fièvre n.f.
fever
1) Jusqu'au XIXe siècle, état morbide avec une respiration et un pouls rapides, ceci sans préjuger de la nature de la maladie.
2) Actuellement, état morbide d'hyperthermie (température supérieure à 37,5°C) avec tachycardie, tachypnée et souvent déshydratation (oligurie, sécheresse de la langue).
Cet état peut être annoncé par des frissons (syndrome infectieux, le plus souvent). La fièvre s'évalue par la température corporelle.
La fièvre est à distinguer de la simple hyperthermie qui peut être naturelle, au cours de l'exercice musculaire par ex. Mais, quelle qu'en soit l'origine, morbide ou naturelle, l'hyperthermie entraine par elle-même des troubles graves, qui peuvent être mortels, si la température corporelle dépasse pendant un certain temps 39,5°C environ.
Étym. lat. febris, fièvre (au sens ancien)
→ frisson, hyperthermie, température, thermomètre
[N1,D1]
Édit. 2018
fièvre boutonneuse l.f.
exanthematous fever, spotted fever
Fièvre exanthématique, provoquée par des Rickettsia et transmise par la morsure de tiques, le réservoir de germes étant animal.
Le type en est la fièvre boutonneuse méditerranéenne
→ rickettsiose, fièvre boutonneuse méditerranéenne
[D1,D4]
Édit. 2018
fièvre boutonneuse d'Astrakhan l.f.
Astrakhan spotted fever
Rickettsiose exanthématique, très proche de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, observée en Russie, dans la région de la mer Caspienne.
Cette rickettsiose se différencie de la fièvre boutonneuse classique par une moindre fréquence de la "tache noire". Elle est due à Rickettsia conorii caspia. Son vecteur est la tique Rhipicephalus pumilio et ses réservoirs sont des rongeurs sauvages ainsi que les chiens et les chats.
→ fièvre boutonneuse méditerranéenne, Rickettsia conorii
[D1,D4]
Édit. 2018
fièvre boutonneuse d'Israël l.f.
Israeli spotted fever
Rickettsiose exanthématique, très proche de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, observée dans le bassin méditerranéen (Israël, Portugal, Italie, Tunisie).
Ses particularités cliniques sont une moindre fréquence de la "tache noire" et une sévérité supérieure à celle de la fièvre boutonneuse méditerranéenne classique. Elle est due à Rickettsia conorii israelensis. Son vecteur pourrait être la tique du chien Rhipicephalus sanguineus.
→ fièvre boutonneuse méditerranéenne, Rickettsia conorii
[D1,D4]
Édit. 2018
fièvre boutonneuse indienne l.f.
indian spotted fever, indian tick typhus
Rickettsiose exanthématique, très proche de la fièvre boutonneuse méditerranéenne, observée dans le sous-continent indien.
Cette rickettsiose se différencie de la fièvre boutonneuse classique par une moindre fréquence de la "tache noire" et un aspect plus souvent purpurique de l'éruption . Elle est due à Rickettsia conorii indica. Son vecteur est la tique du chien Rhipicephalus sanguineus.
[D1,D4]
Édit. 2018
fièvre de Lassa l.f.
Lassa fever
Fièvre hémorragique virale due au virus Lassa (Arenavirus, Famille des Arenaviridae) observée en Afrique subsaharienne.
Le tableau clinique associe un syndrome fébrile, une pharyngite, des vomissements, de la diarrhée et de la toux. Dans les formes graves, apparaissent des signes hémorragiques, des oedèmes de la face et du cou, parfois une myocardite, une insuffisance rénale, des signes respiratoires. Le pronostic vital est souvent en cause mais la ribavirine, prescrite précocement, semble efficace. Des contaminations interhumaines, y compris en milieu hospitalier, peuvent se produire. Toute présomption de fièvre de Lassa exige l'isolement strict du malade et des mesures d'hygiène draconiennes. Le réservoir du virus est constitué par des rongeurs du genre Mastomys qui excrètent le virus dans leurs urines.
