veine médullaire postéro-médiane l.f.
vena medullaris posteromediana (TA)
posteromedian medullary vein
Veine de la moelle allongée qui chemine dans le sillon médian postérieur
→ veines de la moelle allongée
[A1, H5, K4]
Édit. 2020
veine thalamo-striée supérieure l.f.
vena thalamostriata superior, vena terminalis (TA)
superior thalamostriate vein
Veine profonde du cerveau qui parcourt d’arrière en avant le sillon opto-strié.
A l’extrémité antérieure de la toile choroïdienne elle conflue avec la veine du septum lucidum et la veine des plexus choroïdes pour former la veine cérébrale interne.
Syn. veine terminale
Syn. anc. veine du corps strié, veine des corps opto-striés, veine opto-striée, veine terminale
[A1, H5, K4]
Édit. 2020
veines digitales palmaires l.f.p.
venae digitales palmares (TA)
palmar digital veins
Veines collatérales palmaires superficielles des doigts, au nombre de deux par doigt, chacune cheminant de bas en haut au bord latéral de la face palmaire du doigt.
Elles naissent du réseau pulpaire, reçoivent des branches latérales et se terminent dans une arcade veineuse palmaire sous-cutanée située au niveau du sillon qui sépare les doigts de la paume de la main proprement dite.
[A1]
Édit. 2019
veines digitales plantaires l.f.p.
venae digitales plantares (TA)
plantar digital veins
Veines collatérales plantaires superficielles des doigts de pied, au nombre de deux par doigt, chacune cheminant d’avant en arrière au bord latéral de la face plantaire du doigt.
Elles naissent du réseau pulpaire, reçoivent des branches latérales et se terminent dans une arcade veineuse plantaire sous-cutanée située au niveau du sillon qui sépare les doigts de la plante du pied proprement dite.
[A1]
Édit. 2019
veines frontales l.f.p.
venae frontales (TA)
frontal veins
Veines superficielles supérieures du cerveau qui viennent de la portion de la face latérale de l’hémisphère située en avant du sillon précentral.
Elles se répartissent en deux à huit petites veines qui se jettent dans le sinus sagittal supérieur en formant avec lui un angle ouvert en avant. Ce sont les veines préfrontales ou frontales antérieures, frontales externes, frontales postérieures.
→ veines frontales antérieures, veines frontales externes, veines frontales postérieures.
[A1, H1, K4]
Édit. 2019
veines intercostales postérieures l.f.p.
venae intercostales posteriores (TA)
posterior intercostal veins
Veines segmentaires pariétales thoraciques qui unissent, le long de l’espace intercostal, le système des veines azygos en arrière aux systèmes des veines thoraciques internes, des veines diaphragmatiques et musculaires abdominales en avant.
Elles sont au nombre de douze de chaque côté, comptées de haut en bas, la douzième étant dite sous-costale. Dans le sillon de la côte (espace intercostal) la veine est située audessus de l'artère et du nerf. Elles débutent à l’extrémité antérieure de l’espace intercostal, anastomosées avec les veines intercostales antérieures correspondantes et cheminent dans l’espace au-dessus de l’artère et du nerf intercostal. Elles se terminent : à droite, dans la veine intercostale supérieure droite pour les trois premières, dans la veine azygos pour les veines intercostales du quatrième au onzième espace, dans la racine latérale de la veine azygos pour la douzième ; à gauche, le plus souvent, dans la veine intercostale supérieure gauche pour les trois premières, dans la veine hémiazygos accessoire pour les six premières lorsque la veine intercostale n’existe pas, dans la veine hémiazygos pour les veines du septième au onzième espace et dans la racine médiale de la veine hémiazygos pour la douzième. Chaque veine intercostale postérieure reçoit : une veine dorsale satellite de l’artère homologue dont elle draine le territoire musculo-cutané paravertébral postérieur ; une veine intervertébrale qui draine les veines diploétiques des corps vertébraux adjacents ; une veine spinale qui collecte le sang des plexus intra et extra-rachidiens dorsaux et qui conflue parfois en un tronc commun avec la veine dorsale ; des veines perforantes latérales ou veines costo-axillaires de Braune (pour les six ou sept premières veines intercostales) ; des veines satellites des nerfs ilio-génitaux (pour la douzième veine intercostale).
C. Braune, anatomiste allemand (1831-1892)
Syn. anc. veines intercostales aortiques
[A1, K4]
Édit. 2020
veines médullaires spinales l.f.p.
venae medullae spinalis (TA)
veins of spinal cord
Veines intra-médullaires participant au réseau des veines spinales.
