Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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signe n.m.

sign

Manifestation objective d’une maladie, constatée par le médecin au cours de l’examen clinique.
Signe et symptôme, dont l’association conduit au diagnostic, sont souvent employés à tort l’un pour l’autre. Le signe est constaté par le médecin (ex. une hépatomégalie) tandis que le symptôme est ressenti par le malade (ex, une céphalée). Le regroupement de signes et de symptômes en un ensemble caractéristique est désigné sous le nom de syndrome.
La distinction entre signes physiques découverts lors de l’examen (ex. une splénomégalie)) et signes généraux (fièvre, amaigrissement…) n’est pas justifiée. Les symptômes sont parfois appelés à tort signes fonctionnels, en accordant à fonctionnel le sens de subjectif, ajoutant ainsi une confusion entre la manifestation d’une maladie et son retentissement sur les fonctions organiques.

symptôme

signe cervicothoracique l.m.

cervico thoracic sign

Sur une radiographie pulmonaire de face, signe permettant de préciser le siège antérieur ou postérieur d'une opacité médiastinale supérieure.
Quand le contour externe de l'opacité disparaît au-dessus de la clavicule, son siège est antérieur, le plus souvent thyroïdien. Quand il reste visible au-dessus de la clavicule, la formation est postérieure, d'origine le plus souvent nerveuse, parfois vasculaire. Ceci est une application du signe de la silhouette.

Syn. signe de l'iceberg

signe de la tache de bougie l.m.

Signe clinique consistant, grâce à de multiples grattages à la curette d’une plaque de psoriasis, de détacher d’abord de nombreux petits copeaux blanchâtres avant de retirer un dernier copeau plus large recouvrant le derme mis à nu, ce qui laisse apparaître la rosée sanglante (signe d’Auspitz).

signe de la curette de Brocq, Auspitz (signe d')

signe de l'omnibus l.m.

Signe constaté par un médecin chez un passager de transport en commun.
Par ex. le signe de la queue du sourcil.

J. A. Fournier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1832-1914)

signe de la queue du sourcil

souffle tunnellaire l.m.

machinery murmur

Signe d’auscultation cardiaque, constituant un bruit continu systodiastolique à renforcement télésystolique et protodiastolique.
Perçu à l’extrémité interne des deux premiers espaces intercostaux gauches, il est un signe caractéristique de la persistance du canal artériel.

Syn. bruit de tunnel

symptôme n.m.

symptom

Manifestation pathologique perçue par le malade, par opposition au signe constaté lors de l’examen.
Signe et symptôme sont souvent employés à tort l’un pour l’autre.

Étym. gr. sumptôma : événement fortuit, coïncidence, symptôme ; sun : ensemble, en même temps ; ptosis : chute

syndrome

Joubert (syndrome de) l.m.

