SLC45A2 gene sigle angl. pour solute carrier family 45 member 2
Gène localisé sur le bras court du chromosome 5 at position 13.2 (5p13.2), qui dirige la production De mélanine par les mélanocytes.
Plus de 20 mutations de ce gène sont responsables de l’albinisme oculo-cutané de type 4 ce qui justifie des différences de coloration de la peau, des cheveux et des yeux selon les cas. La plus fréquente mutation concerne la population japonaise dans laquelle l’acide aspartique remplace l’asparagine en position 157 au sein de la mélanine.
Syn. AIM1, MATP, melanoma antigen AIM1, membrane associeted transporter
→ albinisme oculo-cutané de type 4
SMN2 gene sigle angl. pour Survival of Motor Neuron
Gène localisé en 5q13.2 qui ne contribue à produire que 10% de la protéine SMN (Survival of Motor Neuron)
qui pallie partiellement la délétion du gène SMN1
→ amyotrophie spinale juvénile pseudomyopathique amyotrophie spinale proximale amyotrophies spinales progressives, SMN1
SNRPN gene sigle angl. pour small nuclear ribonucleoprotein polypeptide N
Gène situé sur le locus chromosomique 15q11.2 provenant de l’allèle paternel codant pour un composant du petit complexe du noyau ribonucléique qui fonctionne dans le processus du processus pré-mRNA et peut participer à un alternatif épissage
Les mutations de ce gène sont associées au syndrome d’Angelman et à celui de Prader-Willi.
Syn. HCERN3, PWCR, RT-LI, SM-D, sm-N, SMN, SNRNP-N, SNURF-SNRPN
→ Prader-Willi (syndrome de), autisme, Angelman (syndrome d')
[Q2,H1]
Édit. 2017/2
sous-unité alpha de la phosphodiestérase du GMPc des photorécepteurs bâtonnets rétiniens l.f.
retinal rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase, alpha subunit
Partie de la phosphodiestérase du GMP (guanosine-monophosphate) cyclique, qui est un enzyme clef de la phototransduction des bâtonnets rétiniens.
La phosphodiestérase du GMPc est une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité α, une β et deux γ (MIM 180071). Le gène de la sous-unité α de la phosphodiestérase du GMPc est localisé en 5q31.2-34 : c'est un gène candidat à la rétinite pigmentaire (MIM 180071).
S. J. Pittler, biologiste américain (1990)
→ transduction visuelle, GMP, GMP cyclique
SOX2 gene . sigle.angl. pour SRY related HMG-box gene 2
Gène situé en 3q26-3q27 qui est un facteur de transcription essentiel dans le maintien de l’auto-renouvellement et de la pluripotentialité des cellules souches embryogéniques indifférenciées.
Cette protéine est spécialement importante pour le développement des yeux. Une mutation de ce gène est responsable du syndrome d’anophtalmie.
Syn. ANOP3, MCOPS3 et MGC2413.
SOX9 gene sigle angl. pour SRY-box 9
Gène situé sur le locus chromosomique 17q24.3, codant pour une protéine spécialement importante pour le développement du squelette et des organes de reproduction.
La mutation de ce gène entraîne le nanisme campomélique, le syndrome de Pierre Robin, le syndrome de Swyer
Syn. SOX9_HUMAN, SRA1, SRY (sex determining region Y)-box 9, SRY (sex-determining region Y)-box 9 protein, SRY box 9, transcription factor SOX9
→ nanisme campomélique, Pierre Robin (syndrome de), Swyer (syndrome de)
SOX11 gene sigle angl. pour SRY box 11
Gène situé sur le locus chromosomique 2p25 codant pour un facteur de transcription jouant un rôle dans le développement du système nerveux et dans la tumorigenèse.
Ce gène joue le rôle d’oncogène dans le lymphome du manteau.
A.A. Ferrando, généticien américain (2013)
Syn. MRD27
SRSF2 (gene) l.angl. pour Serine/arginine-Rich Splicing Factor 2
Gène situé sur le locus 17q25.1, codifiant pour une protéine de la famille des facteurs pre-mRNA coupant qui constitue une partie de la spliceosome.
