Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1314 résultats 

dystrophie musculaire pseudohypertrophique de Becker l.f.

Becker's muscular dystrophy

  • Affection appartenant aux dystrophinopathies musculaires progressives liées au chromosome X.


  • Elle comporte une altération du gène de la dystrophine, protéine musculaire qui joue un rôle dans la constitution du cytosquelette en association avec la F-actine, mais sans disparition totale comme dans la maladie de Duchenne.

  • Elle est moins sévère que celle-ci, comme elle en majorité masculine ; son âge de début est variable en moyenne de 12 ans avec des extrêmes entre 2 et 45 ans. Elle est caractérisée par des troubles de la marche survenant vers 30 ans (marche sur la pointe des pieds), avec rétractions tendineuses, pseudohypertrophie des mollets, signe de Gowers et déficit des muscles de la ceinture ; ses causes de décès, en moyenne à 42 ans, sont les pneumopathies et la défaillance cardiaque.

  • Les modifications anatomopathologiques sont proches de celles observées dans la maladie de Duchenne, avec de grandes variations de taille des fibres musculaires, des aspects dégénératifs et régénératifs. L'étude de la dystrophine met en évidence ses anomalies, des aspects de discontinuité membranaire, et une structure altérée (souvent de petite taille).

  • Un conseil génétique est possible, fondé sur l'histoire familiale, le dosage de l'activité créatine-kinase, les études génétiques familiales ; la détermination du sexe, l'étude du liquide amniotique et la biopsie trophoblastique permettent de retrouver ou non l'anomalie génétique. La transmission, récessive, est liée à une anomalie du gène DYS codant pour la dystrophine, locus en Xp21-22. 

  • P.E.Becker, neurologue et généticien allemand (1955)

    Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

  • Syn. myopathie pseudohypertrophique de Becker

  • DMD gene

  • dystrophies musculaires congénitales l.f.p.

    congenital muscular dystrophies

    Groupe comprenant des anomalies musculaires exprimées dès la naissance, d'hérédité autosomique récessive.
    Deux formes principales sont décrites :
    - type I ou occidental, à expression musculosquelettique, avec début prénatal probable, arthrogrypose néonatale, hypotonie sévère touchant les muscles des membres et du tronc, et abolition des réflexes ostéotendineux. Une mort rapide est possible par troubles cardioventilatoires ; sinon, bien que fixé, le handicap moteur sera majeur, lié à l'atrophie, aux rétractions et aux déformations articulaires et thoraciques, ainsi qu'aux incidences cardiorespiratoires de ces dernières, mais sans déficit cognitif ;
    - type 2 ou japonais, avec association d'une atteinte neurologique centrale (convulsions infantiles, hydrocéphalie, important retard mental) et décès vers l'âge de 10 ans.
    D'autres formes, plus rares, comportent p. ex. de sévères atteintes oculaires et encéphaliques conjointes. La notion de déficience d'une protéine, la mérosine, dans la lame basale de la cellule musculaire, établie dans les formes dites mérosine négatives, permet d'utiliser un anticorps spécifique dans le diagnostic immunocytochimique et l'"immunoblotting". La localisation chromosomique se situe alors en 6q2.

    Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

    dystrophinopathie n.f.

    dystrophinopathy

    Groupe de maladies comprenant essentiellement les myopathies de Duchenne et de Becker, dues à un déficit de la dystrophine, protéine qui joue un rôle dans la constitution du cytosquelette, en association avec le F-actine.
    Cette atteinte peut être qualitative ou quantitative.
    Les affections concernées peuvent être groupées sous le vocable de dystrophies musculaires liées au gène DMD.

    Étym. gr. dus : difficulté, trophê : nourriture

    ECGF sigle angl. pour Endothelial Cell Growth Factor.

    Facteur de croissance des cellules endothéliales.
    Protéine de masse moléculaire comprise entre 17 et 25 kDa, qui a été purifiée à partir de plaquettes sanguines et d'hypothalamus et qui stimule la multiplication des cellules endothéliales.