Syndrome d’hérédité autosomique récessive, d’apparition pré- ou néonatale, de prévalence estimée d'environ 1/100 000, caractérisé par une malformation congénitale du tronc cérébral et une agénésie ou une hypoplasie du vermis cérébelleux entraînant des troubles respiratoires, un nystagmus, une hypotonie, une ataxie et un retard du développement moteur.
Au cours de la période néonatale, la maladie se manifeste souvent par une respiration irrégulière (tachypnée et/ou apnée épisodiques) et un nystagmus. Durant la petite enfance, une hypotonie peut se manifester. Une ataxie cérébelleuse (démarche titubante et déséquilibre) peut apparaître plus tard. Un retard du développement moteur est fréquent. Les facultés intellectuelles sont variables, allant d'un déficit intellectuel sévère à une intelligence normale. L'examen neuro-ophtalmologique peut révéler une apraxie oculomotrice. Des convulsions surviennent chez certains patients. Un examen attentif du visage met en évidence un faciès caractéristique : une grosse tête, un front proéminent, des sourcils hauts et arrondis, un épicanthus, un ptosis (occasionnel), un nez retroussé avec des narines évidentes, une bouche ouverte (au début de forme plutôt ovale, puis plutôt rhombique et finalement plutôt triangulaire avec les commissures inclinées vers le bas), une protrusion et des mouvements rythmiques de la langue et, occasionnellement, des oreilles bas implantées. Les autres manifestations peuvent inclure une dystrophie rétinienne, une nephronophtise et une polydactylie.
Le diagnostic repose sur les données cliniques (hypotonie, ataxie, retard du développement et apraxie oculomotrice) et la présence, sur les images d'imagerie par résonance magnétique (IRM), du « signe de la molaire » provenant de l'hypoplasie du vermis cérébelleux et des malformations du mésencéphale et du rhombencéphale.
Le diagnostic différentiel se pose avec les maladies associées au syndrome de Joubert, les malformations du vermis cérébelleux sans «signe de la molaire » telles que la malformation de Dandy-Walker, l'hypoplasie cérébelleuse liée à l'X, l'ataxie-apraxie oculomotrice de types 1 et 2 (AOA1, AOA2), les maladies congénitales de la glycosylation (CDG), le syndrome 3-C, les atrophies/hypoplasies pontocérébelleuses, les syndromes oro-facio-digitaux de types II et III et le syndrome de Meckel-Gruber.
Le syndrome est génétiquement hétérogène. Sept gènes, AHI1 (6q23), NPHP1 (2q13), CEP290 (12q21), TMEM67 (8q22), RPGRIP1L (16q12), ARL13B (3p12.3-q12.3) et CC2D2A (4p15) et deux locus sur les chromosomes 9q34 (JBTS1) et 11p12-q13 (CORS2/JBTS2) ont été, à ce jour, associés à la maladie.
Le pronostic est favorable pour les formes modérées de la maladie. Les patients avec une forme plus sévère doivent être pris en charge dans un centre spécialisé ou de référence.

Marie Joubert, neurologue canadienne (1969) : C. Espinós, F. Palau, médecins espagnols (2009)

Syn. syndrome de Joubert classique, syndrome de Joubert pur, syndrome de Joubert type A, syndrome de Joubert-Boltshauser

Réf. Orphanet, C. Espinos, F. Palau (2009)

nystagmus, ataxie, épicanthus, nephronophtise, Dandy-Walker (syndrome de)

[A4, H1, I2,M1, P2, O6, Q2]

Édit. 2018

syndrome du canal carpien l.m.

carpal tunnel syndrome

Syndrome dû à la compression du nerf médian dans le canal carpien.
Des paresthésies de recrudescence souvent nocturne sont associées à une hypoesthésie de la face palmaire des trois doigts médians et à des lâchages d’objets. S'y ajoutent, en cas d'aggravation, une atrophie de l'éminence thénar et une gêne aux mouvements d'opposition et d'abduction du pouce. Les examens électriques montrent un très net ralentissement de la conduction du nerf médian. La symptomatologie peut être provoquée lors de l'examen clinique par la percussion de la face antérieure du poignet (signe de Tinel) ou par une hyper-extension ou hyper-flexion prolongée du poignet (signe de Phalen).
Lorsqu'il est primitif, ce qui est souvent le cas, il est provoqué par un épaississement du ligament antérieur du carpe. Secondaire, il est lié notamment à une ténosynovite des tendons fléchisseurs des doigts liée à une hyper-sollicitation des gestes de préhension notamment professionnelle, à des mouvements répétés ou forcés d’hyper-extension ou d’hyper-flexion du poignet entraînant une compression par certains os du carpe, à une hypothyroïdie, à une neuropathie amyloïde héréditaire avec dépôts d'amylose dans le ligament antérieur (manifestations inaugurales dans les formes de type II), ou à une hémodialyse poursuivie depuis dix années et davantage.
Le traitement consiste en une section du ligament, ce qui permet la sédation des troubles subjectifs.
Cette affection est inscrite au tableau 57 des maladies professionnelles)

P. Marie, membre de l’Académie de médecine,  C. Foix, neurologues français (1913) ; J. Tinel, neurologue français (1915) ; G. S. Phalen, chirurgien orthopédiste américain (1950 et 1951)

Syn. syndrome du tunnel carpien

canal carpien, syndrome du canal carpien gravidique

thoracoabdominal (signe) l.m.

iceberg sign

Sur une radiographie thoracique de face, signe permettant de situer l'origine d'une masse dans le médiastin postéro-inférieur.
Lorsque son contour externe s'écarte du rachis puis s'interrompt nettement au dessous de l'image de la coupole, la masse est à la fois thoracique et abdominale ; si son contour rejoint rapidement le rachis, même au dessous de la coupole, la masse est uniquement thoracique. C'est une application du signe de la silhouette.
Actuellement, la scanographie permet de mieux étudier la lésion dans l'abdomen, (partie immergée de l'iceberg).

