aorte descendante l.f.
pars descendens aortae, aorta descendens (TA)
descending aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique jusqu'à sa terminaison en regard de la 4 ème vertèbre lombaire où elle se divise en artères iliaques communes gauche et droite et artère sacrée médiane.
Elle présente 2 portions : l'aorte thoracique descendante et l'aorte abdominale.
Syn. anc. portion descendante de l'aorte
arc de l'aorte l.m.
arcus aortae (TA)
arch of aorta, aortic arch
Portion horizontale de la crosse aortique, entièrement extrapéricardique.
Elle est oblique en arrière et à gauche jusqu'à la face latérale gauche de la 4e vertèbre thoracique où elle se coude pour devenir l'aorte thoracique descendante. Dans ce trajet, elle se moule sur la face gauche de la trachée, mais surtout concave en bas, elle embrasse le pédicule pulmonaire gauche. Par sa face inférieure, elle répond d'avant en arrière à l'artère pulmonaire, à ses 2 branches, puis à la bronche principale gauche. Elle est reliée à l'artère pulmonaire gauche par le ligament artériel. Le nerf laryngé récurrent gauche passe sous l'arc aortique. La face supérieure donne naissance aux artères pour la tête, le cou et les deux membres supérieurs, soit d'avant en arrière au tronc artériel brachiocéphalique, aux artères carotide commune et sousclavière gauches.
Syn. arche aortique, crosse de l'aorte
bifurcation de l'aorte l.f.
bifurcatio aortae (TA)
aortic bifurcation
Bifurcation terminale de l’aorte abdominale au niveau de la quatrième vertèbre lombaire.
En réalité l’aorte elle-même se prolonge par une branche terminale, l’artère sacrée médiane. Les deux branches de bifurcation, les artères iliaques communes droite et gauche, sont donc en réalité des branches collatérales mais leur volume prépondérant fait qu’il s’agit d’une véritable bifurcation du tronc aortique.
Édit. 2017
bulbe de l'aorte l.m.
bulbus aortae (TA)
aortic bulb
Segment initial de la portion ascendante de l’arc de l’aorte, renflé par les sinus de Valsalva.
Il est développé directement à partir du bulbe du cœur. On l’appelle aussi racine de l’aorte.
Étym. lat. bulbus : bulbe
Édit. 2017
chevauchement de l'aorte l.f.
[A2,K2]
coarctation de l'aorte l.f.
coarctation of aorta
Rétrécissement congénital de l'isthme de l'aorte thoracique à l'union de l'aorte horizontale et de l'aorte descendante.
Elle a pour conséquence l'apparition précoce d'une hypertension artérielle localisée aux artères issues en amont de la sténose et d'une hypotension en aval (absence de pouls perceptible aux artères des membres inférieurs). L'augmentation de la post-charge provoque une surcharge systolique avec hypertrophie puis insuffisance ventriculaire gauche pouvant être gravissime. La correction chirurgicale par résection de la sténose et suture terminoterminale (opération de Crafoord) est l'intervention type, elle a transformé le pronostic : auparavant la survie moyenne se situait à 30 ans. D’autres types d’intervention ont été proposés comme l’opération de Clagett, ou l’élargissement plastique de la zone sténosée.
D’autres localisations de la sténose congénitale de l’aorte sont possibles mais exceptionnelles
O. T. Clagett, chirurgien thoracique américain (1957) ; C. Crafoord, chirurgien thoracique suédois, membre de l'Académie de médecine (1945)
Étym. lat. coarctatio : action de resserrer, déverbal de cumarto (cum : avec ; artare : ajuster, serrer fortement)
[K2,Q2,K3]
coarctation de l'aorte du nouveau-né l.m.
newborn coarctation of aorta
Sténose serrée de l'aorte, située en général juste au-dessus de l'abouchement du canal artériel, isolée ou associée à d'autres malformations (communication interventriculaire, etc.).
Elle se manifeste en général vers le 10e jour de la vie par une défaillance cardiaque (prise de poids insolite, détresse respiratoire, oligurie). La découverte d'un affaiblissement des pouls fémoraux fait évoquer le diagnostic, qui est confirmé par l'échographie. Une brusque inefficacité circulatoire doit faire rechercher un épanchement péricardique (échographie) à évacuer d'urgence. Un traitement digitalodiurétique, combiné si besoin à la ventilation mécanique pour stabiliser l'enfant et protéger son cerveau contre des à-coups hypertensifs, permet de faire un examen complet avant l'intervention chirurgicale réparatrice. Les suites opératoires peuvent être perturbées par des poussées d'hypertension artérielle.
[K2,O1,Q2]
crosse de l'aorte l.f.
[A1]
Édit. 2015
isthme de l'aorte l.m.
isthmus aortae (TA)
aortic isthmus
Segment court de l’aorte thoracique situé à l’union de la crosse aortique et de l’aorte descendante entre l’origine de l’artère sous-clavière gauche et l’implantation du ligament artériel.
