ostéopétrose avec acidose rénale tubulaire l.f.
osteopetrosis with renal tubular acidosis
Ostéopétrose avec condensation osseuse débutant au commencement de la deuxième année, associée à une petite taille, un retard mental, des calcifications intracrâniennes, une malocclusion dentaire et une altération oculaire par compression du nerf optique.
Une anémie légère apparaît dans l'enfance ainsi que les signes radiologiques de l'ostéopétrose. L’augmentation des phosphatases acides dans le sang témoigne d’une légère acidose tubulaire rénale. L'atteinte rénale devient évidente chez l'adulte jeune.
Les familles sont souvent d'ascendance arabe. Le gène est en 8q22 ; il s'agit d'une modification du gène de l'anhydrase carbonique CA2. L'affection est autosomique récessive.
P. Guibaud, pédiatre français (1972) ; M. Vainsel, pédiatre belge (1972)
Syn. syndrome de Guibaud-Vainsel, déficience en anhydrase carbonique II, maladie du cerveau de marbre
Édit. 2017
PAH gene sigle angl. pour phenylalanine hydroxylase
Gène situé sur le locus chromosomique 12q23.2, codant pour l’enzyme phenylalanine- hydroxylase qui permet la conversion de la phénylalanine en tyrosine.
Plus de 500 mutations de ce gène sont connues chez les patients atteints de phénylcétonurie.
Syn. L-Phenylalanine,tetrahydrobiopterin:oxygen oxidoreductase (4-hydroxylating), PH4H_HUMAN, Phenylalaninase, Phenylalanine 4-Hydroxylase, Phenylalanine 4-Monooxygenase, PKU1
palmitate-synthétase n.f.
palmitic-synthetase
Système multienzymatique catalysant la formation d'acide palmitique à partir d'une molécule d'acétyl-coenzyme A, de 7 molécules de malonyl-coenzyme A et de 14 molécules de NADPH.
Le multienzyme est présent dans le cytoplasme de toutes les cellules, particulièrement dans le foie, où il est constitué de 6 chaines protéiniques ayant chacune une fonction enzymatique particulière entourant une septième petite thiol-protéine, l'ACP, qui sert de coenzyme et qui se substitue au coenzyme A pour activer les substrats. Ces différentes protéines sont codées par de longs ARN messagers et selon les espèces, elles forment une seule ou plusieurs chaines polypeptidiques. Leurs activités enzymatiques comportent un enzyme de condensation, la bêta-cétoacyl-synthétase, qui transfère le radical acyle porté par l'enzyme sur le malonyl-ACP, un enzyme d'hydrogénation, la bêta-céto-acyl-ACP-réductase, un enzyme de déshydratation, la D-bêta-hydroxy-acyl-ACP-déshydratase, un enzyme d'hydrogénation, la déhydro-acyl-ACP-réductase, un enzyme de transfert d'acyle, l'acyl-ACP-acyltransférase qui porte le radical acyle sur un thiol de la protéine-enzyme de condensation et libère l'ACP, et un autre enzyme de transfert, la malonyl-CoA-ACP-malonyltransférase qui fournit le malonyl-ACP au premier enzyme du cycle ; chez l'Homme, ces 4 derniers enzymes sont codés par le gène FAS-1, les autres étant codés comme l'ACP par un gène FAS-2. Un dernier enzyme est associé au système permettant l'hydrolyse du palmityl-thiol, libérant le palmitate produit du cycle de cette biosynthèse, cycle appelé hélice de Wakil-Lynen.
Syn. acide gras-synthétase, aliphacyl-synthétase
pancréas (cancer du) l.m.
pancreatic cancer
Cancer développé à partir du pancréas exocrine, il s’agit histologiquement d’un adénocarcinome dans 90 % des cas.
Le cancer du pancréas a connu ces dernières années une augmentation significative de son incidence, deuxième cancer digestif après le cancer colorectal. Il est la cinquième cause de décès par cancer. Il survient le plus souvent entre 70 et 80 ans, avec une incidence discrètement plus élevée chez l’homme que chez la femme.
