uretère rétrocave 1.m.
retro-caval ureter
Anomalie de trajet de l'uretère droit, qui le fait passer en arrière de la veine cave dans son segment lombaire, avant de reprendre un trajet iliopelvien normal.
Cette anomalie correspond embryologiquement à un trouble de développement et de résorption des veines cardinales, qui vont former la veine cave. Bien qu'il ne s'agisse donc pas d'une malformation urétérale, le segment rétrocave porte souvent des altérations pariétales fibreuses obstructives.
urétérectomie n.f.
ureterectomy
Ablation de l'uretère, en totalité ou en partie.
L'urétérectomie peut être totale, partielle ou segmentaire. Totale elle rentre habituellement dans le cadre de la néphro-urétérectomie. Partielle, elle intéresse surtout le segment pelvien et doit être réparée selon son étendue par réimplantation urétérovésicale ou urétéroplastie de remplacement. Segmentaire, pour une lésion limitée, elle permet le rétablissement de continuité par urétéroraphie terminoterminale.
→ héminéphro-urétérectomie, néphro-urétérec tomie
urétérite l.f.
ureteritis
Lésion inflammatoire et scléreuse de la paroi urétérale, d'origine infectieuse, parasitaire ou systémique, de localisation totale ou segmentaire, aboutissant souvent à la sténose du conduit.
Les étiologies les plus fréquentes sont la tuberculose et la bilharziose urogénitales, mais il est aussi des urétérites non spécifiques et d'autres liées à des maladies auto-immunes, telle la périartérite noueuse. Le traitement est celui de la cause et de l'obstacle du haut appareil.
→ tuberculose urogénitale, bilharziose urogénitale, périartérite noueuse
urétérite bilharzienne l.f.
bilharzial ureteritis
Lésions inflammatoires et scléreuses provoquées au sein de la paroi urétérale par la migration des œufs de Schistosoma haematobium.
Ces lésions chroniques aboutissent à un épaississement de la paroi urétérale, à une dilatation et une hypertrophie du conduit et surtout à une ou plusieurs sténoses. Elles sont diffuses ou segmentaires, plus fréquentes et importantes sur l'uretère pelvien et juxtavésical. Susceptibles de détruire le rein sus-jacent, elles nécessitent une chirurgie réparatrice et parfois un remplacement urétéral par iléo-urétéroplastie, totale ou partielle.
→ urétérite, Schistosoma haematobium
urétéro-urétérostomie l.f.
uretero-ureterostomy
Abouchement d'un uretère dans l'uretère controlatéral, ou homolatéral d'une duplicité.
Cette opération comporte une exclusion ou exérèse d'un segment urétéral distal (dans la cure d'un obstacle ou d'une destruction urétérale), et l'abouchement de l'uretère proximal dans la continuité de l'autre uretère, sain, par anastomose terminolatérale, rétablissant ainsi une voie excrétrice perméable pour le rein ou hémirein fonctionnel sus-jacent à la lésion.
→ urétérocèle, urétéropyélostomie, urétérostomie,
urétérocèle n.f.
ureterocele
Dilatation pseudokystique du segment intramural de l'uretère, aboutissant à la formation d'une poche intravésicale.
Il s'agit en fait d'une malformation pariétale de l'uretère terminal, dont le toit n'est plus qu'une mince membrane sous-muqueuse. Le méat étant en général punctiforme, l'urétérocèle se comporte comme un obstacle plus ou moins serré de l'uretère terminal. L'urétérocèle peut être simple ou ectopique, uni ou bilatérale.
→ urétérocèle ectopique, urétérocèle simple
urétérocèle ectopique l.f.
ectopic ureterocele, "infantile type" ureterocele
Dilatation pseudokystique du segment intramural de l'uretère correspondant au pyélon supérieur d'une duplicité.
Dite "de type infantile", l'obstacle qu'elle représente s'accompagne d'un méga-uretère sus-jacent, avec altération plus ou moins importante de l'hémirein correspondant au pyélon supérieur. La poche d'urétérocèle a par son volume une pathologie propre : création d'un reflux dans l'uretère homologue du pyélon inférieur, ou de l'autre côté, troubles de la miction par dissociation du plancher du trigone et du col.