Syn. iceberg (signe de l')

Trendelenburg (signe de) l.m.

Trendelenburg’s sign

Signe d'insuffisance des muscles abducteurs de hanche ou d'appui insuffisant de la tête fémorale.
Normalement en position debout unilatérale, le bassin s'élève du côté non portant par contraction des muscles abducteurs du côté portant. En cas d'insuffisance de ces muscles abducteurs, le bassin s'abaisse du côté non portant et le tronc et les épaules se déplacent du côté opposé, côté portant, pour rétablir l'équilibre. Ce signe est visible tant par l'avant que par l'arrière.

F. Trendelenburg, chirurgien allemand (1895)

Verneuil (signes de) l.m.p.

Verneuil signes

1) Signe indirect de fracture du bassin :  douleur provoquée par une pression douce et simultanée au niveau des deux crêtes iliaques.
2) Signe de fracture d’un métacarpien :  douleur provoquée par la mobilisation du doigt correspondant.

A. Verneuil, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1823-1895)

[I2]

Édit. 2019

Thompson (signe de) l.m.

Simmonds-Thompson test

Signe clinique en faveur d'une rupture complète du tendon calcanéen (d'Achille).
Normalement, la pression transversale du mollet déclenche une flexion plantaire de la cheville. En cas de rupture du tendon d'Achille, cette manoeuvre n'entraîne plus de flexion plantaire : signe de Thompson positif.

Réf. F.A. Simmonds, orthopédiste américain (1957). T.C. Thompson, orthopédiste américain (1962); Elizabeth Brunet-Guedj, médecin du sport français.

rupture du tendon calcanéen, tendon calcanéen, Brunet-Gedj (signe de)

[I2]

Édit. 2019

Brunet-Guedj (signe de) l.m.

ankle hyperdorsiflexion sign

Signe clinique de rupture complète du tendon calcanéen (d'Achille).
Chez un patient en procubitus dont les pieds dépassent du plan d'examen, le pied lésé perd son attitude physiologique en léger équin et pend verticalement. La sensibilité de ce signe est de 0,88 et sa spécificité de 0,86.
Cette appellation n'est utilisée que dans la littérature francophone.

Elizabeth Brunet-Guedj, médecin du sport français

tendon calcanéen, rupture du tendon calcanéen, Thompson (signe de)

[I2]

Édit. 2019

emphysème sous-cutané l.m.

subcutaneous emphysema

Gonflement produit par le passage d'air ou de gaz sous la peau, qui est tendue, crépitante à la palpation.
Selon la localisation, la cause et l'évolution sont très différentes.
- Dans l'emphysème du cou ou du thorax après un traumatisme (accident de la route, bien souvent, séquelle de chirurgie thoracique) l'air provient du tractus respiratoire, il sort d'une brèche trachéobronchique ou d'une plaie de la plèvre. L'emphysème sous-cutané est le témoin d'un emphysème médiastinal ou d'un pneumothorax sous pression. L'air fuse dans les tissus interstitiels lors des à-coups expiratoires de pression de la toux ou de la dyspnée. Chaque passage d'air augmente un peu plus la collection gazeuse. Si la brèche est petite l'évolution peut être simple. Sinon le traitement est chirurgical.
- La décompression rapide des plongeurs amène une production locale de petites bulles sous-cutanées prurigineuses, «les puces», signe d'alarme sur des lésions internes d'embolie gazeuse possible. La forme la plus grave de cette variété d'emphysème, l'ébullisme, appartient au domaine astronautique, dans ce cas l'emphysème est généralisé à tout l'organisme et au-dessus de toute ressource thérapeutique.
- Dans l'emphysème sous-cutané d'un membre avec le contexte d'un état infectieux, l'origine du gaz est locale et signe de gangrène gazeuse.

Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphy­sème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans

ébullisme, accident de plongée par décompression, gangrène gazeuse

[D1, J1, K1]

Édit. 2019

abaissement en adduction l.m.

depression in adduction, downshoot in adduction

Abaissement de l'œil non fixateur qui, dans le regard latéral, est en adduction : œil droit dans le regard latéral gauche, œil gauche dans le regard latéral droit ; il augmente (ou peut seulement apparaître) dans le regard oblique : regard en bas et à gauche pour l'abaissement de l'œil droit, regard en bas et à droite pour l'abaissement de l'œil gauche (déviation diagonale).
L'abaissement en adduction, comme l'élévation en adduction, est un signe clinique dont la recherche est fondamentale dans l'étude d'un trouble de la motilité oculaire, qu'il s'agisse d'une paralysie ou d'un strabisme concomitant. Dans le strabisme convergent, si l'angle est important, il peut être déjà évident avant mise en train du cover test, le nez faisant automatiquement écran quand l'œil fixateur est en abduction.
L'abaissement en adduction, beaucoup moins fréquent que l'élévation en adduction, est symptomatique d'une hyper-action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil; quand il est peu marqué, il est plus évident dans le regard oblique, c'est-à-dire quand on place l'œil concerné dans le champ d'action du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil. Dans les cas typiques, il est associé à une hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé (antagoniste opposé du muscle oblique supérieur du bulbe de l’œil). Cette hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil opposé doit être systématiquement recherchée ; s'il y a hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil droit, elle est recherchée dans le regard en haut et à gauche (champ d'action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil gauche), en maintenant l'œil droit fixateur. Dans le strabisme concomitant non opéré, l'abaissement en adduction est très souvent bilatéral symétrique ou asymétrique. Dans le strabisme opéré, il peut être consécutif à un affaiblissement d'un ou des deux muscles obliques inférieurs du bulbe de l’œil. Il peut être associé à une déviation verticale dissociée dont il faut éventuellement tenir compte quand on recherche l'hyper-action du muscle droit supérieur du bulbe de l’œil, son antagoniste opposé.

[P2]

Édit. 2020

abcès pulmonaire à anaérobies l.m.

anaerobic lung abscess

Suppuration circonscrite primitive du parenchyme pulmonaire habituellement liée à l'inhalation de germes anaérobies issus de la cavité buccale.
Les patients souffrant d'abcès à anaérobies sont généralement susceptibles d'inhaler les sécrétions oropharyngées et ont une parodontopathie ou une parodontose. La vomique est d'odeur fétide, ce qui signe cliniquement le caractère anaérobie des germes.
Un type particulier d'anaérobie oral, l'Actinomyces, entraîne un processus nécrosant chronique à tendance très extensive et conduit à un important délabrement.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

actinomycose thoracique, abcès du  poumon, vomique, Actinomyces

[D1, K1, K3]

Édit. 2020

absence n.f.

absence seizure

1) Au sens général, le fait pour une personne, un objet, un caractère... de manquer, de ne pas être présent.
Ex. absence d’un signe, d’un réflexe, d’un germe infectieux à l’examen microscopique....
2) En neurologie, crise épileptique caractérisée par une altération de la conscience, isolée (absence simple) ou associée à d'autres manifestations (absence complexe), toujours accompagnée sur l'EEG par une décharge bilatérale, plus ou moins symétrique et synchrone, d'éléments paroxystiques.
Selon l'expression clinique et EEG, elle peut être typique ou atypique.
Les absences typiques associent des caractères communs :
- une rupture du contact avec l'environnement, à début et fin brusques, de durée brève (en moyenne 10 secondes), souvent déclenchée par des facteurs variables selon les sujets (inactivité, émotion, attention, effort intellectuel, manque d'intérêt, etc.) ;
- des manifestations isolées ou associées, notamment sous forme de simples clignements des paupières, manifestations cloniques localisées ou plus étendues (absences myocloniques), manifestations atoniques (absence atonique), automatismes, troubles végétatifs le plus souvent discrets ;
- des anomalies EEG caractéristiques, avec décharges de pointes-ondes bilatérales, symétriques et synchrones de grande amplitude (150-1200 microvolts) à 3 c/s, quelquefois plus rapides (4 c/s), à début et fin brusques, souvent provoquées par l'hyperpnée, plus rarement par la stimulation lumineuse intermittente. Le rythme de fond est toujours normal.
Les absences typiques appartiennent exclusivement au cadre des épilepsies généralisées idiopathiques et peuvent s'observer dans différents syndromes : les épilepsies-absences de l'enfant, de l'adolescent, l'épilepsie myoclonique juvénile.
Les absences atypiques se caractérisent ainsi :
- altération de la conscience à début et fin progressifs, souvent prolongée (1 à 2 minutes) ;
- fréquence et sévérité des manifestations atoniques entraînant des chutes ;
- tracé EEG très altéré, les absences correspondant à une activité rapide (20 c/s), peu ample, soit à une décharge moins rapide mais plus ample, soit à une décharge de pointes-ondes lentes rythmiques.
Les absences atypiques se rencontrent dans les épilepsies généralisées secondaires (syndrome de Lennox-Gastaut et autres encéphalopathies épileptogènes).

