalement l’imagerie optique ne permet pas d’observer directement le corps au-delà d’un demi-millimètre de profondeur. En effet, les tissus diffusent énormément la lumière et rares sont les photons à voyager en ligne droite – seul moyen de reconstituer une image.
L’utilisation de « sondes » pour des explorations plus profondes est donc indispensable. Actuellement, les seules sondes commercialisées pour l'imagerie in vivo sont des molécules ou nanoparticules fluorescentes qui émettent des photons pendant des temps très courts, de l'ordre de la dizaine de nanosecondes. Pour pallier cet inconvénient, une équipe du CNRS conçoit depuis plusieurs années des nanoparticules aux propriétés optiques originales. Ces matériaux peuvent stocker l'énergie lumineuse d'excitation et la restituer lentement pendant plusieurs heures dans la zone de transparence des tissus biologiques.
Cette technique permet l’observation non destructive des couches périphériques du cerveau humain. Des détecteurs au silicium permettent de révéler l’activation cérébrale au niveau du cortex.
Sigle angl. OCT
Étym. lat. imago : image, représentation
[B2,H1]
imagerie parallèle en IRM l.f.
parallel imaging
→ acquisitions parallèles en IRM
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging (MRI)
Application à l'imagerie du phénomène de résonance magnétique nucléaire des protons.
L’IRM consiste à appliquer le phénomène de résonance aux noyaux des atomes d'hydrogène du corps, placés dans un champ magnétique, à recueillir un signal lors de leur retour à l'état d'équilibre, à le localiser ce signal et à en faire une cartographie. Aux séquences classqiues en écho de spin et de gradient sont venues s’ajouter progressivement d’autres séquences plus rapides ou explorant d’autres propriétés des tissus (séquences de diffusion, de perfusion, angio-IRM, IRM fonctionnelle….)
Contrindiquée chez certains patients porteurs de dispositifs électroniques implantés ou d'objets métalliques intracorporels situés dans des zones sensibles (certains clips vasculaires intra-crâniens corps étranger métallique intra-oculaires...) l'IRM, de plus en plus précise, sensible et non irradiante, a des applications de plus en plus larges.
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium
[B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique en neurologie (IRM) l.f.
magnetic resonance imaging in neurology
Technique d'imagerie appliquée à l'étude du système nerveux central mais aussi périphérique, qui consiste à faire osciller ou résonner les noyaux des atomes d'hydrogène (H+) dans un champ magnétique et à recueillir un signal lors du retour à l'état d'équilibre.
Le signal obtenu dépend de la composition chimique de chacun des points du plan étudié. Deux paramètres du temps de relaxation sont mesurés : le T1, obtenu après un temps court (600 ms) sur l'excitation et qui est lié à l'interaction entre les protons (H+) et l'environnement ; le T2, obtenu après un temps long (I200 ms), lié à l'interaction des protons (H+) entre eux.
Cette méthode multiparamétrique donne des résultats sur la structure étudiée en fonction du type de séquence, du temps de répétition (TR), du temps d'écho (TE), du nombre d'échos, du plan des coupes, de leur épaisseur et de leur nombre. Le type de matrice, d'antenne, l'intensité du champ magnétique sont autant de paramètres permettant une étude sans cesse optimisée et en trois dimensions.
De nouvelles séquences de diffusion, de perfusion, FLAIR, etc., ont des indications précises selon la pathologie, de même que l'angio IRM et les clichés avec injection de produit de contraste (gadolinium).
Contrindiquée chez les patients porteurs d'objets métalliques intracorporels (stimulateurs cardiaques, clips vasculaires, débris de métaux intra-oculaires...), l'IRM s'applique à tous les champs de la neurologie centrale, voire périphérique (tumeurs, pathologie radiculaire, notamment).
