Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide glucuronique l.m.

glucuronic acid

Acide dérivant du glucose par transformation de la fonction alcool primaire du C6 en fonction acide carboxylique.
La biosynthèse de cet acide s'effectue à partir de l'UDPG par des enzymes de déshydrogénation à NAD, aboutissant directement à la forme active de l'acide glucuronique, l'UDPglucuronate. C'est le plus important des acides uroniques dans l'organisme animal. Il existe dans les tissus et les liquides biologiques sous forme combinée bêta-osidique (glucuronoside, mucopolysaccharides).

Syn. glycuronique (acide)

[C1]

Édit. 2017

acide glutamique l.m.

glutamic acid

Acide alpha-aminoglutarique, acide aminé diacide présent à l'état libre dans toutes les cellules animales et végétales, ainsi que dans le plasma sanguin (qui en contient environ 50 µmol/L).
C’est l’un des 20 acides aminés constitutifs des protéines.
Facilement synthétisable dans l'organisme animal à partir des glucides et d'une source d'azote ammoniacal, l'acide glutamique est un acide aminé non indispensable et glycoformateur. Il joue un rôle métabolique important dans le métabolisme des acides aminés, étant impliqué dans la transamination de la plupart d'entre eux et précurseur métabolique de la glutamine, de la proline, de l'ornithine. Il est aussi un neuromédiateur, de même que son dérivé de décarboxylation, l'acide gamma-aminobutyrique.

Étym. gluten, (dans l'hydrolysat duquel il a été isolé).

Symb. dans la formule des protéines : E

Abrév. Glu

[C1]

Édit. 2017

acide glutarique l.m.

glutaric acid

Diacide à cinq carbones COOH-(CH2)3-COOH.
Cet acide, trouvé dans les betteraves et dans le suint de mouton, figure parmi les métabolites du catabolisme de la lysine, dégradable sous forme de glutaryl-coenzyme A.
Ses dérivés chimiques (acide alpha-cétoglutarique, acide glutamique) appartiennent à des voies métaboliques différentes.

Syn. acide pentanedioïque

[C1]

Édit. 2017

acide glycérique l.m.

glyceric acid.
Acide dialcool dérivé d'oxydation du glycérol, de formule CH2OH-CHOH-COOH.
L'acide D-glycérique se forme dans le foie lors du catabolisme du fructose, qui conduit à une molécule de glycéraldéhyde qu'une glycéraldéhyde-déshydrogénase oxyde en acide D-glycérique. Le métabolite le plus important dérivé de cet acide est l'acide phospho-3-D-glycérique.
Les acides D- et L-glycériques se forment par hydrogénation de l'acide 3-hydroxypyruvique provenant de la sérine. L'acide L-glycérique ne se forme en quantité importante que dans les cas de déficience congénitale en D-glycérate-déshydrogénase, cause de l'oxalurie de type II, où l'élimination urinaire d'acide L-glycérique peut atteindre 600 mg/j.

Syn. acide dihydroxypropionique

[C1,L1]

Édit. 2017

acide glycérophosphorique l.m.

glycerophosphoric acid

Acide dérivant du glycérol par fixation d'un radical phosphorique sur l'une des trois fonctions alcool.
Le seul de ces trois isomères présent dans les cellules est le phospho-3-L-glycérol.
Il peut provenir de l'hydrogénation de la phospho-dihydroxyacétone, métabolite du glucose. Il est le précurseur métabolique des glycérophospholipides, par l'estérification des fonctions alcool par des acides gras.

[C1]

Édit. 2017

acide glycocholique l.m.

glycocholic acid

Produit de la combinaison de l'acide cholique avec la glycine (anciennement glycocolle) par une liaison amide.
Cette glycoconjugaison s'effectue dans le foie à partir du cholylcoenzyme A et de la glycine, permettant l'excrétion biliaire du glycocholate.