Étym. lat : absentia : absence

épilepsie, Lennox-Gastaut (syndrome de), épilepsie myoclono-astatique

[H1]

Édit. 2016

accidents tardifs par ingestion de champignons l.m.

late accident by ingestion of mushrooms

Manifestations viscérales graves, surtout digestives, hépatiques et parfois rénales, en rapport avec l'absorption de certains champignons toxiques, survenant dans un délai supérieur à 6 heures (en moyenne 12 heures après l'ingestion).
On peut voir des atteintes rénales tardives (après 3 à 15 jours), isolées, parfois sans signe gastro-intestinal initial et dont le diagnostic difficile peut être suspecté lors de la survenue d'atteintes rénales (insuffisance rénale aiguë) d'allure «épidémique».
Rappelons aussi le syndrome vasculaire (ischémique et gangréneux) de l'ergotisme dû au champignon de l'ergot de seigle (claviceps).
Le traitement est symptomatique : rééquilibration hydroélectrolytique et physiologique visant à couper le cycle entérohépatique des toxines et à éviter les effets de leur fixation sur les membranes et parenchymes : désinfection intestinale, vitamine C, silymarine.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accidents précoces par ingestion de champignons, amanite vireuse, amanite phalloïde, phalloïdine, syndrome phalloïdien, amanitine

[D2,G4,N1]

Édit. 2016

acrosclérose n.f.

acrosclerosis

Etat pathologique défini par l'existence d'une sclérose des téguments des extrémités, surtout des mains, mais aussi parfois des pieds, du nez et des oreilles, commençant par une phase initiale œdémateuse au cours de laquelle la peau des doigts devient progressivement indurée, adhérente aux plans sous-jacents, tandis qu'à un stade plus évolué les doigts prennent un aspect effilé et sont parfois fixés en flexion.
Des micro-ulcérations peuvent ensuite apparaître. Au visage, l'acrosclérose peut atteindre le nez qui prend un aspect pincé ; les lèvres s’amincissent.
L’acrosclérose signe une maladie du collagène ou connectivite. Elle peut être isolée (sclérodermie cutanée) ou associée à des atteintes viscérales (sclérodermie systémique, CREST syndrome). Elle apparaît le plus souvent chez des femmes ayant un phénomène de Raynaud des mains.

Étym. gr. akros : extrémité ; sklêros : dur

sclérodactylie, syndrome CREST

[J1,N3]

Édit. 2017

actinomycose thoracique l.f.

thoracic actinomycosis

Infection pulmonaire subaigüe ou chronique, suppurée et nécrosante, souvent étendue à la plèvre, au médiastin et à la paroi thoracique, due à une bactérie filamenteuse appartenant à la classe des Actinomycètes, Actinomyces israelii principalement, souvent associée à une altération sévère de l'état général.
L'actinomycose thoracique est une affection peu fréquente, avec sa classique triade radiologique associant un épanchement pleural, une condensation pulmonaire et une ostéolyse costale. Elle n'est qu'une des formes cliniques au sein de l'ensemble des manifestations pathologiques déterminées par les actinomycètes. On distingue en effet les actinomycoses cutanées, sous-cutanées, osseuses et viscérales. La découverte de grains jaunes dans du pus signe le diagnostic. La chirurgie a pour but d'apporter un diagnostic histologique et bactériologique.
La pénicilline est le traitement de choix à la dose de 10 à 20 millions d'unités par 24 heures, par voie parentérale pendant 4 à 6 semaines, relayée par un traitement oral pendant 3 à 6 mois.

