Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

695 résultats 

cocarde (image en) l.f.

target sign

1) En sémiologie digestive, synonyme de halo.
2) En échographie, image arrondie comportant une zone centrale hyperéchogène et une couronne périphérique hypo-échogène.
Cette image décelée dans le foie est très évocatrice d'une métastase.

[B2]

cœur en sabot l.m.

boot shaped heart

Image radiologique de face du cœur comportant une anomalie de l’arc moyen gauche exagérément angulé et une saillie de l’arc inférieur gauche.
Cette image traduit l’association d’une hypertrophie ventriculaire et d’un hypodéveloppement du tronc de l’artère pulmonaire. Elle s’observe dans certaines cardiopathies congénitales, en particulier certaines variétés de la tétralogie de Fallot, et du truncus arteriosus.

[B2,K2]

complétion n.f.

completion

Phénomène par lequel le sujet perçoit une image de façon complète même si une partie de celle-ci se projette sur un scotome.
Chez le sujet normal, la complétion est toujours observée pour la partie de l'image correspondant au scotome physiologique (point ou tache aveugle) constitué par la papille. Ce phénomène est mis en évidence en vision monoculaire en fixant un point et en recherchant la zone de disparition d'un deuxième point, situé sur l'horizontale passant par le point de fixation à environ 14° d'excentricité. Chez le sujet pathologique porteur de scotomes dans d'autres régions du champ visuel, on peut observer un phénomène de complétion qui explique que ces sujets ne s'aperçoivent pas forcément de leur déficit. Dans les cas de plus larges scotomes, il n'est pas rare d'observer que le déficit fonctionnel est plus réduit que ne le laisserait supposer l'étendue de la lésion rétinienne, ce qui n'est pas le cas des scotomes d'origine corticale. Les hypothèses les mieux admises invoquent l'extension des champs récepteurs des cellules corticales entourant la représentation corticale du scotome qui s'ajoute au phénomène physiologique observé dans le cas du scotome physiologique correspondant à la papille.

[P2,C2]

cryomicroscopie électronique l.f.

electronic cryomicroscopy

La cryomicroscopie utilise une technique de vitrification qui permet d’obtenir un échantillon à examiner en microscopie électronique qui ne soit ni gelé ni liquide.
Un examen normal en microscopie électronique nécessite que l’échantillon soit déshydraté, coloré ou exposé aux rayons X. Ces techniques altèrent l’échantillon et ne permettent pas de l’examiner à l’état naturel. Pour qu’une molécule conserve son état originel au moment de l’observation il faut le refroidir. On ne peut pas se contenter de la congeler car l’eau contenue dans l’échantillon deviendrait solide (cristallisation) et ce gel l’altèrerait. La vitrification permet d’obtenir un échantillon ni gelé ni liquide. Pour y arriver, il faut soit utiliser des produits, des cryoprotecteurs, pour faire chuter la température, soit provoquer une baisse extrêmement rapide de la température, de sorte que le gel n’ait pas le temps de se former. L’eau se solidifie tout en gardant sa forme liquide. Les échantillons biologiques gardent ainsi leur forme naturelle. Cette méthode, utilisée en biochimie et en biologie moléculaire, permet de «voir» l'enchaînement des atomes dans de grosses molécules biologiques dans de l'eau. L'idée a été d'adapter la microscopie électronique à des protéines, des molécules très complexes du vivant, dont certaines propriétés dépendent de leurs «forme». Pour figer ces protéines avant de les regarder sous un microscope électronique, les protéines en solution ont été «figées», avec de l'eau «vitrifiée». C'est-à-dire qu'elles sont gelées très rapidement en les plongeant dans un bain d'azote liquide (- 196°C). La rapidité de la congélation fige les biomolécules. Leur état est alors préservé malgré la pression du système de mise sous vide des microscopes électroniques. Grâce à cette technologie, il est possible d’observer des mécanismes vivants complexes à l’échelle de l’atome
J. Dubochet a mis cette technique au point dans les années 1980. De 1975 à 1986, J. Frank a élaboré une méthode de traitement des images adaptée aux protéines, leurs formes en 3 dimensions étaient recréées au moyen d'un flux d'électrons qui les éclairent sous différents angles. Enfin, en 1990, R. Henderson a permis de préciser la méthode de visualisation pour déterminer l'enchaînement des atomes. Il a, le premier, produit une image en 3D en microscopie électronique d'une protéine, la rhodopsine, une avancée qui a permis de démontrer tout le potentiel de l'approche de Dubochet.
L'image pour mieux comprendre la cryomicroscopie électronique a, depuis l'époque des pionniers, fait des progrès. Les chercheurs ont désormais accès à des processus moléculaires inconnus jusqu'ici et qui permettent non seulement de mieux comprendre les ressorts chimiques de la vie mais aussi de développer de nouveaux médicaments. Récemment lorsque le rôle du virus Zika a été mis en cause dans la survenue des anomalies cérébrales des nourrissons au Brésil, les scientifiques « ont eu recours à la cryo-EM (cryomicroscopie électronique) pour visualiser le virus », comme l’a rappelé le comité Nobel.

