vitréorétinopathie exsudative familiale récessive liée au sexe l.f.
exsudative vitreoretinopathy familial X-linked recessive
Affection secondaire à une traction rétinienne avec opacités vitréennes périphériques, exsudats sousrétiniens et intrarétiniens.
Cliniquement la maladie correspond à la vitréorétinopathie exsudative familiale de Criswick et Schepens qui est la forme dominante. Ici les femmes ne sont pas atteintes et il existe chez certains garçons des formes à minima avec plis rétiniens. Le gène responsable de la maladie est le même gène (NDP) que pour la maladie de Norrie, locus en Xp11.4-p11.23. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 305390).
J. Dudgeon, ophtalmologue britannique (1979) ; V. G. Criswick, ophtalmologue canadien et C. L. Schepens, ophtalmologue américain (1969)
→ vitréorétinopathie exsudative familiale de Criswick et Schepens, Norrie (maladie de)
[ P2]
Vogt-Sjögren (maladie de) l.f.
Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren’s disease
Maladie humaine neurodégénérative, héréditaire, autosomale récessive, caractérisée par une perte de vision progressive et des troubles des fonctions motrices et cognitives conduisant à une évolution fatale prématurée.
Des mutations du gène CLN3 qui codent une proteine hydrophobe, transmembranaire, localisée au niveau de microdomaines glycoprotéiques des lysosomes, des endosomes, des synaptosomes et des membranes cellulaires, seraient responsables de cette affection. Les fonctions de ce gène au niveau cellulaires sont discutées : régulation du ph, transport de l’arginine, échanges membranIres et apoptose.
F. Batten, neurologue britannique (1865-1918), H. Vogt, neurologue allemand (1905), W. Spielmeyer, neuropathologiste allemand (1879-1935), K. G. T. Sjögren, psychiatre suédois (1931)
Syn. juvenile ceroid-lipofuscinose
→ Batten-Mayou-Spielmeyer-Vogt (maladie de)
Waardenburg-Shah (syndrome de) l.m.
Waardenburg-Shah’s syndrome, WS4
Neurocristopathie rare associant une maladie de Hirschprung aux symptômes du syndrome de Waardenburg : mèche de cheveux blancs, sourcils et cils blancs, blanchiment précoce des cheveux, iris hétérochromique ou très bleu, surdité neurosensorielle uni ou bilatérale ; il n’y a pas de dystopie canthale interne.
L’aganglionose colique responsable du mégacolon de Hirschprung est liée à un défaut de migration et de différentiation, à partir de la crête neurale, des cellules qui interviennent dans la formation des plexus entériques. L’affection est autosomique récessive (MIM 277580) est due à une mutation du gène du récepteur de l’endothéline 3 (EDNR3) en 13q22 ou de son ligand EDN3 en 20q13.1. Une atteinte du gène SOX10 en 22q13, d’hérédité dominante serait responsable d’une atteinte neurologique.
P.J. Waardenburg, ophtalmologue et généticien néerlandais (1951), K.N. Shah, pédiatre indien (1981) ; H. Hirschprung, pédiatre danois (1888)
Syn. Syndrome de Waardenburg de type 4
→ Waardenburg (syndrome de), neurocristopathie, Hirschprung (maladie de)
WAGR (complexe) l.m. sigle angl. pour Wilms, Aniridie, Gonadoblastome, Retard mental
Génopathie complexe, liée à une délétion du chromosome 11 comportant l'association d'une tumeur de Wilms, avec une aniridie, un gonadoblastome, un retard mental.
Elle est liée à une atteinte du gène WT1 (Wilms Tumor 1) en 11p13 ; l’association à une obésité sévère, syndrome WAGRO (Han), serait due à extension de la délétion en 11p14.1 (gène BDNF, Brain Derived neurotrophic factor).
R.W. Miller, épidémiologiste américain (1964), M. Wilms, chirurgien allemand (1899), J.C. Han, endocrinologue et généticien américain (2008)
→ WAGR (syndrome), aniridie, Wilms (tumeur de),
WBS gene sigle angl.
Gène localisé en 4q26-q28 associé au gène ELN localisé en 7q11.23 pour déterminer, par microdélétion, le syndrome d’hypercalcémie à visage d’elfe.
→ hypercalcémie à visage d'elfe, Drummond (syndrome de), ,Williams et Beuren (syndrome de)
WDR19 gene sigle angl. pour WD Repeat Domain 19
Gène, situé sur le locus chromosomique 4p14, encodant pour la formation de complexe hétérotrimérique ou multiprotéique. Des membres de cette famille sont impliqués dans différents processus cellulaires, telles que la progression du cycle cellulaire, la transduction, l’apoptose et la régulation génique.
