Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

80 résultats 

prise de forceps asymétrique l.f.

asymmetric forceps application

Application du forceps en dehors du diamètre bipariétal.

prise de forceps symétrique l.f.

symmetric forceps application

Application bipariétale du forceps.

prise rapide (raccord de) l.m.

quick connector

raccord de prise rapide

raccord de prise rapide l.m.

quick connector

Couple de raccords non filetés, spécifiques à un gaz anesthésique et qui peuvent être facilement enclenchés par simple action d'une ou de deux mains sans utilisation d'un outil.
Il se compose en général d'un about (ou fiche) et d'une tête de prise avec un clapet (embout). La prise, murale ou portée sur l'appareil d'anesthésie, constitue la partie femelle, la fiche monté sur le tube flexible constitue la partie mâle.
 En France, un système de crans de sécurité, normalisé par l'arrêté interministériel du 2 janvier 1958 (Identification des prises et raccords rapides des gaz anesthésiques - norme AFNOR), assure la sécurité de la distribution des gaz anesthésiques en rendant impossible toute interversion des branchements.

Étym. fr. déverbal de raccorder, initialement remettre les cœurs (ensemble), réconcilier, par extension ajuster deux choses ensemble.

about, embout, AFNOR

[B3, G1]

Édit. 2018

schizophrénie (prise en soins) l.f.

schizophrenia (treatment)

Thérapeutique complexe, à la fois psychosociologique et pharmacologique, engageant d'emblée l'équipe interdisciplinaire et nécessitant une coordination qui se modifiera à la mesure des poussées évolutives ou des réactions du patient à certains évènements.
Le traitement initial est le plus souvent hospitalier. L'appréciation de sa durée tiendra compte à la fois de son rôle relatif de prévention des rechutes ultérieures (a fortiori du "syndrome de la porte tournante") et, a contrario, de l'"enkystement".
Sans les neuroleptiques, et dès lors que le diagnostic a été bien posé, les rechutes atteignent une forte majorité de malades. Si la tolérance aux psychotropes per os est bonne, on peut passer aux formes à action prolongée, plus fiables et moins contraignantes (une injection intramusculaire toutes les trois ou quatre semaines).
Une relation psychothérapique individuelle, au moins à type de soutien et d'adaptation à la réalité, sera régulièrement poursuivie, souvent associée à des entretiens familiaux non culpabilisants.
La prise en soins institutionnelle comportera un choix, à des degrés divers et de façon adaptée, notamment à la sortie, entre : d’une part, plusieurs approches et techniques (ergothérapie, thérapies corporelles, comportementales, art-thérapie, psychodrame, etc.) ;et d’autre part, un choix entre les formes d'environnement souhaitables et possibles (retour dans la famille sans forcer la main à celle-ci, hôpital de jour, appartement thérapeutique, centre d'aide par le travail).
L'allocation aux adultes handicapés est d'autant plus indispensable qu'une pleine réadaptation professionnelle est rarement réalisable chez ces patients, surtout en période de crise économique. Elle contribue à prévenir certaines "clochardisations".
Une continuité de soins optimale semble réalisée par le maintien de la relation à l'extérieur avec la même équipe hospitalière.

 schizophrénie

syndrome CHARGE acr. angl. pour Colobome, Heart defects, Atresia choanae, growth Retardation, Genital anomalies, Ears anomalies l.m.

