extramembranaire adj.
.
Qualifie ce qui est à l’extérieur d’une membrane.
P. ex. le domaine extramembranaire d’une protéine qui est susceptible de fixer une hormone, un anticorps.
[C3]
Édit. 2020
extranucléaire adj.
extranuclear
Se dit de structures, facteurs ou processus extérieurs au noyau.
→ hérédité cytoplasmique, hérédité maternelle
[Q1, C3]
Édit. 2020
extrusion n.f.
extrusion
Emission de sécrétion par les cellules.
[C3]
Édit. 2020
KFACS sigle angl.pour
Fluorescence Activated Cell Sorter
Analyseur-trieur de cellules en phase liquide utilisant la propriété de fixation de ligands fluorescents sur les cellules analysées
Syn. cytomètre de flux, cytofluorimètre
[C1,C3]
Édit. 2018
facteur angiogénique l.m.
angiogenic factor
Facteur qui stimule l’angiogenèse c’est à dire un processus de croissance de nouveaux vaisseaux sanguins (néo vascularisation) à partir de vaisseaux préexistants par la migration ou la prolifération des cellules vasculaires (p. ex. l'angiogénine).
L’angiogénèse est un processus physiologique normal en particulier du développement embryonnaire, mais aussi un processus pathologique, intervenant dans la croissance des tumeurs malignes et l’apparition de métastases. A partir d’une certaine taille, la tumeur pour survivre doit développer de nouveaux vaisseaux.
L’angiogenèse est régulée par un équilibre complexe entre des facteurs pro- et anti-angiogéniques produits par les cellules saines et tumorales.
J. Folkman, chirurgien américain (1971)
→ angiogenèse, facteurs anti-angiogéniques, facteurs pro-angiogéniques, inhibiteurs de l'angiogenèse, angiogénine
[K4,C1,C2,C3]
Édit. 2017
facteur de croissance dérivé des plaquettes l.m.
platelet derived growth factor
Facteur de croissance synthétisé par les mégacaryocytes, les cellules endothéliales et par les cellules cancéreuses, stocké dans les granules alpha des plaquettes, cette glycoprotéine circule dans le sang et stimule certaines voies métaboliques dans les fibroblastes et les cellules musculaires lisses.
Il participe à la biosynthèse du collagène, du cholestérol, des phospholipides, des prostaglandines. Son activation permet l'effet mitogène d'autres facteurs de croissance. Il comporte plusieurs formes : PDGF-I, de masse moléculaire 35 kDa (constitué de deux chaînes appelées PDGF-1 et PDGF-2), PDGF-II, de masse moléculaire 32 kDa. Pour agir, il se fixe sur un récepteur glycoprotéique membranaire, dont le domaine intracellulaire peut s'autophosphoryler par une activité tyrosine-protéine-kinase et phosphoryler d'autres protéines.
.
Sigle PDGF
[C1,C3,F1,F2]
Édit. 2018
facteur de croissance dérivé du cartilage l.m.
cartilage derived growth factor
Facteur de croissance sécrété par le tissu cartilagineux.
Sigle angl. CDGF
[C1,C3]
Édit. 2018
facteur de croissance du nerf l.m.
nerve growth factor
Facteur de différenciation des neurones présent dans le système nerveux, mais aussi dans les glandes salivaires (de souris mâles), des venins de serpent et des cultures de certaines cellules comme le sarcome 180 de la souris.
Il est constitué d'un ensemble de cinq sous-unités protéiniques : deux sous-unités α de 27 kDa, deux sous-unités γ de 26 kDa ayant une activité protéasique et une sous-unité β, formée de deux chaînes polypeptidiques de 13 259 Da, appelée β-NGF, seule responsable de l'activité de facteur de croissance.
Le NGF ne stimule pas la prolifération des neurones, mais il permet leur maintien en survie in vitro et, ajouté à des cultures de cellules ganglionnaires, il provoque la croissance de prolongements cellulaires neuritiques et stimule de nombreuses voies métaboliques.
Syn. facteur de croissance des neurones, facteur neurotrope, neurofacteur de croissance
Sigle angl. NGF
[C1, C3, H1]
Édit. 2019
facteur néphritique l.m.
nephritic factor, C3 nephritic factor
Immuno-globuline IgG à activité auto-anticorps dirigée contre le complexe C3b-facteur B isolé à partir du sérum de malades porteurs d'une glomérulonéphrite membrano-proliférative hypocomplémentaire et au cours de rares cas de lipodystrophie partielle.