Elles comprennent. comme pour les artères, les veines centrales et les veines périphériques. Les veines centrales ont la disposition des artères homonymes, mais elles sont deux fois plus nombreuses et beaucoup plus petites. Au fond du sillon antérieur , les troncs droit et gauche s'anatomosent et vont se jeter dans la veine médiane antérieure. Les veines péirphériques sont moins nombreuses que les artères mais beaucoup plus grosse; elles drainent essentiellement la substance blanche de la moelle. Elles ne sont pas anastomotiques dans la moelle, mais à l'extérieur de la moelle. Elles vont se jeter dans le plexus veineux vertébral interne et antérieur.
Syn. anc. veines intra-médullaires radiées
[A1]
Édit. 2019
veines médullaires transverses l.f.p.
venae medullares transversae (TA)
transverse medullary veins
Veines qui émanent du sillon rétro-olivaire.
→ veines de la moelle allongée
veines profondes du pénis l.f.p.
venae profundae penis (TA)
deep veins of penis
Veines qui drainent le sang veineux du gland, des corps caverneux et du corps spongieux dans la veine dorsale profonde du pénis.
Elles se réunissent aprés leur origine en arrière de la couronne du gland pour former la veine dorsale profonde; cette veine impaire et médiane, volumineuse, chemine à la face dorsale du pénis sous le fascia pénis dans le sillon entre les deux corps caverneux; elle reçoit les veines circonflexes du pénis et les veines perforantes issues directement des corps caverneux. La veine dorsale profonde du pénis draine la majeure partie des corps érectiles, l'autre partie est drainée par la veine du bulbe du corps spongieux. La veine dorsale profonde du pénis est valvulée. Aprés être passé sous le ligament arqué sous pubien, elle se jette dans le plexus veineux prostatique ou la veine pudendale interne.
Syn. anc. veines profondes de la verge, veines caverneuses du pénis
→ veine dorsale prondes du pénis
[A1, K4, M2]
Édit. 2020
veines spinales l.f.p.
venae spinales (PNA)
spinal veins
Veines péri-médullaires qui reçoivent les veines intra-médullaires radiées.
Elles forment un réseau anastomotique où l’on distingue des veines spinales antérieures et des veines spinales postérieures. Chacune suit le sillon correspondant de la moelle spinale et est flanquée de chaque côté par deux veines latérales situées au niveau des sillons collatéraux antérieur et postérieur. Les veines spinales antérieures se continuent par la veine médiane antérieure de la moelle allongée puis par le réseau veineux prépontique qui est drainé dans le système de la grande veine cérébrale. Les veines spinales postérieures se continuent par la veine postérieure de la moelle allongée qui, arrivée au niveau de l’obex, dévie à droite ou à gauche, reçoit la veine choroïdienne et contourne le pédoncule cérébelleux inférieur pour se terminer dans l’un des sinus de la base du crâne ou dans le plexus veineux du foramen magnum.
ventricules cérébraux l.m.p.
ventriculi cerebri (T.A.)
cerebral ventricles
Ensemble des cavités développées au sein du parenchyme cérébral, contenant le liquide cérébrospinal sécrété par les plexus choroïdes situés dans les ventricules et résorbé au niveau des cellules de Pacchioni.
Ces cavités sont les suivantes :
- le IIIème ventricule, diencéphalique, unique, médian, entre les deux thalamus, communiquant avec les ventricules latéraux par les trous de Monro. De forme pyramidale, quadrangulaire, aplati sur les côtés, il comporte : une paroi supérieure ou toit, constituée en avant par la membrana tectoria du IIIème ventricule et en arrière par l'épiphyse ; une paroi postérieure et inférieure (ou plancher), qui se continue en arrière avec l'abouchement de l'aqueduc de Sylvius, située en avant de la commissure blanche antérieure, et qui correspond à l'espace perforé postérieur des tubercules mamillaires, ainsi qu'au tuber cinereum du triangle optopédonculaire ; deux parois latérales formées par les thalamus et les régions sous-thalamiques ; une paroi antérieure comprenant de bas en haut le récessus optique et le chiasma optique, la lame terminale, la commissure blanche antérieure et les deux piliers antérieurs du trigone, qui délimitent la fosse triangulaire ; un sommet antéro-inférieur, l'infundibulum. Les grandes régions périventriculaires du IIIéme ventricule sont les sites des centres supérieurs végétatifs ;
- le IVème ventricule, cavité du rhombencéphale qui correspond à une dilatation de la vésicule cérébrale postérieure pendant l'embryogénèse. De forme rhomboédrique, il relie en haut l'aqueduc de Sylvius (aqueduc du mésencéphale), en bas le canal médullaire et communique avec la citerne arachnoïdienne ;
- les ventricules latéraux, cavités épaisses, symétriques, à revêtement épendymaire.
