anti-PfMDR (médicaments) l.m.p. sigle angl. pour Plasmodium falciparum Malaria Drug Resistance
anti-PfMDR drugs
Médicaments tels que le vérapamil ou la désipramine, capables de restaurer la chloroquino-sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes, comme ils modulent la résistance de cellules cancéreuses.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons notamment liées aux risques d’effets indésirables aux doses actives.
Syn. médicaments "réverseurs"
anti-VHA (anticorps) l.m.
anti-VHA antibody
anti-VHB (anticorps) l.m.
anti-VHB antibody
anti-VHC (anticorps) l.m.
anti-VHC antibody
Anticorps dirigé contre un antigène structural ou non structural du virus de l'hépatite C.
Ces anticorps sont détectés par des tests immuno-enzymatiques ou par immunoblots chez environ 1% des adultes Français.
De spécificité IgM ou IgG, ils sont détectables dans le sérum dans les 10 semaines suivant le contage et persistent ultérieurement. Leur seule présence ne permet pas de conclure au caractère ancien ou récent, guéri ou actif de l'infection virale C. Associés à une augmentation des transaminases sériques, ils reflètent une hépatite C avec multiplication active ; en l’absence d’augmentation seule la détection de l'ARN viral permet d'affirmer le caractère actif de l'infection. L'infection virale C conduit, dans 50 à 80% des cas, à une évolution chronique.
Les anti-VHC, actuellement détectables, ne sont pas neutralisants et, en cas de guérison, n'assurent pas de protection croisée contre les autres génotypes viraux.
classification des anti-arythmique s l.m.
→ anti-arythmiques (médicaments)
[G3,K2]
déplacement anti-Stokes l.m.
anti-Stokes shift
Lors de l’excitation d’un corps fluorescent, déplacement du photon d’émission vers une longueur d’onde plus courte et donc plus énergétique que la longueur d’onde du photon d’excitation (incident).
Ce déplacement est contraire à la loi de Stokes d’après laquelle l’énergie d’un photon est inversement proportionnelle à sa longueur d’onde (λ) et, par conséquent, le rayonnement d’émission secondaire qui est moins énergétique, doit avoir une λ plus longue que le rayon d’excitation. Un effet inverse, paradoxal, est obtenu en microscopie biphotonique (ou multiphotonique) en laser pulsé où le rayonnement incident d’excitation est fait de deux photons (ou plus) émis successivement dans un temps très court (10-15s). Comme la réaction électronique du récepteur (le fluorochrome en cas d’étude en fluorescence) nécessite un temps plus long (10-9s), il ne perçoit qu’un seul impact et l’émission secondaire ne se fait qu’avec un seul photon. L’énergie de deux photons incidents récupérée par un seul photon d’émission secondaire étant plus grande, sa longueur d’onde sera plus courte. Le principal avantage de cette méthode est d’utiliser un rayonnement incident de faible énergie pour ne pas léser les tissus ou organes examinés.
G. G. Stokes, Sir, mathématicien britannique (1819-1903)
→ Stokes (loi de) ,microscopie biphotonique, fluorescence, fluorochrome
gammaglobuline anti-D l.f.
anti-D immunoglobulin
Anticorps immun dirigé contre les antigènes D des hématies rhésus positif.
Il apparaît après une transfusion incompatible de globules rouges rhésus positif chez un sujet rhésus négatif ou chez les mères rhésus négatif qui s'immunisent contre les hématies de leur fœtus rhésus positif. Recueillis chez des volontaires sains immunisés, ces anticorps sont injectés immédiatement après l'accouchement d'une mère rhésus négatif, non encore immunisée, dont le nouveau-né est rhésus positif, afin de neutraliser les hématies fœtales passées dans la circulation maternelle lors de la naissance. On évite ainsi l'allo-immunisation anti-D source d'anémie et de mort fœtale lors des grossesses suivantes.
Syn. immunoglobuline anti-D et incompatibilité fœtomatemelle
immunoglobuline anti-D l.f.