Il agit à la fois comme activateur de la voie alterne et de la voie normale du complément. Sa structure est celle d'une 7S IgG synthétisée hors des reins.
Il inactive le C3 en stabilisant la C3 convertase de la voie alterne en se combinant avec le facteur B en présence de Mg2+.
Sigle C3 NeF
→ glomérulonéphrite membrano-proliférative, lipodystrophie partielle, lipodystrophie familiale
[M1]
Édit. 2018
facteurs anti-angiogéniques l.m.
anti-angiogenic factors
Les facteurs anti-angiogéniques empèchent l’angiogénèse, c’est-à-dire la formation de vaisseaux sanguins.
Ils ont permis le développement de nouveaux médicaments. Les applications concernent essentiellement les tumeurs, mais aussi les pathologies au cours desquelles il existe un processus d’hypervascularisation comme par exemple dans certaines formes de dégénérescence maculaire. Dans le cas des tumeurs,ces médicaments empêchent l’alimentation en sang et entraînent la disparition progressive de la tumeur.
Parmi les anti-angiogéniques, citons : les inhibiteurs des métalloprotéinases (MMP), les anticorps anti-récepteurs FlK-1 (VEGFR2), le facteur plaquettaire 4, la thrombospondine-1, l'angiostatine / endostatine, le TNP-470 / interleukine 12 (IL-12).
Les inhibiteurs de tyrosines kinases (TKIs) inhibent aussi l’angiogenèse en bloquant le récepteur au VEGF, mais aussi le fonctionnement des récepteurs d’autres facteurs, empêchant ainsi la vascularisation de la tumeur.
→ angiogenèse, métalloprotéase, VEGF, thrombospondine, angiostatine, interleukines, facteur plaquettaire 4, inhibiteurs de l'angiogenèse
[C1,C3,G5,K4,F2,P2]
Édit. 2018
facteur de croissance de l'endothélium vasculaire
vascular endothelial growth factor (VEGF)
Glycoprotéine dont le rôle est de déclencher la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogénèse) nécessaires à la naissance et à la croissance des tissus normaux et tumoraux.
Plusieurs molécules sont connues, de VEGF-A à VEGF-D, ainsi que le PIGF (placental growth factor) auxquelles s’ajoutent le VEGF-E codé par des virus et le VEGF-F découvert dans le venin de certains serpents.
L’action des VEGF nécessite leur fixation sur des récepteurs à activité tyrosine kinase : VEGF-R1, VEGF-R2 et VEGF-R3.
Le VEGF joue un rôle important dans la croissance des tumeurs et dans les rétinopathies diabétiques.
Le traitement contre certains cancers inclut des anticorps monoclonaux dirigés contre le VEGF (inhibiteurs du VEGF).
N. Ferrara, W. J. Henzel, biochimistes américains (1989)
→ VEGF-A, VEGF-B, VEGF-C, VEGF-D, PIGF, VEGF-R1, VEGF-R2, VEGF-R3, angiogenèse
[C1,C3,D2,G5,K4,F2]
Édit. 2020
FAS (CD95) sigle angl. m. pour Fibroblast Activated Sequence.
Protéine membranaire de type I de 45 kDa de la famille des récepteurs de TNF, jouant un rôle dans l’apoptose.
L’interaction de fas avec son ligand (CD95-L) induit l’activation en cascade des caspases et aboutit à la mort cellulaire. Différentes mutations de fas-L, de fas ou des protéines de transduction du signal de fas, s’accompagnent d’un syndrome d’hyperplasie lymphoïde et de réactions auto-immunes.
[C1,C3]
Édit. 2018
Fas-L sigle angl. m. pour Fas Ligand (CD95-L)
Protéine membranaire de type II de 44 kDa exprimée par des cellules T activées et spontanément par différentes cellules de sites anatomiques dits «immunologiquement privilégiés» tels que les tissus de l’œil et du testicule.
La forme membranaire est trimérique ; une forme soluble est obtenue par clivage par une métalloprotéase. L’interaction de Fas-L avec le récepteur CD95 peut entrainer l’apoptose des cellules-cibles.