Chacun s'enroule autour des noyaux gris centraux en "U couché", décrivant une courbe à concavité antérieure. Des expansions sont développées dans chaque lobe, appelées respectivement cornes frontale, antérieure, temporale, inférieure, et occipitale, postérieure. Ces trois cornes finissent en arrière de la couche optique et du noyau caudé pour former le carrefour ventriculaire. Chaque ventricule communique avec le troisième ventricule par le trou de Monro. Un plancher, ou base losangique à grand axe vertical, qui correspond à la face postérieure du bulbe en bas et du pont (protubérance) en haut, est divisé en deux triangles par un axe transversal, incliné selon un plan oblique en haut et en avant. Cette base est formée de reliefs : sur la ligne médiane, un sillon médian ou tige du calamus, d'où partent à la partie moyenne les stries acoustiques qui se dirigent latéralement pour former les tubercules acoustiques de l'aile blanche. Sur le triangle bulbaire, de part et d'autre de la ligne médiane, se trouvent successivement le trigone de l'hypoglosse, le trigone du nerf vague, le colliculus du nerf facial et de l'aile blanche médiale, et l'aile blanche externe en rapport avec les noyaux vestibulaires.
[A1]
Édit. 2019
vergeture cordale l.f.
vocal cord atrophy
Sillon atrophique peu profond siégeant à la face supérieure de la corde vocale et adhérant fortement au muscle sous-jacent.
Elle cause une dysphonie importante car elle entraîne un arrêt de vibration de la muqueuse à son niveau. Ce phénomène est bien visible en laryngostroboscopie. Son traitement chirurgical est aléatoire.
→ corde vocale, dysphonie, laryngostroboscopie
[P1]
Édit. 2019
vestibule vulvaire l.m.
vestibule
Région anatomique vulvaire limitée en avant par le clitoris, latéralement par la face interne des petites et grandes lèvres et, en arrière, par la fourchette.
Séparé du vagin par l'hymen, il est limité en haut par le clitoris, dont il est séparé par le sillon nymphohyménéal. Le méat urétral s'ouvre à sa partie supérieure. Entre l'orifice vaginal et la fourchette se trouve la fossette naviculaire.
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)
voies vestibulaires l.f.p.
vestibular tract
Structures anatomiques participant au contrôle postural et à l'équilibre, depuis l'appareil récepteur jusqu'aux diverses connexions vestibulaires centrales, et issues, comme nerf cochléaire, de la VIIIème paire crânienne.
L'appareil récepteur périphérique comporte les canaux semi-circulaires, sensibles aux accélérations angulaires, l'utricule et le saccule. Ce labyrinthe membraneux baigné de lymphe est situé à l'intérieur du rocher. Chacun des trois canaux semi-circulaires présente une crête ampullaire qui est un récepteur sensoriel dont l'efficacité est liée au déplacement de la lymphe. Les macules otolithiques de l'utricule et du saccule renseignent notamment sur la position de la tête et sont sensibles aux accélérations linéaires.
Cheminant avec le nerf cochléaire dans le conduit auditif interne, le nerf vestibulaire traverse l'angle pontocérébelleux et pénètre le sillon bulboprotubérantiel, juste en arrière du facial. Il se divisera pour gagner les quatre noyaux vestibulaires situés sous le plancher du 4ème ventricule. Le lobe flocculonodulaire est, lui aussi, destinataire direct de ces fibres.
Les connexions vestibulaires centrales sont variables : soit parvenant, par l'intermédiaire du thalamus, au cortex de la partie la plus basse de la pariétale ascendante et intervenant dans l'information sur la position et le déplacement de la tête ; soit s'intégrant à un niveau sous-cortical (cervelet, réticulée, noyaux gris centraux, noyaux oculomoteurs) et ménageant les adaptations posturales de l'axe du corps.
→ macule otolithique, vestibulaire (nerf), vestibulaires (noyaux)
vomer n.m.
vomer (TA)
vomer
Os impair, sagittal médian, situé à la partie postéro-inférieure de la cloison de la cavité nasale.
Son bord supérieur, bordé par les deux ailes du vomer séparées par le sillon vomérien, délimite, avec la face inférieure de l’os sphénoïde, le canal sphéno-vomérien médian. Chacune des ailes s’appuyant sur le processus vaginal de la lame médiale du processus ptérygoïde correspondant, délimite le canal sphéno-vomérien latéral. Le bord antérieur du vomer s’articule par une schindylèse avec le bord postérieur de la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde. Le bord postérieur, libre, sépare les deux choanes. Le bord inférieur s’articule avec la crête nasale et la crête incisive du plancher de la cavité nasale.
veines médullaires dorsales l.f.p.
venae medullares dorsales (TA)
dorsal medullary veins
Rameaux veineux des veines de la moelle allongée qui émanent du sillon intermédiaire postérieur.