[C1,L1]

Édit. 2017

acide glycolique l.m.

glycolic acid

Acide alcool à 2 carbones, présent chez les végétaux dans les feuilles, les fruits, et isolé de la betterave.
Chez les animaux, il figure comme métabolite provenant soit de la désamination oxydative de l'éthanolamine, soit de la sérine ou de la glycine par la réduction de l'acide glyoxylique.
La glycolatémie et la glycolaturie augmentent dans les cas d'oxalurie de type I.

[C1]

Édit. 2017

acide glycolylneuraminique l.m.

glycolylneuraminic acid

Acide sialique dans lequel l'acide neuraminique est amidifié par une molécule d'acide glycolique.
Parmi les espèces animales, certaines sont plus riches en gangliosides contenant cet acide, comme c'est le cas pour les érythrocytes du Cheval ou du Chat ; pour d'autres, comme l'Homme, il s’agit surtout d'acide N-acétylneuraminique.

[C1]

Édit. 2017

acide glyoxylique l.m.

glyoxylic acid

Acide aldéhyde à deux atomes de carbone, présent dans les fruits non mûrs et les feuilles vertes, figurant parmi les métabolites de certaines voies de dégradations et de synthèses dans les cellules animales et végétales.
Chez l'Homme il se forme par la désamination oxydative de la glycine et son oxydation conduit à l'acide formique et, en moindre quantité, à l'acide oxalique. Il se combine avec l'acide alpha-cétoglutarique pour former de l'acide alpha-hydroxy-bêta-cétoadipique, réaction catalysée par une carboligase ; l'absence congénitale de cette carboligase est cause d'une oxalurie (oxalurie de type I). L'élimination urinaire de glyoxylate est normalement d'environ 1,6 mg par 24 h ; elle est fortement augmentée dans les cas d'oxalurie de type I. Chez les végétaux et certains micro-organismes, il peut provenir de la scission de l'acide isocitrique en acides succinique et glyoxylique ; il se combine à l'acide acétique de l'acétylcoenzyme A pour former de l'acide malique ; les enzymes de cette voie métabolique, dans laquelle deux acétyles donnent naissance à un acide succinique, permettant ainsi la Synthèse de glucides à partir des acides gras, sont localisés dans des particules intracellulaires appelées glyoxysomes.

Syn. glyoxylate

[C1]

Édit. 2017

acide gras l.m.

fatty acid

Acides carboxyliques (R-COOH) à chaîne carbonée plus ou moins longue et plus ou moins désaturée selon leur catégorie, les acides gras sont des lipides particulièrement abondants dans le tissu adipeux et dans les membranes cellulaires. 
Ils sont le plus souvent trouvés sous forme d’esters formés par réaction entre leur fonction acide carboxylique et une fonction alcool (-OH) du glycérol. Ils peuvent être classés en trois groupes :

- les acides gras saturés, qui répondent à la structure suivante :CH3-(CH2)n-COOH;
-les acides gras désaturés (ou insaturés), qui contiennent une ou plusieurs doubles liaisons;
-les acides gras ramifiés, beaucoup plus rarement trouvés, dans lesquels la chaîne carbonée porte un ou plusieurs embranchements.
En fonction de la longueur de la chaîne, on distingue parmi les acides gras saturés:
-les acides gras à chaîne courte : acide butyrique (4 carbones), acide caproïque (6 carbones), acide caprylique (8 carbones), acide caprique (10 carbones);
-les acides gras à chaîne moyenne : acide laurique (12 carbones), acide myristique (14 carbones);
-les acides gras à chaîne longue : acide palmitique (14 carbones), acide stéarique (18 carbones), acide arachidique (20 carbones), acide béhénique (22 carbones);
-les acides gras à très longue chaîne : acide lignocérique (24 carbones), acide cérotique (26 carbones).
Les acides gras désaturés les plus abondants sont l’acide palmitoléique (16 carbones, une double liaison), l’acide oléique (18 carbones, une double liaison), l’acide linoléique (18 carbones, deux doubles liaisons) et l’acide linolénique (18 carbones, 3 doubles liaisons). Enfin, l’acide arachidonique (20 carbones, 4 doubles liaisons) joue un rôle biologique particulièrement important puisqu’il est le précurseur des prostaglandines, des thromboxanes et des leucotriènes.