Des mutations de ce gène entraînent certaines variétés de dysplasie thoracique asphyxiante et de la néphronophtise.
→ dysplasie thoracique asphyxiante, néphronophtise
Weill-Marchesani (syndrome de) l.m.
Weill-Marchesani’s syndrome
Affection caractérisée par un nanisme, une brachycéphalie, une brachydactylie, une rigidité articulaire et une ectopie cristallinienne avec microsphérophakie.
Il s’agit d’une génopathie tissulaire rare, avec mésodermose du tissu conjonctif (épaississement de la peau et mouvements articulaires limités). La zonule est fragile et le cristallin tombe en arrière dans le vitré ou s'enclave en avant dans la chambre antérieure réalisant un glaucome aigu par blocage pupillaire. Il existe parfois une microphtalmie. On peut également trouver des malformations cardiovasculaires (sténose aortique fibromusculaire sous-valvulaire). Des mutations de deux gènes ont été trouvées : 1- le gène ADAMTS 10, locus en 19p13.2, code pour une métallopeptidase Zn-dépendante qui intervient dans l’organisation du tissu conjonctif en particulier dans la biogénèse des microfibrilles, l’angiogénèse et la migration cellulaire. Ses mutations sont responsables de la forme autosomique récessive de l’affection (MIM 277600). 2- le gène FNB1, locus en 15q21.1, code pour la formation de la fibrilline 1 nécessaire à la formation et à l’assemblage des microfibrilles qui assurent la résistance et l’élasticité du tissu conjonctif. Sa mutation est responsable de la forme autosomique dominante.
G. Weill, ophtalmologiste français (1932), O. Marchesani, ophtalmologiste allemand (1939)
Syn. WMS syndrome, sphérophakie et brachymorphie (syndrome de), dysmorphodystrophie mésodermique congénitale.
→ ectopie du cristallin, ADAMTS 10, FNB1
Westphal (maladie de) l.f.
Westphal's disease
Affection bénigne, caractérisée par des accès de paralysie flasque parfois ascendante des membres, qui survient le plus souvent au réveil et cède en quelques minutes ou quelques heures, avec une crise sudorale et mictionnelle possible.
Accès paralytiques à la fin de la nuit sous forme de paralysie motrice flasque des membres inférieurs puis de la ceinture et des mains avec abolition complète des réflexes tendineux, inexcitabilité des muscles paralysés. Le territoire des nerfs crâniens est épargné, mais il peut y avoir un ptosis. La maladie s'atténue vers 35-40 ans.
Une hypokaliémie modérée (de l'ordre de 3 milliéquivalents) est relevée en cours de crise, qui est abrégée par l'administration de sels de potassium. La spironolactone exerce une certaine action préventive. Un repas riche en glucides, un évènement éprouvant, physique ou psychique, une exposition au froid favorisent ces accès. L'examen intercritique est négatif.
L’affection est autosomique dominante (MIM 170400). Le locus du gène HOKPP est en 1q31-q32, au niveau du gène du CACNLIA3 (canal calcium de la cellule musculaire)..
K. Westphal, neuropsychiatre allemand (1885), C. Cavaré, médecin français (1853)
Syn. paralysie périodique familiale, myoplégie familiale, myatonie périodique, paralysie périodique hypokaliémique familiale
Wiedemann-Steiner (syndrome de) l.m.
Wiedemann Steiner syndrome
Syndrome associant une hypertrichose des coudes (hypertrichosis cubiti), une petite taille, un facies particulier avec des cils longs, des sourcils épais et arqués, une fente palpébrale courte, un retard intellectuel modéré.
Cette affection transmise suivant le mode autosomique dominant est provoquée par une mutation hétérozygote du gène KMT2A, connu également sous la dénomination de MLL, gène encodant une méthyltransférase.
H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1989) ; C. E. Steiner, généticien brésilien (2000)
→ KMT2A
Wilkins (syndrome de) l.m.
Wilkins’ syndrome
Type fréquent d’hyperplasie congénitale des surrénales, secondaire à un bloc partiel de la 21-hydroxylase altérant la synthèse des glucocorticoïdes et déterminant un excès de production des androgènes.
