cœur pulmonaire aigu l.m.
acute pulmonary heart
Défaillance aigüe du cœur droit, par augmentation soudaine et importante de la post-charge ventriculaire droite, dont la cause la plus fréquente et la plus typique est l'embolie pulmonaire massive.
D’autres mécanismes peuvent aussi provoquer l’insuffisance aigüe du ventricule droit : les syndromes de détresse respiratoire aigüe de l’adulte, l’état de mal asthmatique, la décompensation aigüe des bronchopneumopathies chroniques obstructives, etc.
[K2,K1]
délire aigu l.m.
acute frenzy
Entité nosographique française ancienne, d'une extrême gravité, décrite comme une complication d'états psychotiques surtout aigus (psychoses alcooliques, confusions mentales infectieuses, catatonies sévères, notamment).
L'intense agitation hallucinatoire et anxieuse et la sitiophobie s'accompagnent d'une hyperthermie et d'une déshydratation avec troubles hydroélectrolytiques et hyperazotémie (encéphalite psychosique aigüe hyperazotémique, E. Toulouse, L. Marchand et A. Courtois, à partir de 1929).
Grâce aux moyens de traitement actuels et à l'évolution de la pathologie, cette réaction , catastrophique a pratiquement disparu.
L. Marchand, A. Courtois, E. Toulouse, neuropsychiatres français (1935) L. Calmeil, neuropsychiatre français (1859)
Étym. lat. delirium : délire
délire aigu puerpéral l.m.
acute puerperal delirium
Manifestation psychotique des suites de couches, sous forme d'un syndrome confusionnel, associé à des phénomènes oniriques, hallucinatoires et délirants apparaissant quelques jours après l'accouchement ou sous forme d'un état mélancolique avec épisode dépressif plus tardif.
Étym. lat. delirium : délire
Syn. psychose puerpérale
glaucome aigu (crise de) l.f.
acute glaucoma
Hypertonie oculaire aigüe due à la fermeture de l'angle iridocornéen, secondaire à un blocage pupillaire.
Cet accident grave survient principalement chez des sujets hypermétropes ayant un angle iridocornéen étroit ou des yeux ayant un iris plateau. Il s'agit d'une urgence médicale fréquente nécessitant un traitement hypotonisant rapide et une iridotomie au laser. En cas de diagnostic tardif, la formation de synéchies iridocornéennes crée la situation clinique du glaucome chronique à angle fermé, dont le traitement devient rapidement chirurgical (trabéculotomie).
→ blocage pupillaire, iris plateau
hydramnios aigu l.m.
acute polyhydramnios
Hydramnios précoce, se manifestant entre le 4e et le 6e mois, d'installation rapide puisqu'il se constitue en quelques jours, et abondant, pouvant dépasser 10 litres.
Étym. gr. hudôr : eau; amnios : amnios
[O3]
kératocône aigu l.m.
Lipschütz (ulcère aigu de la vulve de) l.m.
Lipschütz’s ulcus vulvae acutum
B. Lipschütz, dermatologiste autrichien (1912)
→ ulcère aigu de la vulve, aphtose bipolaire
œdème aigu cardiogénique du poumon l.m.
acute pulmonary oedema
Œdème aigu du poumon causé par un état d'insuffisance aigüe du cœur gauche.
L'œdème devient manifeste au bout de 30 min. quand la pression capillaire pulmonaire dépasse 30 mm de Hg, généralement à la suite d'une élévation de la pression télédiastolique du ventricule gauche ou d'un obstacle à la vidange des veines pulmonaires.
Le diagnostic repose sur les signes cliniques : le malade se tient assis, angoissé et présente une tachypnée superficielle caractéristique, accompagnée d'une toux avec expectoration mousseuse qui ne le soulage pas ; on note des signes d'insuffisance cardiaque gauche (tachycardie, bruit de galop et marée montante de râles crépitants à l'auscultation des poumons).