Situé à la limite de la portion mobile de l’aorte et de sa portion fixée à la paroi thoracique postérieure par les artères intercostales postérieures, il constitue, du fait de son origine embryologique et de sa situation à l’union de deux secteurs aortiques de formation différente, une zone de fragilité relative siège d’élection des ruptures traumatiques de celle-ci. Pour des raisons embryologiques l’isthme de l’aorte est également le siège électif de certains rétrécissements congénitaux de l’aorte (coarctation).
J. H. Stahel, anatomiste suisse
Syn. isthme de Stahel
isthmoplastie de l'aorte l.f.
aortic isthmoplasty
Procédé opératoire destiné au traitement de la coarctation de l’aorte, qui consiste sans réséquer la zone rétrécie, à l’ouvrir longitudinalement et à l’élargir par une greffe ou une prothèse pour restituer un calibre aortique normal.
L’isthmoplastie est une opération difficile en raison de la configuration contournée de la zone sténotique, ce qui ne donne pas toujours un résultat morphologique et hémodynamique satisfaisant. C’est la raison pour laquelle on lui préfère en général la résection de la zone sténotique suivie de suture ou de greffe. L’isthmoplastie est réservée aux cas où la résection est difficile ou dangereuse.
lunules des valvules semi-lunaires de la valve de l'aorte l.f.p.
lunulae valvularum semilunarium valvae aortae (TA)
lunules of semilunar cusps of aortic valve
Segments extrêmement minces et translucides du bord libre des valvules semi-lunaires de la valve de l’aorte.
Ces lunules sont situées de part et d’autre du nodule de la valvule semi-lunaire.
médianécrose kystique de l'aorte l.f.
aortic cystic medianecrosis
Processus dégénératif propre à certaines maladies et frappant électivement la tunique médiale de l’aorte : sa structure normale fait place à une nécrose des éléments constitutifs remplacés par des zones pseudokystiques.
Elle fragilise la média avec une possibilité de clivage longitudinal spontané ou provoqué par la rupture de l’intima, qui constitue la dissection aortique.
A. B. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896)
Étym. lat. medialis : milieu ; gr. nekrosis : mortification ; kustis : cavité, kyste
méga-aorte n.f.
enlarged aorta, megaaorta
Dilatation diffuse, congénitale ou acquise de l’aorte, sans perte du parallélisme des bords, ce qui la distingue des anévrismes de l’aorte.
Elle peut représenter une dystrophie congénitale du tissu élastique de la paroi aortique ou être secondaire à un obstacle aortique.
Étym. gr. megas : grand
partie abdominale de l'aorte l.f.
pars abdominalis aortae, aorta abdominalis (TA)
abdominal aorta
partie ascendante de l'aorte l.f.
pars ascendens aortae, aorta ascendes (TA)
ascending aorta
partie descendante de l'aorte l.f.
pars descendens aortae, aorta descendens (TA)
descending aorta
portion descendante de l'aorte l.f.
rupture de l'aorte l.f.
Lésion traumatique de haute gravité, provoquée par un choc violent : l’aorte se rompt électivement dans la région de l’isthme, particulièrement exposée par sa fragilité embryologique et par sa situation en porte à faux entre la crosse aortique relativement mobile et l’aorte descendante fixée au rachis par ses branches.
La rupture de l’aorte ne permet la survie que si elle n’est pas totale. Elle constitue alors une situation d’urgence exigeant une réparation chirurgicale avant la rupture totale. L’intervention peut consister soit en une simple suture aortique si elle est possible, soit en une réparation prothétique.
rupture traumatique de l'aorte et des gros vaisseaux l.f.
traumatic ruptured aorta and large vessels
Lésion partielle ou complète de la paroi de l'aorte et des gros vaisseaux lors d'un traumatisme.
Les ruptures brutales de toutes les couches de la paroi artérielle se produisant lors du choc offrent peu de possibilités de traitement, l'hémorragie est foudroyante et la mort s'en suit dans la minute. Le médecin appelé en urgence peut se trouver devant un mort : il doit éviter qu'on lui reproche de ne pas avoir sauvé la victime alors que souvent aucune lésion thoracique apparente n'est visible en cas de tachytraumatisme. Il faut qu'il puisse témoigner en cas d'enquête, et dire ce qu'il sait de l'accident.
Mais la section d'une grosse artère n'est pas toujours aussi brutale, seuls l'endothélium et la tunique musculeuse peuvent être rompus. Il se constitue alors un anévrisme, plus ou moins localisé au niveau de l'isthme aortique. Cet anévrisme peut rester muet pendant assez longtemps avant de se rompre, quelquefois plusieurs années après l'accident.
Un examen soigneux est donc nécessaire pour toute victime d'accident au cours duquel des accélérations importantes (> 5 G) ou une compression de la poitrine ont eu lieu, surtout si la victime se plaint d'une douleur pectorale dont il faut trouver la cause.
→ accélération, anévrisme, dissection aortique, tachytraumatisme
sténose isthmique de l'aorte
aorta’s isthmic stenosis, isthmic aorta’s sclerosis
valve de l'aorte l.f.
valva aortae (TA)
aortic valve
Ensemble des trois valvules semi-lunaires dont est pourvu l’orifice aortique.