    [C2, C3, K5]

    Édit. 2019

    ECP sigle angl. pour Eosinophil Cationic Protein

    Protéine cationique des polynucléaires éosinophiles qui pourrait jouer un rôle dans les phénomènes pathologiques de l'hypersensibilité immédiate.

    polynucléaire éosinophile, hypersensibilité immédiate

    [ F1, F3]

    Édit. 2019

    effet cis l.m.

    cis effect

    Chez les bactéries, effet d’une séquence d’ADN sur une autre séquence d’ADN contigüe sans l’intermédiaire d’une protéine diffusible.
    Ex.action d’un promoteur sur l’expression d’un gène adjacent.

    trans (effet)

    [Q1]

    Édit. 2018

    élafine n.f.

    elafin

    Petite protéine, qui a été trouvée dans la peau et les urines de patients atteints de psoriasis, absente de la peau saine, mais présente dans les maladies cutanées inflammatoires, douée de propriétés inhibitrices de protéinases leucocytaires : l'élafine est une antiélastase.
    Elle fait partie des protéines de l'enveloppe des kératinocytes, susceptible d'être sécrétée sous forme d'un polypeptide soluble de masse 6 kDa. Sa forme membranaire, de masse 9,9 kDa se trouve immobilisée par un pont interchaine ε -γ-glutamyl-lysine dont la synthèse dépend d'une transglutaminase.

    Syn. SKALP

    Sigle SKALP acr. pour skin derived antileukoproteinase

    psoriasis, protéinase, antiélastase , kératinocyte, transglutaminase

    [A3, C1, J1]

    Édit. 2019

    élastase n.f.

    elastase

    Enzyme protéolytique catalysant l'hydrolyse de l'élastine, protéine du tissu conjonctif en particulier cutané.
    On en connaît plusieurs types : une élastase pancréatique sécrétée sous forme d'une proélastase est activée par la trypsine dans l'intestin ; elle agit assez spécifiquement sur certaines liaisons de l'alanine dans la chaîne peptidique de l'élastine. Présentes dans les leucocytes, des élastases dégradent l'élastine des tissus conjonctifs, les cellules musculaires lisses. L’activité de l’élastase est spécifiquement inhibée par l’alpha 1 antitrypsine.

    Étym. gr. elassein : réduire la taille

    élastine, hydrolyse, tissu conjonctif, anti-élastase, trypsine, alanine

    [C1, C3]

    Édit. 2019

    élastine n.f.

    elastin

    Protéine fibreuse, constituant des éléments élastiques de l'organisme, notamment des ligaments et des parois artérielles.
    Insoluble dans l'eau, résistante à l'action des acides, des alcalis et de nombreuses protéases, elle est sensible à l'élastase pancréatique et à celles d'autres tissus. Riche en glycine et en alanine, elle est caractérisée par des acides aminés particuliers qui servent de ponts entre les chaînes polypeptidiques de tropoélastine : la desmosine et l'isodesmosine. Elle est sécrétée par les fibroblastes, les fibrocytes, les myocytes et les cellules endothéliales vasculaires.

    Étym. elassein : réduire de taille

    protéase, protéase, élastase, tropoélastine, desmosine, isodesmosine

    [C1, C2]

    Édit. 2019

    elliptocytose héréditaire l.f.

    hereditary elliptocytosis

    Maladie hémolytique familiale caractérisée par la présence d’elliptocytes dans le sang circulant,t transmise comme un caractère dominant.
    Elle est bénigne chez les hétérozygotes et peut être grave chez les homozygotes ou les hétérozygotes composites.
    L’incidence de cette maladie  de 2 à 5 / 10 000 personnes en Europe, atteint jusqu’à 1% de la population en Afrique subsaharienne.
    Elle est due à des mutations qui portent sur un gêne de la spectrine alpha ou bêta et induisent la formation d’une spectrine anormale, d’où une altération de la statilité mécanique du cytosquelette. La gravité phénotypique dépend du type de mutation et de son retentissement sur l’équilibre tétramérique de la spectrine. Chez les sujets de race blanche, les elliptocytoses par mutation de la spectrine sont rares. D’autres processus sont possibles : mutation du gêne de la protéine 4.1.R : la quantité de cette dernière est diminuée, ce qui déstabilise le complexe moléculaire reliant les spectrines à la membrane de
    l'hématie; plus rarement anomalies des glycoprotéines membranaire

    Étym. gr. ellipsis : ellipse

    elliptocytose, elliptocyte, ovalocytose, spectrine, protéine 4.1.R

    [F1, Q2]

    Édit. 2019

    émérine n.f.