Étym. ville du Nigeria
[D1,D2]
Édit. 2018
fièvre jaune l.f.
yellow fever
Arbovirose sévère due au virus amaril (virus à ARN du genre Flavivirus) dont le tableau clinique complet est celui d'une hépato-néphrite hémorragique.
Les tableaux cliniques peuvent être très variés, depuis des cas inapparents ou frustes jusqu'à des cas mortels, le plus souvent par hépatite aiguë, insuffisance rénale ou myocardite. L'évolution dure habituellement de 8 à 12 jours. En cas de guérison, celle-ci est totale ; seule persiste alors une immunité définitive.
La fièvre jaune sévit par cas sporadiques, par petites épidémies (quelques cas groupés) ou, plus rarement de nos jours, par d'importantes épidémies (plusieurs centaines de cas) en milieu urbain ou péri-urbain. La répartition géographique actuelle de la fièvre jaune recouvre une grande partie de l'Afrique et de l'Amérique intertropicales. Il existe plusieurs cycles épidémiologiques, notamment un cycle selvatique impliquant des singes et des moustiques forestiers (différents Aedes en Afrique, Aedes aegypti, des Haemagogus et des Sabethes en Amérique), et un cycle urbain, interhumain dans lequel la transmission est assurée par Aedes aegypti.
Il n'existe aucun traitement étiologique. La prévention repose sur le contrôle des vecteurs domestiques et la vaccination. Cette vaccination antiamarile est la seule vaccination obligatoire (OMS) dans les régions endémiques (présence de la maladie) ou réceptives (présence des vecteurs potentiels et prévention contre l’introduction du virus). Officiellement, elle confère une protection durant dix ans.
Syn. typhus amaril
→ vaccin fièvre jaune, Flavivirus
[D1,D4,M1,L1]
Édit. 2018
Flavivirus
Flavivirus
Virus à ARN transmis à l’homme ou aux animaux par des arthropodes, tiques ou moustiques.
Ces virus sont nombreux :
Flavivirus transmis par les tiques : virus du louping ill, virus des encéphalites à tique, de la fièvre hémorragique d’Omsk, virus de la maladie de la forêt de Kyasanur, etc.
Flavivirus transmis par les moustiques : virus West Nile, virus de l’encéphalite japonaise, virus de l’encéphalite de Saint-Louis, virus de la dengue, virus de la fièvre jaune, etc.
[D1,D2,D4]
Édit. 2018
frisson n.m.
chill
Sensation de froid avec tremblements involontaires par augmentation du tonus musculaire et contractions réflexes de nombreux muscles (claquement de dents, etc.), vasoconstriction cutanée et horripilation («chair de poule»), survenant par accès irréguliers soit lors de la lutte contre le froid qui entraîne un notable dégagement de chaleur (frisson thermique), soit comme signe d'un accès de fièvre (frisson infectieux).
Les frissons surviennent lorsque le centre thermorégulateur, situé dans la partie postérieure de l'hypothalamus, est stimulé, soit par les impulsions des nerfs sensitifs (frisson thermique) transmettant les stimulations des récepteurs de la peau, des muqueuses et vraisemblablement du cerveau, soit par l'action de certaines toxines dites pyrogènes (frisson fébrile ou toxique) qui modifient le réglage du « thermostat » de l'hypothalamus. Contrôlé par un centre hypothalamique inhibiteur situé un peu plus en avant, le centre thermorégulateur, lorsqu'il est excité, met en jeu une vasodilatation et stimule les glandes sudoripares : la crise de sudation de la fièvre survient après la phase de frisson.Dans les infections, les substances pyrogènes peuvent provenir de toxines microbiennes et les leucocytes pourraient peut-être en sécréter. Les liquides de perfusion peuvent accidentellement contenir des substances pyrogènes provenant de débris des microbes tués lors de la stérilisation.
Étym. lat. frictio : tremblement
→ fièvre, pyrogènes (substances)
[C2, D1]
Édit. 2019
Garissa (virus)
Garissa (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae responsable de fièvres hémorragiques en Afrique orientale.