Les facteurs de risque sont dominés par le tabac. Une susceptibilité génétique peut être en cause dans 5 à 10 % des cas.
Le diagnostic est le plus souvent porté à un stade avancé du fait d’une expression tardive de la maladie. Le plus souvent le cancer est localisé à la tête du pancréas et se manifeste par un ictère de type cholestatique, ictère dit « nu » car sans fièvre et souvent sans douleur avec un prurit progressivement croissant. Lorsque le cancer est corporéo-caudal, la découverte est encore plus tardive car se manifestant lorsque la tumeur atteint un volume important responsable de douleurs ou d’un amaigrissement ou au stade métastatique. Il n’y a pas de marqueur tumoral à visée diagnostique. L’Ag CA 19-9 est non spécifique et augmenté en cas d’ictère.
L’imagerie comporte l’échographie, examen de première intention qui, lorsque le cancer est situé au niveau de la tête montre les signes indirects que sont une dilatation de la voie biliaire principale et/ ou du canal de Wirsung et peut visualiser la tumeur d’aspect hypoéchogène le plus souvent ; elle contribue au bilan d’extension. L’examen tomodensitométrique thoraco-abdomino-pelvien visualise la tumeur hypodense dans la majorité des cas, permet de détecter les métastases et l’envahissement artériel, veineux, ganglionnaire.
L’exérèse chirurgicale reste la seule chance de guérison mais seuls 20 % des patients ont une tumeur localisée, non métastasée et résécable. Après intervention, le taux de survie à 5 ans a augmenté significativement ces dernières années étant actuellement de l’ordre de 30 %. Cette amélioration est due à une baisse de la mortalité opératoire divisée par 3, à une meilleure sélection des patients et à l’utilisation de la chimiothérapie adjuvante post-opératoire. La résection ne doit pas être réalisée en cas de maladie métastatique ou d’envahissement de l’artère mésentérique ou du tronc cœliaque. L’atteinte veineuse même complexe n’est pas une limite à la résection. En cas de tumeur résécable, la biopsie est inutile, le diagnostic histologique sera obtenu par l’examen anatomopathologique de la pièce d’exérèse mais la biopsie est impérative si un traitement chirurgical n’est pas envisagé. Une chimiothérapie adjuvante de 6 mois est un standard après l’intervention chirurgicale.
Les malades ayant un cancer localement avancé sont traités par chimiothérapie ou radio-chimiothérapie. Un petit nombre d’entre eux, qui est très faible, peut secondairement être opéré, mais globalement leur survie reste médiocre.
Les malades en situation métastatique sont traités par chimiothérapie.
En cas d’ictère, le « déjaunissement » est obtenu le plus souvent par pose endoscopique d’une prothèse.
Différents protocoles de chimiothérapie sont proposés. La Gemcitabine garde sa place chez les patients âgés de plus de 75 ans, dont le score OMS est supérieur à 1. Pour les patients en excellent état général (OMS 0-1) avec une bilirubine normale, le FOLFIRINOX est le standard,
association médicamenteuse (FOL-F-IRIN-OX : acide folinique, 5 fluoro-uracile, irinotécan, oxalipalatine).
Une faible proportion d’adénocarcinomes du pancréas survient dans un contexte d’agrégation familiale évoquant une prédisposition génétique. Dans ces cas il faut distinguer les formes syndromiques et les formes familiales non syndromiques. Les formes syndromiques son très rares. Il s’agit des pancréatites chroniques héréditaires, du syndrome de Peutz-Jeghers, des formes héréditaires de mélanome cutané associées aux mutations du gène CDKN2A/p16INK4a, des formes héréditaires de cancers du sein et de l’ovaire associées aux mutations des gènes BRCA 1 et 2. Le risque cumulé de cancer du pancréas au cours de l’existence chez les sujets porteurs de la mutation du gène BRCA 2 est le l’ordre de 5 % et plus important en cas d’antécédent familial de cancer du pancréas.
