cavité amniotique l.f.
amniotic cavity
Cavité qui, au 8ème jour de développement de l’embryon, se creuse dans l’épiblaste du bouton embryonnaire ; les cellules épiblastiques adjacentes au cytotrophoblaste prennent le nom d’amnioblastes et constituent l’ébauche de l’amnios.
La cavité amniotique est alors délimitée par l’amnios et par les cellules épiblastiques qui forment l’ectoblaste ; la ligne de jonction amnio-ectoblastique constituera, après les phénomènes de gastrulation (disque embryonnaire tridermique de la 3ème semaine de développement) et la délimitation progressive de l’embryon entre la 3ème et la 8ème semaine, l’anneau ombilical primitif. La cavité amniotique constituée est remplie de liquide amniotique dans lequel baigne le fœtus. Sa paroi est formée par l’amnios au travers duquel s’effectuent les échanges d’eau et d’électrolytes avec la mère ; ils se font par l’intermédiaire du trophoblaste particulièrement épaissi au niveau du pôle embryonnaire où, sous le nom de chorion, il participe à la constitution du placenta.
→ épiblaste, bouton embryonnaire, cytotrophoblaste, amnioblaste, amnios, ectoblaste, ligne de jonction amnio-ectoblastique, anneau ombilical, trophoblaste, chorion, placenta
[A1,O6]
CD 2 sigle pour Cluster of Differentiation
Molécule transmembranaire de la superfamille des immunoglobulines exprimée par les lymphocytes T et les cellules NK.
L’épitope CD 2R est exprimé par les cellules activées. CD 2 délivre un signal d’activation des lymphocytes T et NK. Ses ligands sont CD 48, CD 58 et CD 59.
[C3,F3]
CD 27, CD 30, CD 40, CD 95, CD 120 sigles pour Cluster of Differentiation
Protéines transmembranaires de la famille des récepteurs de NGF (nerve growth factor) ou des récepteurs de TNF.
Ces molécules membranaires sont oligomérisées lors de l’association avec leur ligand trimérique, membranaire ou soluble et elles induisent des signaux d’activation cellulaire ou d’apoptose.
CD27 (récepteur de CD70) est exprimé sur les lymphocytes T, B et NK et délivre un signal de costimulation.
CD30. est exprimé sur les lymphocytes T et B. C’est le récepteur de CD153 (CD30L) ; il contrôle l’activation et l’apoptose.
CD40, récepteur de CD154 (CD40L), est exprimé sur les lymphocytes B, les cellules de Langerhans et les monocytes. L’interaction avec son ligand induit un signal de commutation isotypique des lymphocytes B dans les centres germinatifs, et induit en outre l’expression de CD80 (B7.2) et CD86 (B7.1) sur les cellules présentatrices d’antigène. Ces molécules interagissent avec CD28 pour délivrer un signal d’amplification de la synthèse d’IL-2, puis avec CTLA-4 qui inhibe la prolifération des lymphocytes T activés. Le déficit de CD154 s’accompagne d’un syndrome d’hyper-IgM avec absence d’IgA et d’IgG.
CD95. (Syn Fas, Apo-1). Induit un signal d’apoptose notamment au cours de la délétion périphérique des lymphocytes T et B activés.
CD120A est le récepteur de type 1 des TNFα et ß ; CD120B le récepteur de TNF de type 2.
Six autres molécules de la même famille ont été récemment identifiées.
[C3,F3]
cellule antrale l.f.
antral cell
Cellule constitutive de la muqueuse glandulaire de l'antre de l'estomac, soit cellule à mucus tapissant les cryptes, soit cellule qui forme les acinus glandulaires de l'antre également appelés glandes pyloriques.
Ces glandes sont composées de cellules à mucus et de cellules endocrines.
[A2,L1]
cellule C l.f.
C cells
Cellule du corps thyroïde, distincte des thyréocytes, sécrétant la thyrocalcitonine, hormone intervenant dans la régulation du métabolisme phosphocalcique à carcatère hypocalcémiant.
