mesure radio isotopique d'une hémorragie digestive occulte l.f.
→ hémorragie digestive occulte (mesure radio isotopique d'une)
température (mesure de la) l.m.
measure of temperature
En médecine, mesure ou enregistrement de la température du corps humain.
Comme les marges de variation de la température de l'homme normal sont très étroites, il faut que les thermomètres médicaux soient sensibles, fidèles et précis. La loi de 1903 a institué la vérification de chaque thermomètre médical par le Laboratoire National d'Essai.
Plusieurs phénomènes sont utilisés pour mesurer la température : dilatation des gaz (Galilée, 1592), des liquides (eau, alcool puis mercure - Fahrenheit, 1709), variation de la résistance électrique (fils de platine, thermistance) ou différence de potentiel d'un couple thermoélectrique, etc.
Le thermomètre médical classique doit être précis au 10e de degré et son échelle doit aller de 36 à 42°C. Mais son utilisation n'est pas très commode en réanimation car l'échelle est insuffisante pour l'hypothermie et il ne permet pas de suivre la température en permanence. On utilise alors des thermomètres à thermistance qui doivent être étalonnés régulièrement. Ils permettent d'obtenir un enregistrement si besoin.
On mesure la température rectale ou tympanique, Dans la bouche (sous la langue) ou même sous le bras, elle est plus basse d'un degré. La mesure de la température n'a été utilisée en médecine qu'au début du XIXe siècle (Joseph Récamier) et n'est devenue courante qu'à la fin de ce siècle.
Pour les usages industriels et les autres usages médicaux (stérilisation etc.) on utilise divers thermomètres allant jusqu'à 180°C et plus (stérilisation) ou descendant au-dessous de 0°C (cryométrie).
vitesse circulatoire (mesure de la) l.f.
circulation time (measure of)
La vitesse circulatoire globale est déterminée en mesurant le temps écoulé entre l’introduction d’un produit- test dans une veine périphérique et sa manifestation en un point éloigné du réseau circulatoire.
Cette manifestation peut être le goût d’un produit sapide ou de l’éther, une réaction physiologique précise, ou l’apparition d’une coloration avec la fluorescéine.
volume globulaire (mesure du) l.m.
red cells volume (measure of)
Le volume globulaire se mesure grâce à un traceur isotopique : érythrocytes marqués au chrome 51 Cr
volume plasmatique (mesure du) l.m.
Le volume plasmatique est mesuré en utilisane l'albumine marquée à l'iode 1251
étalonnag d'un appareil de mesure
calibration
Opération expérimentale par laquelle on établit la correspondance entre l'indication d'un appareil de mesure et une valeur numérique connue de la grandeur mesurée.
[B3]
Édit. 2018
arcade artérielle sus-tarsale l.f.
sustarsale arterial arch
Issue des artères palpébrales internes.
→ arcades artérielles palpébrales
branche artérielle thoracophrénique l.f.
Édit. 2017
différence alvéolo-artérielle l.f.
alveoloarterial difference
Différence de pression partielle d'un gaz entre l'alvéole et le sang artériel systémique, qui est nulle pour le CO2, au maximum de 10 mm Hg pour l'oxygène.
Pour l'oxygène une augmentation de la différence alvéoloartérielle peut relever de différents mécanismes : anomalies des rapports ventilation-perfusion, présence d'un shunt, trouble de la diffusion alvéolocapillaire.
dilatation artérielle transluminale l.f.
transluminal arterial dilatation
Technique de cardiologie interventionnelle destinée au traitement des sténoses artérielles congénitales ou acquises (le plus souvent athéroscléreuses).
Elle consiste à introduire par ponction artérielle transcutanée un cathéter muni d’un ballonnet gonflable qui est poussé jusqu’à la zone rétrécie. Le gonflement sous forte pression de ce ballonnet supprime le rétrécissement, soit par la déchirure d’une sténose congénitale, soit par l’écrasement et le refoulement d’une obstruction athéromateuse.