Isolé à l'occasion d'une épidémie de fièvre hémorragique survenue au Kenya et en Somalie en 1997-98, le virus Garissa est proche du virus Bunyamwera ; il serait en fait un réassortant entre ce dernier virus et un autre virus non défini. Peut-être ne s'agit-il que d'un variant du virus Ngari. Les signes cliniques présentés par les malades ressemblent beaucoup à ceux de la fièvre de la Vallée du Rift.
Heartland (virus)
Heartland (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Phenuiviridae) responsable chez l'Homme de syndromes fébriles en Amérique du Nord.
L'infection par le virus Heartland provoque un syndrome comprenant de la fièvre, une anorexie, des céphalées, des nausées, des diarrhées, des myalgies, des arthralgies, une leucopénie, une thrombopénie. Cette maladie est surtout observée chez des personnes de plus de 50 ans. Le diagnostic est établi par la détection dans le sang de l'ARN viral par PCR ou par recherche d'anticorps neutralisants sur culture cellulaire. Connu depuis 2012, le virus Heartland est présent aux Etats-Unis (Missouri, Tennessee, Oklahoma) ; sa transmission est probablement le fait de tiques du genre Amblyomma. Le virus Heartland est très proche du Phlebovirus responsable du syndrome de fièvre sévère avec thrombopénie.
Abrév. tnternationale : HLV
→ Phlebovirus, Phenuiviridae, syndrome de fièvre sévère avec thrombopénie
[D1,D3]
Édit. 2018
interleukine 1 n.f.
interleukin-1
Cytokine produite essentiellement par les phagocytes mononucléés activés intervenant de façon déterminante dans l’immunité innée et les réactions inflammatoires au cours desquelles, en synergie avec TNF-α, elle stimule la production des molécules d’adhésion par les cellules endothéliales, la production de chimiokines par ces mêmes cellules et par les macrophages, la biosynthèse hépatique des protéines de la phase aigüe et la fièvre.
L’IL-1ß est une molécule soluble de 17,5 kDa obtenue par protéolyse de la pro-IL-1ß par un enzyme de conversion (ICE ou interleukin-1 converting enzyme) de la famille des caspases. L’IL-1α de masse moléculaire 31 kDa est principalement membranaire. L’IL-1Ra ou antagoniste du récepteur de l’IL-1 est une molécule soluble de 22 kDa. Ces trois formes moléculaires se lient à des récepteurs d’IL-1 de type 1 qui induisent un signal cellulaire ou de type 2 qui n’induisent pas de signal. Les deux récepteurs existent sous forme soluble. Ces récepteurs sont exprimés sur un ensemble de cellules : lymphocytes T et B, hépatocytes, fibroblastes, ainsi que de cellules d’organes tels que le muscle, la moelle osseuse.
L’IL-1 stimule l’hématopoïèse, la synthèse des protéines de la phase aigüe de l’inflammation (protéine C-réactive), la résorption osseuse, la fièvre et l’expression des molécules adhésives à la surface des cellules endothéliales. Dans toutes ces activités elle agit en synergie avec le TNFα.
Sigle : IL-1
→ phagocytes mononucléés (système des), cytokine, protéine C-réactive, TNFα.
kala azar l.m.
kala azar, death fever, dumdum fever, visceral leishmaniasis
Nom donné à la leishmaniose viscérale anthroponotique à Leishmania donovani du sous-continent indien (Bangladesh, Inde, Népal).
Cliniquement, après une longue période d’incubation (6 mois environ), l’infection se manifeste par une fièvre très irrégulière (« fièvre folle »), une pâleur intense, une asthénie marquée, des polyadénopathies, une importante hépatosplénomégalie, une pancytopénie sévère, une vitesse de sédimentation élevée avec hyperprotidémie et hypergammaglobulinémie. Cette leishmaniose s’accompagne souvent d’une coloration ardoisée des téguments : d’où le nom de kala azar qui signifie « maladie noire » en sanscrit, faisant peut-être référence au très mauvais pronostic de l’affection. Les lésions cutanées "post kala azar", survenant après disparition des signes viscéraux, sont représentées par un érythème, une dépigmentation et des nodules très riches en Leishmania qui sont un réservoir pour le phlébotome.