Les formes familiales non syndromiques concernent des familles parmi lesquelles plusieurs membres sont atteints d’un adénocarcinome (au moins 2 apparentés au premier degré ou au moins 3 apparentés quel que soit le degré). Le déterminisme génétique n’est pas encore bien identifié. Les sujets à risque élevé doivent bénéficier d’un dépistage.
→ CDKN2A/p16INK4a, BRCA gene 1 et 2, Peutz-Jeghers (syndrome de)
[F2, L1]
Édit. 2020
paralogue adj.
paralogous
Caractérise les gènes homologues situés dans le patrimoine génétique d'un individu (originaires d’un même gène ancestral) et qui après duplication codent des protéines ayant acquis de nouvelles fonctions, même si ces dernières sont proches des fonctions d’origine.
Après duplication d’un gène au sein d’un même organisme, une des deux copies acquiert fréquemment de nouvelles fonctions, les fonctions précédentes étant conservées par l’autre copie. Ces deux gènes sont dits paralogues. C’est le cas de l’hémoglobine et de la myoglobine.
Parenti-Fraccaro (syndrome de) l.m.
Nanisme très sévère par achondrogénèse avec micromélie, défaut d’ossification des corps vertébraux, hypoplasie du bassin.
L’affection, de transmission autosomique récessive est létale. Deux types principaux ont été décrits selon la morphologie et le gène en cause :
La forme 1a (Harris et Houston) avec fractures multiples des côtes grêles, décelables in utero, par mutation de TRIP11 ; la forme 1b (Fraccaro) avec déformation des doigts, pouce en extension et abduction, est liée à une mutation du gène SLC26A2, situé en 5q32
G. C. Parenti, anatomopathologiste italien (1936); M. Fraccaro, anatomopathologiste italien (1952) ; R. Harris, médecin généticien britannique (1972); C. S. Houston, médecin radiologue canadien (1972)
→ achondrogénèse, TRIP11, SLC26A2
PDC gene sigle angl. pour phosducin
Gène situé sur le locus chromosomique 1q31.1 codant pour une phosphoprotéine localisée dans les bâtonnets de la rétine qui participe à la régulation de la phosphotransduction visuelle et dans l’intégration du métabolisme des photorécepteurs ; il module la cascade de la phototransduction en interagissant avec les sous-unités bêta et gamma de la transducine G-protéine de la rétine.
Ce gène est le candidat potentiel pour la rétinite pigmentaire et le syndrome de Usher type II.
Syn. PHD; MEKA; PhLP; PhLOP
→ rétinite pigmentaire, Usher (syndrome de)
PDE6A gene sigle angl. pour phosphodiesterase 6A
Gène situé sur le locus chromosomique 5q32 codant pour la sous-unité alpha de la phosphodiestérase GMP cyclique exprimée dans les bâtonnets rétiniens ; cette protéine participe au processus de transmission et de l’amplification du signal visuel.
Des mutations de ce gène sont identifiées comme une des causes de la rétinite pigmentaire autosomique récessive
PDE6B gene sigle angl. pour phosphodiesterase 6B
Gène situé sur le locus chromosomique 4p16.3 codant pour la sous-unité bêta de la phosphodiestérase GMP cyclique exprimée dans les bâtonnets rétiniens. L’activation de cette protéine dans les bâtonnets rétiniens entraîne la fermeture des canaux sur la membrane cellulaire et permet la transmission des signaux lumineux vers le cerveau qui interprète la vision.
Des mutations de ce gène sont identifiées comme une des causes de la rétinite pigmentaire autosomique récessive et la cécité nocturne congénitale stationnaire.