Ce procédé peut être utilisé dans toutes les artères mais il est surtout appliqué aux sténoses coronaires, il a pris une place considérable dans le traitement de la maladie coronaire athéroscléreuse.
dissection artérielle l.f.
dissecting aneurysm
Cavité développée dans l'épaisseur de la média artérielle (aorte, coronaires, carotides, les rénales, les artères à destinée digestive) sur une longueur plus ou moins grande, occupée par le sang provenant d'une rupture de la tunique interne.
Elle est dite borgne, lorsqu'elle reste uniquement en relation avec la lumière artérielle par cette seule rupture, ou communicante lorsqu'une nouvelle rupture intervient en aval de la première. La rupture peut se faire en dehors de la lumière, entraînant un hématome périartériel, en général mortel lorsqu'il est aortique. La dissection artérielle peut atteindre certaines artères collatérales lors de son évolution.
→ médianécrose kystique de l'aorte
dolicho-ectasie artérielle l.f.
dolichoectasic arteries
Allongements, dilatations et tortuosités irrégulières des artères du système carotidien et/ou vertébrobasilaire, caractérisées histologiquement par une raréfaction de la limitante élastique interne et une transformation de la média en un tissu fibreux paucicellulaire.
La fréquence de ces dolicho-ectasies est estimée à 0,6% dans les séries angiographiques. Elles sont souvent associées à d'autres anomalies vasculaires : anévrisme sacculaire, anévrisme de l'aorte abdominale ou des artères systémiques, hypoplasie carotidienne.
Les manifestations cliniques sont : soit des compressions des structures de voisinage (nerfs crâniens à leur émergence du tronc cérébral ou dans le sinus caverneux, tronc cérébral, troisième ventricule, etc.) ; soit des accidents ischémiques cérébraux secondaires à la formation d'un thrombus intraartériel, à l'occlusion d'artères perforantes ou à des lésions athéroscléreuses surajoutées. Les hémorragies sous-arachnoïdiennes par rupture de l'artère dysplasique sont beaucoup plus rares. Le diagnostic, souvent évident au scanner et à l'IRM, est confirmé par l'angiographie.
Étym. gr. Dolikhos : long
dysplasie artérielle l.f.
arterial dysplasia
Anomalies artérielles segmentaires ou diffuses, de nature non athéromateuse et non inflammatoire, des artères élastiques ou musculaires.
Leur étiologie est inconnue ; elles sont décrites à tout âge, et plus fréquemment chez la femme.
On distingue des formes ectasiantes (mégadolicho-artères), sténosantes (maladie de moya moya et hypoplasie artérielle), et mixtes, ectasiantes et sténosantes (dysplasies fibromusculaires).
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
embolie artérielle périphérique l.f.
systemic arterial embolism
Migration dans une artère de substances diverses aboutissant à l'occlusion du vaisseau à distance de l'origine de l'embole.
L'aorte, surtout les artères qui s'en détachent ou leurs branches sont concernées. L'embole est habituellement fibrinocruorique, parfois fibrinoplaquettaire, voire septique, gazeux, graisseux ou cholestérolique. Différentes origines du thrombus sont possibles : cardiopathie emboligène (p. ex. rétrécissement mitral compliqué de fibrillation atriale), matériel fibrinocruorique, voire fibrinoplaquettaire, détaché d'une plaque d'athérome développée sur la paroi de l'aorte ou d'une de ses branches. Parfois, une hémopathie ou une coagulopathie sont à l'origine de la formation du thrombus alors que l'artère ne présente aucune anomalie radiologiquement décelable.
L'embolie d'une artère d'un membre ou d'un viscère peut entraîner la gangrène par ischémie du membre ou l'infarctus du viscère. Un traitement thrombolytique ou la désobstruction chirurgicale percutanée limite les conséquences et, si elle est pratiquée à temps, ils permettent d'éviter l'amputation du segment nécrosé.
L'embolie des artères rénales entraine une insuffisance rénale aigüe. L'embolie mésentérique mène à l'infarctus mésentérique. L'embolie cérébrale se complique d'une ischémie transitoire ou d'un infarctus cérébral.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, fibrinocruorique, rétrécissement mitral, fibrillation atriale, coagulopathie, athérome, infarctus mésentérique, accident ischémique transitoire, infarctus cérébral
[K2, K4]
Édit. 2019
encéphalographie artérielle l.f.
