uréthromanométrie n.f.
urethromanometry
Examen urodynamique enregistrant la pression intra-uréthrale du col vésical au méat uréthral.
Elle permet l'étude du tonus de l'urèthre et de la transmission abdomino-urétrale par sphinctérométrie statique au repos (étude de la pression de clôture) et sphinctérométrie dynamique lors des efforts de toux.
La mesure de la pression dans l'urèthre peut être faite à l'aide d'un microcapteur placé sur une sonde de petit calibre ou selon la méthode perfusionnelle qui consiste à mesurer la résistance à un écoulement à débit constant (méthode de Brown et Wickham). L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal à lumière virtuelle, la pression n'est pas la même sur toute sa longueur ; les valeurs s'inscrivent sur une courbe : le profil de pression uréthrale. La valeur la plus significative de la qualité de l'appareil sphinctérien est la pression uréthrale maximum, qui devient la pression de clôture quand on soustrait la pression vésicale (normalement 80 ± 30 cm d'eau). La réalisation de l'examen pendant un effort de toux enregistre des pics de pression simultanés dans l'urèthre et dans la vessie, dont le rapport d'amplitude exprime le "coefficient de transmission uréthrale" (normalement 90% à 100% chez la femme continente). La compliance uréthrale peut être évaluée en réalisant des profils de pression uréthrale avec des sondes de calibre croissant : un urèthre compliant doit supporter des sondes 20 Ch sans augmentation significative de la pression uréthrale maximum.
L'enregistrement continu de la pression uréthrale maximum et de la pression uréthrale permet le dépistage des instabilités uréthrales.
M. Brown, médecin et physicien et J. E. Wickham, chirurgien urologue britanniques (1969)
→ sphinctérométrie, profil de pression uréthrale, pression de clôture uréthrale