Sans traitement le kala azar est mortel en 6 mois à 2 ans. Ce traitement consiste en des cures répétées d’antimoniés pentavalents. La pentamidine et l’amphotéricine B peuvent également être utilisées, notamment en cas de résistance aux antimoniés chez les immunodéprimés. Chez les malades VIH +, le tableau clinique peut être dissocié, ce qui rend le diagnostic plus difficile. Le traitement y est plus délicat en raison des résistances aux médicaments habituels.
Étym. sanscrit: maladie noire
Syn. leishmaniose viscérale, fièvre dum-dum
→ leishmaniose viscérale, Leishmania, fièvre folle, leishmaniose, Leishmania donovani, anthroponotique, nodules post kala azar, phlébotome, antimoniés pentavalents, pentamidine, amphotéricine B, virus de l'immunodéficience humaine
[D1, D4, F1, L1, N1]
Édit. 2019
Legionella pneumophila
Legionella pneumophila
Bacille à Gram négatif, aérobie, appartenant à la famille des Legionellaceae ; on en distingue 14 sérotypes dont le plus fréquent est le sérotype 1.
Cette bactérie est le principal agent étiologique de la légionellose ou maladie des légionnaires et de la fièvre de Pontiac. La contamination résulte d’un contact avec l’eau, à partir de systèmes de climatisation, d’humidificateurs d’air ou d’eau potable et s’effectue, le plus souvent, par aérosolisation. La fièvre de Pontiac se traduit par un syndrome d’allure grippale et de moindre gravité que la légionellose. Le diagnostic microbiologique est basé sur la culture de prélèvements tels que l’hémoculture, le lavage bronchiolo-alvéolaire ou l’aspiration endobronchique ainsi que sur la détection d’antigènes solubles urinaires et la sérologie, surtout utile pour les études épidémiologiques.
leishmaniose viscérale l.f.
visceral leishmaniasis
Parasitose grave due à l'infection par certaines espèces de Leishmania, endémo-épidémique, sévissant dans de nombreux foyers en région tropicale, subtropicale et tempérée chaude.
Après une incubation prolongée (quelques mois), on constate souvent l'apparition d'une lésion cutanée ulcéreuse d'aspect variable. La maladie, dans son tableau complet, associe trois symptômes cardinaux : fièvre très irrégulière (« fièvre folle »), anémie et même pancytopénie, splénomégalie importante ; s'y joignent souvent une hépatomégalie et une cachexie progressive, une lymphadénopathie, une diarrhée. Des formes paucisymptomatiques existent dans certains foyers. L'évolution sans traitement aboutit habituellement au décès, souvent en raison d'une infection intercurrente liée à un déficit immunitaire. Très rarement, certains cas peuvent évoluer vers la guérison, notamment avec L. infantum ; ce parasite entraîne également des infections inapparentes mais ces porteurs asymptomatiques risquent de développer une leishmaniose viscérale en cas d'immunodépression (notamment due au VIH). Avec la notion de séjour en zone endémique et l'observation d'une hypergammaglobulinémie polyclonale, le diagnostic peut être formellement établi par la mise en évidence de formes amastigotes du parasite dans la moelle osseuse ou par PCR qualitative dans le sang Le traitement fait appel aux antimoniés classiques mais la survenue de plus en plus fréquente de résistances à ces médicaments a conduit à recommander l'amphotéricine B liposomale ou surtout la miltéfosine. Les rechutes sont fréquentes, notamment en cas de coinfection avec le VIH. On estime à environ 500 000 le nombre de nouveaux cas annuels (dont 90% sont dus à Leishmania donovani).
