Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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dystrophie choriorétinienne-microcéphalie et retard mental l.f.

L’affection est autosomique dominante

microcéphalie avec choriorétinopathie dominante

encéphalopathie avec calcification intracrânienne, déficience en hormone de croissance, microcéphalie et dégénérescence rétinienne l.f.

encephalopathy with intracranial calcification, growth hormone deficiency, microcephaly, and retinal degeneration

Encéphalopathie héréditaire avec nanisme par déficit en hormone de croissance, calcification du noyau lenticulaire et dégénérescence rétinienne.
Deux familles ont été trouvées. Il faut ajouter une dysmorphie légère du visage, un retard mental léger, et une ataxie spastique apparaissant secondairement.
L’affection est autosomique récessive (MIM 225755).

Catherine Billard, neurologue française (1989)

[H1, O4, P2 , Q2]

Édit. 2019

microcéphalie n.f.

microcephaly

Développement anormalement petit du crâne, lié à une craniosténose ou à un arrêt du développement du cerveau, c'est-à-dire à une micro-encéphalie.
En cas de microcéphalie par micro-encéphalie, le crâne est petit, non déformé, et contraste avec une face de volume normal. Le retard mental est important, mais il n'existe ni troubles sensoriels, ni hypertension intracrânienne, ce qui le distingue de la craniosténose. La microcéphalie peut être secondaire à une embryopathie (rubéole, cytomégalovirose, toxoplasmose, herpès virose, infection par le virus Zika, substance toxique) ou primitive. Il peut s'agir alors de la maladie de Giacomini ou idiotie microcéphalique héréditaire à transmission récessive, d’une anomalie chromosomique telle que la trisomie 18, d’un déficit monogénique tels les syndromes de Cockayne, de Dubowitz, de Meckel ou d'une anomalie métabolique telle la phénylcétonurie.
Pour affirmer la microcéphalie, il est nécessaire de constater que le crâne ou l'encéphale sont inférieurs à trois déviations standard en dessous de la moyenne correspondant au sexe et à l'âge du nourrisson.
En cas de craniosténose avec hypertension intracrânienne l’examen radiologique montre une accentuation des impressions digitiformes et en cas de microcéphalie avec arrêt de développement du cerveau une épaisseur anormale de la calvaria (voûte) dite hyperostose compensatrice.
La micro-encéphalie ne constitue pas en elle-même une entité pathologique, mais représente l'expression d'une anomalie associée (défaut de migration, holoprosencéphalie, agénésie du corps calleux). Elle peut être observée chez des individus à quotient intellectuel normal. La réduction de taille, habituellement homogène, peut, dans certains cas cependant, prédominer sur les lobes frontaux et temporaux. De même, une colpoencéphalie ou dilatation des cornes occipitales, n'est pas rare.

C. Giacomini anatomiste italien(1840-1898) (1892), E. A. Cockayne, médecin britannique (1936) ; V. Dubowitz, pédiatre britannique (1965), J. F. Meckel, médecin et anatomiste allemand (1822)

Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête

neurocristopathie, craniosténose

microcéphalie autosomique dominante l.f.

autosomal dominant primary microcephaly

Défaut de développement céphalique traduit par une circonférence occipito-frontale inférieure d’au moins deux déviations standard par rapport à la normale.
Il s’agit d’un défaut rare de l’embryogenèse, d’origine génétique, qui ne s’accompagne pas d’une  altération de l’architecture cérébrale. Un déficit intellectuel modéré et un retard psychomoteur sont possible mais inconstants.

[A4, H1]

Édit. 2019

microcéphalie autosomique récessive primitive l.f.

primary autosomal recessive microcephaly, MCPH

Anomalie de développement neuromusculaire entraînant une microcéphalie sans troubles neurologiques importants dont on distingue deux formes : la microcephalia vera et la forme avec gyration simplifiée.
Dans les deux formes la réduction du volume de la tête est décelable à la naissance. La circonférence crânienne est de moins trois à moins cinq déviations standard (-3 à -5 DS) avec réduction parallèle du volume cérébral.
En cas de microcephalia vera le cerveau est petit et sa constitution, examinée par IRM, est pratiquement normale. Le retard mental est léger, la parole retardée; il n’y a ni trouble neurologique ni  trouble moteur ; la taille et le poids sont presque normaux.
La transmission est autosomique récessive  survenant dans des pays à forte consanguinité, en particulier au Pakistan du nord. Actuellement sept loci ont été décrits. Dans la forme MCPH1 le gène en cause appelé  microcéphaline, en 8p22pter, code pour une protéine ayant une action sur le développement de la partie antérieure du cerveau et les ventricules latéraux. La forme la plus fréquente est la MCPH5 (37 à 54% des cas) ; le gène ASPM (Abnormal Spindle –like Microcephaly) est situé en 1q31. La microcéphalie est décelable par échographie vers le milieu de la grossesse.
La forme avec gyration simplifiée est caractérisée en IRM par une simplification des circonvolutions et le peu de profondeur des sillons cérébraux. Le retard mental est plus important que dans la forme précédente et il existe des troubles neurologiques : convulsions et spasticité. Le pronostic vital peut être en jeu. Aucun locus génique n’a encore été identifié.

Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête : autos : soi-même ; sôma : corps

Sigle : MCPH pour MicroCéphalie Primaire Héréditaire

MCPH1 gene

microcéphalie avec choriorétinopathie dominante l.f.

microcephaly with dominant chorioretinopathy

Microcéphalie vraie avec retard mental modéré et retard de croissance, associée à une dystrophie rétinienne rod-cone.
La maladie a une expression variable et il existe des porteurs sains. On trouve aussi un strabisme avec amblyopie, un nystagmus et une cataracte. La dystrophie rétinienne est présente à la naissance sous forme de lacunes choriorétiniennes sous les vaisseaux temporaux inférieurs du pôle postérieur et la rétinopathie évolue progressivement comme une rétinite pigmentaire. La vision ne baisse en général que vers la quatrième ou cinquième décennie lorsque la macula devient atrophique. L’affection est autosomique dominante (MIM 156590). Chez les porteurs sains, en cas de pénétrance incomplète, le diagnostic n'est fait qu'en angiographie avec dépigmentation en périphérie inférieure.

Corinne Alzial, pédiatre française (1980)

Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête :  chorion : membrane ; lat. rétina  rétine (de rete : réseau)

Syn. retard mental-microcéphalie-dysplasie choriorétinienne de type dominant (syndrome de)

microcéphalie avec choriorétinopathie récessive l.f.

microcephaly with chorioretinopathy recessive

Microcéphalie vraie associée à une choriorétinopathie et un retard mental.
L’affection est de transmission autosomique récessive (MIM 251270).

V. A. McKusick, pédiatre américain, membre de l'Académie de médecine (1966)

Étym. gr. mikros : petit ; kephalê : tête :  chorion : membrane ; lat. rétina  rétine (de rete : réseau)

Syn. pseudotoxoplasmose de McKusick

dystrophie choriorétinienne-microcéphalie

microcéphalie de Cordier-Saudax l.f.

J. Cordier, ophtalmologiste français. (1975) ; E. Saudax, ophtalmologiste français (1986)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. dystrophie choriorétinienne-microcéphalie

dystrophie choriorétinienne-microcéphalie

microcéphalie-dystrophie choriorétinienne l.f.

microcephaly-dystrophy chorioretinal

hyperréflexie

microcéphalie-hernie hiatale-syndrome néphrotique l.m.

microcephaly, hiatus hernia, and nephrotic syndrome

W. H. Galloway, pédiatre britannique (1968)

Galloway (syndrome de)

nanisme de type I avec microcéphalie primaire l.m.

microcephalic primordial dwarfism type I

Seckel (syndrome de)

osteogenesis imperfecta, microcéphalie et cataracte l.f.

osteogenesis imperfecta congenita, microcephaly and cataract

Microcéphalie, cataracte bilatérale et fractures multiples prénatales.
Une famille dont deux enfants sur trois avec les sclères bleues. L’affection est autosomique récessive (MIM 259410).

Marie Louise Buyse et Marilyn L. Bull, généticienne et pédiatre américaines (1978)

Édit. 2017

pli rétinien avec microphtalmie et microcéphalie l.m.

retinal fold with microcephaly and microphthalmos

Microcéphalie sévère avec plis rétiniens et déficit visuel.
La microcéphalie est le signe le plus constant, il peut s'y associer un retard mental léger, une petite taille, une peau marbrée, une clinodactylie et un strabisme. L’affection est autosomique dominante (MIM 180060).

Audre L. Jarmas, généticienne américaine (1981)

syndrome cataracte, microcéphalie, arrêt de croissance et cyphoscoliose l.m.

cataract, microcephaly, failure to thrive, kyphoscoliose syndrome

Microcéphalie congénitale avec apparition secondaire d'une cataracte, d'une spasticité bilatérale, d'une cyphoscoliose, d'une luxation bilatérale de la hanche et d'un retard mental important.
La microcéphalie puis les autres signes venant secondairement compléter le syndrome évoquent, pour Talwar et Smith, une affection neurologique avec démyélinisation centrale et périphérique.