Étym. lat. imago : image, représentation
→ résonance magnétique, gadolinium, IRM fonctionnelle cérébrale
imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) l.f.
cerebral functional magnetic resonance imaging, functional MRI (fMRI)
Application de l'IRM qui dresse, de façon non agressive, une cartographie fonctionnelle du cerveau. Son principe repose sur la localisation de modifications hémodynamiques liées à l'activité neuronale que provoque l'activation d'une région encéphalique. Il est basé sur la théorie de C.W. Roy et C.S. Sherrington selon laquelle l’activation d’une région du cerveau entraine une augmentation notable du débit sanguin local et une augmentation de la consommation d’oxygène (principe BOLD : Blood Oxygenation Level Dependent). Cette augmentation de la consommation d’oxygène fait que le sang veineux efférent est plus riche est désoxyhémoglobine, substance paramagnétique, à l’origine d’une faible augmentation du signal RM par effet de susceptibilité magnétique. La technique, qui fait appel à des séquences d’écho-planar EPI écho de gradient, nécessite un imageur d’au moins 1,5 T, On a recours à des paradigmes d'activation : périodes d'activation cérébrale imaginées en fonction de la région du cerveau à explorer, qui nécessitent parfois des équipements particuliers (vidéoprojecteurs, écouteurs, joystick relié à un ordinateur etc... et qui alternent avec des périodes de repos. Les images acquises à une cadence rapide, de façon à suivre en temps réel les variations du signal provoquées par l'activation, sont présentées sous forme de cartes d'activation, codées en couleur, superposées aux images anatomiques ou à un rendu 3D du cortex cérébral.
Les applications physiologiques sont nombreuses : étude des zones fonctionnelles cérébrales, de l'asymétrie hémisphérique… ainsi que les applications cliniques : localisation des zones du langage, chirurgie de l'épilepsie, chirurgie tumorale….
C. W. Roy, anatomopathologiste et C. S. Sherrington, physiologistes américains, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1932 (1890)
→ imagerie de diffusion (en IRM), imagerie de perfusion (en IRM), séquence écho-planar
[H1,H2,B2,B3]
Édit. 2018
imagerie par résonance magnétique oculo-orbitaire dynamique l.f.
dynamic oculo-orbital magnetic resonance imaging
Technique d’imagerie par résonance magnétique consistant en l’acquisition de séquences courtes des orbites lors des fixations du regard, dans les plans neuro-oculaire, neuro-oculaire transhémisphérique oblique, et coronal.
Elle permet la visualisation des mouvements oculaires et l’analyse de leur conséquence sur le contenu orbitaire (contraction musculaire, déplacement du nerf optique, etc.).
Étym. lat. imago : image, représentation
Sigle IRMOD
→ plan neurooculaire, plan neurooculaire transhémisphérique oblique
[P2,B2,B3]
Édit. 2018
imagerie rapide l.f.
fast imaging
En IRM, techniques permettant de réduire de façon importante le temps d'acquisition.
Les plus utilisées sont l'imagerie en demiplan de Fourier, les séquences d'écho de gradient et d'écho de gradient rapide (surtout employées pour réaliser des images pondérées en T1) et les séquences d'écho de spin rapide (pour réaliser rapidement des séquences pondérées en T2). Il faut y ajouter les séquences d'imagerie instantanée (écho de gradient ultrarapide, écho planar), qui permettent d'obtenir une image en moins d'une seconde. L'imagerie rapide, d'un meilleur confort pour le malade, a permis la mise au point de techniques telles que myélographie, urographie, cholécystographie et angiographie par IRM.
J. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)
Étym. lat. imago : image, représentation
imagerie tridimensionnelle (3D) l.f.
→ représentation 3D de surface, technique 3DFT
[B2,B3]
Édit. 2018
multimodalité en imagerie n.f.
multimedia
Utilisation concomitante de plusieurs techniques d’imagerie aboutissant à des résultats rendus compatibles et présentés sur le même support après normalisation.
En médecine le nombre de documents issus des différentes techniques d'imagerie et d'exploration fonctionnelle ne cesse d'augmenter. La longueur et la complexité des comparaisons à effectuer entre ces différents résultats accroissent la difficulté des interprétations. Les techniques actuelles, notamment informatiques, permettent grâce à des logiciels adaptés, de proposer l'intégration, sur un écran ou tout autre support, de documents issus de techniques variées. P. ex., sur une image de cerveau, de type "morphologique", issue d'un scanner à rayons X ou d'une IRM, on peut surimposer une image "fonctionnelle" fournie par la fixation élective d'un radio-isotope ou d’une IRM fonctionnelle.