→ prostaglandine, thromboxane, leucotriène, acide gras essentiel, acide gras indispensable, acide gras marqué, acide gras non saturé, acide gras poly-éthylénique, acide gras saturé, acide gras-synthétase

[C1, C2]

Édit. 2020

acide gras essentiel l.m.

essential fatty acid

Acide gras indispensable ou dérivé d'un acide gras indispensable ayant un rôle physiologique essentiel.
Par ex. l'acide arachidonique fait partie des acides gras essentiels, mais n'est pas indispensable puisqu'il se forme à partir de l'acide linoléique.
Un acide gras indispensable qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée, et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques, doit être apporté par l'alimentation. Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille des acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme : les acides linoléique et alpha-linoléique. Leur carence se traduit notamment par une xérose cutanée.

→ acide gras, acide gras indispensable

[C1,C2]

Édit. 2017

acide gras indispensable l.m.

indispensable fatty acid

Acide gras qui n'est pas biosynthétisable par une espèce donnée et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques.
Un acide gras indispensable doit être apporté par l'alimentation.
Les acides gras qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide gras indispensable font partie de la même famille d'acides gras essentiels. Deux acides gras sont indispensables à l'Homme les acides linoléique et alpha-linolénique.

→ acide gras, acide gras essentiel

[C1,C2]

Édit. 2017

acide gras marqué l.m.

radiolabelled fatty acid

Acide gras chimiquement lié à un isotope radioactif (marqueur) et utilisé pour l'étude des mécanismes de l'absorption digestive des graisses.
Les marquages sont faits soit par halogénation d'acides gras isolés ou de triglycérides à l'aide de radio-isotopes de l'iode ou du brome ; soit par substitution d'un carbone ordinaire d'un acide gras ou d'un triglycéride par du carbone marqué.
Le produit marqué est donné par voie orale ; les mesures peuvent être effectuées dans le sang ou dans les selles, voire dans l'air expiré lorsque le marquage a été fait par 14C sur un acide gras.
Ces techniques permettent de mettre en évidence une malabsorption digestive des graisses et de la quantifier ; mais les réglementations d'utilisation des radio-isotopes, et notamment celles du 14C, les ont fait progressivement abandonner chez l'Homme en France, alors qu'ils sont utilisés aux États-Unis.

→ acide gras, CO2 marqué, dioxyde de carbone

[B1,C1,C2,L1]

Édit. 2017

acide gras non saturé l.m.

unsaturated fatty acid

Acide gras dont la chaîne carbonée peut recevoir des atomes d'hydrogène supplémentaires par une réaction d'addition.
Parmi les acides gras naturels, on distingue les acides gras mono-éthyléniques, ayant une double liaison, et les acides gras poly-éthyléniques, ayant 2, 3, 4, 5, voire 6 doubles liaisons. L'acide gras le plus abondant des lipides humains est l'acide oléique, mono-éthylénique.
Les acides gras non saturés (ou acides gras non estérifiés) peuvent être dosés dans le plasma par chromatographie gazeuse. Ce dosage est toutefois réservé à quelques explorations très spécialisées

→ acide gras

[C1,C3]

Édit. 2017

acide gras poly-éthylénique l.m.

polyunsaturated fatty acid (PUFA)

Acide gras dont la chaîne carbonée comporte plusieurs liaisons éthyléniques (doubles liaisons), habituellement cis et en position malonique (séparées par trois carbones).
Les acides poly-éthyléniques naturels possèdent deux à six doubles liaisons : ils sont classés selon la position de leur première double liaison à partir du carbone méthylique (Cn ou Cw) en série n-3 ou w3 (linolénique), n-6 ou w6 (linoléique), n-7 ou w7 (palmitoléique), n-9 ou w9 (oléique).

Syn. acide gras poly-insaturé (incorrect)

→ acide gras

[C1]

Édit. 2017

acide gras saturé l.m.

saturated fatty acid

Acide gras dont la chaîne carbonée ne peut pas recevoir des atomes supplémentaires par une réaction d'addition.
Les principaux acides gras saturés des lipides de l'Homme sont les acides palmitique, stéarique et lignocérique.