Rh immunoglobulin
Gammaglobuline spécifiquement dirigée contre l’antigène D, utilisée dans la prévention de l’immunisation rhésus fœtomaternelle.
Son but est de neutraliser les hématies fœtales rhésus positif passées dans la circulation maternelle avant que les réactions immunitaires maternelles ne débutent. Chez la femme rhésus négatif non immunisée l’injection d’immunoglobuline anti-D est pratiquée dans un délai de 72 heures au maximum après l’accouchement d’un enfant rhésus positif. Cette prévention s’applique aussi aux avortements spontanés ou provoqués, aux grossesses extra-utérines et à l’occasion de tous les gestes ou circonstances comportant un risque de passage d’hématies fœtales dans la circulation maternelle : cerclage du col utérin, amniocentèse, intervention pelvi-abdominale ou traumatisme abdominal. L’efficacité de cette injection doit être vérifiée par un test de Kleihauer.
E. Kleihauer et K. Betke, pédiatres allemands (1957)
Étym. lat. immunis : exempt de
→ immunisation foetomaternelle, Kleihauer (test de)
médicaments anti-arythmiques s l.m.
anti-arrhythmic drugs
Médicaments administrés per os ou intraveineux par voie veineuse dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par par exemple quinidine), Ib (par par exemple lidocaïne), Ic (par par exemple flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.
E. M. Vaughan Williams, pharmacologue britannique (1970)
→ amiodarone, bêtabloquant, quinidine,
pantalon anti-G l.m.
G-suit
Dispositif pneumatique comprimant les membres inférieurs et le bas ventre permettant de combattre le collapsus en mobilisant le sang accumulé dans la partie inférieure du corps.
Primitivement utilisé en neurochirurgie (Crile, 1903) pour combattre le collapsus dû à la position assise de l'opéré au cours de l'intervention, puis perfectionné pour combattre les effets de la microgravité en astronautique, d'où son nom, ce dispositif est aussi utilisé en réanimation d'urgence pour le ramassage des blessés, pour le transport des patients en risque de collapsus et aussi, préventivement, pour le transport jusqu'en salle d'opération des victimes d'anévrismes de l'aorte abdominale en cours de rupture.
G. W. Crile, chirurgien américain (1903)
sensibilité d'un micro-organisme à un agent anti-infectieux l.f.
antibiotics sensitivity
Phénomène se traduisant par l’arrêt de la croissance ou la lyse d’un micro-organisme, tel qu’une bactérie ou un virus, en présence d’une quantité déterminée d’un agent anti-infectieux (antibiotique, antiviral, etc.).
Il s’oppose à la résistance (résistance aux antibiotiques, aux antiviraux, etc.).
sérum anti-ophidien l.m.
Sérum antivenimeux dirigé contre les venins de serpents
→ sérum antivenimeux, serpent (morsure de)
vaccin anti-grippe l.m.
influenza vaccine
Syn. vaccin grippe
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-Haemophilus influenzae type b l.m.
Haemophilis influenzae type b vaccine
Syn. vaccin Haemophilus influenzae type b
→ vaccin Haemophilus influenzae type b
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-leptospirose l.m.
leptospirosis vaccine
Vaccin antimicrobien monovalent injectable, préparé à partir des bactéries du sérogroupe Leptospira icterohaemorrhagiae inactivés par le formol.
Il est réservé aux sujets exposés professionellement à cette leptospirose.
[E1, D1]
Édit. 2019
vaccin anti-rotavirus l.m.
rotavirus vaccine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin anti-zona l.f.
varicella-zoster vaccine
anticorps anti-Hu l.m.p.
anti-HU antibodies
Les anticorps anti-HU, parmi les plus fréquents des anticorps anti neuronaux, dirigés contre certaines protéines neuronales, sont responsables de syndromes paranéoplasiques dont les principaux sont l’ataxie cérébelleuse, l’encéphalite limbique, les neuropathies sensitives périphériques; syndromes observés le plus souvent chez des patients atteints de cancer du poumon à petites cellules.