Le traitement consiste à administrer de l'oxygène au masque sous pression positive (CPAP) et à soulager la précharge par l'administration intraveineuse d'un diurétique d'action rapide comme le furosémide, voire d'un dérivé nitré délivré par perfusion continue à la seringue électrique (y associer les digitaliques). Sauf en urgence et faute de mieux, la saignée est abandonnée. Il ne faut jamais coucher de tels malades pendant leur transport et ils doivent être laissés assis dans leur lit.
Toutes les cardiopathies affectant le cœur gauche peuvent se compliquer d'œdème aigu du poumon : cardiopathies ischémiques, hypertensives, myocardiopathies non obstructives, cardiopathies valvulaires touchant les valves mitrales ou aortiques.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
→ filtration, IPPB, œdème, œdème aigu du poumon, orthopnée
Édit. 2017
œdème aigu du poumon l.m.
acute pulmonary oedema
Filtration brutale et anormale du plasma des capillaires pulmonaires dans les alvéoles pulmonaires entraînant la formation de mousse albumineuse qui envahit les poumons et fait obstacle à l'hématose.
Normalement, le plasma qui filtre à travers la paroi alvéolocapillaire est résorbé par les vaisseaux lymphatiques au niveau de la sortie du lobule pulmonaire : le débit de filtration est proportionnel à la pression de filtration (écart de pression alvéolocapillaire), à la perméabilité et à la surface de la membrane alvéolaire (loi de Darcy) ; le débit de résorption lymphatique est proportionnel à l'écart de pression entre alvéole et veine cave. Lorsque le débit de filtration dépasse celui de résorption, le liquide s'accumule dans les alvéoles où le va-et-vient ventilatoire de l'air le fait mousser. Cette mousse se répand dans tout l'arbre bronchique et entrave l'hématose, d'où une hypoxie grave qui peut être fatale si l'on ne maîtrise pas rapidement le phénomène. Chez le sujet debout ou assis, la pression hydrostatique est plus élevée à la base du poumon qu'à l'apex et, de ce fait, l'œdème débute aux bases (signe de «marée montante des râles») : c'est pourquoi le patient prend spontanément une position orthostatique, plus favorable pour la respiration, parce que les sommets sont alors plus libres (il y a moins d'œdème aux sommets qu'aux bases). La pression de filtration dépend de l'écart de pression hydrostatique entre l'alvéole et le capillaire et, secondairement, des écarts de pressions osmotique et oncotique, ainsi que de la pression due à la courbure de la paroi alvéolaire (loi de Laplace : pression = tension superficielle x courbure). La perméabilité aux liquides de la membrane alvéolaire dépend de l'état des cellules qui la composent : elle diminue avec l'œdème cellulaire et augmente considérablement avec les atteintes toxiques qui lèsent les cellules.
Les causes d'œdème aigu peuvent être cardiovasculaires (l'élévation de la pression capillaire pulmonaire augmente la filtration, l'élévation de la pression veineuse cave diminue la résorption lymphatique pulmonaire), pneumatique (abaissement de la pression alvéolaire dans les accidents de décompression en plongée ou en aéronautique et dans la dyspnée inspiratoire avec tirage), lésionnelle (altération de la paroi alvéolocapillaire par des agents toxiques, gaz vésicants, fumées d'incendie, etc.). Toutes les causes qui augmentent la ventilation, notamment l'exercice musculaire, aggravent la situation en sollicitant la filtration à l'inspiration. Le traitement découle de là : mettre au repos en position assise, augmenter la pression alvéolaire (IPPB en O2 pur), abaisser la pression capillaire pulmonaire et la précharge veineuse (diurétiques, saignée faute de mieux), réduire la ventilation (morphine).