Elles drainent le quatrième ventricule. Elles se rassemblent en une veine à trajet longitudinal à la face postérieure de la moelle allongée.
→ veines de la moelle allongée
[A1]
Édit. 2019
fibrome unguéal l.m.
Koenen tumor, periungual fibroma
Tuméfaction pédiculée, brune ou rose, naissant du sillon sus- ou latéro-unguéal, à extrémité cornée, pouvant entraîner progressivement la destruction de l'ongle, principalement située aux orteils, pathognomonique de la sclérose tubéreuse de Bourneville.
Histologiquement, l'image est celle d'un angiofibrome. Cette lésion fait partie des acroangiofibromes de Ackerman et Kornberg (1973)
J. Koenen, neurologue néerlandais (1932)
Syn. Koenen (tumeur de)
[J1]
Édit. 2018
gingipaïnes n.f.p.
gingipains
Protéases toxiques responsables de pathologie parodontales, produites par Porphyromonas gingivalis, bactérie gram négatif, anaèrobie, présente dans le sillon gingival.
[P3]
Édit. 2019
incisure de l’acétabulum l.f.
incisura acetabuli (TA)
acetabular notch
Incisure large et très profonde de la partie inférieure du limbe de l’acétabulum à l’union de l’ischion et du pubis.
Elle est située entre les deux cornes de la surface semi-lunaire de l’acétabulum (zone articulaire). Elle est transformée en un orifice ostéo-fibreux par le labrum acétabulaire qui passe en pont au-dessus d’elle constituant le ligament transverse de l’acétabulum. Cette incisure fait communiquer le sillon sous-acétabulaire avec la fosse de l’acétabulum. Elle livre passage au ligament de la tête fémorale, à l’artère acétabulaire et à un rameau de la branche postérieure de l’artère obturatrice.
Syn. anc. échancrure ischio-pubienne
[A1]
Édit. 2019
glande pinéale l.f.
glandula pinealis (TA)
pineal gland
Glande endocrine situé sur le diencéphale à la jonction du toit et de la face postérieure du 3ème ventricule du cerveau.
De 1cm de longueur, elle repose sur le sillon médian qui sépare les colliculus supérieurs ; le sommet de la glande est libre et regarde en arrière ; la base reçoit deux tractus blanc les habénulas et est bordé d’un repli inférieur qui correspond à la commissure blanche postérieure. Elle secréte une hormone, la mélatonine qui intervient dans la régulation du sommeil. Elle correspond à l’œil pinéal des reptiles.
Syn. (ancien) épiphyse
[A1]
Édit. 2019
veine cardiaque moyenne l.f.
vena cardiaca media, vena cordis media , vena interventricularis postérior (TA)
middle cardiac vein, posterior interventricular vein
Veine qui chemine dans le sillon interventriculaire postérieur, à gauche de l’artère interventriculaire postérieure, depuis l’apex du ventricule gauche jusqu’à la croix des sillons où elle se jette dans la partie terminale de la veine cardiaque majeure.
Elle collecte le sang veineux du territoire d’irrigation de l’artère interventriculaire postérieure.
F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)
Syn. veine interventriculaire postérieure, veine interventriculaire inférieure, veine médiane du cœur de Henle
[A1, K2, K4]
Édit. 2020
syndrome d'Aarskog-Scott l.m. (SAS)
Aarskog-Scott syndrom
Trouble rare du développement, de nature clinique et génétique hétérogène, caractérisé par des anomalies faciales, digitales, génitales et une petite taille.
Moins de 100 cas ont été rapportés dans la littérature mais la prévalence est estimée autour de 1/25 000. La maladie affecte majoritairement les hommes.
Les anomalies faciales incluent une implantation frontale des cheveux en V et un hypertélorisme (observés également chez les femmes porteuses), avec fentes palpébrales obliques, arête nasale large, narines antéversées, hypoplasie maxillaire, sillon incurvé sous la lèvre inférieure et oreilles protubérantes, de basse implantation.
Les mains et les pieds sont courts et larges, avec des plis palmaires transverses, une clinodactylie, une hyperextensibilité des articulations interphalangiennes proximales et une flexion des articulations interphalangeales distales causant la déformation digitale appelée « cou de cygne ».
Les anomalies génitales peuvent inclure cryptorchidie, macroorchidisme, scrotum en châle et plus rarement hypospadias. La fertilité est normale.