J. Dubochet, chimiste suisse (1980) ; J. Frank, chimiste américain (1986) ; R. Henderson, chimiste britannique (1990), ; tous trois prix Nobel de chimie en 2017

Étym. gr. kruos: froid ; micros : petit : scopein : voir

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

diffusion n.f.

diffusion

Dans un milieu fluide, passage de molécules, d’ions ou de particules, d’un point de haute concentration ou de température plus élevée vers un point de plus faible concentration ou de température plus basse, sous l’influence de l’agitation moléculaire.
Dans l’organisme, la diffusion des molécules intéresse tous les échanges au sein des milieux liquides ou gazeux ou entre deux milieux séparés par une membrane (les particules colloïdales ne traversent pas les membranes).
En raison de la formule de calcul de l'énergie cinétique (E = mv2/2), la vitesse v d'une particule de masse m, est proportionnelle à la racine carrée de son énergie cinétique, qui croît avec la température (le Q10 est de l'ordre de 1,5). Le débit V ′M, des molécules de masse moléculaire M entre deux points voisins est proportionnel à la différence de concentration ou, ce qui revient au même, de pression partielle ∆PM (loi de Fick). Comme à énergie cinétique égale les molécules lourdes vont moins vite que les légères, le débit de diffusion est inversement proportionnel à l'inverse de la racine carrée de la masse moléculaire M (loi de Graham) et à la viscosité du milieu. Einstein a montré que la diffusion était proportionnelle au tiers du produit de la vitesse des molécules par leur libre parcours moyen.
Les molécules traversant une membrane continue (ex. membranes organiques), doivent s'y dissoudre. Il faut donc tenir compte d'un coefficient de dissolution α (loi d'Exner). Entre deux milieux, pour une membrane de surface s et d'épaisseur e, on a : 


avec k : coefficient de diffusion.
Si toutes choses étant égales par ailleurs, on compare le débit de diffusion V' de deux sortes de molécules de solubilité α 1 et α 2 et de masses moléculaires m1 et m2, le rapport des débits de diffusion est :


Connaissant le débit de diffusion d'une espèce de molécule, cette formule permet de calculer le débit de diffusion d'une autre catégorie de molécule. Ainsi, la capacité de diffusion pulmonaire au CO étant connue, cette formule permet de déterminer celle d'autres gaz.
2) En pathologie :
diffusion
Dissémination dans l’organisme, d’une substance (telle qu’un médicament) ou d’un agent pathogène.
3) En ophtalmologie :
leakage
Résultat de l'accumulation anormale de fluorescéine dans une cavité liquidienne néoformée ou de l'imprégnation anormale par la fluorescéine, d'un tissu solide.
4) En imagerie
scattering
Conséquence des interactions entre les particules d'un rayonnement et un milieu, entraînant un changement de leur direction ou encore, leur remplacement par des particules de même nature, d'énergie plus faible et de direction différente.
La diffusion des électrons est produite par les collisions avec transfert d'énergie élevé et par les freinages ; celle des photons X et gamma est due essentiellement à l'effet Compton.
5) en IRM
diffusion weighted MR

Étym. lat. diffusio : action de répandre complètement

imagerie de diffusion (en IRM)

[B2,B3,P2,B1,C2]

Édit. 2018

diplopie pathologique binoculaire l.f.

pathological diplopia

Lors de la fixation d'un seul objet avec les deux yeux, perception en deux endroits distincts de l'espace de deux images visuelles identiques.
Elle résulte de la stimulation par un même objet de deux points non correspondants de la rétine des deux yeux. Elle peut être horizontale, verticale ou torsionnelle ou une combinaison des trois.
La diplopie hétéronyme (croisée) est la diplopie rencontrée dans l'exotropie où l'image d'une cible fixée est reçue par la rétine temporale de l'œil dévié et donc localisée dans l'espace du côté nasal. Quand les axes visuels "se décroisent", les images "se croisent".
La diplopie homonyme (non croisée) est la diplopie rencontrée dans l'ésotropie où l'image de la cible fixée est reçue par la rétine nasale de l'œil dévié et donc localisée dans l'espace du côté temporal. Quand les axes visuels "se croisent", les images "se décroisent".