Le furosémide intraveineux est un élément du traitement d’urgence.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Sigle OAP
→ œdème, œdème aigu cardiogénique du poumon, orthopnée, filtration, indice de Miller, IPPB
Édit. 2017
œdème aigu hémorragique de la peau du nourrisson l.m.
acute hemorrhagic oedema of childhood, infantile acute haemorrhagic oedema
Affection résultant d'une vascularite aigüe du jeune enfant de 5 mois à 2 ans avec, comme facteurs déclenchants, une infection des voies aériennes supérieures, une vaccination ou la prise d'un médicament, se traduisant par une fièvre à 38-40°C et quelques signes cutanés qui associent un œdème douloureux et un purpura polymorphe avec des médaillons en cocarde, et dont l'évolution est le plus souvent favorable sans séquelles.
Il n'y a pas d'examens complémentaires discriminants ; on doit éliminer une méningococcémie.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. purpura en cocarde infantile postinfectieux de Seidlmayer
Édit. 2017
œdème aigu pulmonaire lésionnel l.m.
→ détresse respiratoire aigüe de l'adulte (syndrome de) (SDRA)
Édit. 2017
pemphigus aigu fébrile grave de Nodet l.m. (obsolète)
Dénomination obsolète donnée à une dermatose bulleuse décrite chez les bouchers qui correspond vraisemblablement à une épidermolyse staphylococcique aigüe.
C. H. Nodet, dermatologue français (1880)
pityriasis lichénoïde varioliforme aigu l.m.
acute varioliform pityria lichenoides
Forme aiguë rare de pityriasis lichénoïde, habituellement observée chez l'enfant, correspondant à une éruption à début brutal faite de papules qui deviennent nécrotiques ou croûteuses puis s'ulcèrent et dont la cicatrisation peut prendre un aspect varioliforme.
L'évolution, plus courte que celle des formes chroniques, dure quelques semaines, voire quelque mois. Il existe des formes suraiguës fébriles. L'image histologique est superposable à celle du pityriasis lichénoïde chronique, mais est plus marquée, avec, notamment, une réelle vascularite qui constitue probablement la lésion élémentaire.
Syn. parapsoriasis varioliforme de Mucha-Habermann
Sigle : PLEVA
prurigo simplex aigu l.m.
simple acute prurigo, prurigo simplex acuta
Dermatose banale touchant préférentiellement l'enfant, mais parfois aussi l'adulte, caractérisée par une éruption aigüe de papules érythémateuses prurigineuses de petite taille dispersées en nombre variable sur le tégument, parfois vésiculeuses ou même bulleuses, volontiers excoriées en leur centre, d'aspect histologique peu spécifique.
Le diagnostic est clinique, mais des examens complémentaires, en particulier la biopsie cutanée, peuvent être nécessaires pour éliminer d'autres dermatoses. Le prurigo aigu est généralement regardé comme une réaction d'hypersensibilité à des arthropodes présents dans l'environnement du malade; le traitement repose essentiellement sur les antihistaminiques et les dermocorticoïdes.
pyopneumothorax aigu l.m.
acute pyopneumothorax
Irruption brutale de pus et d'air dans la cavité pleurale.
Il en est deux causes ;
- les abcès pulmonaires souscorticaux à germes anaérobies, souvent de petites tailles ;
- plus rare est la perforation d'une caverne tuberculeuse souspleurale observée fréquem
Dans les deux cas, il existe un syndrome infectieux sévère, une détresse respiratoire nécessitant un drainage pleural irréversible d'extrême urgence. La mise en évidence de germes anaérobies ou de bacilles de Koch permet de conduire le traitement antibiotique.
rejet aigu de greffe hépatique l.m.
Rejet survenant en cas de transplantation hépatique soit dès le 3e jour postopératoire et dans 80% des cas avant le 15e jour, soit tardivement nécessitant la poursuite du traitement immunosuppresseur.
Un traitement est nécessaire dans 35 à 70% des cas. Suspecté en cas de fièvre, d'élévation des tests hépatiques, le diagnostic est fait histologiquement par biopsie hépatique. Il existe dans l'espace porte un infiltrat inflammatoire portal, des canaux biliaires interlobulaires et de l'endothélium veineux. Le traitement repose sur les fortes doses de corticoïdes (bolus), en cas d'échec sur l'anticorps monoclonal antiCD 3 (OKT3) ou le tacrolimus (ou FK 506, lactone macrocyclique hydrophobe de mécanisme d'action voisin de celui de la ciclosporine).
