lignes de distraction l.f.p.
lineae distractiones (TA)
tension lines ; cleavage lines
Lignes cutanées théoriques indiquant la direction de la tension élastique de la peau.
Elles servent à montrer le trajet que doit suivre une incision chirurgicale pour donner le meilleur résultat esthétique possible.
K. Langer, Ritter von Edenberg, anatomiste autrichien (1819-1887) ; O. Simon, dermatologiste allemand (1845-1882)
Syn. anc. lignes de Langer ; lignes de Simon
nez en tension l.m.
tension nose
Malformation nasale caractérisée par un excès de développement du septum nasal, responsable d’une hauteur anormalement importante de la pyramide nasale.
pression artérielle l.f.
blood pressure, arterial pressure
Pression résultant de l'équilibre entre le volume sanguin, la pression consécutive à la contraction du ventricule gauche (pression artérielle) et la force vasoconstrictrice des artérioles (tension artérielle).
Comme cette pression varie cycliquement au cours de chaque période cardiaque on distingue la pression maximale, qui correspond à la systole et la pression minimale qui correspond à la diastole ; en outre, pour estimer le débit sanguin délivré par une artère, on utilise la pression moyenne au cours du cycle (voisine de la pression efficace c'est-à-dire de la pression continue qui assurerait un même débit, toutes choses égales par ailleurs).
L'unité internationale de la pression est le Pascal (Pa). Un millimètre de mercure égale 133 Pa. En clinique, la pression artérielle (PA) est exprimée en cm de mercure ou soit en mm de mercure.
En clinique on mesure de façon non-effractive la pression artérielle par la méthode auscultatoire, sauf précision spéciale dans une grande artère, de préférence l'humérale droite chez le sujet assis ou couché (ce qui correspond à peu près à la pression à la sortie du cœur gauche). Mais il ne faut pas perdre de vue que les pressions artérielles locales varient notablement avec la position du sujet et avec les accélérations, au cours des chocs et des vibrations notamment.
La méthode oscillométrique, non effractive elle aussi, est employée pour le monitorage : la pression systolique correspond au début des oscillations, la pression diastolique à leur extinction et la pression moyenne au maximum d'oscillations.
Les valeurs normales chez l'adulte sont : pression systolique < 140 mm de Hg, pression moyenne de l’ordre de 120 mm de Hg, pression diastolique < 90 mm de Hg. Le tableau ci-dessous donne les valeurs normales de la pression artérielle dans différentes artères et celle régnant dans les différentes veines et sa valeur dans les principales veines, dans le champ de pesanteur normal, 1Gz, et sous 5 Gz (cas des polytraumatismes), la pression dans l'oreillette droite servant de référence (sujet debout).
Au niveau des membres inférieurs, les pressions s’élèvent en position debout et s’abaissent en position de Trendelenburg. Les réductions tensionnelles lors du passage du clinostatisme à l’orthostatisme doivent être inférieures à 20mm de Hg.
En anesthésiologie, particulièrement en chirurgie cardiaque, et en réanimation on utilise souvent la mesure directe (effractive) de la pression artérielle par cathétérisme artériel : elle est beaucoup plus précise et son enregistrement apporte des informations supplémentaires. Le calcul de la pression moyenne se fait alors par intégration électronique de la pression instantanée au cours du temps.
En microgravité, la distribution de la masse sanguine entraîne une augmentation de la pression artérielle (et veineuse) au-dessus du cœur et une diminution au-dessous du cœur.
Syn. tension artérielle (impropre)
tension mammaire prémenstruelle l.f.
premenstrual breast tension
Sensibilité douloureuse des seins dans la période qui précède les règles, accompagnant souvent les douleurs pelviennes d’un syndrome prémenstruel.
tensionnel adj.
tensional
Qui concerne la tension d'un système clos de l'organisme, p. ex. appareil vasculaire, espace céphalorachidien.
tension psychologique de Janet l.f.
psychological tension
Degré d'activation et niveau des tendances supérieures.
La tension psychologique, dont l'abaissement donne naissance aux "atonies psychologiques", diffère de la force psychologique, qui se manifeste dans l'activité par une certaine puissance, et dont la réduction est la source des "asthénies". Un certain équilibre est nécessaire entre force et tension.