Étym. gr. diploos : double ; ops : vue

écho embryonnaire l.m.

embryonic echo

Image échographique de l’embryon.
La première image échographique de l'embryon apparaît vers la 6ème semaine d’aménorrhée. La mesure de sa longueur craniocaudale permet de dater avec précision le début de la grossesse.

Syn. échogramme embryonnaire

échogramme

[B2, B3, O3]

Édit. 2019

échographie en mode B l.f.

two dimensional ultrasonography

L’échographie en mode B (B comme brillance) est une méthode d’exploration échographique d'un plan de la région examinée qui se traduit, sur l'écran du tube cathodique, par une image dont la brillance de chaque point est proportionnelle à l'intensité de l'écho recueilli.
On obtient ainsi une image bidimensionnelle figurant une coupe anatomique  dans un plan défini par l'opérateur. A l'origine, l'échographie B était réalisée par balayage manuel; actuellement, on utilise des sondes à balayage mécanique (sectoriel) ou des sondes à balayage électronique (sectoriel ou linéaire) donnant des images dynamiques, en temps réel, de l'organe examiné. On peut y associer d'autres techniques comme le mode TM ou l'échographie doppler.

Syn. échographie dimensionnelle, échotomographie

échographie, échographie mode TM, échographie doppler

[B2, B3]

Édit. 2019

écran radioluminescent à mémoire l.m.

storage phosphor plate

Dans une cassette pour radiographie numérisée, feuille de plastique recouverte d’une couche de cristaux phospholuminescents mémorisant l’image latente liée à l’énergie des rayons X reçus.
Après exposition aux rayons X, les cristaux d'halogénures de baryum activés à l’europium gardent un niveau d’énergie stable et proportionnel à l’intensité reçue en chaque point de l’écran. Le balayage d’un faisceau laser produit une luminescence analysée par photo-multiplicateur, puis numérisée pour former l’image qui sera ensuite exploitée sur film radiographique ou mise en mémoire. Cet écran est immédiatement réutilisable après exposition à une lumière de longueur d’onde appropriée.

Syn. détecteur radioluminescent (ou phospholuminescent) à mémoire, écran photostimulable à mémoire, plaque photoluminescente à mémoire (PPM)

Sigle ERLM

[B2, B3]

Édit. 2019

écran renforçateur l.m

intensifying screen

Écran fluorescent maintenu dans une cassette au contact d'un film radiographique qu'il impressionne par son émission lumineuse sous l'action des rayons X.
Il permet de réduire de 90 à 95 % la quantité de rayons nécessaires, car l'émulsion photographique est beaucoup plus sensible à la lumière visible qu'aux rayons X. La substance fluorescente (tungstate de calcium, sulfate de baryum, oxysulfure de gadolinium...) est choisie pour son émission dans le bleu-violet correspondant au maximum de sensibilité du film et pour sa faible rémanence. L'emploi d'un écran entraîne une diminution de la finesse de l'image (flou d'écran) causée par la diffusion de la lumière dans l'épaisseur de la couche fluorescente; d'où l'existence de divers types d'écrans permettant un compromis entre pouvoir renforçateur et finesse d'image en fonction de l'examen pratiqué.

gadolinium

[B2, B3]

Édit. 2019

eidétique adj.

eidetic

1) En psychologie, l'image eidétique est l'aptitude de certains sujets à se représenter visuellement, avec une exactitude quasi photographique, colorée, vive et concrète, une scène ou des objets perçus récemment.
Cette image peut être évoquée ou supprimée à volonté.
Fort rare, la mémoire eidétique s'observe surtout chez l'enfant. Le plus souvent mais pas toujours, elle disparaît à l'âge adulte. Bien qu'elle ait intéressé la communauté scientifique entre les deux guerres, sa nature reste obscure. En tout cas, sa signification non pathologique apparaît certaine.
2) En phénoménologie, la connaissance eidétique concerne l'essence des choses et non leur existence. La réduction eidétique conduit du phénomène psychologique et de la connaissance empirique à l'essence pure.