Les surrénales ont un aspect cérébriforme. Le syndrome de Wilkins est responsable d’un pseudohermaphrodisme des filles se marquant dès la naissance par une ambiguïté sexuelle de sévérité variable, puis en l’absence de traitement d’une petite taille, avec hirsutisme et troubles menstruels. En l’absence de dépistage néonatal, il était rarement soupçonné chez le petit garçon en raison d’un certain degré d’hypertrophie des organes génitaux externes puis d’une avance de l’âge pubertaire. En l’absence de traitement adapté par les dérivés de la cortisone, les sujets de l’un et l’autre sexe sont exposés à un risque de défaillance surrénale aiguë.
Le syndrome de Wilkins se différencie du syndrome de Debré-Fibiger où le bloc est complet affectant la synthèse des glucocorticoïdes et aussi des minéralocorticoïdes, ce qui se marque par un hypoaldostéronisme avec perte de sel.
Le syndrome est génétique à transmission autosomique récessive, liée à des mutations du gène CYP21A2.
CYP21A2 gene
L. Wilkins, pédiatre américain (1950)
→ hyperplasie congénitale des surrénales, hyperandrogénie, pseudohermaphrodisme féminin,
[O4]
Williams-Beuren (syndrome de) l.m.
Williams-Beuren’s syndrome
Hypercalcémie infantile et ensemble malformatif comprenant sténose aortique supravalvulaire, faciès d'elfe, retard mental et psychomoteur, retard statural, et anomalies dentaires.
L'hypercalcémie, dépendante d’une hyperabsortion intestinale du calcium, est transitoire. Associés à la sténose aortique il existe parfois des sténoses multiples des artères pulmonaires, de l'artère rénale, ainsi qu'une hypertension artérielle. Le visage présente un faciès caractéristique de lutin (elfe) avec macrostomie et anomalies dentaires. Il existe des anomalies ophtalmologiques : strabisme, épicanthus, iris en étoile (visible lorsque l'iris n'est pas trop pigmenté), atrophie optique et tortuosité des vaisseaux rétiniens. La prévalence est estimée à 1/7500 naissances. Un locus du gène (WBS) est localisé en 4q26-q28 et un autre au niveau du gène de l’élastine (ELN) en 7q11.23 (microdélétion). L’affection est autosomique dominante (MIM 194050).
J. C. Williams, médecin cardiologue néo-zélandais (1961) ; A. J. Beuren, médecin cardiologue allemand (1962)
Syn. microdélétion 7q11.23, syndrome de Williams
Wiskott-Aldrich (syndrome de) l.m
Wiskott-Aldrich’s syndrome
Maladie génétique liée au chromosome X responsable d’un déficit immunitaire primaire récessif causé par l’absence de la protéine WASp (Wiskott-Aldrich syndrome protein) dans les leucocytes et se traduisant par des infections bactériennes ou virales répétées, un eczéma sévère, des hémorragies avec thrombopénie et des manifestations auto-immunes.
Le syndrome de Wiskott-Aldrich est rare (1/100 000 naissances). La maladie frappe les garçons. Les filles porteuses de la mutation ne sont pas malades. La protéine Wasp est un régulateur de l’actine du cytosquelette et de la signalisation cellulaire dans les leucocytes T et B. Les malades sont traités par greffe de moelle allogénique et, plus récemment, thérapie génique par introduction in vitro du gène dans des cellules souches hématopoïétiques autologues.
Le gène muté code pour la protéine "WASp" agissant sur la prolifération et la différentiation des cellules progénitrices hématopoïétiques ; son locus (IMD2) est en Xp11. 22-23. L’affection est liée au sexe récessive (MIM 301000).
P.G. Werlhof, médecin et poète allemand (1735) ; A. Wiskott, médecin allemand (1937) ; R. Aldrich, pédiatre américain (1954)
Syn. Aldrich (syndrome d'), Werlhof (maladie de)
WNK1 gene sigle angl. pour lysine deficient protein kinase 1
Gène localisé en 11p13.33 codant pour des sérine-thréonine-kinases dont la mutation associée à celle du gène WNK4 est à l’origine d’une réabsorption accrue de chlore et de sodium entraînant le tableau de l’hypoaldostéronisme de type 2.
→ pseudohypoaldostéronisme de type 2
WNK4 gene sigle angl. pour lysine deficient protein kinase 4
Gène localisé en 17q21.31 codant pour des sérine-thréonine-kinases dont la mutation associée à celle du gène WNK1 est à l’origine d’une réabsorption accrue de chlore et de sodium entraînant le tableau de l’hypoaldostéronisme de type 2.
→ pseudohypoaldostéronisme de type 2
Y (chromosome) l.m.
Y chromosome
Chromosome sexuel masculin.