Étym. lat. multus : nombreux ; modus : manière
[B1,B2,B3]
Édit. 2018
perfusion (imagerie de) l.f.
[B2,B3]
Édit. 2018
polyarthrite rhumatoïde (imagerie de la…) l.f.
rheumatoid arthritis (radiographic signs of…)
Le diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR) est basé sur des critères cliniques, biologiques (ACR/EULAR 2010) ainsi que sur l’imagerie (radiographie, échographie, IRM) qui permet également de suivre l’évolution.
La PR est une maladie de la synoviale des articulations et des gaines tendineuses (pannus). Le pannus envahit le cartilage, puis l’os intra-articulaire (érosions) et lèse les tendons. A des stades divers la radiologie, l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) et l’échographie sont capables de mettre ces lésions en évidence.
L’échographie est apte à analyser les lésions des parties molles superficielles (synovite, ténosynovite), à apprécier leur évolution sous traitement et à guider les ponctions ; l’IRM, plus sensible et plus polyvalente, est bien adaptée à l'étude de la colonne et des grosses articulations, mais nécessite une injection de chélate de gadolinium ; la radiographie, précise mais peu sensible, permet un bon suivi dans le temps et des études dynamiques (région cranio-vertébrale).
Les lésions radiologiques élémentaires de la PR sont :
- une tuméfaction de la synoviale articulaire, tendineuse ou bursale visible en IRM (synoviale épaissie et hypointense en T1, hyperintense en T2, dont le signal se rehausse violemment après injection de gadolinium) ou en échographie (épaississement synovial hyperhémique en Doppler) ;
- un œdème de l’os épiphysaire (« stade pré-érosif ») qui se traduit en IRM par une plage en hyposignal en T1 et en hypersignal en T2) ;
- une déminéralisation de celui-ci, visible en radiographie ;
- des érosions marginales, encoches à bords flous de l’os épiphysaire, visibles en radiographie, en échographie et en IRM ;
- plus tardivement, un pincement diffus des interlignes des articulations affectées, qui traduit la destruction du cartilage ;
- plus tardivement encore, des destructions articulaires, des déformations et une déminéralisation régionale.
Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence
→ pannus, polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), polyarthrite rhumatoïde (signes d’imagerie en fonction des localisations dans la…), sérologie rhumatoïde
[B2,I1]
Édit. 2017
polyarthrite rhumatoïde (signes d'imagerie en fonction des localisations dans la) l.f.
rheumatoid arthritis (radiographic signs in relationship with the localisation…)
Les signes d’imagerie de la polyarthrite rhumatoïde varient en fonction des localisations articulaires.
Au début, la polyarthrite rhumatoïde (PR) affecte surtout les mains et les pieds, de manière à peu près symétrique.
- Au niveau des mains et des poignets
Elle peut se manifester d’abord par une synovite radio-ulnaire distale, radio-carpienne, médio-carpienne, métacarpo-phalangienne, parfois interphalangienne proximale (échographie) ; une ténosynovite des fléchisseurs et/ou des extenseurs ; des érosions du processus styloïde ulnaire, des têtes métacarpiennes, notamment sur leur bord radial, plus tardivement par une « carpite » rhumatoïde et, dans les arthrites évoluées, des déformations des doigts.
- Au niveau des pieds et des chevilles
Elle peut se manifester d’abord par une synovite des articulations métatarso-phalangiennes avec érosions des têtes métatarsiennes (surtout des bords médial du 1er métatarsien et latéral du 5ème métatarsien), une arthrite subtalaire postérieure, une synovite de la bourse pré-achilléenne , une ténosynovite tibiale postérieure, puis des déformations de l’avant-pied (avant-pied triangulaire), une subluxation latérale des articulations métatarso-phalangiennes, une arthrite talo-crurale.
- Au niveau des épaules
Elle peut se manifester d’abord par une synovite articulaire gléno-humérale, acromio-claviculaire et/ou de la bourse sous-acromio-deltoïdienne, des érosions para-trochitériennes, un amincissement sans rupture des tendons de la coiffe des rotateurs, puis une sévère arthropathie de l’épaule aboutissant à sa destruction.