Syn. GMP-PDE beta, PDE6B_HUMAN, PDEB, phosphodiesterase 6B, cGMP-specific, rod, beta, rod cGMP-phosphodiesterase beta-subunit, rod cGMP-specific 3',5'-cyclic phosphodiesterase subunit beta
→ rétinite pigmentaire, cécité nocturne congénitale stationnaire
PDGFRB gene sigle angl. pour platelet derivated growth factor receptor beta
Gène, situé sur le locus chromosomique 5q31.1, codant pour une protéine appelée platelet-derived growth factor receptor beta (PDGFRbêta), qui fait partie des protéines appelées récepteur tyrosine kinase ; celle-ci transmet le signal de la surface à l’intérieur de la cellule par un processus appelé transduction du signal.
Cette protéine PDGFRbêta, localisée dans la membrane cellulaire de certains types de cellules, se lie à une protéine spécifique, platelet-derivated growth factor ; cet ensemble protéique active d’autres protéines cellulaires dans plusieurs voies de signalisation. Ces voies de signalisation stimulées par la protéine (PDGFRbêta) contrôlent de nombreux processus cellulaires tels que la croissance, la prolifération et la survie cellulaire.
Des modifications géniques conduisent au développement de calcifications cérébrales des noyaux de la base (maladie de Fahr) et de la leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB gene.
Syn. beta-type platelet-derived growth factor receptor, CD140 antigen-like family member B, CD140B, PDGF-R-beta, PDGFR-1, PDGFR-beta, PDGFR1, PGFRB_HUMAN, platelet-derived growth factor receptor 1, platelet-derived growth factor receptor beta, platelet-derived
→ Fahr (maladie de) ,leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB
PEPD gene sigle angl. pour peptidase D
Gène situé sur le locus chromosomique 19q13.11, codant pour une prolidase, appelée également peptidase D qui intervient dans la scission de certains dipeptides et plus spécifiquement ceux contenant des acides aminoprolines ou hydroxyproline.
Au moins 19 variétés de mutations de ce gène sont responsables d’un déficit en prolidase.
Édit. 2017
Syn. aminoacyl-L-proline hydrolase, imidodipeptidase, MGC10905, PEPD_HUMAN, PROLIDASE, proline dipeptidase, X-Pro dipeptidase, xaa-Pro dipeptidase
[Q,Q2,C1]
petit ARN interférent l.m.
short interfering RNA (siRNA)
ARN simple brin, de 21 à 25 nucléotides, capable d’empêcher l’expression du gène cible en guidant le clivage de son ARN messager qui lui est complémentaire.
Ils peuvent également réprimer la transcription du gène cible en modifiant la conformation de la chromatine qui entoure ce dernier.
→ ARN messager, interférence par ARN, transcription, chromatine
[Q1]
Édit. 2017
PHGDH gene sigle angl. pour phosphoglycerate dehydrogenase
Gène situé sur le locus chromosomique 1p12, donnant instructions pour la formation du phosphoglycérate deshydrogénase. Cet enzyme intervient dans la synthèse de la sérine, nécessaire au développement et au fonctionnement du cerveau et du système nerveux central.
Plusieurs mutations de ce gène entraînent le déficit en phosphoglycérate déshydrogénase.
Syn. 3-PGDH, 3-phosphoglycerate dehydrogenase, 3PGDH, D-3-phosphoglycerate dehydrogenase, epididymis secretory protein Li 113, HEL-S-113, PDG, PGAD, PGD, PGDH, SERA
→ phosphoglycérate déshydrogénase (déficit en)
pharmacogénomique n.f.
pharmacogenomic
La pharmacogénomique a pour objet l'étude des mécanismes génétiques des variations individuelles de la réponse aux xénobiotiques et, plus particulièrement, aux médicaments.