Les symptômes sont variables  dans leur nombre et leur gravité selon les anomalies qui sont associées: l’atrésie choanale peut-être osseuse ou membranaire, uni- ou bilatérale; la cardiopathie cyanotique (75 à 80% des cas) est due à des malformations cardiaques conotroncales, des arcs aortiques anormaux (tétralogie de Fallot, CIA, CIV, canal artériel); le colobome iridien, voire rétinien (75 à 90% des cas) peut être associé à une microphtalmie ou une anophtalmie avec perte de la vision ; des anomalies auditives (95 à 100% des cas) avec implantation basse des pavillons difformes, avec des malformations des osselets de l’oreille moyenne (cause d’otites moyennes chroniques conduisant à une surdité sensorineurale avec troubles de l’équilibre; des anomalies des nerfs crâniens fréquentes intéressant les nerfs olfactifs, faciaux, vestibulaires et ceux impliqués dans la déglutition ; des altérations du système nerveux central avec une atrophie cérébrale (avec troubles du comportement, retard mental, épilepsie), une agénésie du corps calleux, des anomalies de la fosse cérébrale postérieure et une hypoplasie cérébelleuse ; une division palatine, une hypoplasie génitale, une cryptorchidie, des malformations rénales ont également été notées. La dysmorphie faciale est caractérisée par un visage carré, front et une racine nasale proéminents. Des malformations des voies aériennes supérieures (laryngomalacie et trachéomalacie, une fistule trachéo-oesophagienne, un reflux trachéo-oesophagien sont communs. Des altérations endocriniennes (déficit en hormones de croissance, hypogonadisme hypogonadotrope) et des anomalies immunitaires (déficit immunitaire combiné sévère, lymphopénie à cellules T isolée) ont été observées. Certains malades présentent des troubles de type autistique avec troubles de l’attention et hyperactivité, des troubles obsessionnels compulsifs, de l’anxiété.
L’imagerie par résonnance magnétique met en évidence une hypoplasie ou une absence de canaux semi-circulaires.
L’anomalie entre dans le cadre des neurocristopathies par défaut de migration des cellules souches de la crête neurale. Le gène en cause CHD 7 (Chromodomain Helicare DNA bindind protein-7), locus en 8q12.2, intervient dans l’organisation de la chromatine. Les mutations sont le plus souvent de novo ; l’âge paternel parait un facteur de risque. D’autres anomalies chromosomiques ont été signalées (délétion en 22q11.2).

B. D. Hall, médecin généticien américain (1979) ; Helen Hittner, ophtalmologiste américaine (1979)

Syn. association CHARGE, syndrome de Hall-Hittner

Réf. modifié d’après K. Blake, C. Prasad pédiatres canadiens, Orphanet mars 2015

syndrome d'Abruzzo-Erickson, syndrome de Kallmann, syndrome de délétion 22q11.2, association VACTERL/VATER, syndrome de Kabuki, syndrome rein-colobome, syndrome du Cat-eye, syndrome de Joubert, syndrome BOR, syndrome de microdélétion 5q11.2

[.A4,O6,Q3]

syndrome CHARGE-like lié au sexe acr. angl. pour Colobome, Heart defects, Atresia choanae, growth Retardation, Genital anomalies, Ears anomalies l.m.

CHARGE-like syndrome X-linked

M. A. Abruzzo, généticien et R. P. Erickson, pédiatre américains (1977)

Abruzzo-Erickson (syndrome d'), CHARGE (syndrome)

tête de prise murale spécifique à un gaz l.m.

gas-specific connection point socket assembly

Prise murale de distribution de gaz médical destinée à recevoir l'about d'un flexible, non interchangeable et spécifique au gaz.
Cette prise (embout) doit être fixée à l'embase par un dispositif non interchangeable et spécifique au gaz. Ces mesures de sécurité ont permis de supprimer les accidents mortels dus aux erreurs de distribution de l'O2 et du N2O (plusieurs morts par an en France auparavant)

embout, raccord de prise rapide

toxicomane (prise en soins au long cours d'un) l.m.