Comme dans le cas des affections neurologiques associées aux autres anticorps anti-neuronaux, le syndrome paranéoplasique précède le plus souvent la tumeur de quelques mois à plusieurs années. La tumeur est souvent asymptomatique, de petite taille. Le moyen le plus efficace de traiter le syndrome neurologique est de traiter la tumeur. Le PET scan peut découvrir des tumeurs de très petite taille, mais est peu spécifique ; sa valeur prédictive positive est considérablement accrue par la mise en évidence des anticorps anti-neuronaux.
En dehors des syndromes paranéoplasiques neurologiques, la mise en évidence des anticorps anti-HU dans le sérum ou par immunomarquage peut être proposée pour l’étude du système nerveux entérique, impliqué dans les maladies motrices de l’intestin. Les anticorps anti-HU peuvent s’associer à une pseudo-obstruction intestinale paranéoplasique révélatrice d’un carcinome bronchique à petites cellules. Il apparaît que l'immunomarquage anti-Hu permet une détection beaucoup plus fiable que l'histologie conventionnelle; elle est indispensable à la détection d'une éventuelle hypoganglionose.
Syn. anticorps ANNA1 (anti-neuronal nuclear antibody type 1)
→ syndrome paranéoplasique, carcinome bronchique à petites cellules, anticorps anti neuronaux
[F2, F3, K1, L1]
Édit. 2019
anti-élastase
anti-elastase
Terme générique désignant toute substance capable d’inhiber l’activité de l’enzyme élastase.
L’alpha-1 antitrypsine, protéine plasmatique, est un puissant inhibiteur physiologique de l’élastase, protéase dégradant l’élastine et de nombreuses autres protéines. Par ailleurs, de nombreuses substances possédant une activité anti-élastasique sont proposées par l’industrie cosmétique pour lutter contre le vieillissement cutané.
→ élastase, élastine, alpha-1 antitrypsine
[C3]
Édit. 2018
anticorps anti-kératine l.m.p.
anti-keratin antibody
Auto-anticorps appartenant à la famille des auto-anticorps anti-protéines citrullinées, qui reconnaissent certains motifs antigéniques dans lesquels un résidu d'arginine a été transformé en citrulline, recherchés au cours du diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR).
Ce sont des IgG très spécifiques de la PR, qui apparaissent précocement et dont le titre n’évolue pas avec l’activité.
Sigle AKA
→ auto-anticorps anti-protéines citrullinées, polyarthrite rhumatoïde
[C1,C3,F3,I1,N3]
Édit. 2017
auto-anticorps anti-protéines citrullinées l.m.
anti-citrullinated protein antibody
Les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) produisent, au sein de la synoviale rhumatoïde, des auto-anticorps dirigés contre des protéines citrullinées.
Ces anticorps reconnaissent des épitopes citrullinés qui apparaissent sur diverses protéines (filaggrine, fibrine, etc.) du tissu synovial inflammatoire par suite de la transformation de leurs résidus arginyl en résidus citrullyl. Cette citrullination des protéines, est catalysée par une famille d’enzymes, les peptidyl-arginine désiminases (PAD).
Deux techniques permettent de détecter ces auto-anticorps :
- la titration des anticorps anti-kératine (AKA) par immunofluorescence indirecte sur coupe d’œsophage de rat wistar,
- la titration des anticorps anti-peptides cycliques citrullinés par méthode ELISA.
Leur détection présente une sensibilité supérieure à celle des autres auto-anticorps - proche de 80 %, contre 50 % en moyenne pour les AKA - et surtout une haute spécificité (98 %) pour la PR.
Sigle ACPA
→ anticorps anti-kératine, polyarthrite rhumatoïde
[C1,C3,F3,I1,N3]
Édit. 2017
anticorps anti YO l.m.
Syn. APCA1 (anti-purkinje cytoplasmic antibody type1)
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-Ri
l.m.
Syn. anticorps ANNA2
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-amphiphysine
[H1, F2, F3]
Édit. 2019
anticorps anti-CV2 l.m.
Syn. anticorps CRMP5
[H1, F2, F3]
Édit. 2019