Le caryotype de l'Homme comprend 44 autosomes, et deux chromosomes sexuels : un X hérité de la mère et un Y hérité du père (44 XY). Il existe des gènes spécifiques de l'Y, le gène SRY p. ex., amplifié par biologie moléculaire, ou révélé par des sondes spécifiques de l'Y fluorescentes en hybridation in situ, qui permettent d'identifier rapidement l'Y sans qu'il soit besoin du caryotype. Le gène de la protéine qui donne aux organes génitaux leur caractère masculin chez l'embryon, le Testis Determining Factor ou TDF, est localisé sur l'Y. On ne connait pas de maladie congénitale liée à l'Y, dont seuls les hommes et leurs fils seraient atteints.
[Q1]
ZBTB20 gene sigle angl. pour zinc finger and BTB domain containing 20
Gène situé sur le locus chromosomique 3q13.31 qui agit comme répresseur transcriptionnel et joue un rôle dans de nombreux processus tels que la neurogenèse, l’homéostasie glucidique et la croissance post-natale.
Des mutations de ce gène sont associées au syndrome de Primrose.
Primrose (syndrome de)
Syn. DPZF, HOF, ODA-8S, PRIMS, ZNF288
ZMPSTE24 gene Zinc MetalloProteiase STE24
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p34.2, codant pour une métalloprotéase à zinc active dans le processus des protéines farnesylatées.
Le rôle essentiel de celles-ci est celui d’un enzyme nécessaire à l’action et à la maturation de la lamine A.
Des mutations de ce gène entraînent la dysplasie acromandibulaire
Syn. STE24, S. Cerevisiae, Homolog of Face 1
Zollinger-Ellison(syndromede) l.m.
Zollinger Ellison’s syndrome
Adénomatose pluriendocrinienne associant un ulcère gastrique et des anomalies endocriniennes primaires de l'hypophyse, des parathyroïdes et du pancréas.
Sont associés un diabète, un hypogonadisme, des tumeurs gastriques, intestinales et pancréatiques. L’ulcère gastrique est secondaire à un gastrinome, tumeur sécrétant de la gastrine, avec hypergastrinémie et surproduction d’acide gastrique La diarrhée avec stéatorrhée est fréquente. Une modification du champ visuel peut faire découvrir un adénome hypophysaire (scotome correspondant à la localisation de la tumeur) avec le risque d’atrophie optique secondaire.
L’affection est due à une mutation du gène MEN1 (Multiple Endocrine Neoplasia 1) en 11q13. Le gène, constitué de 10 exons, code pour la ménine, présente dans le noyau cellulaire. Cette protéine suppresseur de tumeur, intervient dans la régulation des divisions cellulaires et l’apoptose. Par mutation, retrouvée dans 85% des cas, elle devient inactive et la prolifération cellulaire n’est plus limitée. L’affection est autosomique dominante à forte pénétrance. (MIM 131100).
néoplasie héréditaire multiple de type 1, ménine, gastrine, gastrinome
R.M. Zollinger et E.H. Ellison, chirurgiens américains (1955,1960)
ZFPM2 gene sigle anglais pour zinc finger protein, FOG family member 2
Gène situé sur le locus chromosomique 8q23.1 codant pour la protéine finger zinc,membre de la famille des facteurs de transcription FOG qui sont des régulateurs importants de l’hématopoïèse et de la cardiogénèse.
Des mutations de ce gène provoquent la hernie diaphragmatique du nouveau-né, le syndrome de Swyer et la tétralogie de Fallot
Syn. DIH3, FOG2, , FOG-2, SRXY9, ZC2HC11B, ZNF89B
→ Swyer (syndrome de), hernie diaphragmatique du nouveau-né, tétralogie de Fallot
étiquetage de gène l.m.
gene tagging
Au sein d'un génome, repérage d'un gène par perte de son expression phénotypique à la suite de la transposition ou de l'insertion d'une séquence d'ADN dans ce gène.
Par cette méthode, il est possible de localiser dans le génome d'un organisme certains gènes responsables de métabolismes importants.
[Q1]
Édit. 2019
ETNK1 sigle. angl. pour EThaNolamine Kinase 1
Gène encodant une éthanolamine kinase qui intervient en première intention dans la voie de la synthèse d’une phosphatidylethanolamine.
Des mutations récurrentes de ce gène, situé sur le locus chromosomique 12p12.1, sont associées à la leucémie myéloïde chronique atypique.
B. P. Coe, généticien américain (2014)
→ leucémie myéloïde chronique atypique
[Q1,C1,F1,F2]
Édit. 2018
ETV6-PDGFRB gene sigle angl.
