microgamétocyte n.m.
microgametocyte
Cellule présexuelle apparue à l’issue de la gamogonie des sporozoaires (Plasmodium, toxoplasmes, crytosporidies, etc.).
Après réduction chromatinienne (qui se produit chez les Plasmodium par un processus très particulier, l’exflagellation), les microgamétocytes se transforment en gamètes mâles qui pourront amorcer la reproduction sexuée du parasite. Dans le cas des Plasmodium, les gamétocytes sont des formes endoérythrocytaires en impasse biologique chez l’homme. Ils ne peuvent continuer leur évolution que dans le tube digestif de l’anophèle, hôte définitif et vecteur.
Étym. gr mikros : petit ; gamètes : époux ; kutis : cellule
microsome n.m.
microsome
Petite particule résultant de la fragmentation de la plupart des composants membranaires intracel
Il n'existe pas en tant que tel dans la cellule intacte.
Étym. gr. mikros : petit ; sôma : corps
Syn. fraction microsomique
microtubule n.m.
microtubule
Elément structurel, en forme de tube creux, d’un diamètre de 25 nm, supérieur à celui des microfilaments avec lesquels il constitue, en compagnie des filaments intermédiaires, le cytosquelette ou système des protéines fibreuses.
Les sous-unités protéiques globulaires dont il est composé sont faites de tubulines α et β associées à d’autres protéines (nexine, dynéine) et peuvent, en s’assemblant ou se séparant, modifier la forme de la cellule et la localisation de ses organites.
Étym. gr. micros : petit ; lat. tubus : tube
→ cil vibratile (constitution du)
microvillosité n.f.
microvilli
Repli minuscule, en forme de doigt, hérissant les membranes plasmiques apicales de certains épithéliums prismatiques simples, comme ceux de la vésicule biliaire ou de l’intestin grêle.
Ces microvillosités qui augmentent fortement la surface d’absorption sont en général trop petites pour être observées au microscope optique mais prennent, sous celui-ci, un aspect de plateau strié ou de bordure en brosse au pôle apical de la cellule.
Étym. gr. mikros : petit ; lat. villus : poil
Mikulicz (cellule de) l.f.
Grande cellule spumeuse bourrée de Klebsiella rhinoscleromatis observée dans l'infiltrat du rhinosclérome.
J. von Mikulicz-Radecki, Freiherr, chirurgien polonais (1877)
minichromosome n.m.
minichromosome, minute chromosome
1) Vecteur plasmidique contenant comme seule origine de réplication celle d'un chromosome bactérien.
2) Synonyme (fautif) de plasmide.
3) Génome de certains virus à ADN qui s'associe aux histones de la cellule-hôte en une structure comparable à celle de la chromatine.
P. par exemple le virus SV40 (simian virus 40).
4) Chez l'Homme, chromosome normal de petite taille, p. par exemple le chromosome 22.
Étym. lat. minus : petit ; gr. khrôma : couleur ; soma : corps
Syn. chromosome minute
mitochondrie n.f.
mitochondrion
Organite intracytoplasmique, de forme oblongue de 0,5 à 1 µm de diamètre et de 3 à 4 µm de longueur, constitué d'une double membrane visible en microscopie électronique, responsable du métabolisme énergétique de la cellule, lieu de la phosphorylation oxydative de l’adénosine diphosphate (ADP) en adénosine triphosphate (ATP).
La membrane interne forme des replis ou crêtes entre lesquels l'espace matriciel est rempli d'une substance amorphe contenant des grains ; cet ensemble est impliqué dans la respiration aérobie qui se déroule au niveau de la membrane interne ; la matrice contenue dans la cavité interne renferme des enzymes impliqués dans de nombreux métabolismes du cycle de Krebs, ainsi qu'un ADN mitochondrial (mtADN) hérité de la mère.
Étym. gr. mitos : filament ; chondros : grain
→ cytopathie mitochondriale, mitochondriopathies, myopathies mitochondriales
mitonécrose n.f.
Mort cellulaire immédiate observée au cours du déroulement de la mitose, principalement dans une cellule cancéreuse dans le cas de mitose pluripolaire, spontanément ou sous l'effet des radiations ionisantes et des substances radiomimétiques.
Étym. gr. mitos : fil ; necros : mort
Syn. mitoclasie
mitose n.f.
mitosis
Processus dynamique et contrôlé, par lequel les cellules somatiques se divisent et se multiplient et répartisssent de façon équitable les chromosomes dupliqués dans chacune des cellules filles, leur fournissant un nombre identique à celui de la cellule mère et par voie de conséquence la même information génétique.