    emerin

    Protéine de l’enveloppe du noyau cellulaire, dont un défaut est impliqué dans certaines myopathies, en particulier une forme récessive de la dystrophie musculaire d’Emery-Dreifuss.
    Constituant avec la lamine A, la partie interne réticulée  de la membrane nucléaire, elle se lie avec les fibres de la lamine au niveau de sa région C-terminale.
    Son gène est porté par le chromosome X, (locus en Xq28). Une mutation de ce gène, responsable de la désorganisation de la membrane nucléaire interne est la cause de la forme récessive (liée à l’X) de la maladie d’Emery-Dreifuss. Les lamines ont un rôle dans l’ancrage de l’émérine dans la membrane nucléaire, et les mutations dans la région C-terminale de la lamine A (gène LMNA en 1q22.23) ou les modifications enzymatiques de cette région sont responsables de la forme autosomique dominante de la maladie d’Emery-Dreifuss.

    A. H. Emery, médecin généticien britannique (1966) : R. E. Dreifuss, neurologue britannique (1961)

    Étym. Emery : nom de l’auteur du syndrome

    Emery-Dreifuss (dystrophie musculaire d'), lamine, laminopathie

    [C1, I4, Q2]

    Édit. 2019

    endocytose n.f.

    endocytosis

    Inclusion active intracellulaire, par invagination de la membrane cytoplasmique, de grosses molécules (phagocytose), de petites particules, de microbes (microcytose), de molécules solubles (pinocytose), constituant une vésicule d'endocytose ou endosome.
    Ce processus contribue à la formation du phagosome dans le cytoplasme. Le phagosome, reconnu par un ou plusieurs lysosomes primaires, fusionne avec lui et forme un lysosome secondaire. Le matériel enrobé est digéré par la grande quantité d'enzymes lysosomiques et déversé dans le cytoplasme. Le matériel non digéré forme un corps résiduel entouré d'une membrane. Des corps résiduels multivésiculaires peuvent se former. Un corps résiduel peut se déverser à la surface par exocytose. La plupart des phénomènes d'endocytose sont sélectifs et dépendent de récepteurs spécifiques, situés au niveau de la membrane cytoplasmique, dans de petites invaginations de cette membrane, les puits cottés recouverts ou puits à clathrine, du nom de la protéine qui recouvre la face interne de la membrane.

    Étym. gr. endon : en dedans ; kutos : cellule

    Ant. exocytose

    phagocytose, microcytose, pinocytose, phagosome, lysosome, protéolyse, endosome, exocytose, clathrine, cotté, clathrine

    [ C2]

    Édit. 2019

    endotoxine n.f.

    endotoxin

    Toxine contenue dans la paroi de bactéries à Gram négatif et libérée lors de la lyse de ces bactéries.
    De nature lipopolysaccharidique, les endotoxines sont présentes au niveau de la membrane externe de la plupart des bactéries à Gram négatif et des cyanobactéries. Lors de la lyse de la bactérie, l’endotoxine est libérée.
    Les différentes endotoxines présentent des modes d’action très similaires. La structure du complexe lipopolysaccharidique (LPS) comporte notamment le lipide A, une diphosphoglucosamine liée à des acides gras, qui est l’élément responsable de l'activité toxique. Le lipide A est pyrogène ; cet effet est lié à la libération d’interleukine-1 et de TNF. En effet, le lipopolysaccharide (LPS) est reconnu par le récepteur membranaire CD14 présent à la surface des monocytes ; la liaison CD14-LPS entraîne l'activation de ces cellules et la sécrétion du facteur de nécrose tumorale (TNF) et de l'interleukine 1. Cet effet est amplifié par une molécule de transport plasmatique LBP (liposaccharid binding protein) et inhibé par la protéine BPIP (bacterial permeability increasing protein). Une fois libérées dans le sang, les endotoxines peuvent entraîner une cascade de réactions biochimiques à l’origine d’une réponse inflammatoire systémique exagérée, d’un choc septique, d’une coagulation intravasculaire, d’une fibrinolyse ou d’une défaillance multiorganique. L’absence d’endotoxine doit être vérifiée lors des contrôles effectués au cours de la préparation de médicaments injectables qui doivent être apyrogènes.
    Les endotoxines sont faiblement immunogènes et sont thermostables.

    Étym. gr. endon : en dedans ; gr. toxikos : poison

    lipopolysaccharide (LPS), choc bactériémique, choc septique, TNF, interleukine-1

    [C1, D1]

    Édit. 2020

    enzymopathie n.f.