- Au niveau des genoux
Elle peut se manifester d’abord par une synovite tricompartimentale qui se prolonge dans un kyste poplité, des érosions périphériques, puis un pincement des interlignes articulaires et une destruction progressive du genou.
- Au niveau de la colonne vertébrale
Dans la région cranio-vertébrale elle peut se manifester d’abord par une arthrite atloïdoaxoïdienne (C1-C2) avec pannus, puis par une destruction et une déstabilisation progressive de la région cranio-vertébrale (luxation antérieure de la première vertèbre cervicale sur la seconde luxation supérieure du processus odontoïde dans le foramen occipital) avec le risque d’une compression bulbaire.
Dans la région de la colonne cervicale inférieure elle peut se manifester par des arthrites zygapophysaires avec discites inflammatoires, source de sténose et d’instabilité, elles-mêmes à l’origine de compression médullaire.
Les lésions anatomiques évoluées de la polyarthrite rhumatoïde devraient progressivement disparaitre avec les traitements actuels.
Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence
→ polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques), polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), polyarthrite rhumatoïde (imagerie de la…), sérologie rhumatoïde, ténosynovite, spondylodiscite, synovite, carpite, articulations zygapophysaires
[B2,I1]
schizophrénie (imagerie cérébrale) l.f.
schizophrenia (cerebral imaging)
Qu'il s'agisse d'exploration morphologique (dite aussi structurale), fonctionnelle ou portant sur les neurorécepteurs cérébraux in vivo, les résultats publiés ne concordent pas encore malgré l'impressionnante moisson d'informations.
Par exemple, on admet qu'un élargissement ventriculaire, seulement objectivé statistiquement, avec des chevauchements possibles par rapport aux témoins, observé au moins chez 25% des schizophrènes dès le début de l'affection, et dont l'évolutivité est nulle ou faible, accompagne une moindre proportion de symptômes positifs et une moins bonne réponse aux neuroleptiques. Parmi d'autres anomalies relevées, celles portant sur les cortex associatifs postérieurs sont peut-être plus spécifiques. L'hypofrontalité au repos ou lors de tâches d'activation, sans perte neuronale, reste d'interprétation dlicate. Un "découplage" fonctionnel frontotemporal est probable.
De tels constats, avec leur diversité méthodologique et nosologique, ne plaident guère pour un modèle unitaire des schizophrénies. Il paraît exister plutôt une correspondance entre divers symptômes et des modifications des équilibres entre certains systèmes des régions cérébrales. L'appel aux neurosciences, notamment cognitives, peut se montrer très utile.
Bien que non intrusives, ces techniques onéreuses et volontiers anxiogènes sont difficilement généralisables. De plus, les données obtenues sont loin de couvrir la complexité de la vie psychique, en particulier affective et relationnelle, d'un individu.
synchronisation en imagerie n.f.
gating
En imagerie, technique fréquemment utilisée pour s’affranchir des artéfacts dus à un mouvement physiologique périodique (respiration, battement cardiaque….).
Son principe est de décomposer l’enregistrement - dont la durée est longue par rapport celle du mouvement physiologique périodique - en une série d'images repérées par rapport à une phase du mouvement physiologique. Ceci peut être fait de manière prospective : par exemple, l’onde R de l’ECG peut servir à déclencher les acquisitions IRM, qui seront ainsi toutes réalisées au même moment du cycle cardiaque (gating prospectif) ou de manière rétrospective : l’IRM est réalisée en continu avec un enregistrement simultané de l’ECG servant à réordonner les données lors de la reconstruction des images (gating rétrospectif). Cette technique de synchronisation limite les artéfacts liés aux mouvements du cœur, à la respiration ou et au flux sanguin et ouvre la possibilité d’imager les différentes phases du mouvement physiologique périodique (systole, distole…).
En IRM, les synchronisations pulmonaires et cardiaques améliorent la résolution. En scintigraphie et en IRM, les synchronisations cardiaques sont à l'origine d'études fonctionnelles.
→ gamma-angiographie, synchronisation cardiaque, synchronisation pulmonaire, artefact de mouvement (en IRM)
[B2,B3]
Édit. 2018