Les leishmanioses viscérales du foyer méditerranéen à Leishmania infantum, sont pratiquement identiques à celles des foyers américains et chinois sur les plans clinique et épidémiologique. Le kala-azar indien ou est-africain, dû à L. donovani, s’accompagne souvent de lésions cutanées ou muqueuses plus ou moins importantes et les cas traités peuvent évoluer vers l'apparition d'une réaction cutanée généralisée, d'aspect maculo-papuleux ou nodulaire, persistant durant plusieurs années : les "nodules post-kala-azar". Transmis par piqûre de phlébotomes, les parasites ont pour principal réservoir l'Homme (L. donovani) et le Chien (L. infantum).
Syn. kala azar (pour le foyer du sous-continent indien)
→ leishmaniose, Leishmania, Leishmania donovani, Leishmania infantum, kala azar, pancytopénie, virus de l'immunodéficience humaine, amastigote, antimoniés, amphotéricine B, miltéfosine, phlébotome
[D1, D4, F1, J1, L1, N1]
Édit. 2019
Marburg (maladie de) l.f.
Marburg disease
Fièvre hémorragique virale provoquée par un virus appartenant au genre Filovirus et strictement localisée en Afrique (Ouganda, Kenya, Zimbabwe, Afrique du Sud) et transmis à l’Homme par contact avec des singes infectés.
Le réservoir naturel et le mode de transmission à l’Homme ne sont pas connus. Les premiers cas ont été observés en Allemagne chez des personnels de laboratoire au contact de singes verts importés d’Ouganda. Le sang et les déjections des malades peuvent contaminer l’entourage familial et le personnel soignant professionnellement exposé. La maladie, après un début brutal, associe une fièvre élevée, des céphalées, des myalgies, des troubles digestifs, une éruption maculopapuleuse, une conjonctivite, une pharyngite, de la toux. Puis l’état général s’altère, avec des troubles de la conscience, un ictère, un syndrome hémorragique, des signes de détresse respiratoire, une insuffisance rénale. La mort est fréquente (dans un quart des cas) avec des lésions disséminées de nécrose tissulaire, entre le 8ème et le 15ème jour. Le traitement est seulement symptomatique. Le diagnostic biologique repose sur l’isolement du virus à partir du sang et son identification par amplification génique, sur la sérologie (mise en évidence d’IgM dans le plasma). La maladie de Marburg est à déclaration obligatoire et implique des mesures d’hygiène et d’isolement strictes afin d’éviter sa transmission interhumaine.
Étym. Marburg : ville d’Allemagne où une épidémie de laboratoire a été observée en 1967
Syn. fièvre de Marburg
médicament antiviral n.m.
anti-viral drug
Médicament qui empêche la reproduction des virus en bloquant la transcription du virus (inhibiteur de la transcriptase inverse) ou en attaquant les protéases de la paroi virale (inhibiteur de protéase).
Les antiviraux peuvent être employés en monothérapie ou en association, notamment dans le traitement du sida.
| Inhibiteurs de la transcriptase inverse AZT, zidovudine (Rétrovir) ddl, didanosine (Videx) ddC, zalcifabine (Hivid) d4T, stavudine (Zérit) | Inhibiteurs de protéase saquinavir (Invirase) Indinavir (crixivan) Ritonavir (Norvir) Nelfinavir (Viracept) |
- Herpès Herpes simplex virus Aciclovir (Zovirax), Valaciclovir, (Zelitrex), Foscarnet (Foscavir), Pencyclovir (en application locale)
minocycline n.f.
Antibiotique, habituellement bactériostatique, de la famille des cyclines (tétracyclines), actif sur les germes intracellulaires, sur Borrelia et Francisella tularensis et prescrit par voie orale (brucellose, infections génitales à Chlamydia et à Mycoplasma, fièvre boutonneuse méditerranéenne, fièvre Q, endocardite à Coxiella, pneumonies atypiques, pasteurellose, tularémie, maladie de Lyme, etc.).
La minocycline est également utilisée, en traitement prolongé, dans certaines formes de lèpre.
Étym. lat : minus : petit ; cyclus (du gr. kuklos) : cercle
péricardite virale l.f.
viral pericarditis
Infection du péricarde par un virus.