La mitose est complexe et comporte des phases séparées où le matériel génétique est en situation plus ou moins vulnérable aux radiations et à certains agents chimiques : la prophase, la métaphase, l’anaphase et la télophase. La mitose s’oppose à la méiose, également une division cellulaire qui ne concerne que les gonies et s’accompagne d’une réduction de moitié du nombre chromosomique. L’évaluation chiffrée du nombre des mitoses, soit de-visu, soit à l’aide d’un anticorps monoclonal (Ki-67 ; MIB) permet indirectement d’étudier le degré de croissance d’un tissu et d’une tumeur et de préjuger de l’influence d’antimitotiques. Les mitoses atypiques, par exemple les mitoses tripolaires, témoignent d’une perturbation profonde de ce processus et sont fortement évocatrices d’un cancer. Les anomalies chromosomiques sont mieux analysées sur un caryotype, obtenu après induction de mitoses ou arrêt de celles-ci en télophase par un toxique, colchicine par exemple.
Étym. gr. mitos : fil
MKKS gene sigle angl. pour McKusick-Kaufman syndrome
Gène localisé en 20p12 qui provoque la formation d’une protéine dont le rôle est important dans la formation du cœur, des membres et du système de reproduction.
La structure de cette protéine suggère qu’elle peut jouer un rôle de cohésion des autres protéines car elle aide le repli des protéines et les anomalies de plicature interviennent sur les fonctions. A l’intérieur de la cellule, la protéine MKKS est associée à la structure du centrosome lequel joue un rôle dans la division cellulaire et l’assemblage des microtubules.
Les mutations du gene MKKS sont à l’origine du syndrome de Bardet-Biedl et du syndrome de McKusick-Kaufman.
Syn. Bardet-Biedl syndrome 6 protein, BBS6, HMCS, KMS, MKKS_HUMAN, MKS
→ McKusick-Kaufman syndrome, Bardet-Biedl (syndrome de), BBS genes, protéines BBS
molécule d'adhésion plaquettaire et endothéliale l.f.
PECAM, platelet and endothelial cell adhesion molecule
Molécule protéique riche en sucre présente sur la membrane des cellules endothéliales et des plaquettes, s'associant avec une molécule semblable présente sur une autre cellule par une liaison homotypique.
Étym. lat : diminutif de moles : masse
Syn. CD31 (classe de différentiation 31)
→ CD
monoblaste n.m.
monoblast
Cellule mononuclée, basophile, de la moëlle osseuse qui donne naissance au promonocyte.
Syn. histioblaste
[F1]
monoploïdie n.f.
monoploidy
Etat d'une cellule somatique qui ne comporte qu'un génome de base, soit n chromosomes.
Étym. gr. monoplos : simple ; eidos : apparence, forme
Syn. monohaploïdie (terme à éviter)
monosomie n.f.
monosomia
Anomalie rare consistant en la perte d’un chromosome ou d’un segment de chromosome dans une cellule diploïde.
Le chromosome manquant ou remanié est indiqué, dans le caryotype, précédé du signe - , par exemple 45, XX, -21. Le syndrome de Turner est une monosomie X (45XO dans la moitié des cas).
Les monosomies totales sont habituellement létales. Les monosomies partielles sont dues à des délétions, pertes d’une partie du chromosome. La ou les cassures se font en une zone fragile du chromosome. La délétion peut être intercalaire ou terminale. Le segment détaché peut être perdu ou, par translocation, se placer sur une autre zone ou un autre chromosome. Selon la longueur du segment, le nombre et l’importance des gènes intéressés, la délétion provoquera un syndrome plus ou moins complexe et des phénotypes différents.
Étym. gr. monos : un ; sôma : corps
→ délétion, trisomie, haploïdie, translocation, syndrome de Turner
[Q1]
Édit. 2019
mort brutale et ethnologie l.f.
sudden death and ethnology
En ethnopsychiatrie, phénomène observé à partir de l'Océanie, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, considéré comme provoqué par une peur panique désorganisatrice non seulement de la conscience dans sa totalité mais surtout de la vie elle-même, liée à la "suggestion collective de l'idée de mort", avec sentiment de l'imminence de celle-ci, à la suite de la transgression d'un interdit (M. Mauss, 1950).
Croyant à une rupture, « soit par magie, soit par péché avec les puissances ou choses sacrées dont la présence, normalement, le soutient », l'individu « se croit enchanté ou se croit en faute et meurt pour cette raison » (Mauss).
L'enfant y serait particulièrement exposé. Au cas de répétition de la mort dans une même cellule familiale, l'enfant survivant n'est jamais admis comme complètement innocent.
M. Mauss, sociologue français (1872-1950)
Étym. lat : mors : mort ; gr. ethnos : nation, ethnie ; logos : étude
mort cellulaire l.f.
cell death
Terme ultime des altérations cellulaires irréversibles qui correspond à l'arrêt de tout métabolisme et à la disparition de l'intégrité des membranes cellulaires dont dépend l'homéostasie.