Des mutations de ce gène se rencontrent dans la leucémie myélomonocytaire chronique, dans des leucémies myéloblastiques secondaires. SRSF2 est un marqueur de mauvais pronostic pour les syndromes myélodysplasiques et pour leur progression en leucémie aigüe myéloblastique.
→ leucémie myéloblastique aigüe (paysage génomique), leucémie myélomonocytaire chronique
[Q1,F1]
STAG2 (gene) sigle angl. pour STromal AntiGen 2
Gène situé sur le locus Xq25, qui codifie pour une sous-unité du complexe cohesin, qui régit la séparation des chromatides sœurs durant la division cellulaire.
Des mutations de ce gène se rencontrent dans la leucémie myéloblastique aigüe, le sarcome d’Ewing de l’enfant.
→ leucémie aigüe myéloblastique (paysage génomique), sarcome d'Ewing
[Q1,F1]
STK11 gene, sigle angl. pour serine/threonine kinase
Gène situé sur le locus chromosomique 19p13.3 codant pour l’enzyme serine/threonine 11, qui joue un rôle de suppresseur de tumeur ; celui-ci régule la croissance et la division cellulaire.
Des mutations de ce gène provoquent le développement de multiples cancers et en particulier celui du sein et de l’ovaire et interviennent dans l’apparition du syndrome de Peutz-Jeghers.
Syn. LKB1, PJS, serine/threonine kinase 11 (Peutz-Jeghers syndrome), Serine/threonine-protein kinase 11, STK11_HUMAN
STS gene sigle angl. pour steroid sulfatase (microsomal), isozyme S
Gène situé en Xp22.31 dont lamutation est à l’originr de l’ichtyose liée au sexe.
Il est proche du gène à l’origine de albinisme oculaire de type 1
→ ichtyose liée au sexe, albinisme oculaire de type 1
SUOX gene sigle angl pour sulfite oxidase
Gène localisé en 12q13.2 codant pour l'enzyme sulfite oxydase qui catalyse l'oxydation de sulfite en sulfate.
La mutation de ce gène est à l’origine de l’encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase.
→ encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, déficit en molybdène-cofacteur
[Q2]
Édit. 2017/1
suppresseur n.m.
suppressor
En génétique, gène dont la mutation est capable de supprimer les effets de mutations d'autres gènes.
Un suppresseur extragénique est le plus souvent un gène codant pour un ARNt muté qui apporte un acide aminé compatible avec la synthèse de la protéine.
→ ARN de transfert, ARNt suppresseur
suppression n.f.
suppression
1) En génétique, rétablissement complet ou partiel d’un phénotype originel chez un mutant ponctuel.
Lorsque la suppression a lieu par mutation inverse, c'est une suppression intragénique ; quand elle a lieu par mutation dans un autre gène, c'est une suppression intergénique ou extragénique : dans ce cas, la mutation suppressive a lieu dans le gène codant pour un ARNt et agit lors de la traduction.
On connaît des mutations suppressives extragéniques spécifiques, des mutations faux-sens, des mutations non-sens ocre ou ambre et des mutations du cadre de lecture.
2) En ophtalmologie, type d’inhibition visuelle propre à l’acte binoculaire à cause de laquelle sont éliminés, au niveau cérébral, les signaux venus d’un des deux yeux.
3) En immunologie, on parle d’immunosuppression.
Syn. neutralisation
surexpression n.f.
overexpression
En biologie, expression augmentée d'un gène résultant d'une amplification de ce gène ou de la perte de régulation engendrée par une transformation constitutive ou par des dysrégulations de la transcription, de la traduction.
SURF1 gene l.angl. pour surfeit 1
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q34.2, codant pour une protéine de la phosphorylation oxydative, processus qui fournit l’énergie aux cellules.
Cette phosphorylation oxydative nécessite une série de réactions faisant appel à l’action de différents complexes protéiques parmi lesquelles la protéine SRF1 intervient en tant qu’un enzyme actif dans la phosphorylation oxidative appellé cytochrome c oxydase ou COX..
Les mutations de ce gène entraîne l’encéphalite nécrosante subaigüe de Leigh et le déficit en cytochrome c oxydase.