long-term therapy of a drug addict

Traitement qui vise à arrêter la consommation de toxique et aide le sujet à conquérir les moyens de vivre dans un climat psychologique satisfaisant pour lui. Le sevrage n'est pas un préalable. La stratégie doit être individuelle, adaptée à la clinique.
En fonction de la situation et de la demande du sujet, peut être examinée l'opportunité d'un traitement dit de substitution.
Que l'objectif premier soit l'abstinence ou la maintenance, une relation de confiance est indispensable, ainsi que l'appel éventuel à d'autres intervenants. Une pathologie concomitante, dépressive, p. ex., sera traitée.
Le sevrage doit être préparé. Une postcure résidentielle est souvent nécessaire pour engager une relation au long cours. Le vécu du sujet désintoxiqué est surtout celui d'une souffrance avec culpabilité et sentiment d'infériorité, de hantise de la drogue, d'un désir de normalité et de la tentation d'abandonner l'effort. Il convient également d'aider le sujet à aménager son temps.
Sous réserve d'une période d'arrêt suffisante des opiacés (sept à 10 jours), la naltrexone, antimorphinique, peut constituer une aide contre l'impulsion à la reprise.
Chez le cocaïnomane, le syndrome de manque persiste plusieurs mois et un désir impérieux de retour au toxique peut brutalement relancer le processus. Ici, il s'agit moins de traiter le sevrage immédiat que de prévenir les rechutes. Les psychothérapies, en particulier cognitivocomportementales, sont largement utilisées.
La prise en soins des toxicomanes est souvent aléatoire du fait de fluctuations de la demande et de rechutes. Elle implique une grande disponibilité.

charge mutationnelle l.f.

tumor mutation burden

Mesure du nombre de mutations portées par l’ADN tumoral proposée comme biomarqueur de réponse au  traitement.

[Q1, G5]

Édit. 2020

moelle épinière (traumatisme de la) l.m.

injury to spinal chord

traumatisme médullaire

traumatisme n.m.

trauma

1° Résultat sur l'organisme humain d’une action physique nuisible.
2° Par extension, ensemble des troubles mentaux pouvant être attribués à une action physique ou psychologique nuisible.
En principe, le mot «trauma» devrait être réservé, au singulier, à une seule plaie ou au choc l'ayant provoqué, tandis que «traumatisme» implique une extension plus vaste du sens du mot ; c'est pourquoi il paraît plus correct de parler d'un trauma du crâne et de polytraumatisme. Mais cette distinction n'est pas toujours faite et les deux mots sont trop souvent pris pour synonymes.
Selon la nature de l'agent causal immédiat, on distingue les traumatismes physiques (par instrument, chaleur, électricité, radiations, etc.), chimiques (par produit caustique, toxique ou autre).
Le traumatisme est ouvert en cas de rupture du revêtement cutané, fermé dans le cas contraire. Les lésions peuvent être superficielles, pénétrantes, psychiques, etc. Selon leur siège, on parle de traumatisme crânien, thoracique, oculaire, etc.

Étym. gr. trauma ; lat. -issimus : augmentatif

trauma, blessure

traumatisme cardiaque l. m

heart injury

Effets subis par les structures anatomiques du cœur par la mise en œuvre de forces physiques anormalement importantes, soit directement appliquées par des agents perforant le thorax (plaies du cœur), soit par l’accélération ou la décélération de l’ensemble thoracique soumettant le cœur à une pression anormale (chute, collision automobile), soit par la transmission critique de forces en elles-mêmes modérées (commotio cordis).
Les conséquences observées sont, outre les plaies directement provoquées (balle, couteau), des lésions de contusion (myocarde), de dilacération (péricarde), d’arrachement (valves), de rupture (racine de l’aorte).
On distingue les lésions cardiopéricardiques fermées et celles ouvertes (plaies du cœur) :
- lésions péricardiques, ruptures péricardiques plus fréquentes sur la face gauche et pouvant entrainer la luxation du cœur ;
- hémopéricarde, hernie intrapéricardique ;
- hémopéricarde avec tamponnade, isolée ou associée à d'autres lésions ;
- lésions myocardiques, contusions, rupture des cavités cardiaques, communications interventriculaires ;
- lésions coronaires ;
- lésions valvulaires (surtout du cœur gauche).
Les examens complémentaires sont selon les cas : radiographie thoracique, ECG, échographie, éventuellement scintigraphie, exploration hémodynamique.

plaie du cœur, trachytraumatisme

traumatisme crânien l.m.