Le traitement est souvent complexe car à la chirurgie du haut appareil, soit réparatrice par urétéro-urétérostomie ou réimplantation urétérale, soit d'exérèse par héminéphro-urétérostomie, s'ajoutent l'exérèse de la poche d'urétérocèle et la réparation vésicale.
urétérocèle simple l.f.
simple ureterocele, "adult type" ureterocele
Dilatation "pseudokystique" du segment intra-mural d'un uretère unique.
L'urétérocèle est dite "simple" ou "de type adulte" lorsqu'elle se situe sur un uretère unique. La poche d'urétérocèle est souvent peu volumineuse et le retentissement pathologique peu important. Les complications sont la lithiase prisonnière et l’infection. Le traitement peut être une simple incision endoscopique ou une urétérectomie terminale avec réimplantation urétérovésicale antireflux. L'urétérocèle simple peut exceptionnellement se rencontrer chez l'enfant, et comporte alors souvent un méga-uretère sus-jacent, comme l'urétérocèle ectopique.
→ urétérocèle, urétérocèle ectopique
urétérocystonéostomie n.f.
ureterocystoneostomy
Abouchement de l'uretère en un point quelconque de la vessie, par anastomose urétérovésicale directe sans dispositif antireflux.
Les inconvénients du reflux vésico-urétéral créé par l'implantation directe tendent à faire disparaître l'usage de cette technique, qui n'est plus guère employée que lorsque l'uretère restant trop court ne permet pas la confection d'un dispositif antireflux.
Syn. réimplantation urétérovésicale directe
→ urétérostomie, réimplantation urétérovésicale, reflux vésico-urétérorénal
urétérogramme n.m.
ureterogram
Image radiologique de l'uretère obtenue par urographie intraveineuse ou urétéropyélographie rétrograde.
→ urographie intraveineuse, urétéropyélographie rétrograde
urétérographie descendante l.m.
antegrade ureterography
Étude radiologique d'un uretère après injection directe du produit de contraste dans les cavités rénales par ponction pyélique ou néphrostomie percutanée.
Syn. urétérographie antégrade
urétérohydronéphrose n.f.
ureterohydronephrosis
Dilatation concomitante de l'uretère et des cavités intra-rénales en amont d'un obstacle.
Ce terme, purement descriptif, ne correspond pas à une entité pathologique précise.
urétérolithotomie n.f.
ureterolithotomy
Incision chirurgicale de la paroi d'un uretère afin d'en extraire un calcul.
Cette intervention n'est plus que rarement pratiquée de nos jours en raison des progrès des méthodes endoscopiques et de la lithotripsie extracorporelle.
→ urétérolithotomie endoscopique, urétérotomie, lithiase urinaire
urétérolithotomie endoscopique l.f.
ureterolithotomy
Extraction des calculs de l'uretère par urétéroscopie.
L'intervention peut être menée par voie rétrograde ou antérograde (percutanée). Elle l'est souvent par voie rétrograde et fait appel aux urétéroscopes rigides. La fragmentation des calculs est obtenue par chocs électro-hydrauliques ou hydropneu
→ urétéroscopie, lithiase urinaire
urétérolyse l.f.
ureterolysis
Libération chirurgicale d'un uretère des adhérences ou compressions tissulaires avoisinantes.
L'urétérolyse est ainsi le premier temps du traitement chirurgical de la sclérose rétropéritonéale idiopathique.
→ intrapéritonisation de l'uretère, fibrose rétropéritonéale
urétéroplastie n.f.
ureteroplasty
Réparation chirurgicale d'un uretère.
Cette réfection utilise parfois le tissu urétéral lui-même grâce à des lambeaux, des sutures obliques, etc. En fait la plupart des urétéroplasties sont des techniques de remplacement.
→ urétéroplastie de remplacement
urétéroplastie appendiculaire l.f.
appendicular ureteroplasty
urétéroplastie de remplacement l.f.
replacement ureteroplasty
Reconstitution chirurgicale d'un uretère en utilisant le tissu d'un organe différent.
L'uretère lombaire initial peut être remplacé par un lambeau pyélique tubulé inversé (techniques, selon la forme du lambeau, de Culp, Grégoir, Scardino) l'uretère pelvien peut être remplacé par un lambeau vésical tubulé (Boari-Küss). La partie moyenne ou le remplacement total de l'uretère exigent le recours au tissu intestinal.