Appellation donnée par son inventeur : n’est plus utilisée.
A. Egas Moniz, neurologue portugais, prix Nobel de Médecine en 1949 (1927)
[H1]
Édit. 2019
endoprothèse artérielle périphérique l.f.
peripheral arterial endoprosthesis
Prothèse le plus souvent métallique, implantée dans une artère (aorte descendante, artères rénale, iliaque, fémorale ou poplitée), soit pour compléter le résultat d'une angioplastie transluminale et prévenir une nouvelle sténose, soit pour traiter une dissection.
→ endoprothèse coronaire, angioplastie transluminale percutanée, dissection
[B3, B3, K4]
Édit. 2020
fibrodysplasie artérielle l.f.
arterial fibrodysplasia
Maladie caractérisée par des anomalies de structure des parois artérielles intéressant les trois tuniques de celles-ci, concernant des territoires divers, et provoquant une succession de sténoses et d’anévrismes.
→ dysplasie fibromusculaire des artères
Édit. 2018
hypertension artérielle l.f.
arterial hypertension, hypertension, high blood pressure
Élévation pathologique de la pression artérielle au-dessus des limites normales, concernant en général, ses deux composantes systolique et diastolique, décelée et suivie par la mesure sphygmomanométrique.
Elle peut être transitoire, évoluer par poussées, prendre une allure paroxystique (au cours du phéochromocytome p. ex.). Sa gravité croit avec l'élévation des chiffres tensionnels. On considère classiquement comme pathologique, toute tension artérielle supérieure à 140/90 mmHg mais ce critère doit être reconsidéré en fonction du contexte clinique.
L’hypertension artérielle permanente constitue une des maladies les plus fréquentes de l’Homme.
Elle peut être longtemps latente ou entraîner des céphalées, des troubles sensoriels variés. Elle expose au risque de complications vasculaires, oculaires, cardiaques, cérébrales, rénales, etc. Seules les hypertensions artérielles sévères se compliquent de rétinopathie hypertensive qui comprend à des degrés divers des hémorragies, des modifications de calibre des vaisseaux, des exsudats et un œdème papillaire, traduisant une décompensation sévère.
L’hypertension artérielle peut être secondaire à une anomalie des surrénales (phéochromocytome, adénome, hyperplasie), à une néphropathie, à une maladie vasculaire (coarctation aortique, sténose d’une artère rénale) etc. Elle peut n’avoir aucune cause décelable.
A côté du traitement des causes, la thérapeutique pharmacologique a bénéficié dans les dernières années de progrès considérables.
Hypertension est une expression incorrecte, consacrée par l'usage, car il ne s'agit pas de tension mais de pression. Le mot a été créé par Papillon à une époque où les médecins distinguaient mal les concepts de pression et de tension.
P. H. Papillon, médecin français (1895)
Sigle HTA
→ hypertension gravidique, hypertension maligne, urgence hypertensive, hypertensive (crise), hypertension artérielle (traitement de), hypertension rénovasculaire, coarctation aortique, phéochromocytome, hyperaldostéronisme,tensiomètre, pression, tension, médicaments antihypertenseurs
hypertension artérielle essentielle l.f.
idiopathic arterial hypertension
Hypertension artérielle permanente, ne relevant d’aucune étiologie évidente.
Elle constitue une maladie souvent familiale, probablement suscitée et contrôlée par des facteurs génétiques.
hypertension artérielle essentielle et psychisme l.f.
idiopathic high blood pressure and psychism
Une composante psychosomatique est fréquemment reconnue à cette affection, les modifications tensionnelles constituant une réponse au stress et aux émotions.
Il n'existe sans doute pas de profil psychologique spécifique de l'hypertension. On constate toutefois que les hypertendus répriment davantage que les normotendus leurs sentiments hostiles, et qu'en situation de compétition, les sujets à risque hypertensif témoignent d'une plus forte inhibition de l'action.
hypertension artérielle gravidique l.f.
pregnancy-induced hypertension
Hypertension artérielle définie par une pression systolique supérieure à 140 mm Hg et/ou une pression diastolique supérieure à 90 mm Hg, survenant durant la grossesse et responsable de désordres maternels et fœtaux.