head trauma

Traumatisme du crâne et de l'encéphale fréquent et souvent grave qui constitue la principale cause de mortalité des jeunes gens de 15 à 25 ans et est dû le plus souvent à des accidents de la voie publique.
Leur gravité dépend de la violence du choc entrainant des lésions au point d'impact et très souvent en profondeur : lésions cutanées et sous-cutanées, osseuses et dure-mériennes, encéphaliques corticales et sous-corticales, lésions des substances blanche et grise, lésions vasculaires intracrâniennes et extra-crâniennes (dissections carotidiennes ou fistules carotidocaverneuses). A quoi il peut s'ajouter des lésions rachidiennes et médullaires.
Les traumatismes de la substance nerveuse entrainent la destruction de cellules libérant de grandes quantités de transmetteurs chimiques, notamment du glutamate, qui atteignent alors une concentration toxique. Les cellules détruites produisent la nécrose de cellules voisines qui n'étaient pas lésées initialement. Celles-ci libèrent à leur tour ces transporteurs de sorte que les lésions progressent pendant quelques heures. Des tentatives sont actuellement faites pour trouver des moyens de neutraliser le glutamate libéré.
On distingue en pratique les traumatismes graves ou bénins en fonction de l'état de conscience du blessé :
- Les traumatismes bénins sans perte de conscience ou avec une perte immédiate et brève, dont le pronostic est a priori favorable, à condition de s'assurer par scanographie qu'un hématome extradural ne soit pas en voie de constitution (il nécessiterait une évacuation en extrême urgence). De même, il peut y avoir un hématome sous-dural qui se manifeste seulement après plusieurs jours ou plusieurs semaines, d'où la nécessité d'une surveillance attentive de ces patients.
- Les traumatismes graves ayant entrainé un coma persistant doivent être hospitalisés en service spécialisé. Le pronostic est fonction de la profondeur du coma. Il est rare qu'ils justifient une intervention chirurgicale et lorsqu'ils évoluent vers la guérison, c'est souvent au prix de séquelles importantes, nerveuses ou psychiques.

respiratoire (centre), hématome sous-dural, hématome extradural, traumatisme crânio-encéphalique

traumatisme cranio-encéphalique l.m.

cranio-encephalic traumatism

Lésions de structure anatomique de l'extrémité céphalique, dues à un ou plusieurs chocs mécaniques, dont les conséquences sont variables, allant de la bénignité à la mort.
Souvent associées, les lésions comportent des atteintes cutanées et sous-cutanées, osseuses, vasculaires, méningées, cortico-sous-corticales et de la substance blanche. Le bilan des conséquences cliniques établit l'état de la vigilance grâce, notamment, à l'échelle de Glasgow, l'existence de troubles végétatifs, en particulier cardiorespiratoires, et il recherche des signes de localisation hémisphériques ou de retentissement sur les nerfs crâniens. Si la gravité clinique l'impose, un examen tomodensitométrique effectué en urgence permet de mettre en évidence un hématome extradural, sous-dural, une hémorragie sous-arachnoïdienne, une contusion cérébrale réunissant œdème, hémorragies, plages de nécrose et lésions axonales, ainsi qu'une embarrure avec ou sans plaie craniocérébrale. D'autres lésions ou complications sont plus rares : fistules du LCR ou carotidocaverneuses.
À distance, après, ou non, traitement neurochirurgical, les séquelles sont fréquentes.

score de Glasgow, hématome sous-dural, hématome extradural, hémorragie sous-arachnoïdienne, contusion cérébrale

traumatisme cranio-encéphalique et catatonie l. m.

head trauma and catatonia

État pathologique de la psychomotricité qui a été décrit pendant le premier conflit mondial par les auteurs allemands, aprés des traumatismes cranio-encéphaliques graves et disparition du coma.
Il s'agit de tableaux cliniques pouvant évoquer initialement un coma prolongé, une stupeur hypertonique "de décérébration", un mutisme akinétique ou un autre état apparenté, et qui ont tous "un air de famille". Ils ne peuvent se réduire à la seule organicité ni à une régression névrotique, ni à une "psychoplégie" par "émotion- choc", selon J.M. Sutter et coll. (1959).
Ces auteurs ne prétendent pas regrouper sous l'angle de la catatonie des faits aussi disparates, mais ils pensent que le "facteur catatonique" peut très bien expliquer au moins pour une part cette parenté sémiologique. Or la catatonie répond à l'aspect d'un tel dérèglement psychomoteur global, conformément à la conception de H. Ey.
La sismothérapie et des chimiothérapies ont été efficaces.

