réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.
secondary reactions (to contrast media)
Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.
[B2,F3]
Édit. 2018
sang (produits dérivés du) l.m.p.
blood derivatives
Produits ayant valeur de médicaments, réalisés de façon systématique par fractionnements à partir d’échantillons appropriés de sang : concentrés érythrocytaires, concentrés unitaires de plaquettes, concentrés unitaires de granulocytes, plasma et divers dérivés.
Les indications de ces fractions sont multiples : 1) épuration d’une population anormale en cas de syndromes myéloprolifératifs, de leucémie aigüe myéloblastique, de thrombocytémie ; 2) hémopathies lymphoïdes, syndrome de Sézary ; 3) recueil d’une population cellulaire normale, de cellules souches hématopoiétiques ; 4) échanges érythrocytaires ; 5) traitement de la drépanocytose.
→ sang
commission nationale d'homologation l.f.
Commission chargée d’émettre un avis sur les demandes de mise sur le marché des matériels à usage préventif, diagnostique ou thérapeutique figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de la Santé après avis de ladite commission, l’avis portant sur l’efficacité des matériels et la sécurité des personnes le manipulant.
[E]
Apports quotidiens en vitamine D recommandés par l'Académie nationale de médecine (UI)
| Groupes | AJR | BME | AQR | NS |
| Nourrissons | ||||
| 0-6 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| 6-12 mois | 800-1000 | 800 | 800-1000 | 2000 |
| Enfants | ||||
| 1-3 ans | 400 | 800 | 600-800 | 2500 |
| 4-8 ans | 200 | 800 | 600-800 | 2500 |
| Adolescents Garçons | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Hommes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 600 | 800 | 4000 | |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | > 1500 | 4000 |
| Adolescents Filles | ||||
| 9-13 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| 14-18 ans | 200 | 800-1000 | 800-1000 | 4000 |
| Adultes Femmes | ||||
| 19-30 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 31-50 ans | 200 | 600 | 800 | 4000 |
| 51-70 ans | 200 | 1000-1500 | 1000-1500 | 4000 |
| > 70 ans | 400-600 | >1500 | >1500 | 4000 |
| Grossesse | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| Allaitement | ||||
| 14-18 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 19-30 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
| 31-50 ans | 400 | 800 | 800-1000 | 4000 |
Académie nationale de chirurgie dentaire l.f.
L’Académie nationale de chirurgie dentaire, se consacre à l’étude et au progrès de la chirurgie dentaire et de tout ce qui peut concourir à cet objet.
Déclarée d’utilité publique, son existence est reconnue par le Journal Officiel du 20 juillet 1956. Sa composition statutaire est la suivante : membres titulaires 90, membres associés nationaux 90, membres associés étrangers 80, membres libres 30. -
Son action se concrétise par des séances officielles, des études en commissions, l’édition régulière d’un Bulletin. Elle répond à l’attente des pouvoirs publics et à celle des organismes professionnels. Elle participe au groupe de concertation entre les académies des sciences de la vie et de la santé. Elle récompense chaque année des travaux scientifiques.
[P3]
Édit. 2020
agence de la biomédecine l.f.
agency of biomedicine
L’agence de la biomédecine est une agence publique nationale de l’État créée par la loi de bioéthique de 2004, modifiée en 2011 et 2013.
Les missions qui lui sont imparties se situent dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules hématopoïétiques ainsi que dans les domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaine (recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines). L’agence, qui est aussi un centre de recherche et de formation, est composée d’un conseil d’administration, d’un conseil d’orientation, d’un comité médical et scientifique et de divers groupes d’experts répartis selon leurs compétences.
[E1,E3]
Édit. 2017
agence du médicament l.f.
agency of the medicine
Elle a été remplacée par l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé.
→ Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé
[E1,E3,G3]
Édit. 2017
agence française de l'adoption l.f.
french agency of the adoption
Groupement d’intérêt public entre l’État, les départements et des personnes morales de droit privé dont la mission est d’informer, de conseiller et de servir d’intermédiaire pour l’adoption de mineurs étrangers de quinze ans (Code de l’action sociale et des familles, art. L. 225-15 s., modifié par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 art.119)
[E1,E3]
Édit. 2017
agence française du sang l.f.