Ces connaissances sont appliquées ou applicables à l'adaptation de certains traitements à chaque patient. Sur les trois milliards de bases du génome humain, 99,9% sont identiques d'un individu à l'autre. Les variations ou polymorphismes des 0,1% restants, pourtant infime mais représentant trois millions de nucléotides, sont à la base des différences entre les individus. Parmi celles-ci figure la sensibilité aux médicaments. On entend par là que, pour une dose donnée, la réponse des individus est plus ou moins forte, excessive chez certains et faisant courir un risque de toxicité, insuffisante chez d'autres et pouvant entraîner l'inefficacité du traitement.
La pharmacogénomique s'adresse au gène lui-même et non plus seulement à son expression. Elle englobe la pharmacogénétique et la renouvelle en identifiant les variations du génome responsables des modifications des réponses de l'organisme. Lorsque les liens entre les mutations d'un ou plusieurs gènes et leurs traductions au niveau d'une enzyme ou d'un récepteur, ainsi que les conséquences cliniques de celles-ci, sont établis, l'analyse du génome désormais rapide et sûre, permet d'éviter le recours à des dosages et à des tests biologiques souvent longs, délicats, parfois imprécis et toujours indirects.
L’exploitation d’une telle masse de données (mégadonnées) n’est rendue possible que par l’utilisation des techniques des sciences omiques auxquelles appartient la pharmacogénomique. C’est ce qui en permet les diverses applications :
- dans l’adaptation des traitements aux patients par la maîtrise de la toxicité des traitements, la détermination de la résistance à certains médicaments, l'évaluation des résultats positifs des traitements et même dans la pratique chirurgicale. C’est dans ce domaine,par exemple, le dépistage génétique d'un polymorphisme fréquent qui permet de diminuer le risque thrombotique post opératoire, ou encore l’orientation des modalités d'intervention chirurgicale des sujets porteurs de cancers colorectaux qui dépendent en partie de l'existence d'une mutation sur un gène de susceptibilité. Il est clair que les altérations génétiques présentes dans les cellules cancéreuses conditionnent leur comportement face à la radiothérapie et la chimiothérapie. Les traitements anticancéreux peuvent prendre en compte non seulement la constitution génétique du patient mais aussi celle de sa tumeur, conduisant à un véritable traitement " sur mesure " minimisant les risques et optimisant l'efficacité. A terme, la pharmacogénomique permettra de prescrire les thérapeutiques appropriées aux malades répondant bien et d'éviter l'usage de certains médicaments chez les personnes réfractaires ou peu sensibles. La pharmacogénomique devrait permettre d'améliorer efficacement cette situation en adaptant les traitements en fonction de certaines caractéristiques génétiques: aujourd'hui, un grand nombre de patients répondent insuffisamment à des médicaments tels que les bêtabloquants, l'interféron, ou les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine ;
- dans la recherche de médicaments, par le ciblage des essais (30% environ des nouvelles molécules n'atteignent pas la phase III des à cause d'effets secondaires indésirables) le recours à la pharmacogénomique permet de sélectionner des personnes présentant la plus grande variété de réponses à un médicament et de réduire la taille de l'échantillon représentatif, d’éviter ainsi les mauvaises surprises dues à des effets secondaires n'apparaissant que tardivement et de réduire la durée et les coûts de la recherche pharmaceutique. Par la récupération de molécules délaissées la pharmacogénomique peut démontrer que certains candidats médicaments, s'ils sont inutiles ou dangereux pour certains patients, peuvent être utilisés pour d'autres et avoir des applications insoupçonnées. Par la mise au point de tests génétiques pour optimiser et réduire les risques de molécules déjà connues et en trouver de nouvelles, l'idée est de faire passer un test à un malade avant de lui donner un traitement le mieux adapté à son profil génétique.
L'hypothèse de base de la pharmacogénomique est d'obtenir, par l'établissement préalable du profil génétique d'un individu, la possibilité de choisir les médicaments pouvant lui être profitables, d'éviter ceux qui pourraient lui être nuisibles et d'adapter la posologie à son cas particulier. Ceci suppose l'existence de tests rapides (pour pouvoir être effectués avant l'institution du traitement), fiables et peu coûteux. À la limite, ce profil pourrait être établi dès la naissance et renouvelé périodiquement pour tenir compte de l'apparition des nouveaux médicaments. C’est dire le vaste avenir de la pharmacogénomique.
