cône médullaire l.m.
conus medullaris, conus terminalis (TA)
conus medullaris, medullary cone
Extrémité distale rétrécie de la moelle spinale.
Faisant suite au renflement lombaire, elle répond aux troisième, quatrième et cinquième paires de nerfs sacrés et au segment coccygien de la moelle. Elle se poursuit en bas par un épaississement de la pie-mère appelé filum terminale. Celui-ci rejoint la dure-mère au niveau de la IIe pièce sacrée pour se poursuivre par le ligament coccygien. Le cul-de-sac dural s'arrête habituellement en regard de S2. Les dernières racines lombaires et les racines sacrées et coccygiennes entourent le filum terminale dans le cul-de-sac dural, formant la queue de cheval.
Syn. cône terminal
[H5]
Édit. 2015
cordon médullaire l.m.
Portion postérieure cylindrique étroite du tube neural.
Elle est à l’origine de la molle spinale.
[A4,O6]
faisceaux vasculaires de la médullaire rénale l.m.p.
fasciculi vasculares medullae renalis (TA)
vascular bundles of renal medulla
Faisceaux vasculaires annexés à la strie interne de la zone externe de la médullaire rénale.
→ strie interne de la zone externe de la médullaire rénale.
[A1,M1]
Édit. 2018
fibrome médullaire du rein l.m.
medullary renal fibroma
Tumeur mésenchymateuse bénigne du rein, de siège médullaire.
Elle appelle les mêmes remarques que le fibrome cortical.
[F5,J1]
Édit. 2018
frein du voile médullaire antérieur l.m.
→ frein du voile médullaire supérieur
[A1]
Édit. 2019
frein du voile médullaire supérieur l.m.
frenulum veli medullaris superioris (TA)
Tractus blanc , simple ou bifide, qui relie l’extrémité supérieure du voile médullaire supérieur au sillon qui sépare les colliculus postérieurs (lame quadrigéminale ou lame tectale)
Syn. anc. frein de la valvule de Vieussens, frein du voile médullaire antérieur
[A1]
Édit. 2019
insuffisance médullaire l.f.
bone marrow failure
Hématopoïèse déficiente se traduisant généralement par une pancytopénie plus rarement par une bicytopénie, voire une monocytopénie touchant l'une ou l'autre des lignées myéloïdes.
On reconnaît plusieurs grands mécanismes d'insuffisance médullaire : 1) l'insuffisance quantitative où la richesse cellulaire de la moelle est diminuée comme dans les aplasies ou hypoplasies médullaires ; 2) l'insuffisance qualitative où la richesse cellulaire de la moelle est conservée voire augmentée comme les syndromes myélodysplasiques ; 3) on y rattache les insuffisances médullaires liées à une infiltration médullaire par des cellules malignes ou par une myélofibrose.
Le degré d'insuffisance médullaire peut être déterminé par 1) la richesse du myélogramme et surtout de la biopsie médullaire, 2) par les caractères quantitatifs et qualitatifs des cultures de progéniteurs hématopoïétiques in vitro en présence de facteurs de croissance, 3) par des méthodes isotopiques telles que l'étude d'incorporation globulaire du fer radioactif et la scintigraphie médullaire à l' 111In.
Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient
→ aplasie médullaire, myélodysplasie, myélofibrose, myélogramme, biopsie médullaire, progéniteurs, immunoscintigraphie
irradiation médullaire l.f.
→ rayons médullaires du cortex rénal
lame médullaire externe du noyau lenticulaire l.f.
lamina medullaris externa nuclei lentiformis (TA)
external medullary lamina of lentiform nucleus
→ lame médullaire latérale du noyau lenticulaire
lame médullaire interne du noyau lenticulaire l.f.
lamina medullaris interna nuclei lentiformis (TA)
internal medullary lamina of lentiform nucleus
→ lame médullaire médiale du noyau lenticulaire
lame médullaire médiale de l'amygdale l.f.
Lame médullaire qui sépare le noyau baso-latéral du noyau baso-médial
lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural l.m.
lymphedema with distichiasis and spinal extradural cyst, spinal extradural arachnoid cyst, SEDAC
Maladie associant un kyste médullaire extradural avec faiblesse progressive des jambes, un œdème bilatéral des jambes et un distichiasis (double rangée de cils).
L’affection est autosomique dominante (MIM 153400). Plusieurs mutations du gène FOXC2
entraînent l’affection.
K. Y. Chynn, médecin radiologue américain (1967) ; Y. Ogura, médecin japonais (2015)
→ FOXC2
maladie kystique de la médullaire rénale l.f.
medullary cystic disease, nephronophthisis
Affection familiale à transmission autosomique récessive qui se révèle habituellement dans l'enfance par la survenue d'une polyurie avec insuffisance rénale progressive.
La polyurie s’accompagne de polydypsie, d’une anémie sévère, de protéinurie avec élimination rénale excessive de sodium. Les reins sont le siège d'une atrophie tubulaire avec altérations sévères des membranes basales tubulaires, sclérose interstitielle et présence de kystes plus ou moins nombreux prédominant à la jonction corticomédullaire.
De nombreuses formes cliniques ont été décrites :
- selon l’âge d’apparition : infantile, décès avant deux ans ; juvénile début vers 5 ans et décès vers 10 ans ; de l’adolescent et tardives.