A.B. Scott-Emuakpor, pédiatre hématologue d’origine nigériane (1977) ; D. Talwar et S.A. Smith, neuropédiatres américains (1989)

[P2,Q2,H1]

syndrome de microcéphalie-déficience intellectuelle-fistule trachéo-oesophagienne

Feingold (syndrome de)

[A4,O6,Q2]

syndrome de microcéphalie-syndrome oculo-digito-oesophago-duodénal

Feingold (syndrome de)

[A4,O6,Q2]

syndrome microcéphalie-fente palatine l.m.

F. Halal, pédiatre généticien canadien (1983)

Syn. syndrome de Halal, microcéphalie-fente palatine-pigmentations rétiniennes

Halal (syndrome de)

[Q2]

Édit. 2015

syndrome microcéphalie-fente palatine l.m.

F. Halal, pédiatre généticien canadien (1983)

Syn. Halal (syndrome de)

Halal (syndrome de)

[.Q2,H1,P2,P3,O1]

Édit. 2018

angiome avec anomalies vasculaires profondes l.m.

angioma with deep vascular anomalies

Association d'un angiome plan et de malformations veineuses ou artérioveineuses profondes s'accompagnant d'une hypertrophie des tissus mous et osseux.

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur

angiome ostéohypertrophique

[K4]

Édit. 2017  

anomalies chromosomiques l.f.p.

Anomalies de nombre ou de la structure d’un ou de plusieurs chromosomes dans un génome, elles peuvent être constitutionnelles ou acquises.
Les anomalies chromosomiques constitutionnelles, cause fréquente d’anomalie du développement embryo-fœtal, sont à l’origine d’environ 50 % des avortements spontanés survenant pendant le premier trimestre de la grossesse.
Les anomalies chromosomiques acquises, observées au cours de processus malins ne siègent qu'au niveau des cellules tumorales (ex. chromosome philadelphie de la leucémie myéloïde chronique)
Les deux grands types d’anomalies chromosomiques constitutionnelles concernent le nombre ou la structure des chromosomes.
- Les anomalies du nombre des chromosomes, dites aneuploïdie, peuvent être homogènes (présentes dans toutes les cellules), ou en mosaïque (présentes dans une proportion variable de cellules). L'origine des anomalies homogènes se situe soit au moment de la méiose pendant la formation des cellules reproductrices soit lors des premières divisions mitotiques du zygote, après la fécondation. On peut distinguer :
           .  la présence d’un chromosome supplémentaire : trisomie,
           .  la perte d’un des deux chromosomes d’une paire : monosomie.
Le facteur de risque prédominant des anomalies de disjonction chromosomique méiotique est l’âge maternel élevé.
- Les anomalies de structure des chromosomes qui résultent de la survenue de cassures chromosomiques suivies par un ou plusieurs recollements anormaux peuvent affecter un ou plusieurs chromosomes ; ce sont les translocations. Elles peuvent être équilibrées ou non :
. les anomalies équilibrées n’entraînent pas de déséquilibre du matériel chromosomique et n’ont habituellement pas d’effet phénotypique, à l’exception de la situation au cours de laquelle la cassure en interrompant un gène entraîne une maladie génétique correspondante. Les anomalies équilibrées peuvent entraîner, lors de la méiose, la formation de gamètes déséquilibrés donnant des zygotes anormaux, ce qui se traduira par la survenue d'avortements ou par la naissance d'enfants porteurs d'anomalies congénitales ;
. les anomalies non équilibrées peuvent survenir de novo c’est-à-dire de façon accidentelle (délétions, translocations non équilibrées de novo, etc.) ou être la conséquence d’un remaniement parental équilibré.
Le dépistage chromosomique prénatal est actuellement basé sur l’étude combinée de marqueurs échographiques (mesure de l’épaisseur de la nuque fœtale) et marqueurs biologiques (dosage de plusieurs substances dans le sang maternel) au premier trimestre de grossesse.

chromosome, chromosome philadelphie, aneuploïdie, mosaïcisme, méiose, zygote, trisomie, monosomie, translocation

[Q1,Q2,Q3]

Édit. 2017

anomalies congénitales de la cornée l.f.p.

Les anomalies congénitales concernent la taille et la forme de la cornée.
Les anomalies de taille, qui ne comportent pas d’altérations de la transparence et de l’épaisseur, regroupent:
-la mégalocornée, atteignant le plus souvent le sexe masculin, de transmission récessive liée à l’X, caractérisée par une cornée de grande taille ayant un diamètre horizontal supérieur ou égal à 13 mm.
-la microcornée, transparente et d'épaisseur normale, ayant un diamètre horizontal inférieur ou égal à 10 mm dans un œil ayant par ailleurs une taille normale, affection non évolutive, uni ou bilatérale, sans prédominance sexuelle.
Les anomalies de forme sont constituées par :
-la sclérocornée ou Cornea plana, affection non évolutive, le plus souvent bilatérale caractérisée par une cornée plate ayant un rayon de courbure inférieur à 43 dioptries, associée dans tous les cas à une scléralisation de la cornée périphérique ou centrale, parfois totale, affection non évolutive le plus souvent bilatérale ;
- le kératocône postérieur : affection rare caractérisée par une courbure anormalement importante de la face postérieure de la cornée alors que la face antérieure a une courbure normale ;
- le kératoglobe : ectasie bilatérale non inflammatoire où l'ensemble de la cornée est amincie, de forme globulaire, avec des rayons de courbure de 50 à 60 dioptries. La cornée est transparente, de diamètre normal.