On distingue deux formes de mort cellulaire : la nécrose et l'apoptose.
Une agression rompant les membranes mitochon
Au contraire l'apoptose est un processus physiologique actif sans rupture des membranes mitochondriales, il conduit à la disparition de la cellule avec phagocytose des mitochondries par les cellules voisines. L'apoptose, appelée mort «programmée», se produit lorsque cessent des signaux de vie venus des cellules voisines, signaux qui empêchent le déroulement du «programme suicidaire» inscrit dans le génome.
→ apoptose, cardinale (grandeur), caspase, mort, nécrose, œdème
moteur moléculaire n.m.
Protéines capables de transformer l’énergie chimique en travail mécanique, utilisées pour déplacer et transporter du matériel intracellulaire.
Elles sont analogues aux moteurs industriels qui convertissent les différentes formes d’énergie (chimique, électrique, thermique…) en travail.
Les moteurs moléculaires catalysent l’hydrolyse de l’ATP (adénosine triphosphate) en ADP (adénosine diphosphate) et phosphate (Pi). Cette réaction dégage une énergie d’environ 0,5 eV qui est transformée en travail mécanique ( 1 eV est l’énergie cinétique acquise par un électron accéléré depuis le repos par une différence de potentiel d'un volt).
Un exemple de moteur moléculaire est la myosine V. Avec ses 12 cycles ATPase / s, elle utilise la quasi-totalité de l’énergie produite (90 %), rendement bien supérieur à celui des moteurs industriels. La myosine V convoie le matériel intracellulaire le long des filaments d’actine, élément essentiel du cytosquelette. Elle peut ainsi parcourir une grande distance à l’échelle de la cellule (quelques µm) sans se détacher du filament d’actine. La myosine V est constituée de 2 sous-unités identiques, chacune possédant une tête motrice attachée au filament d’actine (A), un bras de levier (B), une structure permettant la dimérisation (C) et une queue (D) qui accroche la molécule transportée.
Un autre exemple est le cil contenant des assemblages de protéines commandant sa mobilité.
Le terme « machine moléculaire » désigne plutôt un ensemble de molécules, également promoteur de mouvements.
J. P. Sauvage chimiste français, J. F. Stoddart chimiste britannique, B. L Feringa, chimiste néerlandais, prix Nobel de Chimie en 2016 pour leurs travaux sur les machines moléculaires.
Müller (cellule de) l.f.
Müller's cell
Grande cellule de la rétine, s’étendant à travers toute l’épaisseur de la rétine neurosensorielle, de la membrane limitante interne à la couche des photorécepteurs.
Les cellules de Müller présentent des digitations latérales qui comblent tous les espaces laissés libres par les autres cellules de la rétine. Du côté interne elles reposent sur une membrane basale qui constitue la membrane limitante interne. Elles ont un rôle de soutien et de cohérence de la rétine et un rôle de nutrition.
H. Müller, anatomiste allemand (1856)
multipotence n.f.
multipotence
Propriété d’une cellule capable à la suite de divisions de donner par différenciation de nombreux types cellulaires, comme p. par exemple des cellules souches hématopoïétiques
Étym. lat. multus : nombreux ; potentia :puissance, possibilité
→ totipotence, pluripotence, cellule souche
multipotent adj.
multipotent
Se dit d’une cellule capable à la suite de divisions de donner par différenciation de nombreux types cellulaires, comme p. par exemple des cellules souches hématopoïétiques
Étym. lat. multus : nombreux ; potens : puissant, qui a des possibilités (de potere : pouvoir)
muscle lisse l.m.
Muscle constitué de cellules fusiformes à noyau allongé et à protoplasme finement granuleux ou homogène (sarcoplasme) et de fines fibrilles parallèles au grand axe de la cellule, le plus souvent peu distinctes.
Les muscles lisses sont affectés aux fonctions de la vie végétative (muscles viscéraux) et reçoivent leur innervation du système sympathique. Ils se contractent lentement et échappent à l’action de la volonté.
mutagène adj.
mutagenic
Se dit d'un agent physique, chimique ou biologique capable de provoquer ou de faciliter la mutation d'un organisme, d'une cellule ou d'un acide nucléique de façon transmissible.
Étym. lat. mutare : changer, déplacer : gr. suffixe –gênes (de genesis : formation)
mutant n.m.
mutant
Allèle, gène, cellule, organisme, souche, etc., porteur d'une mutation.
mutation génique l.f.
genic mutation
Modification spontanée ou provoquée, transmissible, de l'ADN d'une cellule portant sur un ou plusieurs gènes.
myéloblaste n.m.
myeloblast
Première cellule identifiable de la lignée granulocytaire, de grande taille, de 25 microns, à cytoplasme basophile et contenant des granulations azurophiles.
Étym. gr. muelos : moelle ; blastos : bourgeon