Syn. SURF-1, SURF1 HUMAN, surfeit locus protein 1
→ Leigh (encéphalite nécrosante subaigüe), déficit en cytochrome-c oxydase
syndrome BOR l.m.]
BOR syndrome
Le syndrome Branchio-Oto-Rénal, héréditaire autosomique dominant, pouvant apparaître à tout âge, de prévalence de 1/40 000, associe des anomalies des arcs branchiaux (fentes, fistules ou kystes branchiaux), des anomalies auditives (malformation de l’auricule avec orifices pré-auriculaires, surdité de transmission ou surdité neurosensorielle) et des anomalies rénales (malformation de l'arbre urinaire, hypoplasie ou agénésie rénale, dysplasie rénale, kystes rénaux).
L'atteinte rénale peut être responsable d'une insuffisance rénale chronique. L'expression de la maladie varie d'une famille à l'autre et au sein d'une même famille, certaines ne présentant pas d'anomalies rénales ou d'anomalies de l'arbre urinaire.
Le gène impliqué dans le syndrome BOR, EYA1, est situé sur le bras long du chromosome 8. Des mutations ponctuelles et des délétions ont été identifiées au niveau de ce gène chez environ 40% des patients atteints. Des mutations ont également été identifiées dans les gènes SIX1 et SIX5, dont les produits interagissent avec eya-1, les complexes formés étant des facteurs de transcription.
Syn. syndrome branchio-oto-rénal
Sigle BOR pour Branchio-Oto-Rénal
Réf. P. Niaudet, Orphanet mai 2007
[A4,O6,Q2]
syndrome de Chédiak-Higashi l.m.
Chédiak-Higashi’s syndrome, Chédiak-Higashi-Steinbrinck syndrome
Forme rare d'albinisme oculocutané tyrosinase positif à transmission autosomique récessive, associé à une atteinte de la lignée leucocytaire et à une déficience immunitaire aux germes banals (streptocoques, staphylocoques).
Elle débute cliniquement dans la première enfance, avec une peau pâle, des cheveux argentés, une photophobie, et un nystagmus. On trouve un déficit moteur périphérique, des crises épileptiques, une déficience mentale. Il existe une anémie, une neutropénie, une thrombocytopénie, une susceptibilité à l'infection, des adénopathies, une hépatosplénomégalie, ainsi qu'une propension aux leucémies et aux lymphomes responsable du décès prématuré avant sept ans. On trouve parfois des symptômes dysautonomiques avec hypolacrymie, tachycardie, anomalies sudorales et oculaires. Au niveau des yeux les autres manifestations consistent en opacités cornéennes sous-épithéliales, opacités cristalliniennes sous-capsulaires polychromes, et exceptionnellement une dystrophie rétinienne (de type amaurose de Leber) ou un œdème papillaire. Les lymphocytes ont des anomalies de structure du noyau, granulations peroxidase positive, inclusions cytoplasmiques et corps de Döhle. Les conducteurs du gène ont des inclusions spécifiques et le diagnostic en prénatal est possible. Locus du gène en 1q42. L’affection est autosomique récessive (MIM 214500).
A. Béguez César et A. M. Chédiak, médecins cubains (1943-1952), W. Steinbrinck, médecin allemand (1948), O. Higashi, médecin japonais (1954), C. Griscelli, pédiatre et généticien français (1978)
Syn. déficit en lymphocytes tueurs naturels, Steinbrinck (syndrome de), Béguez César (maladie de), albinisme oculocutané type VIb, Griscelli (syndrome de), Béguez César-Chédiak-Higashi (syndrome de), Chédiak-Steinbrinck-Higashi (syndrome de
[Q2]
syndrome d'Ehlers-Danlos type cyphoscoliotique l.m.
Le type cyphoscoliotique, très rare, de transmission autosomique récessive, apparaissant dès la naissance ou dans l’enfance, correspond à l'ancien SED de type 6 ou oculoscoliotique ; il est caractérisé dès la naissance par une scoliose d'évolution progressive, une hypotonie musculaire sévère, une hyperlaxité articulaire généralisée, et une fragilité du globe oculaire.