Étym.gr. pharmakon : médicament ; genos : génération
→ pharmacogénétique, mégadonnées, omiques (sciences)
[C2,C3,G3,G5,Q1]
phénotype n.m.
phenotype
Ensemble des caractères observables d'une cellule, d'un organisme ou d'un individu qui est conditionné en grande partie par l'expression de son génotype mais qui dépend aussi des influences du milieu ou des caractères acquis au cours du développement de l'individu.
Dans le cas où le génotype est déterminé par des allèles récessifs et des allèles dominants, seuls ces derniers s'expriment toujours dans le phénotype, les caractères ne pouvant apparaître qu'en l'absence des dominants. Dans le cas d'une dominance absolue du gène A sur un gène a, des homozygotes AA auront le même aspect extérieur, c'est-à-dire le même phénotype, que des sujets hétérozygotes Aa.
Étym. gr. phaïnein : apparaître
→ génotype
PIGA gene sigle angl. pour Phosphatidylinositol N-acetylglucosaminyltransferase subunit A
Gène, situé sur le locus Xp22.1, codant pour une protéine nécessaire à la synthèse de N-acetylglucosaminyl phosphatidylinositol (GlcNAc-PI), le premier intermédiaire dans la voie biosyntétique du GPI anchor.
Une mutation de ce gène intervient dans le développement de l’hémoglobinurie nocturne paroxystique.
→ hémoglobinurie nocturne paroxystique
PKD1 gene sigle angl. pour polycystic kidney disease, adult type I
Gène, situé sur le locus 16p13.3, codant la polycistine 1, une protéine membranaire impliquée dans des interactions cellule-cellule ou matrice-cellule.
La polycystine 1 interagit avec le réseau de filaments intermédiaires intracellulaires et est également considérée comme un composant des desmosomes des cellules épithéliales. La polycystine-1 interagit aussi avec la polycystine-2 (qui est un canal cationique) et toutes deux se localisent dans les cils primaires de l'épithélium rénal. Ces cils primaires détecteraient le mouvement du fluide à travers les tubules rénaux, et aideraient à maintenir leur taille et leur structure.
Des centaines des mutations dans le gène PKD1 ont été identifiées chez la plupart (85%) des personnes atteintes de polykystose rénale autosomique dominante (ADPKD), qui est le type le plus fréquent. Des délétions, insertions et mutations ponctuelles ont été décrites. La plupart des mutations aboutissent à une version tronquée et non fonctionnelle de la protéine. Cela nuirait à la fonction de signalisation de cette dernière, dans la cellule et dans les cils primaires, conduisant à une prolifération cellulaire anormale et à l’apparition des kystes.
Édit. 2017
Syn. TRPP1 (sigle. angl. pour transient receptor potential channel interacting, polycystic).
→ polykystose rénale autosomique dominante, polykystose rénale autosomique récessive
[M1,Q2]
PKD2 gene sigle angl. pour polycystin 2, transient receptor potential cation channel
Gène situé sur le locus 4q22.1 qui code la polycystine 2 présente dans les reins embryonnaires et dans plusieurs tissus adultes mais dont la fonction exacte est mal connue.
La polycystine 2 est un canal cationique intervenant dans le transport du calcium (Ca2+) dans l’épithélium rénal. Elle interagit avec la polycystine-1 et toutes deux se localisent dans les cils primaires. Ces cils primaires détecteraient le mouvement du fluide à travers les tubules rénaux, et aideraient à maintenir leur taille et leur structure.
Plus de 75 mutations du gène PKD2 ont été identifiées chez les malades atteints de polykystose rénale et sont à l’origine d’environ 15 % des formes autosomiques dominantes.