O. S. Culp, chirurgienurologue américain (1951) ; W. Grégoir, chirurgien urologue belge (1955) ; P. L. Scardino, chirurgien urologue américain (1953) ; E. Casati (1894) et A. Boari, (1894 et 1895), chirurgiens italiens; R. Küss, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1953)
urétéropyélographie rétrograde l.f.
retrograde pyelography
Opacification radiologique de l'uretère et des cavités intra-rénales par l’injection d’un produit de contraste iodé dans le méat urétéral sous contrôle cystoscopique.
M. Chevassu, chirurgien urologue français, membre de l’Académie de médecine (1877-1957)
Sigle UPR
urétéropyélostomie n.f.
ureteropyelostomy
Abouchement d'un uretère dans l'autre pyélon d'une duplicité pyélo-urétérale.
Il s'agit presque toujours de l'abouchement du moignon urétéral du pyélon supérieur dans l'inférieur. Cette opération permet l'urétérectomie totale de l'uretère supérieur et la conservation d'un pôle supérieur rénal encore fonctionnel, p. ex. dans la cure d'un abouchement ectopique de l'uretère ou d'une urétérocèle ectopique.
→ duplicité urétérorénale, urétérectomie, urétérocèle
urétéroraphie n.f.
ureterorraphy
Suture des parois de l'uretère.
L'urétéroraphie peut être longitudinale, refermant p. ex. une urétérotomie. Elle peut être terminoterminale, rétablissant la continuité d'un uretère sectionné.
urétéroscope n.m.
ureteroscope
Endoscope rigide ou souple adapté à l'exploration visuelle de la lumière urétérale et permettant dans celle-ci divers actes thérapeutiques.
La miniaturisation en a permis une utilisation courante, mais la longueur et la finesse de ces instruments ne vont pas sans poser quelques problèmes de fragilité.
urétéroscopie n.f.
ureteroscopy
Technique permettant l'exploration visuelle directe de la lumière urétérale et divers actes thérapeutiques à son niveau.
L'urétéroscopie permet l'exploration de l'uretère par voie rétrograde ou antégrade (à travers un tube de néphrostomie percutanée), la fragmentation et l'extraction de la plupart des calculs urétéraux, le traitement de certaines tumeurs bénignes de l'uretère, la cure de certains rétrécissements de l'uretère lui-même ou de diverses anastomoses.
→ urétérolithotomie endoscopique, urétéroscope
urétérosigmoïdostomie n.f.
Abouchement de l'uretère dans le côlon sigmoïde
Cette dérivation urinaire interne utilise le côlon et le rectum comme nouveau réservoir urinaire, le sphincter anal comme moyen de continence. Elle crée un mélange des matières et des urines et des mictions anales. Mieux supportée par la femme que par l'homme, ses inconvénients potentiels sont le reflux gazeux et fécal dans la voie excrétrice, l'infection urétérorénale, les troubles hydro-électrolytiques engendrés par les phénomènes de réabsorption (acidose hyperchlorhémique, hypokaliémie), et à long terme l'apparition de tumeurs colorectales. Il existe de nombreuses techniques différentes d'anastomose (Coffey, Stiles, Hinman, Charbit, Nesbit, Cordonnier, Goodwin, Petit-Leadbetter, Mathisen) comportant ou non une trompe urétérale, un tunnel sousmuqueux antireflux, une suture urétérocolique "bord à bord", etc.
R. C. Coffey, chirurgien américain (1929) ; J. J. Cordonnier, chirurgien urologue américain (1949) ; R.M. Nesbit, chirurgien américain (1949) ; W. F. Leadbetter, chirurgien urologue américain (1951) ; W. E. Goodwin, urologue américain (1953) ; W. Mathisen, chirurgien urologue norvégien (1953) ; F. Hinman Jr, chirurgien urologue américain (1959) ; M. Petit, chirurgien urologue français (1984) ; L. Charbit, chirurgien urologue français (1987) ; R. M. Spellman et R.E. Stiles, chirurgiens urologues américains (1969)
Syn. implantation urétérocolique
urétérostomie n.f.
ureterostomy
Abouchement de l'uretère ailleurs que dans la vessie ou à la peau.
→ transurétéro-urétérostomie cutanée, urétérocysto néostomie, urétérosigmoïdostomie, urétérostomie cutanée, urétérostomie cutanée transintestinale, urétéro-urétérostomie, urétérostomie in situ