[C3,P2,M3]
Édit. 2018
FCR alpha
→ CD 89
[C3,F3]
Édit. 2018
fibrillation ventriculaire idiopathique type Brugada l.f.
P. Brugada, électrophysiologiste cardiaque belge (1992)
[C3,K2,Q2]
Édit. 2018
filament intermédiaire l.m.
intermediate filament
Structure protéique fibreuse, stable, de 8 à 12 nanomètres, taille intermédiaire entre le microtubule et le microfilament, avec lesquels elle constitue le système des protéines fibreuses de la cellule ou cytosquelette.
Ses propriétés biochimiques et biophysiques expliquent ses fonctions sur la forme de la cellule, la distribution des organites intracellulaires, y compris le noyau, les contacts intercellulaires et les interactions entre la surface cellulaire, le cytoplasme et le noyau. Dans les cellules épithéliales, les filaments intermédiaires sont constitués de kératine et répondent aux tonofilaments ou tonofibrilles ; ceux-ci forment un réseau intracytoplasmique résistant au niveau des jonctions intercellulaires reliant les cellules épithéliales entre elles. Dans les cellules d’origine mésodermique, les filaments intermédiaires sont souvent constitués de vimentine.
Leur accumulation peut donner naissance à des entités histologiques : corps de Mallory, amas neurofibrillaires de la maladie d'Alzheimer. l'immunocytochimie, à l'aide d'anticorps monoclonaux permet de les identifier, et, par leur distribution, de mieux classer certaines tumeurs peu différenciées (par ex. présence de kératine dans les carcinomes et les mésothéliomes, de desmine dans les tumeurs musculaires lisses et striées, de vimentine dans les tumeurs mésenchymateuses, de filaments gliaux dans les tumeurs gliales, de neurofilaments dans les tumeurs neuronales.
F. B. Mallory, anatomopathologiste américain (1903-1904) ; A. Alzheimer, neuropathologiste allemand (1906)
→ kératine, vimentine, corps de Mallory, maladie d'Alzheimer, desmine
[ C1, C3]
Édit. 2019
fimbrine n.f.
fimbrin
Protéine de masse moléculaire 68 kDa présente dans les microvillosités des cellules, où elle s'attache à des molécules d'actine.
On en distingue deux isoformes : T-plastine dans les cellules épithéliales et mésenchymateuses, et L-plastine dans les leucocytes.
Étym. lat. fimbria, frange, chevelu d'une plante
[C1,C3]
Édit. 2018
carence en folates l.f.
Déficience absolue ou relative en acide folique et ses dérivés, responsable d'une anémie macrocytaire et mégaloblastique, parfois d'une pancytopénie sévère.
Les mécanismes possibles de constitution de cette carence sont une insuffisance d'apport, un manque d'absorption lié à une affection de l'intestin grêle proximal, un accroissement des besoins, et enfin, un trouble d'utilisation.
Le diagnostic repose sur le dosage des folates sériques, dont la concentration normale est comprise entre 5 et 12 mg/L, et érythrocytaires (supérieure à 200 mg/L). Les besoins ne sont couverts que pendant moins de 4 mois.
Les folates sont absorbés par un mécanisme actif dans l'intestin grêle proximal et sont nécessaires à la biosynthèse de l'ADN.
→ anémie mégaloblastique, acide folique
[C1,C3,F1,L1 ]
Édit. 2018
formes actives de l'oxygène l.f.p.
reactive oxygen species
Dérivés de l’oxygène de nature soit radicalaire comme l’anion superoxyde (O2-) et le radical hydroxyl ( OH-), soit moléculaire comme le peroxyde d’hydrogène (H2O2) et le singulet d’oxygène ( 1O2), responsables du stress oxydatif lorsqu’ils sont produits en excès.
La réduction (apport d’électrons) de l’oxygène moléculaire donne naissance à l’anion superoxyde lequel donne, en présence de superoxyde dismutase, du peroxyde d’hydrogène, lequel perd sa toxicité par transformation en eau en présence de catalase. Le peroxyde d’hydrogène peut être partiellement réduit en radical hydroxyl. Le singulet d’oxygène est un état excité de la molécule d’oxygène. Il est formé par actions des ions hypochlorite sur le peroxyde d’hydrogène.