Syn. Pc-2, PKD4, polycystic kidney disease 2 (autosomal dominant), polycystin-2, TRPP2
→ polykystose rénale autosomique dominante, polykystose rénale autosomique récessive, polycystine 1, polycystine 2
[M1,Q2]
Édit. 2017
PLA2G6 gene sigle angl. pour phospholipase group VI
Gène localisé en 22q13.1, qui code pour l’enzyme A2 phospholipase qui agit sur le métabolisme des phospholipides et dont le rôle dans le maintien de l’intégrité des membrane cellulaires est important.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de la dystrophie neuro-axonale infantile de Seitelberger et de dystrophie neuroaxonale infantile tardive Bernheimer-Seitelberger.
Syn. CaI-PLA2, calcium-independent phospholipase A2, cytosolic, calcium-independent phospholipase A2, GVI, INAD1, iPLA2, NBIA2, OTTHUMP00000028877, PA2G6_HUMAN, PARK14, patatin-like phospholipase domain containing 9, phospholipase A2, group VI, LA2, PNPLA9
→ Seitelberger (dystrophie neuroaxonale de), Bernheimer-Seitelberger (maladie de)
plasmide n.m.
plasmid
Fragment d’ADN circulaire double brin (en dehors de la réplication), distinct du chromosome et capable de réplication autonome.
Certains plasmides contiennent un gène de transfert qui les rend aptes à passer d’une cellule bactérienne à l’autre par conjugaison (plasmides conjugatifs). Les plasmides sont répliqués par des enzymes de la bactérie parfois en un seul exemplaire par bactérie, parfois en de multiples exemplaires. Des plasmides artificiels sont biosynthétisés pour permettre l’insertion de gènes à partir de plasmides recombinés et de polynucléotides biosynthétiques présentant des sites de restriction bien disposés, appelés lieurs multisites(« polylinker »). Parmi les plus utilisés en biologie moléculaire, on connaît le plasmide pBR322 qui possède deux gènes de résistance l’un à l’ampicilline, l’autre à la tétracycline et les pUC18 ou 19 (plasmid of University of California) dans lesquels se trouvent un fragment d’opéron lac, un gène de résistance à l’ampicilline et un lieur multisite ayant les mêmes 13 sites de restriction que le phage M13.
[D1,Q1]
Édit. 2018
plasminogène n.m.
plasminogen
Zymogène inactif de la plasmine, de synthèse essentiellement hépatique, il est présent dans le sang, les espaces extracellulaires où il se fixe à la matrice extracellulaire et à la surface des cellules.
Son gène est localisé sur le chromosome 6 à côté du gène de l'apolipoprotéine (a) protéine avec laquelle il est structurellement très proche. C'est une chaine polypeptidique monocaténaire de 791 aa, de masse moléculaire 92 kDa. De rares anomalies moléculaires congénitales quantitatives ou qualitatives ont été décrites. Elles majoreraient le risque thrombogène veineux. Des récepteurs au plasminogène ont été décrits sur de nombreuses cellules (cellules endothé
PMI gene sigle pour phosphomannose isomerase 1
Gène localisé en 15q24.1 codant pour la phosphomannose isomérase qui convertit le mannose-6-phosphate en fructose-6-phosphate permettant l’utilisation du mannose comme source de carbone.
La mutation de ce gène est à l’origine du désordre congénital de la glycosylation type 1 altérant la synthèse des glycoprotéines.
→ désordre congénital de la glycosylation type 1
podocine n.f.
podocin
Protéine transmembranaire de 383 acides aminés codée par le gène NHPS2 situé sur le chromosome 1 et exprimée quasi-exclusivement dans les cellules épithéliales du glomérule ou podocytes à la jonction des diaphragmes de fente, d’où son nom de podocine.