Sur la base d'une philosophie de l'évolution, l'auteur établit une hiérarchie des fonctions et de leurs difficultés croissantes, exigeant un niveau de tension de plus en plus élevé, au sommet duquel se situent "la fonction du réel" et l'activité volontaire.
Dans "Les obsessions et la psychasthénie" (1903), il considère que le déficit basal porte sur cette fonction du réel, par abaissement de la tension psychologique. De ce fait, peuvent émerger les idées obsédantes, dont le caractère conscient se distingue du niveau inconscient des idées fixes chez l'hystérique.
À des degrés respectifs variés, la dépression relèverait d'une diminution conjointe de la force et de la tension psychologique.
P. Janet, neurologue et psychologue français (1859-1947)
Syn. tonus psychologique
tension superficielle l.f.
surface tension
En physique : force par unité de longueur du bord de la surface qui est étirée.
L'image est celle d'un drap sur lequel on tire : les forces se répartissent le long du bord étiré, et la tension est la force exercée sur une unité de longueur du bord.
Comme pour la pression (force par unité de surface ou énergie par unité de volume), on peut exprimer le tension par l'énergie par unité de surface. La tension superficielle est l'énergie de surface due aux molécules qui la recouvrent.
tension veineuse l.f.
venous pressure
Banti (syndrome de) l.m.
Banti’s syndrome
Syndrome d'hypertension portale sans cirrhose, caractérisé cliniquement par une hypertension portale (splénomégalie, varices œsophagiennes) et biologiquement par un hypersplénisme (diminution des plaquettes, des leucocytes et une anémie).
L’expression syndrome de Banti n’est plus utilisé. Ce syndrome recouvre les hypertensions portales non cirrhotiques et les blocs intrahépatiques non cirrhotiques. Il correspond à plusieurs entités actuellement définies, qui font partie du cadre des hypertensions portales sans cirrhose et sans oblitération des troncs veineux porte et sus-hépatique. Il peut s’agir d’une sclérose hépato-portale, d’une hyperplasie nodulaire régénérative, d’une cirrhose septale incomplète.
G. Banti, anatomopathologiste italien (1889)
Syn. hypertension portale non cirrhotique, bloc intrahépatique non cirrhotique
→ hypertension portale, sclérose hépato-portale, hyperplasie nodulaire régénérative du foie,
Édit. 2017
blouse blanche (effet) l.m.
white coat effect, white coat hypertension
Désigne familièrment les accès tensionnels apparaissant lors de l’examen médical.
D. Ayman, A.D. Goldshine, médecins américains (1940)
Syn. : hypertension artérielle labile
Édit. 2017
carte n.f.
D’abord feuille de papier épais souvent de petit format et par extension ce que l’on écrit dessus
Étym. gr. chartè : feuille de papyrus préparée pour l’écriture, lat. charta, id. bas lat. carta : papier épais, allemand karte (attesté 1329) carte à jouer, fr. id.
→ carte chromosomique, carte cytogénétique, carte cytologique, carte de complémentation intracytosomique, carte d'acuité, carte de restriction, carte factorielle, carte familiale, carte génétique, carte génique, carte intracistronique
[Q1]
cofacteur n.m.
hypertension artérielle pulmonaire
contrextension n.f.
contra-extension
Force opposée à celle de l'extension pour éviter un déplacement dans le sens de la traction, cette force étant ordinairement dirigée vers la racine du membre lors de la réduction d'une fracture ou d'une luxation.
Le poids du corps, la position déclive peuvent parfois assurer la contrextension
Étym. lat. contra : opposé ; extendere : allonger
[I2,G5]
déflexion de la tête fœtale l.f.
fetal head hyperextension
Attitude de la tête fœtale associant une extension de la tête sur le tronc à une hyperextension ou une hyperlordose du rachis cervical.
Dans la présentation du sommet, la déflexion n'est qu'un mouvement de restitution qui se fait à la fin de la période d'expulsion, la nuque prenant appui sur le bord inférieur de la symphyse pubienne. Il existe en outre des déflexions primitives de la tête fœtale au détroit supérieur. Selon le degré de déflexion, on distingue des présentations du bregma (déflexion au tiers), du front (déflexion aux deux tiers) et de la face (déflexion complète). Dans la présentation du siège, la déflexion de la tête est un élément défavorable pour l'accouchement par les voies naturelles.