Appartenant au système APUD, les cellules C dérivent de la crête neurale et sont dispersées entre les vésicules du corps thyroïde. Les cancers médullaires sont liés à la prolifération de ces cellules.
Syn. cellule parafolliculaire
→ cancer médullaire de la thyroïde, système APUD
[A2,O4]
cellule dendritique l.f.
dendritic cell
Ensemble de cellules du système immunitaire présentant de longs prolongements cytoplasmiques, rappelant les dendrites des neurones, un noyau indenté, spécialisées, selon leur nature,
dans la capture, le transport, l’apprêtement de l’antigène, ou encore
dans la présentation de celui-ci aux lymphocytes.
Elles comprennent entre autres : les fibroblastes, les myofibroblastes, les dendrocytes dermiques I et II, les cellules de Langerhans.
Leur membrane exprime de nombreux antigènes de surface et HLA de classe II.
Elle sont spécialisées dans la présentation des antigènes aux lymphocytes T. Leur activation s’accompagne d’une expression en surface des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classes I et II, nécessaire à la reconnaissance des antigènes et au déclenchement d’une réponse immunitaire .
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)
→ neurone, apprêtement de l’antigène, présentation de l’antigène, fibroblaste, fibroblaste,
dendrocyte, myofibroblaste, cellules de Langherhans, HLA
[A2, F3]
Édit. 2019
cellule de Paget l.f.
Paget’s cell.
Cellule épithéliale de grande taille, de forme arrondie, constituée d’un noyau volumineux central avec un nucléole proéminent et d’un cytoplasme clair finement granuleux riche en glycogène.
En immunohistochimie les cellules de Paget expriment les kératines de bas poids moléculaire, sont marquées par les anticorps anti-Ace et contiennent certaines mucines.
Ces cellules se rencontrent dans la maladie de Paget du mamelon : forme particulière de cancer du sein qui se développe au niveau de la partie superficielle de la glande mammaire de la femme ménopausée et qui est liée à un cancer sous-jacent.
J. Paget, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
→ cancer du sein, Paget (maladie du mamelon de)
[A2,O5]
cellule étoilée du foie (CEF) l.f.
fat-storing cells +
Cellule localisée dans les espaces entre les hépatocytes et les cellules endothéliales des sinusoïdes veineux (espaces de Disse), servant essentiellement au stockage de la vitamine A, sous forme estérifiée, dans des gouttelettes lipidiques.
Elle contribueà réguler le flux sanguin capillaire.
Après activation par des cytokines, notamment TGF-β produit par les cellules de Kupffer adjacentes, les CEF acquièrent des propriétés myofibroblastiques et synthétisent du collagène conduisant à la fibrose hépatique.
C. von Kupffer, anatomiste allemand (1876); T. Itô, anatomopathologiste japonais (1951)
Syn. cellule stellaire hépatique, cellule de Ito, péricyte hépatique, cellule périsinusoïdale
→ Disse (espace de), von Kupffer (cellule de), myofibroblaste, fibrose hépatique
[L1,A2 ]
Édit. 2017
cellule ganglionnaire l.f.
ganglion cell
Cellule de la dernière étape du traitement rétinien du signal visuel dont les axones convergent vers la papille en contournant la macula pour former la tête du nerf optique avant de se projeter sur le corps géniculé latéral ou sur les structures visuelles sous-corticales.
Ces cellules sont classées en différentes catégories selon l'extension et la morphologie de leur champ dendritique, le mode de codage du signal et leur projection sur les couches magno, parvo ou koniocellulaires du corps géniculé latéral, à l'origine des trois grands ensembles de projection appelés magnosystème, parvosystème et koniosystème. Il existe d'autres types de cellules ganglionnaires dont les projections et le rôle fonctionnel ne sont pas déterminés.