→ acide gras

[C1,C3]

Édit. 2017

acide gras-synthétase l.m.

fatty acid synthetase

Multi-enzyme catalysant la réaction de polycondensation et de réduction de l'acétyl-coenzyme A en acide gras à longue chaîne.
Il s’agit en général chez l'Homme de l'acide palmitique ; ses substrats sont l'acétyl-CoA, le malonyl-CoA et l'hydrogène du coenzyme NADPH.
Dans les tissus de l'Homme et des animaux, cet enzyme est plutôt appelé palmitate-synthétase. La glande mammaire synthétise aussi des acides gras plus courts.

Syn. aliphacyl-Synthétase

→ acide gras

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

acide guanidinoacétique n.m.

Syn. glycocyamine

→ glycocyamine

[C1]

Édit. 2017

acide guanylique l.m.

guanylic acid

Ribonucléotide de la guanine.

Syn. guanosine-monophosphorique

Sigle GMP

[C1]

Édit. 2017

acide gulonique l.m.

gulonic acid

Acide dérivé du gulose par oxydation du carbone 1 en carboxyle.
L'acide L-gulonique est un métabolite formé par la réduction de l'acide D-glucuronique, catalysée par une déshydrogénase à NADPH. Sa lactone est le précurseur de l'acide ascorbique, du moins chez les espèces qui peuvent en faire la Synthèse.

→ NADPH

[C1]

Édit. 2017

acide hexuronique  l.m.

Syn. acide ascorbique

→ acide ascorbique

[C1]

Édit. 2017

acide hippurique l.m.

hippuric acid

Benzoylglycine, acide aromatique, formé par la combinaison de l'acide benzoïque et de la glycine par une liaison amide.
Sa présence dans l'urine est fonction de l'alimentation plus ou moins végétalienne qui apporte de l'acide benzoïque ; elle entraine une élimination azotée et appauvrit l'organisme en glycine, dont la perte doit être compensée par l'alimentation.

Étym. gr. hippos : cheval ; lat. urina : urine

[C1, M1, R2 ]

Édit. 2020

acide homo-gamma-linolénique l.m.

homo-γ-linolenic acid

Acide D8,11,14-cis-eicosatriènoïque, acide gras à 20 atomes de carbone et 3 doubles liaisons faisant partie de la famille "essentielle" de l'acide linoléique (n-6).
Sa biosynthèse s'effectue dans l'organisme par élongation de l'acide gamma-linolénique sous forme liée au coenzyme A, au moyen d'un radical acétyle provenant du malonyl-coenzyme A. Il est le précurseur de l'acide arachidonique, qui résulte d'une déshydrogénation par une D5-désaturase.

Syn. dihomo-γ-linolénique

→ acide arachidonique, acide linoléique

[C1]

Édit. 2017

acide homocystéique l.m.

homocysteic acid

Acide sulfonique dérivé d'oxydation de l'homocystéine.
C'est un des produits cataboliques de la méthionine.

→ méthionine, homo cystéine

[C1]

Édit. 2017

acide homogentisique  l.m.

homogentisic acid

Acide 2,5-dihydroxyphénylacétique, acide diphénolique isolé du lupin, et trouvé dans certaines urines qui brunissent à l'air en milieu alcalin, d'où le nom d'alcaptone qui lui a été donné.
Fortement réducteur, il réduit par ex. la liqueur de Fehling. Il est un intermédiaire du métabolisme oxydatif des acides aminés aromatiques phénylalanine et tyrosine : l'acide p-hydroxyphénylpyruvique est oxydé et décarboxylé par une hydroxylase à Cu2+ (activée et protégée par l'acide ascorbique). Cet acide homogentisique est normalement métabolisé par l'homogentisate-oxydase, dont l'absence est responsable de l'alcaptonurie.

Syn. acide hydroquinone-acétique, alcaptone

→ alcaptone, alcaptonurie, homogentisate-oxydase

[C1]

Édit. 2017

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