    Affection due à un défaut congénital, en général héréditaire, d’une protéine enzymatique.
    Parmi les enzymopathies, on reconnaît celles liées à une absence d’un enzyme lysosomique telle les thésaurismoses et celles liées à un déficit d’un enzyme érythrocytaire dans les anémies hémolytiques enzymoprives. Des tentatives de thérapie génique ont été envisagées.

    enzyme, thésaurismose, anémie hémolytique enzymoprive

    [C1, Q2]

    Édit. 2020

    épilepsie du nord l.f.

    northern epilepsy

    Hérédodégénérescence neurologique débutant dans l’enfance, associant des convulsions, des myotonies, une dégradation intellectuelle et motrice progressive.
    Les premiers signes apparaissent entre 5 et 10 ans, en moyenne vers 6 ou 7 ans. Les troubles neurologiques augmentent progressivement en fréquence et en intensité (l’épilepsie est sensible au traitement) ; les troubles visuels sont modérés. La déficience mentale est constante vers 30 ans. Une atrophie cérébrale et cérébelleuse  est constatée par imagerie médicale et confirmée à l’autopsie. Le décès survient entre 50 et 60 ans.
    L’affection est limitée à une population du nord de la Finlande  avec forte consanguinité ; un individu sur 135 porte le trait ; sa transmission est autosomique récessive. Elle est  liée à une mutation du gène CLN8 codant une protéine transmembranaire, locus en 8p23. Elle est actuellement classée comme céroïde lipofuschinose neuronale de type 8 (CLN 8). Un variant turque de même localisation chromosomique, allélique de l’épilepsie du Nord (CLN 7) a été décrit.

    Aune Hirvasniemi et H. Lang, pédiatre et généticien finlandais (1994)

    Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre

    céroïde lipofuscinose neuronale, céroïde lipofuscinose infantile tardive variant turque, myotonie

    [H1, Q2]

    Édit. 2020

    épiréguline n.f.

    epiregulin

    Protéine mitogène pour les cellules musculaires lisses des vaisseaux sanguins, dont la sécrétion est induite par l’angiotensine II, par l’endothéline I et par la thrombine.

    angiotensine II, endothéline, thrombine

    [C1, C2]

    Édit. 2020

    érythropoïétine fœtale l.f.

    fetal erythropoietin

    Protéine stimulant la synthèse des érythroblastes, biosynthétisée dans le foie et non dans le rein comme chez l'adulte.
    Sa concentration, très élevée durant la vie fœtale, chute rapidement à la naissance.

    [F1,C1,O6]

    Édit. 2018 

    exploration fonctionnelle de la thyroïde l.f.

    Exploration de la glande thyroïde qui repose sur trois types d’investigations :

    1. l’appréciation de la teneur en hormones circulantes
    par les dosages de thyroxine totale (T4) et triiodothyronine (T3). La majeure partie de ces hormones est liée à une protéine, thyroxin-binding globuling (TBG), d’où l’intérêt du dosage de T4 libre (synonyme FT4) et de celui de la T3 libre ou FT3 qui apprécient de façon fiable la quantité d’hormone active. La mesure de la thyréostimuline plasmatique (TSH) est essentielle dans l’exploration : nettement élevée dans l’hypothyroïdie primaire alors que les teneurs en T4 et T3 peuvent être à peine abaissées voire normales (hypothyroïdie compensée), la teneur en TSH est effondrée dans l’hyperthyroïdie.
    En pratique, la fonction thyroïdienne est facilement appréciée par le dosage de la T4 libre et de la TSH ;
    2. l’examen scintigraphique ;
    3. l’étude des anticorps et marqueurs :
     anticorps antithyroïdiens (antithyroglobuline et thyroperoxydase), immunoglobulines thyréostimulantes (TRAK ou TSI), présentes dans le sérum de 85 % des cas de maladie de Basedow (technique malheureusement non répandue), dosage de la thyroglobuline (Tg) et de la thyrocalcitonine (TCT).

    thyroxine, triiodothyronine, thyréostimuline, anticorps antithyroïde, Basedow (maladie de), thyroglobuline, thyrocalcitonine, scintigraphie thyroïdienne

    [B3,O4]

    Édit. 2018  

    extinction de gène post transcriptionnelle n.f.