→ cellule X, cellule Y, cellule W
[A2,P2]
cellule hypoxique l.f.
hypoxic cell
Cellule placée dans un environnement où la pression partielle de l'oxygène est inférieure à la valeur normale.
Sa radiosensibilité est diminuée lorsque la pression de l'oxygène est inférieure à 10 mm Hg. La présence dans une tumeur de cellules hypoxiques, due à des anomalies de la circulation sanguine, peut être une cause d'échec de la radiothérapie. La radiorésistance induite par l'hypoxie est plus faible pour les rayonnements à grande densité d'ionisation, ce qui avait suscité un intérêt pour l'utilisation des neutrons en radiothérapie. Elle peut être diminuée par des radiosensibilisateurs. Le rôle défavorable des cellules hypoxiques est réduit lorsque l’irradiation est fractionnée ou à faible débit de dose, ce qui permet leur réoxygénation.
[A2]
cellule LE l.f.
LE cell
Cellule, le plus souvent un polynucléaire neutrophile, contenant une inclusion cytoplasmique arrondie et homogène ayant des affinités tinctoriales comparables mais non tout à fait superposables à celles d’un noyau de polynucléaire normal.
Ces cellules ont été observées au départ dans les frottis de moelle de sujets atteints de lupus érythémateux (LE) disséminé mais leur formation peut être obtenue in vitro par l’incubation de polynucléaires normaux mis en présence d’un sérum contenant du facteur lupique. La positivité de la recherche des cellules LE est très évocatrice du diagnostic de lupus érythémateux disséminé.
La formation de la cellule LE ou cellule de Hargraves est un phénomène complexe de nucléophagie se produisant en deux temps. Dans un premier temps, le facteur lupique ou facteur de Haserick qui est un autoanticorps anti-nucléoprotéines réagit avec le noyau d’un polynucléaire normal, cette réaction entraînant la mort du polynucléaire et des modifications de structure de son noyau. Dans un second temps, le noyau de ce premier polynucléaire est phagocyté par un autre polynucléaire demeuré normal et donc viable, ce qui aboutit à la formation de la cellule de Hargraves.
M. Hargraves, médecin américain (1948), J. R. Haserick, médecin américain (1949)
Syn. cellule lupique, Hargraves (cellule de), Haserick (facteur de)
[A2,N3]
cellule paracrine l.f.
paracrin cell
Cellule du système neuroendocrine dont le produit de sécrétion intervient de façon locorégionale sur les cellules de voisinage et non à distance par voie sanguine comme les cellules endocrines habituelles.
[A2,O4]
cellules rénales principales n.f.p.
principal cells
Cellules présentes dans le tube connecteur et le canal collecteur cortical et médullaire du néphron distal responsables de la réabsorption du sodium.
Dans les cellules principales, le sodium est réabsorbé au pôle apical par le canal épithélial ENaC sensible à l’amiloride. Il passe de la cellule vers le compartiment péritubulaire via la Na/K ATPase. L’aldostérone stimule l’activité du canal ENaC.
Syn. « cellules claires » en comparaison avec les cellules intercalaires.
→ canal sodique épithélial, Na/K ATPase, amiloride, aldostérone, cellules intercalaires
cellule T auxiliaire l.f.
helper T cell
Cellule Th dérivée du thymus coopérant avec les cellules B et d'autres cellules T au cours du développement d'une réponse immunitaire.
La coopération cellulaire s’effectue par interaction membranaire directe ou par l’intermédiaire de cytokines. La plupart des lymphocytes auxiliaires expriment le corécepteur CD4, certaines le corécepteur CD8. Selon le profil de cytokines produites après stimulation antigénique, on distingue les lymphocytes Th1, producteurs d’interféron γ qui interviennent dans la défense contre les virus et les parasites intracellulaires, et les lymphocytes Th2, producteurs d’IL-4, qui interviennent dans certaines réactions de défense contre les parasites et dans les réactions allergiques à anticorps de classe IgE. Cette polarisation de la production de cytokines n’apparaît que dans certains types de réponses immunitaires ou de réactions inflammatoires chroniques.