La taille est généralement normale à la naissance, mais la croissance est lente entraînant une petite taille jusqu'à la puberté, elle-même souvent retardée. Malgré une poussée de croissance à la fin de l'adolescence la taille demeure modérément petite.
Les patients peuvent présenter un phénotype neuro-développemental avec troubles de l'apprentissage et du comportement souvent limités à la petite enfance. Quand il est présent, le déficit intellectuel est rarement sévère.
La forme la plus caractéristique de la maladie est due à des mutations sur le gène FGD1 (gène de la dysplasie faciogénitale 1; Xp11.21). D'autres gènes sont sûrement impliqués étant donné que la plupart des cas familiaux n'ont pas de cause génétique identifiée. Des transmissions autosomiques dominante et récessive ont aussi été rapportées
En l’absence de signature moléculaire, le diagnostic différentiel doit envisager les syndromes de Noonan, de Robinow, SHORT et la pseudo-hypoparathyroïdie.
Le SAS est une maladie liée à l'X, mais des transmissions autosomique dominante et autosomique récessive ont aussi été rapportées. Le conseil génétique nécessite donc un examen approfondi des antécédents familiaux.
L'administration d'hormone de croissance pendant l'enfance ne semblent pas avoir d'effet notable. Les troubles de l'apprentissage et de l'attention, et l'hyperactivité peuvent quelques fois nécessiter une prise en charge neuropsychiatrique.
Aarskog, Scott 1970
Réf. Orphanet, A. ORRICO (2012)
→ syndrome de Noonan, syndrome de Robinow, syndrome SHORT, pseudo-hypoparathyroïdie
[H3, I2, M3, P1, P2, Q2]
Édit. 2020
Aarskog-Scott (syndrome d') l.m. (SAS)
Aarskog-Scott syndrom
Trouble rare du développement, de nature clinique et génétique hétérogène, caractérisé par des anomalies faciales, digitales, génitales et une petite taille.
Moins de 100 cas ont été rapportés dans la littérature mais la prévalence est estimée autour de 1/25 000. La maladie affecte majoritairement les hommes.
Les anomalies faciales incluent une implantation frontale des cheveux en V et un hypertélorisme (observés également chez les femmes porteuses), avec fentes palpébrales obliques, arête nasale large, narines antéversées, hypoplasie maxillaire, sillon incurvé sous la lèvre inférieure et oreilles protubérantes, de basse implantation.
Les mains et les pieds sont courts et larges, avec des plis palmaires transverses, une clinodactylie, une hyperextensibilité des articulations interphalangiennes proximales et une flexion des articulations interphalangeales distales causant la déformation digitale appelée « cou de cygne ».
Les anomalies génitales peuvent inclure cryptorchidie, macroorchidisme, scrotum en châle et plus rarement hypospadias. La fertilité est normale.
La taille est généralement normale à la naissance, mais la croissance est lente entraînant une petite taille jusqu'à la puberté, elle-même souvent retardée. Malgré une poussée de croissance à la fin de l'adolescence la taille demeure modérément petite.
Les patients peuvent présenter un phénotype neuro-développemental avec troubles de l'apprentissage et du comportement souvent limités à la petite enfance. Quand il est présent, le déficit intellectuel est rarement sévère.
La forme la plus caractéristique de la maladie est due à des mutations sur le gène FGD1 (gène de la dysplasie faciogénitale 1; Xp11.21). D'autres gènes sont sûrement impliqués étant donné que la plupart des cas familiaux n'ont pas de cause génétique identifiée. Des transmissions autosomiques dominante et récessive ont aussi été rapportées
En l’absence de signature moléculaire, le diagnostic différentiel doit envisager les syndromes de Noonan, de Robinow, SHORT et la pseudo-hypoparathyroïdie.
Le SAS est une maladie liée à l'X, mais des transmissions autosomique dominante et autosomique récessive ont aussi été rapportées. Le conseil génétique nécessite donc un examen approfondi des antécédents familiaux.
L'administration d'hormone de croissance pendant l'enfance ne semblent pas avoir d'effet notable. Les troubles de l'apprentissage et de l'attention, et l'hyperactivité peuvent quelques fois nécessiter une prise en charge neuropsychiatrique.
D. Aarskog, pédiatre et généticien norvégien (1970), C. Scott Jr, pédiatre et généticien américain (1971)
Réf. Orphanet, A. ORRICO (2012)
→ syndrome de Noonan, syndrome de Robinow, syndrome SHORT, pseudo-hypoparathyroïdie
[H3, I2, M3, P1, P2, Q2]
Édit. 2020