La fragilité oculaire peut causer des hémorragies de la rétine, un glaucome, une coloration des sclérotiques, voire une rupture du globe oculaire.
Le type 6A est dû à un déficit enzymatique en lysyl-hydroxylase, enzyme assurant normalement des modifications post-traductionnelles sur les résidus lysine des prochaînes alpha du collagène. Le gène LH1 (ou PLOD), codant pour cette enzyme, a été localisé sur le bras court du chromosome 1 (en 1p36) et cloné, et des mutations homozygotes ou hétérozygotes composites ont été caractérisées chez les patients atteints de SED de type cyphoscoliotique. Le type 6B est défini par une activité lysyl-hydroxylase normale mais des mutations des gènes LH2 ou LH3 ont été mises en évidence.
Il existe des tests diagnostiques biochimiques (absence ou diminution d'activité de la lysyl hydroxylase dans les cultures de fibroblastes) réalisés uniquement dans des laboratoires spécialisés. L'étude moléculaire du gène PLOD à partir d'un prélèvement de villosités choriales peut exceptionnellement être utilisée comme diagnostic prénatal.
Le pronostic du SED de type 6 est variable, parfois sévère, avec perte de la marche dans la deuxième ou troisième décennie de la vie.
Syn. EDS 3, HT-EDS, SED 3, SHAB, syndrome d'Ehlers-Danlos type 3, syndrome d'hypermobilité articulaire bénigne
Réf. Orphanet, D. Germain généticien français (2006)
→ syndrome d'Ehlers-Danlos type cyphoscoliotique
[A4,O6,Q2]
syndrome de l'X-fragile l.m.
FX syndrome
Maladie génétique rare, dominante liée à l'X, qui associe un déficit intellectuel léger à sévère à des troubles du comportement et à des signes physiques caractéristiques.
Sa prévalence estimée est d'environ 1/2500 (prévalence de la mutation complète) à 1/4000 (cas symptomatiques) dans les deux sexes.
Le tableau clinique est variable. Dans l'enfance, les garçons ont un retard des acquisitions motrices et/ou du langage. Chez les garçons et 50 % des filles, les troubles intellectuels s'associent à des troubles du comportement et/ou à des signes dysmorphiques. Otites et sinusites récidivantes et convulsions sont possibles. Le déficit intellectuel va de troubles mineurs de l'apprentissage avec QI normal, à un déficit sévère pouvant toucher la mémoire immédiate et de travail, les fonctions exécutives, les capacités visuo-spatiales et mathématiques. Les troubles du comportement peuvent être discrets (humeur instable) ou sévères, de type autisme (battements de mains, contact oculaire pauvre, évitement du regard, morsures de mains, défense tactile et désinhibition). Troubles de l'humeur, anxiété et agressivité sont possibles. Chez les filles, les troubles intellectuels et du comportement sont en règle discrets, à type de troubles affectifs et de l'apprentissage. Dans les deux sexes les signes physiques sont discrets : visage étroit et allongé, oreilles et front proéminents, hyperlaxité des doigts, pieds plats et macro-orchidie chez le garçon après la puberté.
La plupart des garçons et environ 30 % des filles auront un déficit intellectuel significatif à l'âge adulte.
Le syndrome de l'X fragile est dû à l'inhibition de la transcription du gène FMR1 (Fragile Mental Retardation), (Xq27.3), causée par l'expansion de la répétition de triplets (CGG) n dans sa région 5' non traduite et les méthylations qui s'en suivent. Ces mutations complètes proviennent d'allèles instables, prémutés (55 à 200 répétitions de CGG). Les prémutations sont notamment associées à un risque d'insuffisance ovarienne précoce (IOP) chez les femmes au syndrome tremblement-ataxie lié à une prémutation de l'X fragile (FXTAS). De rares cas de mutations ponctuelles intragéniques de FMR1 sans expansion de répétitions CGG ont été décrits. Le gène FMR1 code pour la protéine FMRP, une protéine de liaison de l'ARN qui régule la synthèse protéique et d'autres voies de signalisation dendritiques. L'inhibition transcriptionnelle de FMR1 réduirait la plasticité et la modulation synaptique dans l'ensemble du cerveau, y compris l'hippocampe.