Étym. lat. deflectare : fléchir
déflexion primitive de la tête fœtale l.f.
primitive fœtal head hyperextension
Déflexion de la tête fœtale reconnue avant le début du travail.
Fréquente en cas de dolichocéphalie, elle peut être provoquée par une tumeur cervicale antérieure ou par un circulaire du cordon.
Étym. lat. deflectare : fléchir
déflexion secondaire de la tête fœtale l.f.
secondary fœtal head hyperextension
Déflexion de la tête fœtale résultant de la transformation d'une autre présentation céphalique mieux fléchie en une présentation plus défléchie au cours du travail, p. ex. une présentation du sommet évoluant en présentation du bregma.
Étym. lat. deflectare : fléchir
distension urinaire l.f.
urinary distension
État de dilatation extrême de l'ensemble de la voie excrétrice urinaire avec altération irréversible de sa paroi musculaire, au-dessus d'un obstacle chronique sous-vésical.
Cet état menace la fonction rénale et comporte un danger infectieux extrême, particulièrement en cas de cathétérisme vésical intempestif.
distension vésicale l.f.
bladder distension
État d'étirement de la paroi vésicale ayant dépassé les limites physiologiques et ne permettant plus à celle-ci de revenir à son état initial lorsque cesse l'obstruction causale sous-jacente.
Elle diffère ainsi de la simple dilatation du fait de l'irréversibilité des lésions pariétales qu'elle comporte. Elle ne correspond pas au globe vésical, comme l'usage anglais courant pourrait le faire supposer. Elle doit être distinguée de la mégavessie.
distension vésicale hydrostatique l.f.
bladder hydrostatic pressure
Technique visant à comprimer et à étirer la paroi vésicale afin de tarir un saignement diffus de la muqueuse par la mise transitoire en hyperpression hydraulique de sa cavité, ou de traiter une sclérose rétractile de la musculeuse.
Cette technique, d'indication rare, s'applique p. ex. aux hémorragies incoercibles des vessies irradiées ou consécutives à certaines chimiothérapies. Elle a été également proposée en adjuvant thérapeutique pour la cystite interstitielle avec perte de la capacité vésicale.
extension cervicale l.f.
cervical extension
Manœuvre qui a pour but d’étirer les constituants ostéomusculo-ligamentaires du rachis pour réduire une luxation ou une fracture ou pour immobiliser de façon relative le rachis cervical.
Elle se pratique avec un étrier crânien, un collier cervical (collier de Sayre).
[I1,I2,I3]
Édit. 2018
extension continue l.f.
continuous traction
Méthode de correction et d’immobilisation prolongée en traumatologie et en orthopédie, usitée en cas de fracture, luxation congénitale de la hanche, scoliose, etc.
La traction est appliquée, soit sur une broche transosseuse, soit sur un bandage ; la contrextension est souvent assurée par la position déclive du lit.
Syn. traction continue
[I2]
Édit. 2018
extension de la tête fœtale l.f.
extension of the fetal head
Déflexion de la tête fœtale dans la présentation du siège, source de dystocie.
[O3]
Édit. 2018
extension homopolymérique d'un ADN l.f.
tailing
Addition d'un oligonucléotide identique aux extrémités d'un fragment d'ADN à bouts francs pour permettre son greffage sur un autre fragment.
On peut, p. ex., ajouter sur chacune des molécules des extrémités complémentaires homopolymères un poly dA et un poly dT ou bien un poly dC. Cette réaction est réalisée grâce à la désoxynucléotidyl-transférase terminale ou transférase terminale.
[Q1]
Édit. 2019
extension n.f.
extension
1) Action d’allonger, d’ouvrir un angle ; mouvement articulaire pour aligner les constituants de l’articulation selon l’angle le plus ouvert.
L’extension peut être active ou passive c'est à dire volontaire ou non, elle peut être rapide ou progressive.
2) Méthode thérapeutique permettant d'étirer ou d'allonger le rachis ou un segment de membre.
Syn. traction continue
Ant. flexion
[I1,I2,I3]
Édit. 2018
Gordon (syndrome de) l.m.
Gordon's syndrome
R. D. Gordon, médecin endocrinologue australien (1970)
Syn. hypoaldostéronisme de type II, hypertension hyperkaliémique familiale
→ hypoaldostéronisme de type II
[K2,M1,Q2,O4]
Édit. 2017