Les formes actives de l’oxygène sont rendues chimiquement très réactives par la présence d'électrons de valence non appariés.
Les formes actives de l’oxygène sont produites dans les mitochondries durant le processus de phosphorylation oxydative. Elles sont également produites dans les cellules phagocytaires par oxydation de NADPH (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate hydrogène) en présence de NAPDH oxydase et jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les agents infectieux. Elles interviennent aussi dans le vieillissement cellulaire.
Il existe des processus de défense vis-à-vis des formes actives de l’oxygène lorsqu’elles sont produites en excès, réalisant le stress oxydatif. Ces processus de défense sont de 2 types. Le premier est d’ordre enzymatique avec la superoxyde dismutase et la catalase qui détruisent respectivement l’anion superoxyde et le peroxyde d’hydrogène. En outre, les dérivés de l’oxygène sont captés par des « éboueurs » (scavengers) comme l’acide ascorbique, le gluthation réduit, l’α-tocophérol et les caroténoïdes.
Abrév. FRO
→ anion superoxyde, superoxyde-dismutase, peroxyde d'hydrogène, singulet d'oxygène, stress oxydatif, peroxyde d'hydrogène, NADPH, acide ascorbique, glutathion-réductase, tocophérol, caroténoïde
[C1, C3]
Édit. 2019
formes réactives de l'oxygène l.f.p.
reactive oxygen intermediates
Abrév. FRO
→ radicaux libres, formes actives de l'oxygène
[C1, C3]
Édit. 2019
formylcynurénine n.f.
formylkynurenine
Métabolite formé à partir du tryptophane par fixation d'une molécule d'oxygène sur les deux carbones du cycle pyrrolique, sous l'action de la tryptophane-pyrrolase.
Ce métabolite transfère son radical formyle sur l'acide tétrahydrofolique et forme la cynurénine.
→ tryptophane, la tryptophane-pyrrolase.
[C1, C3]
Édit. 2018
formyltransférase n.f.
formyltransferase
Enzyme catalysant le transfert du radical formyle -CHO d'un donneur à un accepteur.
Syn. transformylase
[C1, C3]
Édit. 2018
FOXC1 gene sigle angl. pour forkhead box
Gène situé sur le locus 6p25.3, codant pour un facteur de transcription qui joue un rôle dans la structure de l’oeil: cristallin, cornée, coloration de l'iris et dans la réponse au stress oxydatif de l’oeil.
Cette protéine est également impliquée dans le dévellopement du coeur, des reins et du cerveau.
Des mutations de ce gène interviennent dans l’anomalie de Peters, le syndrome d’Axenfeld, le syndrome de Dandy-Walker.
Syn. FKHL7, forkhead box protein C1, forkhead-related activator 3, forkhead-related protein FKHL7, forkhead-related transcription factor 3, forkhead, drosophila, homolog-like 7, forkhead/winged helix-like , ranscription factor 7, FOXC1_HUMAN, FREAC-3, FREAC3,
→ Peeters (anomalie), Axenfeld (syndrome de), Dandy-Walker (syndrome de)
[Q1]
Édit. 2018
fractalkine n.f.
Protéine transmembranaire, dotée d’un domaine chemokine CX3C, intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques.
Chez l’Homme, CX3CL1 est exprimée dans de nombreux types cellulaires. C’est une protéine transmembranaire faite d’une chaîne polypeptidique traversant une fois la membrane. Elle est clivée par ADAM-10 et -17 (« A disintegrin and metalloproteinase domain-containing protein 10/17 »). CX3C se lie au récepteur CXCR1 et active, ainsi, une voie de signalisation intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques. Par exemple, dans l’asthme, ce processus favorise la rétention de lymphocytes T auxiliaires (« helpers ») Th1 et Th2 dans le poumon. Ces lymphocytes libèrent des cytokines agissant sur la production d’IgE et l’éosinophilie.
→ ADAM 17, ADAM 10, CXCR1, CX3C, chimiokine, asthme, lymphocyte T, IgE, éosinophilie
[C1, C3]
Édit. 2018
fragmentine n.f.
fragmentin
Syn. granzyme
→ granzyme
[C1, C3]
Édit. 2019