G. Turner (1978),Yingratana McLennan, médecin américaine (2011)
Syn. syndrome FRAXA, syndrome FraX, syndrome de Martin-Bell
Sigle FXS
Réf. Orphanet, (2011) R. Hagerman
→ protéine FMRP, FMR1 gene, syndrome FXTAS, syndrome de Dravet, crises partielles migrantes malignes du nourrisson
[H1, H4, Q3]
Édit. 2019
syndrome HANAC acr. angl. pour Hereditary-Angiopathie-Nephropathy-Aneurysm-Cramps l.m.
Maladie associant une atteinte rénale, des crampes musculaires et des tortuosités artériolaires rétiniennes, à transmission autosomique dominante, due aux mutations du gène COL4A1.
La néphropathie est caractérisée par des hématuries et des lésions multikystiques.
Les crampes musculaires, de durées variables, spontanées ou provoquées par l’exercice, sont ressenties, de façon caractéristique, dès l’enfance.
L’atteinte ophtalmologique associe un aspect fin et tortueux des artères rétiniennes qui peuvent être le siège d’hemorragies après de minimes traumatismes, une cataracte, et des anomalies d’Axenfeld-Rieger.
L’atteinte cérébrale est moins importante que dans la maladie des petits vaisseaux cérébraux en relation avec le gène COL4A1, constituant des anévrysmes qui peuvent être à l’origine d’hémorragie. La leucoencéphalopathie n’est présente que dans la moitié des cas.
Rarement le syndrome comporte un phénomène de Raynaud.
→ COL4A1, maladie des petits vaisseaux cérébraux en relation avec le gène COL4A1, leucoencéphalopathie, Axenfeld (syndrome d')
syndrome main-pied-génital l.m.
hand-foot-genital syndrome, HFGS
Association de malformations complexes des extrémités des membres et d’anomalies des voies génito-urinaires.
La main et le pied présentent des polysyndactylies avec brièveté et épaississement des métacarpiens et des métatarsiens, des symphalangies, des synostoses et des anomalies des os du carpe et du pied. Les malformations génito-urinaires consistent en hypospadias ou épispadias, une petite verge, des anomalies d’implantation des uretères dans le vagin ou dans la vessie avec reflux vésico-urétéral, un utérus bifide et un cloisonnement vaginal.
L’affection est autosomique dominante, liée à une mutation du gène HOXA13 intervenant dans la différentiation et le développement des extrémités des membres. Elle est voisine du syndrome de Guttmacher qui dépend de la mutation du même gène.
A.E. Guttmacher, pédiatre et généticien américain (1993)
Syn. syndrome main-pied-utérus
→ Guttmacher (syndrome de), HOXA13
syndrome oculo-cérébro-rénal l.m.
oculocerebrorenal (syndrome)
Syndrome héréditaire rare lié au chromosome X associant, dès la naissance, un nanisme, une dysmorphie crâniofaciale, une hypotonie, un retard mental sévère, des signes oculaires et une néphropathie tubulaire avec hyperaminoacidurie.
Il existe une tubulopathie rénale ou syndrome de Fanconi avec rachitisme résistant à la vitamine D, un retard psychomoteur, une aréflexie, une ectopie testiculaire et une insuffisance rénale. L’examen ophtalmologique montre une enophtalmie par absence de graisse orbitaire, un glaucome, une cataracte bilatérale et totale dans 90% des cas, des adhérences iridocristalliniennes, une sphérophakie, un nystagmus, un myosis et une tendance aux cicatrices chéloïdes cornéennes. Le signe digito-oculaire de Franceschetti peut être présent. Les femmes vectrices ont parfois des opacités cristalliniennes en flocons de neige ou une cataracte stellaire discrète.
Le locus du gène est en Xq24-q26.1 et le gène a été cloné en 1992: il s’agit de l’enzyme phosphatidylinositol 4,5 biphosphate-5-phosphatase. Le dépistage prénatal et celui des femmes vectrices est possible. L’affection est liée au sexe (MIM 309000).
C.U. Lowe, M. Terrey et Elise A. MacLachlan, pédiatres américains (1952)
Syn. syndrome de Lowe, syndrome de Lowe-Terrey-Mac Lachlan
syndrome rein-colobome l.m.