E.R. Jaensch et l'école de Marburg (1920) et P. Quercy en France (1930) ; H. Klüver, neuropsychologue américain (1932)

Étym. gr. eidein : voir

[H4]

Édit. 2019

de Sèze (signe de l'empiétement de) l.m.

de Seze sign

Sur une radiographie du rachis lombaire de face, projection du corps vertébral basculé en avant qui dessine, avec l'apophyse épineuse, l'image d'un chapeau de gendarme inversé.
Une telle image commande de réaliser des incidences d'un part en oblique pour confirmer la spondylolyse et d'autre part de profil afin de préciser l'importance du glissement corporéal.

S. de Sèze, médecin rhumatologue français, membre de l’Académie de Médecine (1903-2000)

spondylolyse

[B2, I1]

Édit. 2019

empreinte prostatique l.f.

bladder base impression

En imagerie médicale, sur une urographie intraveineuse (technique de moins en moins utilisée) image du bord inférieur de la vessie soulevé par une hypertrophie de la prostate.
Sur la cystographie, on distingue plusieurs degrés selon l'importance de l'hypertrophie prostatique : d'abord simple perte de parallélisme avec le bord supérieur du pubis, le col vésical demeurant en place; puis soulèvement progressif de la vessie et du col vésical ; enfin déplacement vers le haut et laminage de la vessie, l'extrémité inférieure des uretères étant soulevée "en hameçon". L'empreinte prostatique peut être asymétrique par prédominance d'un lobe latéral.
Une image de soulèvement de la base vésicale peut s'observer chez la femme et correspondre à diverses causes : cystocèle, simple contraction des muscles releveurs, etc.

L'échographie permet actuellement non seulement l'étude de l'hypertrophie prostatique, mais aussi celle de son retentissement vésical.

adénome prostatique, échographie prostatique

[B2, M2, M3]

Édit. 2019

fonction transfert de modulation (FTM) l.f.

modulation transfer function

Fonction mathématique donnant, pour chaque valeur des fréquences spatiales, le rapport entre la modulation-image (modulation du signal de sortie du système d'imagerie) et la modulation-objet (modulation du signal d'entrée du système).
La FTM d'un système est la transformée de Fourier de sa fonction de dispersion ponctuelle ; mais l'action d'un système d'imagerie passant de l'objet à l'image peut se décrire par une série d'opérations mathématiques sur les modulations successives.
P. ex. dans un amplificateur de luminance, on caractérise les performances du système en prenant en compte les différentes FTM de la chaîne d'amplification : énergie des photons X incidents, puis amplification électronique, puis énergie des photons lumineux de sortie.

modulation, transformée de Fourier

[B2]

Édit. 2018

foyer d'un tube à rayons X l.m.

focus of X ray tube

Zone d'émission des rayons X sur l'anode.
Pour réduire le flou géométrique (flou de foyer) de l'image radiologique, les dimensions du foyer doivent être aussi faibles que possible, mais les problèmes thermiques imposent des limites. Pour concilier ces contraintes antagonistes, on donne à l'anode une certaine inclinaison et on utilise le rayonnement émis dans la direction perpendiculaire à celle des électrons. De cette façon, la surface apparente de l'origine du faisceau (foyer optique) est trois fois plus faible que la surface d'impact des électrons (foyer électronique).
Dans l'anode tournante, la zone où se répartit la chaleur (foyer thermique) est un centaine de fois plus étendue que le foyer électronique.
On appelle "gros foyer" une surface apparente d'émission carrée de 1 à 2 mm de côté, qui permet à l'anode d'accepter puissance et charge thermique élevées; les "petits foyers", ou "foyers fins", de 0,3 à 0,6 mm de côté, privilégient la finesse de l'image radiologique, mais admettent une moindre puissance. Les tubes modernes comportent souvent deux foyers entre lesquels l'utilisateur choisit en fonction de l'examen prévu.

[B2]

Édit. 2018

fréquence spatiale l.f.

spatial frequency

Grandeur inverse de la période d'un signal périodique fonction de l'espace (autrement dit, nombre de périodes spatiales par unité de longueur).
1. En imagerie, pour un signal périodique la fréquence spatiale présente de l'intérêt également pour un signal non périodique, comme celui d'une image, car on démontre que ce dernier peut se décomposer en une somme de signaux périodiques. Dans le cas du signal 2D constitué par une image, les fréquences spatiales sont à considérer selon toutes les directions du plan. Mesurées normalement en inverse d'unité de longueur (cm-1, mm-1), les fréquences spatiales sont parfois exprimées en nombre de paires de lignes par unité de longueur (pl/cm).