Sigle Th
cellule totipotente l.f.
totipotent cell
Cellule capable d’engendrer un organisme entier.
Le zygote des mammifères et les premières cellules issues de ses divisions sont des cellules totipotentes.
[A2, C3]
Édit. 2019
cellule X l.f.
X cell
Cellule ganglionnaire de la rétine ou du corps géniculé latéral caractérisée par son mode de réponse à un stimulus présenté de façon discontinue.
Les cellules X, appelées aussi bêta ou naines, somment de façon linéaire la distribution de la luminance dans leur champ récepteur. Elles codent donc la position précise du stimulus. Elles constituent l'intégralité du parvosystème et la plus grande partie du magnosystème. Les cellules X du parvosystème codent les signaux de couleur et d'acuité. La latence de leur réponse est longue.
[A2,P2]
centre germinatif l.m.
germinal center.
Zone des régions T-indépendantes des tissus lymphoïdes secondaires, formée à partir d'un petit nombre de cellules B activées, et constituée de centroblastes, de centrocytes, de cellules dendritiques folliculaires et de lymphocytes T CD4+.
[A1,A2]
CFTR sigle angl pour Cystic Fibrosis Transmembrane Conductance Factor.
Protéine comportant 1 480 aminoacides, N-glycosylée, de masse moléculaire 170 kDa, localisée dans les membranes des cellules et jouant un rôle dans le passage transmembranaire des ions Cl-.
Elle est surtout présente dans les membranes apicales des cellules épithéliales du pancréas, des glandes salivaires, et de l’intestin. Elle possède les caractéristiques d’un canal ionique. Elle présente des analogies avec les P-glycoprotéines ou les protéines de résistance aux médicaments.
Sa structure comporte deux domaines transmembranaires, deux domaines fixant l’ATP et un domaine (appelé domaine R ou de régulation) susceptible d’être phosphorylé par une protéine kinase A sous l’effet de l’AMP cyclique.
Le gène CFTR, de 250 kb, est situé chez l’Homme sur le chromosome 7, en position 7q31.2. Gène régulateur de la conductance transmembranaire impliqué dans la fibrose kystique, dont les mutations sont responsables d’une inactivation de ses propriétés régulatrices de la sécrétion des ions chlorure entraînant la mucoviscidose. De très nombreuses mutations de ce gène peuvent être responsables d’une inactivation de ses propriétés régulatrices de la sécrétion des ions chlorure. La plus fréquente des mutations concernées est la délétion de la phénylalanine située en position 508 (deltaF508).
[C3]
Chambard (cellule de) l.f.
foam cell
Cellule histiocytaire mononucléée, souvent de grande taille, remplie de microvacuoles lipidiques donnant à son cytoplasme un aspect clarifié du fait de la dissolution des graisses qu'il contenait lors des techniques histologiques d'inclusion.
Le contenu de ces très fines vacuoles peut toutefois être coloré par le rouge Soudan sur des coupes faites en congélation. Avec ou sans les cellules de Touton, les cellules de Chambard constituent la partie la plus importante de l'infiltrat des xanthomes.
E. Chambard, biologiste français (1877) ; K. Touton, dermatologiste allemand (1885)
Syn. cellule spumeuse
cholestéride n.m.
cholesterol ester
Lipide formé par l'estérification d'une molécule de cholestérol par un acide gras, sous l'action soit d'une lécithine-cholestérol-acyl-transférase (LCAT) dans le plasma sanguin, soit d'une acyl-coenzyme A-cholestérol-acyl-transférase (ACAT) dans les cellules.