Étym. gr. aktis : rayon ; mukês : champignon

Actinomycète

[D1, K1]

Édit. 2020

Albright (syndrome ou phénotype d') l.m.

Albright’s syndrom or phenotype

Habitus particulier constitué par une petite taille, une surcharge pondérale, une brachymétacarpie et brachymétatarsie, un élargissement de la dernière phalange du pouce (signe de Murder), parfois une retard mental, une complexion rousse…
Ce phénotype est observé dans la pseudohypoparathyroïdie de type 1 par résistance à l’hormone parathyroïdienne du fait d’une mutation du gène GNAS, s’accompagne alors d’hypocalcémie, d’hyperphosphorémie et d’accroissement du taux de PTH. Il survient aussi isolément, sans trouble du métabolisme phosphocalcique et caractérise alors la pseudo-pseudohypoparathyroïdie.

F. Albright, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine (1937)

Syn. syndrome de McCune-Albright-Sternberg, pseudoparathyroïdie

pseudohypoparathyroïdie, pseudo-pseudohyoparathyroïdie

[I2, O4, Q2]

Édit. 2020

albuminorachie n.f.

albuminorachia

1) Présence ou concentration de sérumalbumine dans le liquide céphalospinal.
2) Par extension, et incorrectement, présence ou concentration de protéines dans le liquide céphalospinal.
L'albuminorachie, normalement de 0,22 g/L chez l'adulte, s'élève dans de nombreuses affections du système nerveux central ; au delà de 0,3 g/L, elle est un signe de compression médullaire ou de méningite.

Étym. lat. albumen : blanc d'œuf

Syn. incorrect de protéinorachie

[C1,H]

Édit. 2017 

alcoolose n.f.

alcoholosis

Alcoolopathie survenant au début de l'âge adulte chez des sujets (femmes le plus souvent) à la personnalité névrotique ou psychotique (P. Fouquet).
La consommation préférentielle de boissons à fort degré alcoolique est typiquement clandestine et solitaire, par épisodes de quelques jours suivis d'une phase d'abstinence sans syndrome de sevrage, de quelques semaines, avec une conscience douloureuse des conséquences de son comportement par la personne, une lutte anxieuse et des sentiments de culpabilité. D'où une demande de soins relativement précoce. La survenue d'amnésies transitoires signe l'aggravation.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

alcoolite, double diagnostic (patients psychiatriques à), somalcoolose

[E1,G3,G4,H4]

Édit. 2017 

aldolasémie n.f.

aldolasemia

Teneur du sang en aldolase, ou activité de l'aldolase dans le sérum.
Cette activité, au-delà de 50 nkat/L (3 UI/L), est un signe biologique de maladie hépatique, par augmentation de la fructose-1-phosphate-aldolase, ou musculaires, par augmentation de la fructose-1,6-diphosphate-aldolase.

[C1,C3,I4,L1]

Édit. 2017 

alerte n.f.

alert, alarm

1) De façon générale, il s’agit d’un appel donné par différents moyens (cris, signe de détresse, fusées, messagers, téléphone, etc.) pour signaler un danger et demander éventuellement du secours.
2) En médecine, information reçue ou émise dont le contenu présente un caractère de gravité potentiel ou avéré tel qu’il nécessite la mise en œuvre en urgence, d’actions correctives ou préventives.
Le téléphone est le principal moyen pour la transmission de l'alerte en médecine. Il permet au médecin d'estimer l'urgence et de donner immédiatement des conseils très efficaces pour éviter des erreurs ou des abstentions, causes de complications. Le tri préalable des appels téléphoniques, institué par les Russes dès 1900, permet de gagner un temps précieux. Cela n'a malheureusement pas été retenu par une directive de l'Union Européenne qui a préféré l'appel unique, impliquant un organisme pour trier et un relai supplémentaire.

Étym. italien all'erta : à la hauteur, cri d'alarme des gardes pour monter au rempart.

appel unique dans l'Union Européenne, tri préalable des appels d'urgence, premiers secours

[G2]

Édit. 2017

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