J. M. Sutter, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1959) ; H. Ey, psychiatre français (1974)

catatonie

traumatisme hépatobiliaire l.m.

liver trauma

Lésion du foie et/ou des voies biliaires par contusion (traumatisme fermé) ou par plaie.
Au cours des polytraumatismes 10% des blessés ont un traumatisme hépatobiliaire, l'atteinte du foie étant un élément aggravant.

traumatisme laryngé l.m.

laryngeal trauma

Choc sur le larynx avec ou sans plaie cutanée.
On distingue, le traumatisme fermé, soit par traumatisme externe (commotion, fracture, désinsertion), soit par traumatisme interne (brûlure, intubation) et le traumatisme ouvert, plaie par balle ou par arme blanche pouvant entraîner une section du larynx. Il existe une dysphonie avec dyspnée, un emphysème sous cutané ou une plaie soufflante. Le traitement est chirurgical avec parage de plaies et suture muqueuse en conservant au maximum les structures cartilagineuses.

dysphonie, dyspnée, emphysème médiastinal

traumatisme médullaire l.m.

spinal cord trauma

Lésion de la moelle épinière par blessure (projectile, arme blanche), fracture, entorse (coup du lapin), luxation ou élongation de la colonne vertébrale.
La lésion médullaire est généralement associé à une fracture avec ou sans luxation vertébrale. Elle peut être isolée ou associée à d'autres lésions, du système neurovégétatif notamment. D'une manière générale les lésions de la substance nerveuse ont une évolution très particulière qui commence à être mieux connue : il en est de la moelle comme de l'encéphale et l'on peut espérer qu'un traitement préventif contre l'extension des lésions initiales pourra bientôt être disponible.
Les signes révélateurs peuvent être discrets (douleur vertébrale spontanée ou provoquée par la pression) ou dramatiques (paraplégie, tétraplégie), déjà sur place ou apparaître brusquement au cours du relevage ou du transport (section possible de la moelle ou des fibres sympathiques sortant de la moelle) : c'est la hantise des services d'urgence lors du ramassage et du transport.
Lors des premiers soins, il importe chez toute victime d'un trauma direct ou indirect du rachis de prendre toutes précautions possibles (collier cervical pour une suspicion d'atteinte du cou, matelas coquille pour immobiliser la tête et transport sur le dos sur un plan dur) avant que la recherche des signes nerveux ait attesté l'absence d'une lésion radiculomédullaire. Si ce n'est pas le cas, il faut en préciser le niveau pour orienter les soins. Il importe aussi de traiter une insuffisance ventilatoire et circulatoire (il y a souvent une vasoplégie des territoires paralysés) et de calmer l'anxiété et les douleurs. La conduite ultérieure dépend du siège et de l'importance des lésions ostéoarticulaires à évaluer par imagerie (radiographies, scanner, IRM). Le blessé doit alors être pris en charge conjointement par les chirurgiens, les réanimateurs et les neurologues.
Exceptionnellement le traumatisme initial, parfois minime, peut entrainer un hématome extradural compressif ou responsable d'une rupture des méninges, cause d'une hernie médullaire, qui se traduit par l'apparition, souvent retardée d'un syndrome de Brown-Séquard (on voit une image «en vilebrequin» au scanner ou en IRM).
Les traumatismes du rachis lèsent souvent les rameaux sympathiques, particulièrement au niveau du cou, il en résulte une vasoplégie intéressant la partie du corps sous-jacente. Cette vasoplégie entraîne une chute de pression artérielle et rend la victime très sensible aux modifications de position. La réanimation doit en tenir compte (pantalon anti-G, pour le transport, perfusions et sympathomimétiques pour contrôler la pression artérielle). Le pronostic fonctionnel est toujours très péjoratif, mais la mortalité a diminué grâce aux progrès de la réanimation, du "nursing" et de la réadaptation fonctionnelle

paraplégie, tétraplégie, traumatisme crânien, système nerveux autonome, Brown-Séquard (syndrome de)

traumatisme obstétrical l.m.