Créée par la loi du 4 janvier 1993, elle a été remplacée en 1998 par l’établissement français du sang
Sigle AFS
→ établissement français du sang
[E1,E3,F1]
Édit. 2017
agence technique de l'information sur l'hospitalisation l.f.
agency for information on hospital care
Agence instituée par décret du 26 décembre 2000 chargée des travaux techniques concourant à la mise en œuvre et l’accessibilité aux tiers du programme de médicalisation du système d’information (PMSI), nécessaires à l’analyse de l’activité d’un établissement médical comme de chacun des organismes qui le composent.
Les textes la concernant sont repris par les articles R 6113-33 et suivants du code de la santé publique. Elle est administrée par un conseil d’administration comprenant six représentants de l’État, dont le directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins et six personnalités qualifiées nommées par arrêté. Le conseil d’administration est présidé par le directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins.
Les informations recueillies consistent en statistiques agrégées ou en données codées pour chaque patient, de telle sorte que celui-ci ne puisse pas être identifié.
L’agence délibère également sur la programmation des travaux qui lui sont confiés par l’État et sur les moyens à mettre en œuvre pour en assurer la réalisation.
Elle émet, aussi, toute observation ou recommandation en relation avec les systèmes d’information sur l’hospitalisation.
Les compétences de l’agence, notamment sur le plan financier, ont été élargies par la mise en œuvre du système de la tarification à l’activité, le programme PMSI permettant d’établir et d’évaluer avec précision le fonctionnement des établissements de santé.
Sigle ATIH
→ programme de médicalisation du système d'information
[E1,E3]
Édit. 2017
caisse générale de sécurité sociale l.f.
general cash of social security
Caisse propre à chacun des quatre départements d’outre-mer (Guyane, la Réunion, Martinique, Guadeloupe) qui par différence avec les caisses de la métropole recouvre les cotisations, gère conjointement les risques maladies, accidents du travail et vieillesse pour les travailleurs salariés du régime général et du régime agricole, et pour les travailleurs indépendants.
Sigle : CGSS
[E]
centre national d'études supérieures de sécurité sociale l.m.
Etablissement public chargé de la formation des agents des régimes de sécurité sociale, d’assurer leur formation pour leur permettre d’accéder aux fonctions d’agents de direction et d’agent comptable, d’assurer le perfectionnement des personnels d’encadrement (praticiens-conseils, cadres supérieurs techniques, personnels supérieurs des administrations de tutelle).
L’admission au centre se fait par un concours annuel réservé aux étudiants et au personnel des organismes. La durée de l’enseignement est de dix-huit mois.
Sigle CNESSS
[E]
code de la sécurité sociale l.m.
Ensemble de textes législatifs et réglementaires relatifs à l’organisation du travail, aux droits et obligations des employeurs et des salariés, à la sécurité et à la protection de la santé des travailleurs.
[E]
exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie l.f.p.
anaesthetic main requirements for safety and efficiency
Avant toute anesthésie générale ou locorégionale on doit donner les garanties suivantes.
- Une consultation pré-anesthésique doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention, lorsqu'il s'agit d'une intervention programmée.
- Pour chaque patient, les moyens nécessaires à l'anesthésie doivent être disponibles et contrôlés avant l'intervention (surveillance continue de la fréquence cardiaque et tracé électrocardio
- Une surveillance continue après l'intervention doit être assurée dès la fin de l'intervention et de l'anesthésie (cette surveillance ne doit pas être interrompue lors du transfert du patient, elle doit se poursuivre jusqu'à la récupération des grandes fonctions vitales : respiration, circulation, système nerveux), la salle de surveillance postinterventionnelle (salle de réveil) doit être située à proximité du site où est pratiqué l'anesthésie.