Depuis le recul considérable de la tuberculose et du rhumatisme, les péricardites virales représentent le groupe le plus important des infections du péricarde. Encore faut-il souligner que ce groupe pathologique n’est pas entièrement clarifié, et qu’on soupçonne l'origine virale de certaines péricardites dites péricardites non spécifiques, idiopathiques, ou cryptogénétiques. C’est pourquoi le pourcentage des péricardites virales vraies est amené à augmenter avec l’identification de formes authentiques. Ce groupe est actuellement dominé par trois étiologies principales : la maladie de Bornholm (virus coxsackie du groupe B), la grippe et la mononucléose infectieuse. De nombreuses autres maladies virales peuvent donner des péricardites : hépatite B, sida, zona, varicelle, oreillons, rougeole, variole, etc.). De ces péricardites virales on rapproche les péricardites rickettsiennes (fièvre Q, typhus murin, typhus exanthématique, fièvre boutonneuse).
Phlebovirus n.m.
Phlebovirus
Genre de virus à ARN de la famille des Phenuiviridae (autrefois classés parmi les Péribunyaviridae), responsables de diverses maladies aigues chez l'Homme.
Ce genre comprend près d'une quarantaine de virus identifiés, répartis en neuf complexes antigéniques. La plupart sont transmis par des phlébotomes des genres Sergentomyia, Phlebotomus ou Lutzomyia ; d'autres ont pour vecteurs des moustiques, des Culicoides (Ceratopogonidae) ou des tiques. Ces différents vecteurs en constituent probablement les réservoirs naturels. Les Phlebovirus entraînent chez l'Homme, des maladies plus ou moins sévères : fièvres hémorragiques (fièvre de la vallée du Rift), syndromes fébriles bénins (fièvres à phlébotomes), méningo-encéphalites (ex. virus Toscana), syndrome de fièvre sévère avec thrombopénie, etc.
→ Phenuiviridae, fièvre à phlébotomes, Toscana (virus), Naples (virus), fièvre de la vallée du Rift, syndrome de fièvre sévère avec thrombopénie, Punta Toro (virus)
[D1]
Édit. 2018
pneumonie franche lobaire aiguë l.f.
acute lobar pneumonia
Pneumonie d’étiologie bactérienne, dominée par le pneumocoque.
La pneumonie à pneumocoques, de transmission interhumaine, s’observe surtout chez les nourrissons et les sujets âgés, les éthyliques ou au décours de la grippe. Son début est brutal par une fièvre à 39°-40°C et des frissons. Les signes de la période d’état associent une fièvre élevée, une expectoration purulente ou rouillée, souvent une polypnée. L’examen met en évidence des signes pulmonaires localisés, uni- ou bilatéraux (vibrations vocales augmentées, matité franche, souffle tubaire et râles crépitants), confirmés par la radiographie thoracique (opacité homogène d’un lobe ou d’un segment pulmonaire). L’amoxicilline (1gx3 par jour) est l’antibiotique de référence. Sous traitement, institué précocement, l’évolution est favorable. Mais des complications s’observent néanmoins, liées au terrain ou à la souche de pneumocoque en cause (pleurésie, syndrome de détresse respiratoire aigüe, sensibilité diminuée à la pénicilline).
D’autres bactéries peuvent être plus rarement responsables de pneumonies lobaires : Legionella pneumophila, Haemophilus influenzae, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus aureus.
Syn. pneumonie alvéolaire
pou n.m.
louse
Insecte hématophage, aptère de la famille des Pediculidae (Ordre des Anoploures), vivant en ectoparasite permanent sur des mammifères.
La famille des Pediculidae comprend un grand nombre d'espèces, toutes inféodées aux mammifères. Chez l'Homme, trois espèces cosmopolites et spécifiques sont rencontrées : les deux écotypes habituellement distingués au sein de l'espèce Pediculus humanus, correspondant à deux localisations : cuir chevelu et corps, et Phtirius pubis, surtout localisé à la région pubienne et périnéale.
