uridylyl-transférase n.f.
uridylyltransferase
Chacun des enzymes catalysant le transfert du radical uridylyle d'un donneur, comme l'UDP-glucose, sur un accepteur, comme le galactose-1-phosphate ou le glucose-1-phosphate.
Certaines uridylyl-transférases catalysent une réaction portant sur l'UTP : elles sont souvent nommées pyrophosphorylases puisque la réaction réversible se présente comme une pyrophosphorolyse ; la réaction suivante : UTP + galactose-1-phosphate → pyrophosphate + UDP-galactose est catalysée sur l'UTP-galactose-1-phosphate-uridylyl-transférase (ou UDP-galactose-pyrophosphorylase). L'uridylyl-transférase catalysant la réaction : UDP-glucose + galactose-1-phosphate → UDP-galactose + glucose-1-phosphate est appelée hexose-1-phosphate uridylyl-transférase (ou UDP-glucose-galactose-1-phosphate-uridylyl-transférase). L'absence congénitale de cet enzyme entraîne un trouble du métabolisme du galactose, la galactosémie congénitale.
Syn. incorrect : uridyl-transférase
urinaire adj.
urinary
Qui a rapport à l'urine ou à sa voie excrétrice.
Étym. lat. urina (urine)
→ urine
urinal n.m.
urinal
Vase à col incliné, dans lequel il est possible d'uriner commodément en position horizontale.
Étym. lat. urina (urine)
Syn. pistolet (fam.)
→ urine
urination n.f.
urination
Miction active de déroulement normal, complète, chez un sujet éveillé, conscient, mais incapable d'endiguer le flot d'urine.
Elle peut survenir spontanément ou à l'occasion de paroxysmes émotionnels (frayeur, colère, orgasme, fou-rire). Elle est en rapport avec les centres mictionnels du système limbique. Elle peut faire partie des signes cliniques d'un syndrome frontal.
Étym. lat. urina (urine)
→ urine, instabilité uréthrale, instabilité vésicale, impériosité urinaire, frontal (syndrome), limbique (système)
urine n.f.
urine
Liquide excrémentiel formé par le rein qui s'écoule dans l'uretère, pénètre par jets dans la vessie, où il s'accumule et d'où il est éliminé par l'urèthre.
Un adulte excrète, en moyenne 1 500 mL d'urine en 24 heures (diurèse), mais les variations sont considérables, en fonction des boissons ingérées.
L'excrétion d'urine remplit plusieurs fonctions essentielles : 1) élimination des déchets solubles du métabolisme azoté (urée, acide urique, créatinine, sels ammoniacaux, etc.) ; 2) maintien de la teneur normale en eau du sang et des tissus ; 3) maintien de la concentration ionique normale du sang, de la lymphe et des tissus, et, partant, de la pression osmotique des liquides de l'organisme ; 4) préven
Les caractéristiques de l'urine sont les suivantes : couleur jaune ambrée ou rougeâtre, odeur spéciale caractéristique, densité variant entre 1,006 et 1,025, saveur salée, point cryoscopique D de - 1,3° à - 2,2°C, pH de 4,7 à 7,3. L'urine est composée, en poids, d'environ 95 % d'eau et 5 % de composants organiques et de composants minéraux. Parmi ces derniers figurent : du chlorure de sodium (0,8 à 1 %), des phosphates alcalins (notamment des phosphates monobasique et dibasique de sodium), des sulfates et des carbonates. Les principaux composants organiques sont, par litre : urée, 20 g ; acide urique, 0,5 g ; bases xanthiques, 0,02 g ; acide hippurique, 0,75 g ; créatinine, 0,75 g ; urochrome, 0,30 g ; urobiline, de 20 à 25 mg ; porphyrine et indoxyle, traces ; indosés (acides gras volatils, acide oxalique, allantoïne, scatole, amines toxiques, hormones ou dérivés d'hormones, etc.), de 6 à 16 mg.
Étym. lat. urina (urine)
→ rein, urèthre, vessie, diurèse, équilibre hydro-électrolytique, équilibre acide-base
urine (examen d') l.m.
urine (examination)
Explorations biologiques urinaires essentielles telles que la recherche de la protéinurie, l'examen du sédiment urinaire, l'étude bactériologique.
Il peut être fait usage dans un premier temps de bandelettes urinaires pour exclure ou dépister une anomalie.
Étym. lat. urina (urine)
→ urine, bandelettes urinaires réactives
uriner v.
void (to)
Action volontaire d'émettre l'urine par les voies naturelles.
Étym. lat. urina (urine)
Syn. pisser (familier)
→ urine
urines à odeur de houblon (maladie des) l.f.
congenital hydroxybutyric aciduria
Affection congénitale exceptionnelle caractérisée par une élimination urinaire d'acide α-hydroxybutyrique.
Elle interfère avec le métabolisme de la méthionine avec excrétion accrue de l'acide α-hydroxybutyrique à l'origine de l'odeur urinaire spécifique. Elle est la cause d'une encéphalopathie avec retard psychomoteur et convulsions.
A. J. Smith, biochimiste et L. B. Strang, pédiatre britanniques (1958)
Étym. lat. urina (urine)
Syn. acidurie hydroxybutyrique congénitale
urineux adj.
urinous
Qui a rapport avec l'urine.
P. ex. : abcès urineux.
Étym. lat. urina (urine)
→ urine
urinifère adj.
uriniferous
Qui transporte l'urine.
P. ex. tubes urinifères du rein.
Étym. lat. urina (urine) et fero (porter)
→ urine
urinome n.f.
urinoma
Épanchement d'urine collecté dans le tissu cellulaire, le plus souvent rétropéritonéal.