Gène hybride de fusion, résultant de la t(5;12)(q31–33;p13), rencontré dans la leucémie myélomonocytaire chronique, la leucémie myéloïde chronique atypique et la leucémie chronique à éosinophiles.
leucémie myélomonocytaire chronique, leucémie myéloïde chronique atypique, leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB gene
Carmen P. Montaño-Almendras, biologiste bolivienne (2012)
[Q1,F1,F3]
Édit. 2018
von Eulenburg (maladie de) l.f.
von Eulenburg disease
Affection de transmission autosomique dominante, caractérisée dès le jeune âge, par des accès de paramyotonie que déclenche électivement l'exposition au froid prédominant à la face (langue dure, ouverture des paupières difficile, parfois dysarthrie ou dysphagie) et à la main (attitude en flexion).
Ces accès durent moins d'une heure, disparaissent avec le réchauffement et sont suivis d'une parésie flasque qui régresse en quelques heures ou quelques jours. Une myotonie des paupières, de la langue ou des mains, favorisée par l'application d'un glaçon, est notée en dehors des accès.
L’affection est liée à une sensibilité anormale au froid des canaux sodiques (la conductance de ces canaux, qui est normale à 37°C, augmente anormalement à 27°C), si bien que les fibres musculaires se dépolarisent et deviennent inexcitables. L'électrodétection montre des averses myotoniques diffuses aux muscles proximaux, qui s'accentuent avec une température basse. Les tests de stimulation répétitive mettent en évidence un décrément des réponses motrices, témoin de l'anomalie membranaire. Cette affection est sensible à certains anti-arythmiques cardiaques de classe I, la tocaïnide et la mexilétine qui est la plus utilisée. Le gène SCN4A en cause, localisé en 17q23.1-q25.3, code pour la protéine SCN4A (sodium channel voltage-gated, type 4 subunit α) contrôlant la pénétration des ions Na+ dans la cellule musculaire. Des mutations multiples du même gène sont responsables de la paramyotonie congénitale et de la paralysie périodique hyperkaliémique de Gamstorp.
A. von Eulenburg, neurologue allemand (1886)
Syn. paramyotonia congenita, paramyotonie au froid
→ paramyotonie, myotonie, canalopathie ionique, anti-arythmiques (médicaments), Gamstorp (maladie de), mexilétine, parésie, canal sodique, paramyotonie congénitale, tocaïnide
[ H1, Q2]
Édit. 2019
ATM gene sigle angl.
ATM serine/threonine kinase
Gène situé sur le locus chromosomique 11q22.3 qui gère l’activité d’une protéine du noyau cellulaire contrôlant la croissance et la division cellulaire de nombreux organes et en particulier des systèmes nerveux et immunitaire.
De plus cette protéine assiste les cellules dans la reconnaissance des lésions de brin d’ADN.
Des mutations de ce gène sont responsables de l’ataxie-télangiectasie, interviennent dans la genèse du cancer du sein et d’autres cancers.
Leila Dorling, épidémiologiste britannique (2021) ; Chunling Hu, scientifique américaine (2021)
Syn. AT mutated, AT protein, AT1, ATA, ataxia telangiectasia mutated, ataxia telangiectasia , mutated (includes complementation groups A, C and D), ataxia telangiectasia mutated protein, ATC, ATD, ATDC, ATE, ATM_HUMAN, human phosphatidylinositol 3-kinase , omo
[H1,K2,Q1,O5]
Édit. 2021
ABCA4 gene sigle angl. pour
ATP Binding Cassette subfamily A member 4
Gène, situé sur le locus chromosomique 1p22.1, codant une protéine produite dans les cellules réceptrices de la lumière dans la rétine.
Cette protéine intervient dans la phototransduction : processus par lequel la lumière entrant dans l’œil est convertie en signal électrique transmis au cerveau.
Des mutations de ce gène entraînent la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinite pigmentaire, la dystrophie des cônes et des bâtonnets, la dégénérescence maculaire juvénile dominante, la maladie de Stargardt.
K. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909) (1875-1927)
Syn. ABCA4_HUMAN, ABCR, ATP-binding cassette sub-family A member 4, ATP-binding cassette transporter, retinal-specific, ATP-binding cassette, sub-family A (ABC1), member 4, photoreceptor rim protein, retina-specific ABC transporter, retinal-specific A
→ dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétinite pigmentaire, dystrophie des cônes et des bâtonnets, dégénérescence maculaire juvénile dominante, Stargardt (maladie de)
[P2,Q1,Q2]
Édit. 2017