Les cholestérides (ou esters de cholestérol) sont relativement abondants dans le plasma (plus de 2 g/L), surtout localisés dans les LDL, auxquelles ils confèrent des propriétés athérogènes. Dans les cellules ils représentent la forme de mise en réserve du cholestérol, tant dans le foie que dans les glandes endocrines à hormones stéroïdes. L'accumulation pathologique de cholestérides s'observe dans certaines dyslipidoses telles que la maladie de Hand-Schüller-Christian, ou la polycorie cholestérolique du foie. L'hydrolyse des cholestérides peut être catalysée par une cholestérol-estérase, ou par une lipase plus ou moins spécifique, comme celle qui est activée par phosphorylation dans les glandes à hormones stéroïdes sous l'effet des stimulines hypophysaires et de l'AMP cyclique.
A. Hand, pédiatre américain (1921) ; A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1916) ; H. Christian, médecin interniste américain (1919)
[C1,R1]
cholestérol n.m.
cholesterol
Stéroïde à squelette cholestane, possédant en outre une liaison éthylénique en 5-6 et une fonction alcool secondaire en 3 β.
La structure affecte la forme chaise, plus stable, les substituants se trouvant en position équatoriale ou axiale. La fonction alcool reste libre (cholestérol libre) ou est estérifiée par des acides gras (cholestérol estérifié).
Du moins chez les Eucaryotes, le cholestérol est un des constituants fondamentaux de la membrane cellulaire dont il contribue à assurer la rigidité en s’intercalant entre les chaînes de phospholipides. Le cholestérol est abondant dans le foie d’où il est véhiculé vers toutes les cellules de l’organisme, en particulier par l’intermédiaire des LDL (Low Density Lipoproteins). Les fractions non utilisées ou provenant de la dégradation des cellules retournent au foie en association avec les HDL (High Density Lipoproteins). L’origine du cholestérol est d’une part endogène (biosynthèse depuis le radical acétique, via l’acide mévalonique, le squalène et le lanostérol), d’autre part exogène par l’apport alimentaire, la première origine comptant pour plus de 80 %. Le cholestérol intervient dans la biosynthèse de nombre d’hormones stéroïdiennes. Partiellement métabolisé en acides biliaires, il est excrété par la bile. Par suite d’un défaut de métabolisme des HDL, il peut s’accumuler dans les tissus, en particulier en se déposant sur la paroi des artères et entraîner la formation de plaques d’athérome.
K. Bloch, biochimiste américain d'origine allemande, prix Nobel de médecine en 1964 (1965)
Étym. gr. kholê : bile ; stereos : solide ; ol (alcool)
→ embolie de cristaux de cholestérol, embolies multiples de cholestérol (syndrome de l'
[C1]
Édit. 2020
chondrosarcome de la paroi thoracique l.m.
chondrosarcoma (chest wall)
Tumeur maligne du tissu cartilagineux avec des zones myxoïdes ou fibroblastiques, des cavités remplies de sang ou de tissus nécrosés.
La densité cellulaire y est anormalement élevée avec des cellules géantes à gros noyaux plurinucléés en mitoses. La tumeur est mal limitée et envahissante.
Elle s'observe surtout au niveau du sternum, rarement au niveau des côtes. Le plus souvent primitive, elle est parfois secondaire à un ostéochondrome ou à un chondrome. Il est des chondrosarcomes postradiothérapiques.
On en distingue trois degrés de malignité, le degré 3 est caractérisé par de nombreuses cellules sarcomateuses. D'évolution redoutable, cette tumeur est marquée par son extension locale et des métastases pulmonaires. Son exérèse doit être large en bloc.
[F2 ]
chromogranine n.f.
chromogranin
Protéine acide présente dans les granules sécrétoires de différentes cellules endocrines : de la parathyroïde, de l'adénohypophyse.
On connaît plusieurs chromogranines humaines (hCgA, hCgB) et d'autres protéines analogues appelées sécrétogranines (sécrétogranine I, II, III, IV, etc.). Elles peuvent jouer un rôle dans la modulation de la sécrétion d'hormones peptidiques. Leur hydrolyse conduit à des peptides biologiquement actifs comme la pancréastatine, qui inhibe la libération de l'insuline du pancréas induite par le glucose, et la chromostatine, qui inhibe la sécrétion des cellules chromaffines.