La podocine appartient à la famille des stomatines. Elle est indispensable au bon fonctionnement de la barrière glomérulaire. Avec la néphrine, elle servirait de lien entre la membrane et le cytosquelette des podocytes. Les mutations du gène NHPS2 sont à l’origine d’une variété de syndrome congénital de l’enfant à transmission autosomique récessive qui débute avant l’âge de trois ans et évolue vers l’insuffisance rénale terminale. La maladie résiste à la corticothérapie et aux traitements immunosuppresseurs , le seul traitement étant la transplantation rénale.
polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques) l.f.
Maladie inflammatoire chronique affectant les articulations munies d'une cavité synoviale et s'accompagnant de localisations extra articulaires, telles une vascularite et des nodosités.
Le diagnostic d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante avec des radiographies normales et en l’absence de diagnostic d’une autre maladie est selon les critères ACR/EULAR de 2009 :
1) le type d’atteinte articulaire :
- une articulation moyenne ou grosse : 0,
-deux à dix articulations moyennes ou grosses : 1,
-une à trois petites articulations : 2,
-quatre à dix petites articulations : 3
-plus de dix articulations (au moins une petite articulation) : 5 ;
2) sérologie :
-ni facteur rhumatoïde ni anticorps antiprotéine citrullinée (ACPA) : 0,
-au moins un test faiblement positif. 2,
-au moins un test fortement positif : 3;
3) durée de la synovite :
- moins de 6 semaines : 0,
- plus de 6 semaines : 1 ;
3) marqueurs de l’inflammation :
- ni protéine C-réactive (CRP), ni VS élevée : 0,
- CRP ou VS élevée : 1.
Ainsi le diagnostic de polyarthrite est posé si le score est supérieur ou égal à 6.
De plus en plus, le diagnostic de polyarthrite débutante repose sur l’échographie qui tend à remplacer définitivement les données radiographiques qui seront toujours trop en retard.
Un mécanisme auto-immun est probablement en cause avec la présence simultanée des allèles HLA DR1 et DR4 (chez 93% des individus). Des mutations génétiques sont impliquées dans le déterminisme de la PR. Une mutation du gène PTPN22 (qui code une tyrosine phosphatase) double le risque de développer la maladie qui est aussi alors parfois plus grave.
Une mutation du gène TRAF1–C5 du chromosome 9 est aussi corrélée avec une forme aggravée de PR (avec présence d'anticorps anti-CCP : cyclic citrullinated peptide).
Les données nouvelles de la polyarthrite rhumatoïde, les succès des biothérapies ont fait reculer les indications chirurgicales (préservation de la fonction articulaire, ou si les déformations articulaires sont trop importantes).
Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence
Sigle PR
→ polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), pannus, protéine C-réactive, sérologie rhumatoïde, séropositif, polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), HLA, auto-anticorps anti-citrullinés, facteur rhumatoïde, synovite, PTPN22
[I1]
Édit. 2017
polycystine 2 n.f.
polycystin 2
Protéine de 968 acides aminés ancrée à la membrane cellulaire des cellules épithéliales tubulaires du néphron et présente, en particulier, dans les cils primaires du pôle apical.
La polycystine2 est codée par le gène PKD2 situé dans le chromosome 4 dont les mutations sont à l’origine de polykystoses rénales à transmission autosomique dominante à une moindre fréquence que celles du gène PKD1 codant pour la polycystine1. Elle a environ 25% d’homologie avec cette dernière, essentiellement dans le domaine transmembranaire. En revanche, sa structure est proche de celle des canaux calciques TRP (transient receptor potential), ce qui la fait considérer comme un canal calcique. Cette propriété explique le rôle du complexe des polycystines 1 et 2 dans l’influx calcique survenant en réponse au flux urinaire dans le tubule. Les phénotypes cliniques des mutations de PKD1 et de PKD2 sont très voisins. Cependant les polykystoses relatives aux secondes ont un meilleur pronostic et se révèlent à un âge plus tardif.
→ polykystose à transmission autosomique dominante, polycystine 2, ciliopathie, PKD1 gene