2. En ophtalmologie, un réseau de fréquence spatiale égal à 30 cycles par degré (cpd) comporte 30 barres blanches alternant avec 30 barres noires de mêmes dimensions contenues dans un degré d'angle visuel, c'est-à-dire dans 1 cm si le stimulus est situé à 57 cm du sujet.

J. Fourier, baron, mathématicien français, membre de l'Académie de médecine  (1768–1830)

modulation, transformation de Fourier

[B1, B2, P2]

Édit. 2019

glissement rétinien l.m.

retinal slip

Mouvement lent de l'image sur la rétine lors des déplacements de l'œil ou de l'image.
Ce glissement constitue le stimulus de la poursuite lisse.

poursuite lisse

granulome à corps étranger l.m.

foreign body granuloma

Granulome constitué autour d'un corps étranger introduit volontairement ou accidentellement dans la peau, qu'il s'agisse de particules inertes (fil de suture, silice, métal, huile minérale, etc.) ou de matériel biologique (piqûre animale ou végétale).
Par extension, on décrit des granulomes à corps étrangers endogènes. Cliniquement, le délai d'apparition de la lésion, parfois très long, et son aspect sont très variables. L'image histologique de ce granulome de résorption peut varier depuis celle d'un granulome macrophagique, le plus courant, à celle d'un granulome lipophagique, sarcoïdosique ou palissadique, voire réaliser l'image d'un pseudo-lymphome cutané.

Syn. granulome xénique, réaction à corps étranger

granulome à corps étranger endogène, granulome silicotique, granulome talcique

hémorragie cérébrale l.f.

cerebral hemorrhage

Saignement au sein du parenchyme cérébral par suite de la rupture d'un vaisseau, constituant un accident pathologique majeur, dont le pronostic est le plus souvent grave, sinon réservé.
Représentant environ 10% des accidents vasculaires cérébraux, l’épanchement sanguin peut envahir les espaces sous-arachnoïdiens (hémorragie cérébroméningée) ou les cavités cérébrales (inondation ventriculaire).
Prenant naissance dans les noyaux gris centraux, la grande hémorragie cérébrale détruit les structures profondes de l'hémisphère et détermine par effet de masse un engagement temporal et fronto-cingulaire. Des hémorragies limitées peuvent détruire les noyaux (hémorragies caudée, putaminale, thalamique) ou la substance blanche (hémorragie capsulaire, hématomes lobaires frontal, temporal, occipital). Le tronc cérébral peut être le siège d'hémorragies étendues ou limitées et il subit le retentissement de l'engagement temporal ou d'une hémorragie cérébelleuse.
L'hypertension est la principale cause. Elle fragilise le dispositif artériel en déterminant la lipohyalinose des artères de petit calibre et la constitution d'anévrismes de Charcot-Bouchard. La rupture survient à l'occasion d'un accès hypertensif. Soumises à un régime de pression particulièrement élevé, les artères perforantes irriguant le territoire profond de l'artère sylvienne sont responsables des hémorragies cérébrales survenant dans ces circonstances.
L'angiopathie amyloïde qui intéresse avec prédilection les petits vaisseaux des méninges et du cortex est responsable d'hémorragies lobaires dont la fréquence croît avec la durée de vie pour devenir chez les sujets âgés, une cause d'hémorragie cérébrale aussi fréquente que l'hypertension artérielle.
Si l'on exclut les traumatismes, les malformations vasculaires sont responsables de la plupart des hémorragies du sujet jeune : 20% des cas sont dus à des anévrismes et 50% à des angiomes. Bon nombre d'hémorragies relèvent de malformations cryptiques (télangiectasies, cavernomes) échappant à l'angiographie lors de l'accident vasculaire ; l'IRM en a confirmé la fréquence.
Exceptionnellement, une hémorragie cérébrale révèle une tumeur, une vascularite, un réseau moya-moya. Les médications anticoagulantes, les agents responsables d'une poussée d'hypertension (amphétamines, phénylpropanolamine, cocaïne) interviennent comme facteurs favorisants.
La survenue d’une hémorragie cérébrale est marquée par une céphalée d’installation brutale avec un vomissement, suivi rapidement par un certain degré d'obnubilation pouvant aboutir à un coma apoplectique. La sémiologie déficitaire se précise en quelques heures. Elle est fonction du siège, du volume et du retentissement de l'épanchement à distance. Dans la moitié des cas, il est difficile de faire la distinction avec un accident ischémique. Le scanner X montre l'hémorragie comme une image hyperdense, mesure l'effet de masse et décèle l'atteinte méningée ou ventriculaire. L'IRM est d'interprétation plus délicate car les caractères de l'image varient à la mesure de la dégradation de l'hémoglobine.
L'évacuation chirurgicale d'une hémorragie cérébelleuse est indiquée s'il existe des signes de compression du tronc ou une hydrocéphalie. Ce geste est également justifié par l’aggravation avec menace d’engagement des hémorragies lobaires. En dehors de ces éventualités, le traitement vise à réduire l'hypertension artérielle, à maintenir l'équilibre hydroélectrolytique et à contrôler l'hypertension intracrânienne.
La grande hémorragie cérébrale est mortelle en quelques heures ou quelques jours. Il en est de même des hémorragies graves du tronc cérébral. Les autres hémorragies sont compatibles avec une survie après une période critique de deux à trois semaines. Les hématomes lobaires peuvent guérir en ne laissant subsister qu'un minimum de séquelles.
angiome cerebral, anévrismes de Charcot-Bouchard