    post transcriptional gene silencing

    Dégradation d’un ARNm cible par l’introduction dans la cellule d’ARN non codant ou d’ADN simple ou double brin, de séquence courte (12-25 nucléotides) bloquant ainsi la synthèse de la protéine correspondante.
    Plusieurs méthodes ont été proposées dont trois fréquemment utilisées sont les suivantes : l’ARN interférence par des siARN (petits ARN interférents ou « small interfering ARN »), l’ARN interférence par des shARN (petits ARN en épingle à cheveu ou « small hairpin ARN »), la dégradation de l’ARNm par des ASO (oligonucléotides antisens ou « allele-specific oligonucleotide »). Les deux premières techniques utilisent des micro ARN interférents. Les siARN sont des petites séquences d’ARN simple ou double brin. Introduits dans la cellule, ils sont reconnus par le complexe RISC (« RNA-induced silencing complex »), complexe de protéines les incorporant et permettant ainsi leur hybridation avec l’ARNm cible et, en conséquence sa dégradation et l’arrêt de la traduction. Les ASO sont des courtes séquences d’ADN simple brin qui se lient à l’ARNm cible. L’hybridation est suivie du clivage du complexe ARN-ADN et de la dégradation de l’ARNm par une enzyme endogène, la RNase H.

    [Q1]

    Édit. 2018  

    extramembranaire adj.

    .

    Qualifie ce qui est à l’extérieur d’une membrane.
    P. ex. le domaine extramembranaire d’une protéine qui est susceptible de fixer une hormone, un anticorps.

    [C3]

    Édit. 2020

    facteur de croissance dérivé de l'œil l.m.

    eye derived growth factor



    Protéine de masse moléculaire 17 kDa, isolée de divers tissus oculaires et ayant valeur d’un facteur de croissance.

    L'EDGF stimule la multiplication de plusieurs types de cellules : endothéliales, kératinocytes, et il accroit la vitesse de cicatrisation des ulcères de la cornée.

    Sigle angl. EDGF

    [P2]

    Édit. 2018

    facteur de croissance dérivé des plaquettes l.m.

    platelet derived growth factor

    Facteur de croissance synthétisé par les mégacaryocytes,  les cellules endothéliales et par les cellules cancéreuses,  stocké dans les granules alpha des plaquettes, cette glycoprotéine circule dans le sang et stimule certaines voies métaboliques dans les fibroblastes et les cellules musculaires lisses.
     
    Il participe à la biosynthèse du collagène, du cholestérol, des phospholipides, des prostaglandines. Son activation permet l'effet mitogène d'autres facteurs de croissance. Il comporte plusieurs formes : PDGF-I, de masse moléculaire 35 kDa (constitué de deux chaînes appelées PDGF-1 et PDGF-2), PDGF-II, de masse moléculaire 32 kDa. Pour agir, il se fixe sur un récepteur glycoprotéique membranaire, dont le domaine intracellulaire peut s'autophosphoryler par une activité tyrosine-protéine-kinase et phosphoryler d'autres protéines.



    .

    Sigle PDGF

    [C1,C3,F1,F2]

    Édit. 2018

    facteur de régulation de l'interféron 6 l. f.

    interferon regulatory factor 6

    L’interferon regulatory factor 6 (IRF 6) est une protéine nucléaire ayant une fonction de facteur de transcription qui régule l’expression de plusieurs gènes impliqués dans le développement.
    Des mutations d’IRF 6 sont responsables du syndrome de van der Woude, caractérisé par des anomalies labiales, palatines et dentaires.

    van der Woude (syndrome de)

    [C1,F3]

    Édit. 2018

    facteur de réplication l.m.

    Protéine ou ensemble de protéines qui permettent d’amorcer la réplication de l’ADN pendant la phase de synthèse du cycle cellulaire, mais sont détruites ou inactivées au cours de cette phase, ce qui évite une nouvelle réplication.
    La dégradation réglée des protéines se fait par l’intermédiaire du système « ubiquitine-protéasome » qui joue un rôle essentiel dans le contrôle de la progression du cycle cellulaire.

    replication licensing factor (R.L.F.)

    cycle cellulaire, système « ubiquitine-protéasome »

    [Q1]

    Édit. 2018

    facteur général de transcription l.m.

    general transcription factor

    Protéine se liant aux promoteurs de nombreux gènes de la cellule et qui est nécessaire à l’initiation de leur transcription.

    initiation, promoteur, transcription

    [C1, Q1]

    Édit. 2019

    | page précédente | /53 | page suivante