[P2,Q2]

Édit. 2017

anomalies artériolaires de la rétinopathie diabétique l.f.p.

arteriole abnormalities

Ensemble des modifications biomicroscopiques et angiographiques des parois artérielles rétiniennes.
Elles sont retrouvées dans 15 à 40% des yeux atteints de rétinopathie diabétique pré-proliférante. Elles associent des rétrécissements localisés, des thromboses au niveau de la naissance des branches collatérales, l'élargissement et/ou l'hyperfluorescence de segments pariétaux, l'aspect flou du contour artériolaire. Ces deux dernières caractéristiques angiographiques témoignent de l'hyperperméabilité du réseau artériolaire.

[P2,R1]

Édit. 2017

anomalies congénitales des bronches l.f.p.

congenital abnormalities of bronchi

Anomalies portant sur l'origine, la topographie, la taille, les éléments constituants et les connexions anormales des bronches.
L'anomalie d'origine peut être une bronche trachéale, une bronche préartérielle, une bronche surnuméraire, une bronche passant en pont d'un hémithorax à l'autre.
L'anomalie de taille ou des éléments constituants de la bronche est réalisée par une sténose ou une atrésie bronchique, une bronchectasie ou une bronchomalacie congénitales.
L'anomalie de connexion peut être une fistule broncho-œsophagienne, rarement bronchobiliaire.
Les kystes bronchogéniques appartiennent à ce type d'anomalies.

[K1,O2]

Édit. 2017

anomalies congénitales du parenchyme pulmonaire l.f.p.

congenital abnormalities of pulmonary parenchyma

Anomalies allant d'une absence totale de poumons (agénésie bilatérale) à des variations modérées dans l'aspect des lobes et la localisation des scissures.
L'agénésie bilatérale pulmonaire ne permet pas la vie. L'absence unilatérale est compatible avec une longue survie.
Une agénésie lobaire est le plus souvent de peu de conséquence.
L'hypoplasie pulmonaire correspond à un développement incomplet ou défectueux du poumon entrainant une diminution de taille par une diminution du nombre des unités qui le constituent.
Le poumon en fer à cheval est une anomalie congénitale rare analogue au rein en fer à cheval. Ici, poumon droit et poumon gauche sont fusionnés derrière le cœur. La distribution bronchique aux deux poumons est anatomiquement normale quoique les bronches puissent être d'un plus petit calibre pour un côté.
Les autres anomalies parenchymateuses sont :
- l'hyperplasie pulmonaire, croissance exagérée de l'arbre aérien vue en fœtopathologie comme complication d'une atrésie trachéale ou laryngée.
- l'emphysème congénital. Cette lésion est rare.
- maternelle par maladie cardiovasculaire ou immunologique.
Plus fréquentes sont la séquestration extralobaire, l'emphysème lobaire géant congénital.
La malformation kystique adénomatoïde congénitale est rare. Ces 3 dernières anomalies sont étudiées à leur rubrique.

[K1,O2]

Édit. 2017

anomalies de la distribution bronchique l.f.p.

abnormal bronchi

Anomalies de naissance de bronches ventilant un territoire pulmonaire normal, ou plus rarement bronches ventilant un territoire anormal chez l'homme. A part sont les simples diverticules borgnes.
Ces anomalies sont vues au cours de 2% des endoscopies et s'observent 3 fois sur 4 à droite.
A droite, on distingue parmi les bronches fonctionnelles, les bronches trachéales, les plus fréquentes (près de 2/3 des cas), les dédoublements de la bronche lobaire supérieure droite (2 fois moins fréquents que la bronche trachéale) ; enfin les bronches cardiaques accessoires sont exceptionnelles et correspondent à la bronche azygos de certains mammifères.
À gauche, la découverte d'une bronche trachéale est très rare, le dédoublement de la bronche lobaire supérieure gauche l'est moins.
Quant aux diverticules borgnes ou bronches diverticulaires, ils sont plus rares que les bronches fonctionnelles, ils siègent sur les faces latérales de la trachée et à la face interne de la bronche principale, habituellement à droite.

bronche trachéale

[K1,O2]

Édit. 2017

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