Schématiquement on distingue l'hypertension gravidique pure liée à la grossesse qui atteint la primipare mais qui peut récidiver à chaque grossesse et l'hypertension présente avant la grossesse ou révélée par elle mais imputable à des antécédents, notamment rénaux, indépendants de l'état gravidique.
Le tableau clinique est très variable. L'hypertension peut être isolée, modérée, ou s'inscrire dans le contexte de la toxémie gravidique.
L'hypertension gravidique pure survient surtout chez la primipare, au cours du troisième trimestre de la grossesse. Elle est consécutive à une ischémie placentaire.
Dans tous les cas, un traitement s'impose pour éviter des complications graves pour la mère et le fœtus. Les complications maternelles sont l'hématome rétroplacentaire, la crise d'éclampsie. Les complications fœtales sont le retard de croissance intra-utérin, la souffrance chronique, la mort in utero.
→ toxémie gravidique, néphropathie gravidique, prééclampsie, grossesse et retentissement rénal
hypertension artérielle gravidique récidivante l.f.
recurrent pregnancy-induced hypertension
Hypertension artérielle gravidique disparaissant entre les grossesses mais récidivant lors des grossesses ultérieures.
hypertension artérielle maligne l.f.
malignant arterial hypertension
Hypertension sévère d'évolution rapidement progressive, dont les chiffres peuvent atteindre et dépasser 250/150 mm Hg et qui frappe le plus souvent l'adulte jeune.
La cause déclenchante est souvent mal identifiée. Elle implique une forte stimulation du système rénine-angiotensine-aldostérone. Il existe des lésions vasculaires sévères notamment rénales à type d'artériolite fibrinoïde et nécrosante diffuse. L'atteinte oculaire est constante avec œdème papillaire, hémorragies et exsudats. Le pronostic vital est en jeu en raison de complications viscérales multiples, cérébrales, cardiaques rénales. Un traitement anti-hypertenseur plurimédicamenteux s'impose d'urgence ; il est généralement efficace.
→ urgence hypertensive, rénine-angiotensine (système)
hypertension artérielle paroxystique l.f.
paroxystic arterial hypertension
Variété particulière d’hypertension artérielle, caractérisée par des poussées transitoires, sévères, symptomatiques, responsables de malaises avec céphalées, palpitations, suivies et parfois d’une phase hypotensive.
Cette situation incite à la recherche d’une tumeur hypersécrétante de la médullosurrénale, le phéochromocytome, dont l’identification permet l’exérèse chirurgicale et la disparition de l’hypertension artérielle, au moins dans sa composante paroxystique. Cependant toutes les hypertensions artérielles, et notamment en apparence essentielles, peuvent déterminer des poussées paroxystiques.
[K2]
hypertension artérielle pulmonaire l.f.
pulmonary arterial hypertension
Augmentation de la pression dans les artères pulmonaires, l’hypertension artérielle pulmo
Elle peut être précapillaire ou postcapillaire.
L’hypertension artérielle pulmonaire précapillaire est associée à une pression capillaire pulmonaire normale. Elle a de nombreuses étiologies : cardiopathies congénitales avec shunt gauche-droit, insuffisances respiratoires chroniques obstructives (bronchite chronique, emphysème, bronchectasies), insuffisances respiratoires chroniques restrictives (fibrose pulmonaire, cyphoscoliose, séquelles de tuberculose), embolie pulmonaire récidivante ou massive, syndrome d’apnée du sommeil, vascularites pulmonaires, prise d’anorexigènes, etc.
L’hypertension artérielle pulmonaire primitive est très rare
L’hypertension artérielle pulmonaire postcapillaire est associée à une pression capillaire pulmonaire élevée, elle est la conséquence passive d’une insuffisance ventriculaire gauche ou d’une pathologie mitrale.
L’hypertension artérielle pulmonaire peut être responsable d’une insuffisance ventriculaire droite.
Les formes sévères d’hypertension artérielle pulmonaire ou associées à une connectivite peuvent être traitées par les antagonistes des récepteurs de l’endothéline, les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 et les prostacyclines. A un stade évolué et après échec des traitements médicaux, l’indication d’une transplantation pulmonaire peut être posée.
[K1,K2]