- Il doit y avoir une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l'intervention ou à l'anesthésie effectuée.
(Article D. 712-40 du Code de la santé, décret du 5 décembre 1994).
→ dispositif médical, extubation, surveillance postinterventionnelle (salle de)
[G1,E3]
Édit. 2018
globe de sécurité l.m.
post-partum uterine retraction
En obstétrique, utérus normalement rétracté après la délivrance.
A la palpation, sa perception comparable à celle d'un globe uniformément dur élimine tout risque d'hémorragie de la délivrance, d'où son nom.
A. Pinard, obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1844-1934)
haut comité médical de la sécurité sociale l.f.
high medical committee of the social security
Comité chargé de définir les principes d’ordre médical destinés à permettre l’orientation générale du contrôle exercé par les praticiens conseils des régimes d’assurance maladie.
Il peut être saisi par le ministre des Affaires Sociales ou par le ministre de l’Agriculture, de projets sur lesquels il donne son avis et formule éventuellement des propositions à l’occasion de ses travaux. Il peut attirer l’attention des ministres compétents sur les réformes qui lui paraissent conformes au bon fonctionnement de la sécurité sociale. Il dispose également d’attributions pour les nominations – promotions des praticiens-conseils du régime général de l’assurance maladie.
Sigle HCMSS
institut de radioprotection et de sécurité nucléaire l.m.
institute of radioprotection and nuclear safety
Sa compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayonnements ionisants utilisés dans l’industrie ou la médecine et aux rayonnements naturels.
Il a pour missions ;
- la surveillance radiologique de l’environnement et l’intervention en cas d’urgence radiologique,
- la radioprotection de l’Homme,
- la contribution à la formation et à l’enseignement de la radioprotection,
- la définition et la mise en œuvre de programmes de recherche nationaux et internationaux,
- la veille permanente en matière de radioprotection,
- la contribution à l’information du public,
- la réalisation d’expertises, de recherches et d’analyses sur les risques nucléaires et radiologiques établies pour des organismes publics ou privés,
- l’appui opérationnel technique en matière de risques nucléaires et radiologiques concernant les installations nucléaires civiles ou de défense, le transport de substances radioactives et sensibles ainsi que la protection physique et la sécurité des applications tant industrielles que médicales.
L’institut est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous tutelle conjointe des ministères :
- de l’écologie, du développement durable et de l’énergie,
- de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche,
- des affaires sociales, de la santé et des droits de la femme,
- de l’économie, de l’industrie et du numérique,
- de la défense.
L’institut a été créé par l’article 5 de la loi du 9 mai 2001 et son fonctionnement précisé par décret du 22 février 2002, modifié le 7 avril 2007.
Sigle : IRSN
numéro d'immatriculation à la sécurité sociale l.m.
Numéro d’identification au répertoire de l’INSEE attribué à tout assuré immatriculé à la sécurité sociale.
Il se compose de 13 chiffres divisés en 6 blocs :
-le sexe : un chiffre (1 pour les hommes, 2 pour les femmes) ;
-l’année de naissance : deux chiffres (les deux derniers du millésime) ;
-le mois de naissance : deux chiffres ;
-le numéro du département de naissance : deux chiffres ;
-le numéro de la commune de naissance : trois chiffres (selon la codification du répertoire des communes) ;
- le rang d’inscription sur la liste des naissances de la commune : trois chiffres.
Le numéro de 13 chiffres est parfois suivi de 2 chiffres qui constituent une « clé » de contrôle.
position latérale de sécurité l.f.
lateral safety posture
Chez un sujet inconscient, position de latérocubitus, tête maintenue dans l'axe du corps, pour éviter le risque d'inhalation de régurgitations gastriques.
La mise en position de sécurité d'une victime inconsciente assure une meilleure liberté des voies aériennes en empêchant la langue d'obturer la glotte et elle évite les inhalations trachéobronchiques en cas de régurgitation, de vomissement ou de saignement dans l'arrière gorge ou l'hypopharynx. Surtout chez un accidenté, cette manœuvre doit se faire dans l'ordre pour éviter des complications en cas de lésion du rachis :
- Allonger la victime sur le dos, en respectant la rectitude de la colonne vertébrale.