- selon les associations : dans 20% des cas une rétinite pigmentaire peut aboutir à une amaurose type Leber (syndrome de Senior-Løken)(1) ; une apraxie oculomotrice avec ataxie cérébelleuse (syndrome de Joubert) (2) avec hypoplasie du vermis ; et des malformations squelettiques (syndrome de Saldino-Mainzer) (3)
- selon le ou les gènes en cause : neuf localisations ont déjà été localisées pour les gènes NPHP (NéPHronoPhtise) : Le gène NPHP1, locus en 2q13 (4) code pour une néphrocystine ; sa mutation est responsable de la forme juvénile la plus fréquente ; NPHP2 (en 9q31) codant pour la protéine inversine est responsable d’une forme infantile sévère avec cardiopathie, fibrose hépatique et parfois situs inversus en raison de son rôle dans la latéralisation des organes au cours de la morphogénèse. Les formes suivantes sont de type juvénile : NPHP3 (en 3q22) est asocié à une fibrose hépathique ; NPHP4 (en 1p36) présente toujours une atteinte rétinienne sévère. NPHP5 (en 3q13) est une des formes du syndrome de Senior-Løken ; NPHP6 (en 12q21) associe aux lésions rénales une rétinite pigmentaire et une atrophie du vermis ; les mutations de gène NPHP8 (locus en 16q) entraînent les malformations multiples du syndrome de Meckel (5). Tous ces gènes codent pour des protéines intervenant dans la fonction des cils vibratiles primaires (non moteurs) : captation et extraction des molécules et leur transport dans les tubules ciliaires des cellules épithéliales rénales mais aussi transport des molécules (opsines) impliquées dans la transduction du signal lumineux dans les photorécepteurs rétiniens. Toutes les formes de la maladie entrent dans le cadre des ciliopathies.
1- B. Senior ophtalmologue américain (1961) ; Aagot Christie Løken neuropathologiste norvégienne (1961)2- Marie Joubert, neurologue canadienne (1969) 3- R. M. Saldino et F. Mainzer, médecins radiologues américains (1970 et 1971)4- Corinne Antignac, physiopathologiste et généticienne française (1993)5- J. F. Meckel Jr, anatomopathologiste allemand (1822)
Syn. néphronophtise
→ ciliopathie, rétinite pigmentaire, Senior-Lǿken (syndrome de), Joubert (syndrome de), Senior- Løken(syndrome de), Saldino-Mainzer (syndrome de), Meckel (syndrome de)
médullaire de la glande suprarénale l.f.
medulla glandulae suprarenalis (TA)
medulla of suprarenal gland
Portion centrale de la glande suprarénale qui constitue le plus important des systèmes glandulaires parasympathiques chromatoffines.
Syn. anc. médullosurrénale
médullaire de l'ovaire l.f.
medulla ovarii (TA)
ovarian medulla
Partie centrale de l’ovaire ne contenant pas de follicules ovariques.
Syn. anc. substance médullaire de l’ovaire
médullaire d'un nœud lymphatique l.f.
medulla nodi lymphoidei (TA)
medulla of lymph node
Partie centrale du nœud lymphatique.
La médullaire, faite de cordons émanés de la corticale et séparés par les sinus lymphatiques, contient des lymphocytes et des plasmocytes.
médullaire du poil l.f.
hair medulla
Zone centrale du poil ou du cheveu constituée de grandes cellules anucléées plus ou moins disjointes et souvent remplacées par de petites bulles d'air.
La médullaire du poil est inconstante chez l'Homme et est absente dans les duvets et le lanugo.
Étym. lat. medullaris de medulla : moelle
médullaire du thymus l.f.
medulla thymi (TA)
medulla of thymus
Parenchyme lymphoïde, de consistance molle, enveloppé dans le cortex thymique qui envoie en profondeur des cloisons conjonctives qui le découpent en lobes.
médullaire rénale l.f.
medulla renalis (TA)
renal medulla
Partie centrale du parenchyme rénal représentée sur une coupe du rein par les zones triangulaires de couleur rouge foncé, striées parallèlement au grand axe du triangle.
Ces zones triangulaires sont constituées par des masses coniques, les pyramides rénales. Celles-ci sont, dans chaque rein, au nombre de huit à dix environ. Le sommet d’une pyramide rénale proémine dans le sinus et constitue une papille rénale. Les pyramides sont simples ou composées réunissant deux ou trois pyramides simples.
Syn. anc. substance médullaire du rein
membrane médullaire l.f.
→ endoste
mort médullaire l.f.
medullar death
Mort d'un animal causée par une irradiation totale de la moelle hématopoïétique.
Elle survient environ 30 j. après une dose de l'ordre de 5 Gy. On admet que chez l'Homme la dose létale 50% correspondante est 4,5 Gy.
nécrose médullaire rénale l.f.
renal medullary necrosis.
Syn. nécrose papillaire rénale
protection médullaire l.f.
spinal cord preservation
En circulation extracorporelle, et particulièrement au cours de la chirurgie de l'aorte descendante, ensemble des techniques et procédés permettant de prévenir la souffrance et les lésions de la moelle épinière.
rayon médullaire de Ludwig l.m.
C. Ludwig, physiologiste et anatomiste allemand (1816-1895)
→ rayons médullaires du cortex rénal
rejet d'un greffon médullaire l.m
host versus graft effect
Processus immunologique observé dans les greffes de cellules médullaires ou de cellules souches hématopoïétiques périphériques qui se traduit par l’élimination du greffon par les tissus du receveur.
Le processus de rejet d’un greffon de moelle osseuse ou de cellules souches hématopoïétiques est souvent précoce ; il est, dès lors, difficile à différencier d’une non-prise. Ce rejet est dû à la persistance, après le conditionnement, de lymphocytes T de l’hôte capables de s’activer et de rejeter le greffon. Le rejet est une complication rare, de l’ordre de 1%, après greffe de moelle géno-identique utilisant un conditionnement myélo-ablatif. Dans les greffes réalisés à partir d’un donneur non apparenté cette complication très grave survient dans 5 à 15 % des cas.