Syndrome héréditaire autosomique dominant apparaissant dans l’enfance, lié à une anomalie génétique entraînant une dysplasie du nerf optique et une hypo-dysplasie rénale.
Il donne en premier lieu des signes oculaires (77%) et rénaux (92%). Les anomalies oculaires se traduisent par un disque optique dysplasique large, parfois excavé, avec émergence des vaisseaux rétiniens à la périphérie du disque, communément appelée colobome du nerf optique ou anomalie de morning glory. Cornée de petit diamètre, colobome rétinien, staphylome scléral, kyste du nerf optique, microphtalmie, hypoplasie fovéal et pigmentation maculaire dysplasique peuvent être associés. Nystagmus et myopie ont aussi été rapportés. Les conséquences sont une baisse de l'acuité visuelle, une perte de la vue et un décollement de la rétine. Les malformations et/ou l'insuffisance rénale sont souvent les premiers signes, avec de petits reins malformés (hypo-dysplasie rénale). Sur le plan histologique, on note des glomérules moins nombreux mais de taille augmentée (oligoméganéphronie). On peut trouver des reins dysplasiques multikystiques ou un rein en fer à cheval. Les conséquences sont une hypertension, une protéinurie, un reflux vésico-urétéral et une insuffisance rénale qui tend à évoluer vers l'insuffisance rénale terminale. Cette insuffisance rénale peut exister en prénatal avec des reins gravement hypoplasiques et dysplasiques et un oligoamnios, entraînant la perte du foetus (séquence de Potter). Les patients peuvent atteindre l'insuffisance rénale terminale à tout âge. La perte de l'ouïe sur les hautes fréquences est décrite dans 7% des cas.
Le diagnostic différentiel se pose avec les maladies où les colobomes et les anomalies rénales ont été identifiés, comme le syndrome CHARGE et le syndrome de Joubert avec atteinte oculo-rénale.
On a décrit 177 cas de mutations positives (dans 90 familles). Ces mutations concernent le gène PAX2 (10q24) chez 50% des patients avec une hypodysplasie rénale et des anomalies du nerf optique. Ces mêmes mutations ont été identifiées chez 9% d'individus sélectionnés présentant une hypoplasie rénale. La base génétique des cas restants est inconnue. Des cas de novo, d'expression variable, à pénétrance clinique incomplète, et le mosaïcisme gonosomique maternel et paternel complexifient la donne.
Le diagnostic prénatal ou préimplantatoire est possible quand une mutation clairement pathogène du gène Pax2 a été identifiée dans la famille.
M. Bower et Lisa A. Schimmenti, pédiatre et généticienne américains (2012)
Syn. syndrome de colobome du nerf optique-néphropathie, syndrome papillo-rénal
Réf. Orphanet,M. Bower et Lisa A. Schimmenti, pédiatre et généticienne américains (2012)
→ syndrome CHARGE, syndrome de Joubert avec atteinte oculo-rénale
[A4,O6,Q2]
syndromes CAPS acr. angl. pour Cryopyrine-Associated Periodic Syndromes
Groupe de trois affections, autosomiques dominantes, le syndrome de Muckle et Wells, le syndrome CINCA (Chronic Infantile Neurologic Cutaneous and Articular), le plus sévère et l’urticaire familiale au froid, décrites séparément et rattachées à des mutations du gène CIAS1 (Cold Induced Autoinflampatory Syndrome 1 ou NLRP3), locus en 1q14, codant pour la cryopyrine intervenant dans les phénomènes de l’inflammation.
Il existe des formes intermédiaires entre ces différents syndromes. Ils sont traités par les glucocorticoïdes et un antagoniste du récepteur de l’interleukine-1β, tel l’anakinra.
L’identification du gène commun est du à H. Hoffman; plus de quarante mutations ont déjà été décrites sur ce site.
H.M. Hoffman, généticien américain (2001) ; T.J. Muckle et M.V. Wells, médecins britanniques (1962)
→ Muckle et Wells (syndrome) ,CINCA (syndrome) ,urticaire familiale au froid, NLRP3 gene, cryopyrine, interleukine-1
[Q2]