Il est le signe d'une plaie ou d'une fistulisation d'un segment de la voie excrétrice urinaire, d'origine traumatique externe, iatrogène ou pathologique, infectieuse ou tumorale. Il nécessite souvent, en plus du traitement de sa cause, un drainage propre.
Étym. lat. urina (urine)
→ urine
urobiline n.f.
urobilin
Dérivé tétrapyrrolique, métabolite de la bilirubine, que l'on trouve dans l'urine et les matières fécales.
L'urobiline est très peu soluble dans l'eau, soluble dans le chloroforme ou l'éthanol. Elle est de couleur jaune orangé (bande d'absorption à 500 nm). En présence d'acétate de zinc elle donne une fluorescence verte intense permettant son dosage dans l'urine. La réduction de l'urobiline par les sels ferreux conduit à l'urobilinogène, qu'on peut doser par le réactif d'Ehrlich. L'urobiline provient de l'oxydation à l'air de l'urobilinogène ce dernier résultant lui-même de la transformation des pigments biliaires par les bactéries intestinales et passant partiellement d’une part dans les fèces et d’autre part dans la circulation sanguine après absorption intestinale réalisant un cycle entéro-hépatique des pigments biliaires. Il existe un très grand nombre de formes isomères ou mésomères de l'urobiline.
Syn. urobiline IXa
→ bilirubine, urobilinogène, pigment biliaire, Ehrlich (réactif d')
urobilinémie n.f.
urobilinemia
Présence et teneur d'urobiline dans le sang.
En fait, on ne trouve guère que de l'urobilinogène dans le sang (urobilinogènémie).
urobilinogène n.m.
urobilinogen
Dérivé tétrapyrrolique, métabolite de la bilirubine et précurseur de l'urobiline.
Il se forme par hydrogénation des deux radicaux vinyles portés par les noyaux pyrrole B et A et des groupes méthènyle β et en -CH2-
L'urobilinogène est très peu soluble dans l'eau, soluble dans le chloroforme et dans l'ammoniaque. Il est incolore, mais s'oxyde à l'air en donnant l'urobiline de couleur jaune orangée. Son hydrogénation conduit au stercobilinogène. Il donne un composé rouge avec le réactif d'Ehrlich. Il provient de la bilirubine par l'intermédiaire de la mésobilirubine : ces réactions de réduction sont le fait d'enzymes des bactéries intestinales dans la voie de dégradation des pigments biliaires conduisant aux pigments fécaux. L'urobilinogène peut être absorbé par l'intestin et retourner au foie, qui peut le transformer et le réexcréter dans la bile. Il peut aussi à partir du sang passer dans l'urine au niveau du rein. Son excrétion urinaire augmente lors d'atteintes hépatiques, conduisant à une urobilinogénurie et une urobilinurie.
Syn. urobilinogène IXa
→ bilirubine, urobiline, stercobilinogène, mésobilirubine, urobilinogénurie, urobilinurie, Ehrlich (réactif d')
urobilinogènémie n.f.
urobilinogenemia.
Présence d'urobilinogène dans le sang.
Normalement très faible, l'urobilinogénémie ne devient notable que dans les affections hépatiques ou dans les cas d'hémolyse importante.
urobilinogénurie n.f.
urobilinogenuria
Teneur de l'urine en urobilinogène et excès de cette teneur.
Normalement inférieure à 25 mg par jour, elle augmente dans les affections hépatiques.
urobilinurie n.f.
urobilinuria
Teneur de l'urine en urobiline et excès de cette teneur et de celle de l’urobilinogène.
L’urobilinurie provenant de l'oxydation à l'air de l'urobilinogène, varie normalement de 10 à 130 mg par jour. Une teneur élevée caractérise une atteinte cellulaire hépatique par suite du blocage plus ou moins important du cycle entérohépatique de l'urobilinogène, (cirrhose, foie cardiaque, hépatites). Elle augmente aussi dans les hémolyses (résorption d'épanchements sanguins, anémies hémolytiques, anémie pernicieuse).
→ urobiline, urobilinogène, hémolyse
urocanase n.f.
urocanase
Enzyme qui catalyse la transformation de l'acide urocanique en acide imidazolone-propionique par hydratation et transfert interne de 2 atomes d’hydrogènes du cycle à la chaîne acrylique.
L'urocanase est présente dans le foie ; elle joue un rôle important dans le catabolisme de l'histidine.
→ acide urocanique, histidine, acide imidazolone-propionique
urochrome n.m.
urochrome
Pigment brun-rouge de l'urine normale, dérivé polypeptidique de l'urobiline, dont la teneur habituelle est de 0,30 à 0,35 g /L.
Exposé à l'air, il se transforme par oxydation en un composé plus rouge.
urocortine n.f.
urocortin
Protéine présente dans les urines de nombreuses espèces animales ayant les propriétés de la corticolibérine (corticotropin releasing hormone).
Dans l’urine humaine, elle est dénommée stresscopine.
→ corticolibérine, stresscopine
urocortisol n.m.
urocortisol
urocortisone n.f.
urocortisone
uroculture n.f.
bacterial culture of the urine
Culture d’urines prélevées stérilement, destinée à la mise en évidence de microorganismes pathogènes.
urocytogramme n.m.
urocytogram
Etude cyto-hormonale des cellules du culot urinaire recueilli après centrifugation.
urodynamique n.f.
urodynamics
Exploration de la fonction de la voie excrétrice urinaire permettant une évaluation, en grandeurs physiques, du volume, de la pression et du débit urinaires.
Le but des examens urodynamiques est d'apprécier la qualité fonctionnelle de la voie excrétrice et son degré d'altération par diverses maladies.
→ cystomanométrie, débitmétrie urinaire, profil de pression uréthrale, uréthromanométrie, échographie urodynamique, sphinctérométrie