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet aigu d'un greffon pulmonaire l.m.
acute pulmonary graft rejection
Élimination par le receveur d'une greffe pulmonaire.
Le rejet survient le plus souvent dans les trois premiers mois, mais il peut être tardif, même après plusieurs années. Il se traduit par de la fièvre, des infiltrats pulmonaires et une détérioration de la fonction pulmonaire que traduisent la chute des débits et volumes pulmonaires et de la PaO2. Au-delà du premier mois, le tableau est plus subaigu. La radio
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet aigu de greffe cardiaque l.m.
acute rejection
Intolérance tissulaire précoce d'une allogreffe cardiaque induite par le système lymphocytaire.
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rhumatisme articulaire aigu l.m.
acute rheumatic fever
Maladie inflammatoire aigüe survenant dans les suites d’une infection pharyngée à streptocoque bêta-hémolytique du groupe A et caractérisée par un état fébrile avec polyarthrite touchant surtout les grosses articulations, fugace et guérissant sans séquelles apparentes, mais pouvant se compliquer, surtout chez l’enfant, d’atteintes cardiaques (endocardite, myocardite, péricardite ou pancardite) qui font la gravité de la maladie, et parfois d’atteintes extracardiaques (érythème marginé, nodules sous-cutanés de Meynet, chorée).
Biologiquement, il n’y a pas de test spécifique du rhumatisme articulaire aigu mais seulement un syndrome inflammatoire non spécifique très prononcé (augmentation de la vitesse de sédimentation, élévation de la protéine C-réactive, de l'haptoglobine) et des stigmates directs et indirects de l’infection streptococcique, à savoir la présence de streptocoques bêta-hémolytiques au prélèvement de gorge fait au tout début de la maladie et élévation des anticorps anti-streptococciques (antistreptolysines O et autres) à sa période d’état.
Le traitement fait appel au repos au lit en phase aigüe, associé à une surveillance cardiaque. La pénicilline est mise en route d'abord dans un but curatif, puis à titre prophylactique. Les salicylés à forte dose et les glucocorticostéroïdes ont une action favorable sur la fièvre, les arthrites et les manifestations cardiaques.
J-B. Bouillaud, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1832)
Étym. gr. rheuma : fluxion
Sigle RAA
→ endocardite rhumatismale, Meynet (nodules de)
torticolis aigu l.m.
acute torticollis, Grisel's disease
Attitude en inflexion latérale et en rotation de la tête et du cou d’apparition rapide dans un contexte infectieux.
Il est dû habituellement à une infection vertébrale cervicale ou des tissus adjacents.
P. Grisel, chirurgien français (1930)
Étym. lat. tortum collum : cou tordu
ulcère aigu de la vulve l.m.
Aphtose vulvaire se présentant comme une érosion douloureuse à bords réguliers déterminant des lésions gangréneuses extensives.
Étym. lat. ulcus : ulcère
→ ulcère, ulcère aigu de la vulve de Lipschütz
ulcère aigu de la vulve de Lipschütz l.m.
Lipschütz acute genital ulcer, ulcus vulvae acutum
Ulcération aigüe, douloureuse et isolée de la vulve, d’étiologie inconnue, guérissant spontanément, et décrite chez des jeunes filles vierges.
B. Lipschütz, dermatologue autrichien (1912)
Étym. lat. ulcus : ulcère
Syn. ulcus vulvae acutum
→ ulcère
état anxieux aigu l.m.
acute anxious state
[H3]
Édit. 2018
foie cardiaque aigu l.m.
Syn. hépatite hypoxique
[L1]
Édit. 2018
acidose fœtale respiratoire l.f.
respiratory fœtal acidosis
[R1,O3,O6]
Édit. 2017