birth injury

Au sens le plus large, effets adverses subis par l'enfant lors de la naissance correspondant en pratique aux conséquences d'agressions mécaniques lors d'un passage difficile dans la filière génitale ou lors de l'extraction. Les lésions du système nerveux sont prédominantes : traumatismes cranio-encéphaliques, lésions médullaires, étirement du plexus brachial, paralysie faciale. On peut aussi observer des fractures et des hémorragies viscérales (foie, rate, surrénales).

diaphragmatique (paralysie), paraplégie, traumatisme du crâne

traumatisme somatique et névrose l.

somatic traumatism and neurosis

État névrotique au sens large, développé après un traumatisme surtout céphalique, mais non exclusivement.
Pour établir la causalité, le psychiatre s'attachera à faire la part des nombreux facteurs susceptibles d'intervenir et de se conjuguer : handicaps séquellaires (en évitant toute "neuromythologie cérébrale"), "blessure psychique ouverte" persistant après une confrontation directe avec la mort (traumatisme psychique), résonance avec l'histoire personnelle du sujet (sans pour autant souscrire au postulat d'une personnalité prédisposante), litiges et retards concernant la réparation, notamment.
Ainsi, bien que d'évolution le plus souvent favorable, un syndrome post-commotionnel des traumatisés cranio-encéphaliques peut aboutir à une organisation névrotique influencée par la personnalité prétraumatique et par le type de relation avec l'environnement (possibilité de "traumatismes secondaires" liés à un rejet social), avec création possible d'un cercle vicieux et survictimation.
Le plus souvent, il n'y a pas de corrélation entre l'importance du traumatisme et celle des manifestations dites névrotiques ultérieures
Pour lever toute ambigüité, l'expression de "troubles psychiques posttraumatiques" devrait être réservée aux seules suites d'un traumatisme somatique. Mais on sait que des facteurs somatiques et psychiques sont très fréquemment associés.

blessés (manifestations psychiques chez les)

traumatisme sonore l.m.

Altération auditive provoquée par l’exposition de la cochlée à une onde sonore très intense, soit de courte durée, soit intermittente et répétée

Elle se traduit par une hypoacousie de perception, portant d’abord sur le 4 000 Hz. Dans certaines circonstances s’ajoute à l’onde sonore une onde de pression (gifle, plongeon, explosion) qui provoque des lésions de l’oreille moyenne au niveau du tympan, de la chaîne ossiculaire et même des fenêtres.
Certaines professions comportent également une exposition à des bruits excessifs dont le caractère répétitif induit un tableau clinique qui caractérise le tableau des surdités professionnelles.

surdité, surdité professionnelle

traumatisme thoracique l.m.

thoracic trauma

Lésion thoracique produite par un agent extérieur agissant mécaniquement.
On distingue les traumatismes thoraciques fermés et les traumatismes thoraciques ouverts.

traumatisme thoracique fermé l.m.

blunt thoracic injury, blunt thoracic trauma

Lésion produite par un choc sans qu'il y ait déchirure de la peau et pénétration de l'agent qui le provoque.
Les traumatismes thoraciques fermés s'opposent donc aux traumatismes thoraciques ouverts (mieux appelés plaies de poitrine).
Ces traumatismes sont liés pour une grande part aux accidents de la circulation, à un moindre degré aux accidents du travail, de sport et aux suicides.
On distingue les traumatismes thoraciques fermés isolés et les polytraumatismes où l'atteinte de la cage thoracique s'accompagne d'autres atteintes : abdominale, des membres, du crâne, du rachis, qui aggravent notablement le pronostic vital surtout lors des atteintes crâniocérébrales.

polytraumatisme

traumatisme thoracique ouvert

plaie de poitrine

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