J-M. Charcot, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine et C. J Bouchard, anatomopathologiste français, membre de l’Académie de médecine (1867)

Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis

angiopathie amyloïde cérébrale moya moya (syndrome) anévrisme artériel intracrânien

[H1]

Édit. 2015

hyperintense (signal IRM) adj

hyperintense

Qualifie la restitution d’énergie des protons revenant à leur état d’équilibre, à l’origine du signal magnétique dont la localisation aboutit à une cartographie : image IRM.
Si le signal émis par une structure est intense (hypersignal) - on parle par analogie de « structure hyperintense»- elle apparaît en blanc sur l’image.
P. ex, sur les images pondérées en T1, la graisse est hyperintense ; sur les images pondérées en T2, l’eau et les structures riches en eau sont hyperintenses.

Ant. hypo-intense

hypo-intense, hypersignal (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

image 3D l.f.

3D image

Image donnant l'illusion du relief par une fabrication des images en 3 dimensions comprend deux étapes : la modélisation et la finition (élaboration du rendu).
La modélisation utilise différentes techniques : représentation en fil de fer, par polygones, par volumes et par surfaces. Le rendu concerne l'élimination des parties cachées de l'image, la reproduction des couleurs, des ombres, des lumières, de la texture. Ces images 3D se réalisent sur des stations graphiques.

Étym. lat. imago : image, représentation

image 3D de surface, représentation 3D de surface

image en anneau l.f.

ring shadow

En radiologie pulmonaire, image d'une bronche dont l'axe coïncide avec celui du rayon directeur.
Il peut s'agir d'une bronche normale le plus souvent segmentaire ou d'une bronche dont la paroi est épaissie. La bronche, accompagnée de son artère satellite, forme parfois une image en jumelle "borgne". Dans les bronchectasies, ces aspects s'associent souvent à des images "en rail".

Étym. lat. imago : image, représentation

image en épine l.f.

spine appearance

1) En urographie, petite saillie triangulaire à sommet externe d'un bord d'un calice ou du bassinet.
Une telle image peut être le reliquat d'un calice dont la partie distale est détruite alors que sa partie proximale persiste, rétractée; il faut la distinguer de l'ébauche d'un petit calice dont le développement s'est arrêté (il s'agit alors souvent d'un calice moyen) qui donne une image en ergot sur le bord externe du bassinet ou du grand calice supérieur.
2) En radiologie digestive

Étym. lat. imago : image, représentation

image en... ou image de..., urographie intraveineuse

image en J de l'uretère l.f.

"J" ureteral appearance

En urographie intraveineuse, image consistant en une anomalie de trajet et de calibre de la portion lombaire de l'uretère droit qui le fait ressembler à un J inversé.
Une telle image fait rechercher un uretère rétrocave, anomalie congénitale rare au cours de laquelle l'uretère, au lieu de descendre au flanc droit de la veine cave inférieure, décrit une boucle autour du vaisseau, croisant successivement ses faces postérieure, gauche puis antérieure avant de reprendre son trajet habituel. Ce croisement entraîne une certaine gène à l'évacuation des cavités urinaires hautes.

Étym. lat. imago : image, représentation

uretère rétrocave, urographie intraveineuse

image en miroir l.f.

reflected image

Artéfact échographique, produit par une structure située au contact d'une interface curviligne très réfléchissante comme le diaphragme ou la plèvre, se traduisant par une fausse image, symétrique de l'image réelle par rapport à l'interface.

Étym. lat. imago : image, représentation

| page précédente | /28 | page suivante