- Prendre un coussin (ou des vêtements pliés) le placer contre la joue de la victime du côté où l'on va la tourner.
-Ecarter largement le bras de ce côté.
- Saisir l'autre bras et le genou du même côté, tourner la victime en latérocubitus, la joue sur le coussin.
- Une fois la victime mise en position latérale de sécurité, dégager le menton le plus possible de la poitrine pour que la tête soit en arrière
→ coma, latérocubitus, Mendelson (syndrome de)
sécurité n.f.
safety
1)Sens général : état d'esprit confiant et tranquille de celui qui se croit à l'abri du danger.
2)Sens scientifique : probabilité de ne pas courir un risque donné.
La sécurité n'est jamais parfaite car il existe toujours un risque même minime : en termes de probabilité (1 = sécurité parfaite) on peut écrire : sécurité = 1 - risque
Le médecin doit souvent évaluer la sécurité lorsqu'il établit un pronostic : pendant combien de temps le sujet examiné ne risquera-t-il pas un accident de santé ?
On ne peut répondre à la question qu'en termes de probabilités et en tenant compte du fait que la sécurité estimée diminue avec le temps, d'où la nécessité de contrôles médicaux d'autant plus rapprochés que le risque craint est plus grand.
Etym lat. securitas : sureté, sécurité (de securus : qui ne demande pas de soin, qui ne cause pas d'inquiétude ; se : sans ; cura : soin, sollicitude, inquiétude)
→ risque
sécurité anesthésique l.f.
La sécurisation anesthésique a pour but de prévenir et de limiter les conséquences des événements graves ou indésirables, induits par les méthodes anesthésiques et analgésiques. employées au cours d’un acte chirurgical ou médical douloureux, pouvant survenir pendant la période opératoire et post-opératoire.
Quel que soit le type d’anesthésie, des risques peuvent survenir à des moments différents. La prévention des complications est assurée par la qualification des personnels, la réalisation d’une consultation préalable, une surveillance continue.
- Les personnels médicaux et infirmiers sont détenteurs d’une formation certifiée et actualisée. Présents en nombre adéquat, lors de toutes les phases de l’anesthésie, ils sont regroupés au sein d’un service spécialisé et leur pleine disponibilité physique et intellectuelle est assurée par un régime réglementé de travail.
- Une consultation est réalisée plusieurs jours avant l’intervention, adaptée au degré d’urgence, à l’état du patient, à l’acte chirurgical et au mode anesthésique envisagé. Un interrogatoire complété par un questionnaire et un examen clinique, apprécie les conséquences des comorbidités : hypertension, bronchite chronique, diabète, allergies, troubles de la crase sanguine. Elle repère les difficultés techniques anesthésiques : facilité d’intubation, d’abord veineux ou de l’espace péridural. Elle s’appuie sur des examens complémentaires et des consultations spécialisées. Elle est l’occasion de donner une information honnête sur les techniques retenues, les risques prévisibles, la possibilité de transfusion sanguine, l’adaptation des thérapeutiques en cours. Elle est consignée dans un dossier écrit, généralement numérisé. Elle contribue à dissiper les craintes du patient et à établir un climat de confiance limitant le stress qui, ajouté à celui de l’intervention et de la maladie, majore les risques de complications. Une visite pré-anesthésique est effectuée dans les heures qui précèdent l’intervention.