Syn. sécrétogranine
[C1]
chromosome Philadelphie l.m.
Philadelphia chromosome, Ph chromosome
Anomalie chromosomique identifiée par l'analyse cytogénétique des cellules médullaires et sanguines montrant un raccourcissement du bras long du chromosome 22.
En fait, l'anomalie n'est pas due à une délétion de matériel chromosomique, mais à une translocation entre le chromosome 9 et le chromosome 22, désignée selon la nomenclature internationale de 1991 par t(9 ;22) (q34 ; q11). Cette translocation standard est observée dans plus de 95% des leucémies myéloïdes chroniques (LMC). L'analyse moléculaire montre que la conséquence de cette translocation est la juxtaposition du proto-oncogène ABL du chromosome 9 sur le gène BCR du chromosome 22, donnant ainsi naissance à un gène de fusion qui code pour une protéine chimérique fonctionnelle P210 bcr/abl, qui a la propriété d'être leucémogène. Chez les rares cas de LMC sans translocation détectable, l’analyse moléculaire identifie cependant la présence du gène de fusion bcr/abl. Dans la leucémie aigüe lymphoblastique (LAL) 5% des enfants et 25% des adultes ont un chromosome Philadelphie. Une méthode de biologie moléculaire par RT-PCR plus sensible que l'étude cytogénétique montre en fait que plus de 25% des LAL de l'adulte sont Ph positives. Le point de fusion du gène ABL sur le gène BCR est ici différent de celui des LMC, donnant naissance à un gène hybride dont le produit final est une protéine p190, également leucémogène. La présence d'un Ph confère à la LAL un pronostic péjoratif.
La dénomination Philadelphie (Ph) est liée à l’origine des chercheurs américains qui ont observé, en 1960, cette anomalie chromosomique dans les cultures des cellules hématologiques de malades atteints de leucémie myéloïde chronique. Et quelques années plus tard, par une coloration des bandes chromosomiques, J. Rowley, généticienne de Chicago, découvrit une translocation - ou échange de matériel génétique - entre les chromosomes 9 et 22.
P. C. Nowell et D.A. Hungerford, scientifiques américains de l’Université Pensylvania (1960) J. D. Rowley, médecin généticienne américaine (1973)
Étym. gr. chrôma : couleur ; sôma : corps
[Q1,F1]
cil immobile (syndrome du) l.m.
primary ciliary dyskinesia, immotile cilia syndrome
Affection héréditaire autosomique récessive, décrite par Afzelius en 1976, caractérisée par l'absence ou l'anarchie de mobilité des cils vibratiles des cellules ciliées de l'appareil respiratoire.
L'atteinte de ces cellules entraîne une gêne à l'épuration mucociliaire, avec rétention des sécrétions et tendance permanente aux surinfections. Elle peut entraîner, dès l'enfance, une bronchopneumopathie chronique obstructive avec dilatation des bronches et sinusites à répétition. L’immobilité du cil est due à l’absence du bras externe de la dynéine, protéine supportant l’activité ATPasique qui donne l’énergie nécessaire au mouvement du cil.
La fréquence de la stérilité est expliquée par une diminution de mobilité du flagelle du spermatozoïde dont la constitution est voisine de celle du cil vibratile.
La présence une fois sur deux d'un situs inversus associé réalise le syndrome de Kartagener.
B. A. Afzelius, chercheur suédois (1976) ; M. Kartagener, médecin interniste suisse (1933) ; B. Senior, pédiatre sud-africain (1961) ; A. C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961)
Étym. lat. cilium : cil, paupière
Syn. dyskinésie ciliaire primitive
→ dyskinésie ciliaire primitive, cil vibratile (constitution du cil vibratile), ciliopathie, Kartagener (syndrome de), Senior et Løken (syndrome de)
[Q2]