Ces insectes, aptères et de couleur grisâtre, mesurent 1,6 à 4 mm de long. Hématophages dans les deux sexes et aux trois stades de leur cycle, les poux prennent plusieurs repas de sang chaque jour. La vie de l'adulte dure 30 à 40 jours. La femelle pond quotidiennement 4 à 6 œufs, les lentes, pendant 3 à 5 semaines. Ces lentes sont résistantes aux insecticides, qui restent accrochées aux cheveux.
Les poux de tête (Pediculus humanus capitis) provoquent un prurit du cuir chevelu. Cette pédiculose est particulièrement contagieuse, se propageant par petites épidémies surtout scolaires. La découverte des œufs, ou lentes, accrochés au cheveu affirme le diagnostic.
Les poux du corps (Pediculus humanus corporis), également contagieux mais ne touchent que les sujets à hygiène très défectueuse causant un prurit des régions couvertes car les insectes se réfugient dans les vêtements. Outre cette pédiculose du corps, les poux de corps sont susceptibles de transmettre plusieurs maladies bactériennes : la fièvre récurrente cosmopolite (due à Borrelia recurrentis), le typhus exanthématique (à Rickettsia prowazekii), la fièvre des tranchées (à Bartonella quintana) au cours d’épidémies qui ont lieu dans les milieux de climat froid où existe une grande promiscuité (prisons, camps de réfugiés, etc.).
Le traitement fait appel aux insecticides : pyrèthre et pytrethroïdes (les insecticides chlorés sont maintenant interdits en raison de leur rémanence dans les chaînes alimentaires). La découverte du mode de contamination du typhus a valu le prix Nobel de Médecine, en 1928, à Charles Nicolle, microbiologiste français, membre de l'Académie de médecine.
Les poux du pubis (Phtirius inguinalis), ou morpions, agents de la phtiriase, parasitent principalement les régions pileuses génitales et sont transmis d'un individu à l'autre lors des rapports sexuels.
Étym. lat. pedis, puis lat. populaire pediculus : pou ; vieux fr. peouil puis pouil : pou.
→ borreliose, fièvre récurrente, Borrelia recurrentis, typhus exanthématique, Rickettsia prowazekii, fièvre des tranchées, Bartonella quintana, pédiculose, phtiriase, Phtirius pubis, Anoploures,Pediculus humanus capitis, Pediculus humanus corporis
[D1, D4]
Édit. 2019
pseudofièvre familiale méditerranéenne dominante avec amylose l.f.
familial Mediterranean fever-like syndrome with amyloidosis dominant
Amyloïdose avec fièvre épisodique, douleurs articulaires et abdominales, puis néphrose.
La description princeps a été faite dans une famille Suédoise, elle débute par un amaigrissement important. Voir fièvre familiale méditerranéenne. L’affection est autosomique dominante (MIM 134610).
F. Bergman et S. Warmenius, anatomopathologistes suédois (1968)
Syn. FMF-like avec amyloïdose (syndrome)
quarantenaire (maladie) l.f.
quarantinable disease
Maladie infectieuse justifiant des mesures de prévention (isolement, vaccination, etc.) à l’égard de personnes en provenance d’une zone où sévit cette maladie à l’état épidémique ou endémique.
Il s’agissait du choléra, de la fièvre jaune, de la peste, de la fièvre récurrente à poux et de la variole.
réservoir de germes l.m.
microorganism reservoir
Milieu vivant ou inerte (animal, végétal ou milieu extérieur), assurant la survie prolongée d’un micro-organisme et le mettant à la portée de différents hôtes.
Dans le milieu extérieur, les principaux réservoirs de germes sont aquatiques ou telluriques (sol).
On parle aussi de réservoir de virus, de bactéries ou de parasites. De nombreuses maladies infectieuses humaines ont un réservoir animal ; ce sont les zoonoses (peste, brucellose, salmonelloses, rage, fièvre jaune, etc.). Enfin, beaucoup d'agents pathogènes pour l'Homme ont, pour réservoir, l'Homme lui-même : choléra, fièvre typhoïde, syphilis, méningite à méningocoque, poliomyélite, rougeole, varicelle, variole, etc.