- Une surveillance continue est assurée lors du réveil et de la période qui suit pendant laquelle les effets résiduels des médicaments anesthésiques peuvent entraîner une perte de la vigilance, un arrêt respiratoire, une hypoxie. Le séjour en salle de réveil doit être la règle, assurant du retour et du maintien de l’autonomie respiratoire, de l’équilibre circulatoire et de la récupération neurologique du patient,
- Une organisation permettant de faire face à tout moment à une complication liée à l’intervention, s’appuie notamment sur :
- une stratégie anesthésique conforme aux recommandations des sociétés savantes et aux standards internationaux, établie par écrit et consignée dans le dossier du patient, mise en œuvre sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste-réanimateur ;
- l’emploi systématique de matériel anesthésique de suppléance et de moniteurs de surveillance avec alarme permettant de prévenir la survenue d’une hypoxie, d’une hypotension, d’un trouble du rythme cardiaque, d’une hypothermie, d’une complication opératoire ou anesthésique ;
- la disposition, en salles d’opération et de réveil, de l’arrivée des fluides médicaux et d’aspiration par le vide et de moyens de contrôle continu du débit d’oxygène, de la saturation du sang en oxygène, des pressions et débits ventilatoires et de la concentration en gaz carbonique expiré si le patient est intubé.
La prévention des infections et des accidents thrombo-emboliques incombe également aux médecins anesthésistes-réanimateurs.
La plus grande fréquence des chirurgies ambulatoires ou de court séjour impose une actualisation des mesures de sécurité. Une réflexion est en cours pour adapter le processus réglementaire à cette évolution.
Des procédures de signalement et de suivi des accidents, une revue de morbimortalité, le contrôle de la conformité aux recommandations, l’accréditation, le respect d’une check-list opératoire contribuent à la démarche qualité.
L’ensemble de ces mesures soutenues par une réglementation toujours plus contraignante ne permettent cependant pas le contrôle total des risques systémiques complexes ou rares. En France, le nombre des événements indésirables serait de 60 000 à 95 000 par an pour 11,5 millions d’anesthésies; la moitié d’entre eux serait évitables.
Étym. lat. securitas : exemption de soucis, tranquillité d'esprit ; gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
sécurité civile l.f.
civilian safety
Ensemble des mesures et moyens administratifs de prévention et de secours élaborés pour la protection des populations vis-à-vis des risques de toute nature : catastrophe naturelle ou accidentelle, guerre, etc.
La sécurité civile dispose d’une organisation structurée aux différents échelons territoriaux et dépend du ministre de l’intérieur. Les actions de prévention portent principalement sur le contrôle du respect des règles de sécurité dans les lieux d’accueil du public ou d’activité économique et sur l’élaboration de plans de secours par exemple le plan ORSEC. L’organisation des secours locaux relève de l’autorité directe du préfet qui coordonne les moyens.
Étym. lat. securitas : exemption de soucis, tranquillité d'esprit → ORSEC (plan)
sécurité (position latérale de) l.f.
safety lateral posture
→ position latérale de sécurité
Sécurité sociale l.f.
social security
Organisation de la protection sociale basée sur un système national de répartition et de solidarité.
Cet ensemble des régimes de base de protection sociale comporte quatre branches : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles.
En France, la Sécurité sociale n’existe pas comme entité administrative unique. D’une part, les régimes ne sont pas différenciés les uns par rapport aux autres. D’autre part, au sein du régime général (le plus important par le nombre de ses affiliés), le financement et la gestion des trois grands risques couverts se sont séparés en trois organismes : l’un affecté aux allocations familiales, un autre aux retraites de vieillesse, et un autre à l’assurance maladie, aux accidents du travail et maladies professionnelles ainsi qu’aux soins liés à la grossesse et à la maternité.
Ainsi, c’est souvent par erreur que, dans le langage courant, on dit sécurité sociale, quand il faudrait dire régime général ou assurance malade.
Les prestations de l’assurance maladie sont complétées par celles versées par les mutuelles ou complémentaires santé.
→ maladie, famille, vieillesse, accidents du travail et maladies professionnelles régime général, mutuelle
zone de sécurité du génome l.f
genomic safe harbor (GSH)
Site du génome apte à intégrer un nouvel ADN qui sera fonctionnel et n’altèrera pas le génome hôte.
Les zones ainsi définies sont idéales pour y introduire des transgènes à application thérapeutique (thérapie génique). Leur identification et leur validation dans le génome humain sont en cours.
[Q1]
Édit. 2017